samedi 26 décembre 2009

The Californian Christmas Quiz

Petit questionnaire de Noël pour sonder vos connaissances du si amazing and awesome état des Etats-Unis d’Amérique qui est la Californie. Genre de devoir de vacances noté sur 20, les 10 premières questions étant relativement faciles, elles seront notées sur 1, les 5 dernières sur 2. Par conséquent ces dernières seront bien entendu beaucoup plus épicées ! Enjoy guys !

(1 seule bonne réponse par question, même si parfois cela semble déroutant !)

Je rajouterai au passage que ce test a été relevé par de nombreux et vaillants combattants, qu'après vives discussions, sujets à polémique et autres verres des plus pétillants, la palme d'or reste tenue par mon honorable tonton Gégé d'une note acquise des plus méritées: 13/20. Malgré la difficulté du test, la famille s'est prêtée au jeu et en a décousu, à vous maintenant de démêler une partie des secrets...

(Notons également la nouvelle variante pour l'année prochaine de ce quizz, question en anglais - réponses comme vous pouvez, avec la partition incontournable et indispensable de mon tonton Gégé à la lecture, je paierai pour participer à ce show. Face à la demande croissante, les places devraient être en vente très prochainement)

1- Le coq est à la France, que je ne sais plus quoi est à la Californie ?

  • La dinde parfois farcie
  • L’ours le grizzly
  • L’aigle royal
  • La morue de temps à autre à l’ail

2- Vive l’Amérique, petit cours d’anglais, quelle est la traduction du mot beaches ?

  • Ce sont une accumulation de matériaux sur le littoral
  • Généralement ce sont de jeunes femmes aux mœurs des plus douteuses !
  • Femmes adorables des plus attentionnées
  • Es-tu sûr de l’orthographe du mot demandé ?

3- Les Lakers est le nom donné aux célèbres basketteurs de L.A., mais d’où vient ce surnom ?

  • Une simple déviation de l’expression : « See you later »
  • Pour un état des plus arides mais cependant : « Land of 10.000 lakes »
  • A pour origine une plaisanterie française : « Baker » pour boulangerie
  • Leurs supporters les « lagers » pour leur réputation de grands buveurs

4- Dans vos rêves les plus fous, qui serait le gouverneur de la Californie ?

  • Tony Anselmo, enfin Donald Duck
  • Arnold Alois Schwarzenegger ou Monsieur muscle
  • Ronald Wilson Reagan, mais où est mon pote Mikhaïl Gorbatchev
  • Frederick Ferdinand Low ou le père de l’Université de Californie

5- Si je commande une pizza à 9$ et un coke à 3$, combien vais-je payer ?

  • 15$, c’est bien parce que j’ai fait Maths sup – Maths spé au collège !
  • Ben… 12$ tu as du mal avec les chiffres ou quoi ?
  • La serveuse était charmante je vais donc faire un geste, on ne sait jamais (13.33$)
  • Ben je râle comme un putois, le vin avait goût de bouchon

6- Si je devais conduire en Californie, quelles seraient les étapes à suivre ?

  • 2 amies – Des apéros – Une soirée arrosée – L’examen
  • Devancer toute égocentricité – Acheter la voiture la plus grosse et la plus chère
  • Un big Mac – Le code – Un big Mac – L’examen – Voiture assurée
  • Le code – 1 ami – Voiture assurée – L’examen

7- Que signifie le mot dude ?

  • Un dude est généralement un homme, bien vêtu n’ayant jamais quitté la ville
  • Un dude est un prêtre du temps des gaulois, par Toutatis !
  • Un dude n’a pas vraiment de sens, il veut tout dire, ce n’est pas une virgule d’ailleurs ?
  • Le dude est le nom donné au Père Noël en Californie

8- Les Américains ont l’art d’utiliser des unités de mesure barbare, que vaut donc 1 foot ?

  • Hum ! Ca ne sent pas les pieds ?
  • Je sais, je sais 31,78 centimètres
  • Oh ! Et bien en gros, la taille d’un pied !
  • Bah ! Tout dépend du pied !

9- Qu’est-ce qu’un Fish Taco ?

  • C’est une tortilla frit mexicaine remplie de tomates, de fromages… diététique !
  • Un poisson mexicain venant saisonnièrement polluer les plages de Los Angeles
  • C’est un carillon curieusement décoré en forme de truite
  • La nouvelle honda civic rudement efficace pour traverser des grands espaces

10- Qu’est-ce qu’un bruin ?

  • Un bruin est le nom donné à l’ours vivant au Yosemite parc
  • Un bruin est un apprenti viticulteur de la Napa Valley
  • Le bruin est la mascotte de l’Université de Berkeley
  • Le bruin est plus qu’une simple étiquette, il est l’esprit d’une Université

11- Which country has banned plastic surgery for their beauty pageant ?

  • La France
  • La Californie
  • L’Australie
  • L’Angleterre

12- Combien mesure d’est en ouest Los Angeles et sa périphérie ?

  • Autant que du nord au sud, non ?
  • Pas moins de 145 kms, 6 fois le trajet Angoulême – La Rochefoucauld
  • 20 miles tout pile, enfin 32.19 kms
  • 70 kms semble déjà déraisonnable

13- Quel incident a provoqué les émeutes de Los Angeles en 1992 ?

  • Les conséquences du Northridge tremblement de terre coupant électricité et eau
  • L’acquittement de 4 membres de la LAPD accusés d’avoir battu Rodney King
  • Les Los Angeles Lakers ont remporté les playoff
  • Le maire a fait une déclaration publique radiant toute ségrégation raciale à l’école

14- Which city, dogtown, is credited with being the birthplace of skateboarding?

  • Santa Monica
  • Venice, et ces merveilleux canaux, ah, l’Italie !
  • Hollywood le cœur de tout
  • Laguna beach

15- Laquelle de ces célébrités n’est pas présumée de hanter le Hollywood Roosevelt Hostel ?

  • Elizabeth Taylor
  • Montgomery Clift
  • Carole Lombard
  • Marylin Monroe

vendredi 4 décembre 2009

Shell station in premiere

Question: Quelles sont pour vous les raisons d'une fermeture provisoire d'une station service? Effectivement, l'arrivée d'un camion citerne pour alimenter la station peut être une cause de fermeture momentanée. Également, fait très répandue en France, une grève des transports paralysie non seulement le pays, mais annonce la pénurie éminente des stations services. En effet, tout ceci est réaliste! Maintenant placez-vous à L.A., et reposez vous cette même question? Cela ne vous aide pas pour autant? Voyons, L.A., la capitale du showbizz! Avec Hollywood, le cœur même du 7ième art! Enfin, le voile est levé, vous avez la réponse: la station service était fermée pour tournage!
Comprenez alors mon étonnement au moment de me rendre à cette station service! Mazette, quelle est cette attroupement? Au début, j'ai pensé à un rassemblement de motards, je ne me voyez donc pas faire mon plein à ce moment là. Ce sont des sauvages les motards! Enfin, à l'aperçu, des longs micros, des caches pour concentrer la lumière, et d'une agitation autour d'une seule voiture, j'ai compris que ce ne sera pas ce soir là, que je mettrai de l'essence dans ma voiture. Cependant, animé par une certaine curiosité, j'ai donc pointé mon nez à ce carrefour devenu célèbre pour moi Venice/Overland. Là, pourquoi faire les choses à moitié, j'ai donc entamé la traversée du passage piéton (notez au passage le bon positionnement de la voiture de tête sur la photo ci-dessus, à cheval sur la passage piéton). Entamé juste, puisqu'une personne m'avisa à ce moment qu'une fois sur l'autre berge, ils allaient me renvoyer à la case départ. Devenu pièce d'un inquisiteur jeu de l'oie, j'ai donc contourné le carrefour, pour me retrouver face ouest à la station.
En réalité, mon intervention de ce côté là n'a été qu'effervescent! C'est vrai je n'avais pas encore installé le trépied. Bref! Un "agent" avec micro à l'oreillette traversa en courant et me demanda de le suivre. Oh! No way! What's going on? J'ai eu peur à ce moment là pour mon appareil photo. En fait, ce côté de la rue était dans le champs de vision des caméras, il ne manquerait plus que je sois dans ce prochain film. A ce propos, cette réalisation est une comédie d'action, les acteurs portaient des masques noirs, et ce film sera pour courant 2010. Vu la coopération du garde, ce sera les seules informations que j'obtiendrai. Enfin, cela reste amusant d'observer un tournage comme celui-ci sur le Venice boulevard. Il ne me reste plus qu'à surveiller les prochaines sorties cinématographiques.
En aval de ce show, j'eus remarqué au loin un arbre géant de Noël. A ce moment là, un doux parfum pour cette période m'envahit. Jingle bells, jingle bells, me voilà tout léger et parcourant d'un bon pas l'avenue Overland, ma déception fut cependant mon seul rendez-vous! Le sapin était factice.
En revenant à mon appartement, et après ces deux cinglantes défaites, j'ai longé sur seulement une partie le Sony Pictures Studios afin d'éviter la station Shell. Je ne voudrais pas me faire interpeler par un quatrième agent! J'ai lu que des visites à partir de 28$ étaient disponibles (http://www.sonypicturesstudiostours.com/) mais vu la dernière prestation de son homologue Universal, je reste cependant sceptique et curieusement patient. Comment être empressé de visiter des maquettes, des fonds d'écran, de la poudre aux yeux pour touristes émerveillés, quand le quotidien est lui même paillette et show cinématographique.

dimanche 29 novembre 2009

Ununiversal Studios Hollywood

Universal Studios Hollywood! Profitant de la venue de Matt, à L.A., nous sommes allés visiter ce parc d'attraction connu et reconnu à travers le monde. Personnellement, je ne me voyais pas m'aventurer seul dans ce genre de lieu festif, et au combien hors du commun. Hum! Ne serait-ce pas tout bonnement une énième définition que l'on pourrait attitrer à la ville de Los Angeles? Cependant, j'ai réussi à m'y intégrer et à en découvrir pièce par pièce ces nombreuses facettes. Son exploration a des allures d'histoire sans fin, mais je m'y attelle! Quoiqu'il en soit ce parc se situe au nord d'Hollywood, au nord-ouest du downtown, aux abords de la freeway 101, celle menant vers l'ouest à Santa Barbara. Notre décision de se rendre dans ce parc a été des plus réfléchies, après une interrogation du type: "Et pourquoi pas?", est venue la réflexion: "Allez Banco!". Notre samedi fut donc planifié de la sorte. Une surprise fut de constater que notre cher google map indiquait 23min pour s'y rendre depuis mon appartement, bien entendu aux inquiétantes incertitudes près du trafic. Et pourtant, la période de Thanksgiving est favorable aux déplacements dans L.A., et nous n'avons donc rencontré aucun trafic... si au moins ils pouvaient rester en famille toute l'année!Bien loin de l'éminente magie émanant de nos différentes rencontres avec Dame Nature, nous voilà donc plongés au sein de ce parc d'attraction à la féérie moderne. Pour ne pas apporter un sentiment négatif trop prononcé aux égards de ce parc, je vais donc éveiller deux points de vue fondamentalement opposés, potentiellement caricaturaux. Ainsi votre vision restera ouverte, et votre décision de visiter (ou pas) ce parc en sera aiguillée. Avant de prendre du recul sur l'importance de ce parc, et d'en cerner ses principaux intérêts, soyons libres de tout commentaire, et plaçons nous dans la peau d'un jeune enfant de 10-12 ans, les yeux encore émerveillés à la sortie de ce parc, contant son histoire par lettre interposée à ses parents.
"Coucou pôpa, coucou môman! Hier après-midi j'ai visité le grand parc d'Hollywood, il y avait des attractions vraiment merveilleuses, à vous en couper le souffle, surtout toi pôpa, à en friser tes cheveux tous gris! L'une de mes préférées, est celle de Jurassic Parc. Le début est très imagé et reflète particulièrement la physionominiminie (encore un mot dont vous devez plus connaître son origine que moi) du film, ou nous entrons dans l'antre du Jurassic Parc. Le portail s'ouvre lentement et progressivement, laissant les rayons lumineux du soleil s'infiltrer peu à peu. Tout un symbole! Après bien entendu, les choses se compliquent, les dinosaures ont pris possession du parc, des câbles électriques pendent, tout est désordre, nous empruntons enfin une rampe ascendante dans un entrepôt désaffecté peuplé de Tyrex, et de mes préférés les Agilisaurus (cherchez pas ce sont les plus dangereux)... pour enfin s'acheminer sur une descente vertigineuse, humide et décoiffante, d'ailleurs je les refaite 3 fois, tellement cela m'a plu.Le parc était magnifique et gigantesque, il était sur 2 niveaux. Et pour passer d'un à l'autre il faut emprunter de longs escaliers automatiques, je vous promets je n'ai pas fait la course. En réalité je ne pouvais pas, il y avait trop de monde. J'ai également serré la main à Shrek, enfin c'est peu dire, il m'a tout bonnement brisé au moins 3 phalanges, quelle force! Heureusement que Bob l'éponge, lui, était beaucoup plus moelleux. J'ai vu des dames déguisées en Mère Noël, cela m'a un peu perturbé. Déjà d'une part, pourquoi elles n'ont pas de barbe, elles d'abord? Et aussi, pourquoi elles sont en jupe alors qu'au pôle nord il doit faire super froid? Également, c'est laquelle la copine du Père Noël? Parce que là, elles étaient cinq, et que cinq, et bien, le pauvre il doit être bien occupé, ou alors c'est un gros cochon! A moins que ce soit celle habillée différemment, mais dans ce cas les autres n'ont vraiment pas le profil de joyeux lutins! J'attends de votre part de sérieuses réponses à mon retour!Enfin, elles n'avaient même pas de cadeaux sous leurs froufrous, j'étais très déçu! Comment ça, j'ai vérifié... J'ai également fait l'attraction des Simpsons, vous savez bien le dessin animé avec cette famille dont le père Homer a un ventre avantageux, il doit manger beaucoup de morue, hein pôpa? Et la maman Marge avec sa voix d'ange. Également, j'ai assisté à un vrai spectacle, Waterworld, une aventure avec un certain Kévin, j'ai pas tout suivi à l'histoire, mi-homme, mi-poisson. Enfin, il y avait des acrobaties de partout, des mitraillettes, des bateaux, des plongeons vertigineux (boudiou, ils n'ont pas peur les gens!). J'ai même vu un avion atterrir au beau milieu du bassin, ainsi que des feux d'artifice. Même que l'héroïne, elle a fait de la tyrolienne pour se sauver et qu'elle nous parlait tout en courant. Le gentil, il n'avait pas peur des balles, et tous les méchants ils sont morts à la fin. C'était bien, hein!
Après, j'ai visité les studios, nous sommes montés dans une sorte de wagon-bus pour aller explorer les lieux de film. J'ai même vu le village de Wisteria Lane de Desperate Housewives. Dommage Gabrielle Solis n'était pas là ce jour là, c'est ma préféré. J'ai également pu observer de nombreux lieux mythiques de film, que ce soit des scènes de farwest, de civilisation romaine, d'urbanisation plus européenne. Le tremblement de terre près d'une rame de métro était spectaculaire. J'espère vous voir pour Noël, j'ai tant de récit à raconter..."Vous l'aurez compris, ce cher jouvenceau a passé une excellente journée. J'en sens quelques uns parmi vous non insensibles à tant de ferveur, d'autres sont déjà conquis, quel esclandre! Enfin, si toi aussi tu as 10 ans, c'est ton droit et ton privilège le plus honorable. L'enfance est cette part de rêve qui demeure plus ou moins enfouie en nous. Et cette vision du parc, reste une vision d'enfant. Il est cependant difficile de rêver, de se laisser aller dans un univers féérique, de se laisser charmer par un tel endroit. La représentation très réductrice serait de dire que seule la descente ébouriffante du Jurassic Parc présente un réel intérêt, le gamin l'a tout simplement adoré. Même si on est forcément un moment ou un autre, plus ou moins séduit par tant de couleur, de facétie, ou d'animation... la magie ne s'impose pas, et l'interprétation reste façade! Tels ces faux flocons de neige sous un ciel bleu, voulant souffler un parfum de Noël.J'ai la nette impression, que ce parc se veut féérique avec ses décorations et ses jeux d'acteurs, pédagogique dans l'explication ponctuelle d'effets spéciaux. Il n'en restera que façade! Ce parc a des allures de petite Las Vegas, sans ses luxueux casinos. Le Paris à Las Vegas était particulièrement bien réussi, ici le petit bourg français improvisé semble être une énième pièce d'un puzzle bien mal accordée. Au moins, il a la justesse de ne pas dissoner avec le désynchronisé Hollywood Boulevard et son célèbre Walk of Fame. On notera cependant la performance physique impressionnante réalisée par les acteurs de l'attraction Waterworld, entre autre, et qui doivent répéter cette dernière 5 fois dans la journée. En réalité, ce parc est particulièrement petit, autour de 10 attractions, et peu en valent vraiment la peine. Les shows proposés sont particulièrement démodés et le Futuroscope n'a pas a pâlir en France. Ainsi, ce parc vous propose, en plus de l'attraction Jurassic Park (film 1993): Terminator (1984-film en 3D où Shwarzy sauve l'espèce humaine encore une fois), Backdraft (1991-Explications autour du film, et qu'est-ce qui se passe si l'on ouvre la porte?), Shrek (2001-Animation en 3D et comment se faire postillonner dessus?).La partie importante et tant attendue de ce parc est la visite des studios! Nous sommes à Universal Studios ne l'oublions pas! Dans une première partie nous sillonnons les engares (studios) où le cœur du cinéma s'opère. Cela reste néanmoins de piètres entrepots cubiques sans grande valeur photographique. Ensuite, le trajet parcourt différentes façades urbaines, un emplacement est connu pour accueillir jusqu'à 5 réalisations de film (cowboy) en même temps, Whoopy Goldberg l'a très bien expliqué (Question: "Quand font-ils leur tournage si sans arrêt des bus de visiteurs sillonnent les rues?"). Également, une scène analogue aux dents de la mer (Jaws-1978) a été tout simplement reconstituée pour le plaisir des touristes, cette partie est une réplique. Entre "attrape touriste" et "esprit particulièrement bon enfant", quelques explications de film sont tout de même révélées: un spectaculaire torrent dévale un chemin hispanique alors sec (notre guide du jour juge bon alors de souligner que toute l'eau est recyclée, grand dieu merci, cela reste burlesque cependant, ou pas); des voitures mécaniquement amovibles dans l'espace; une maquette du dernier King Kong de Peter Jackson (je l'ai sortie en noir et blanc pour jumeler avec l'atmosphère du film); l'écran de l'océan dans Bruce Almighty.Enfin, entre maquettes et attractions dépassées, poudre aux yeux et show fortunés, portez vos lunettes 3D, conservez vos yeux d'enfants, et peut être qu'au cœur de ce chaos moqueur (War of the Worlds ci-dessous), vous apercevrez un rêve lointain bien imaginaire...

Authentic Thanksgiving!

Ce jeudi 26 Novembre, j'ai célébré comme il se doit la Thanksgiving. Et ce grâce à mon ami américain, ici même sur place, Steve. Cette fête est devenue une célébration de famille, et comme ni les Forestier, ni les Meunier, ne courent les rues ici à L.A. (si si, j'ai beau eu chercher, sillonner les rues, intercepter quelques accents ci et là, apostropher les gens pour leur demander je ne sais quelles interrogations), je ne me voyais pas célébrer ce moment comme il se doit. Au pire, pauvre de moi, j'aurais fini en léthargie devant la télévision. Ah! Quel triste sort...Donc voilà, et grâce à Steve j'avais un plan Thangsgiving. Alléluia! Nous devions nous rendre ce soir là, chez l'une de ses tantes à Torrance à 20min au sud. Pour les passionnés, vous devez reconnaître dans le nom de cette ville, le lieu culte du lycée de Sunnydale, non loin également de Hermosa Beach. Sur la route, et sur l'un des axes que j'emprunte régulièrement, le freeway 405, nous avons été témoins d'un curieux évènement. En effet, une voiture devant nous, suivit une voie imaginaire. Était-elle endormie au volant? Ou plus probablement ignorait-elle l'inexistence d'une voie entre le freeway et la voie de sortie? Quoiqu'il en soit, et à ma plus grande stupeur, elle traça droit devant sur le terre-plein, explosant un de ces grands panneaux d'indication, et après quelques secousses, reprit, je suppose, le lit de la voie de sortie. Je comprends encore mieux pourquoi les accidents sont monnaie courante dans le coin!Arrivés chez la tante, tout était déjà près, et quelle surprise que d'observer de l'angle du living room, et ce pour la première fois, toute cette nourriture agencée dans la cuisine réellement typiquement américaine. Je compris par la suite le ressentiment de Steve à l'égard de cette fête: "Pour être honnête avec toi, la bonne partie de Thanksgiving, est de pouvoir ramener des provisions pour le reste de la semaine durant!". Mais avant de se jeter littéralement sur ces mets délicats, l'oncle prononça les grâces et bénit ce repas. J'imagine père prononçait les grâces: "Alors, les enfants remercier Môman, elle s'est donnée beaucoup de mal pour préparer ce repas, et approchez vos gamelles que je vous serve!". Sur l'un des pents de mur, j'eus distingué une enseigne religieuse en harmonie avec cette pieuse soirée: "It's not believing that god can. It's knowing that he will - FAITH".Alors bien entendu, pour Thanksgiving la dinde rôtie était de la partie. Mais en réalité, le plus-value de ce repas réside dans tous les plats l'accompagnant. Je cite de façon désordonnée: de la purée, un autre type de purée mais sucrée avec un gratin la recouvrant, 2-3 plats de légumes plus ou moins gratinés, un plat crevette/moule, un jambon, du riz au lait, des garnitures plus sucrées, également de la confiture etc. Comme vous le constatez, l'étalage était déjà fort copieux. Et pour couronner le tout 3 gâteaux différents... j'avoue j'avais bien mangé! Seul bémol, et de taille, ça manquait quand même de vin de pêche, de vin rouge et de cognac. Également quelques cèpes n'auraient pas été de refus. Ainsi, Thanksgiving est une fête de famille, un Noël avant l'heure...

lundi 23 novembre 2009

A French flavour...

Au risque de passer pour un nostalgique des plus gastronomes, ou un gastronome des plus nostalgiques, je me lance... Je ne garantis rien au résultat, pourtant m'assume et m'exécute. Vous n'êtes pas sans savoir, de part les nombreux stéréotypes qui circulent, que les États-Unis d'Amérique sont peu reconnus pour leur cuisine élaborée! Ceci est d'autant plus vrai sur la côte ouest et plus précisément en Californie. Oui je baigne dans un cliché quotidien, et la nourriture ne fait pas exception. Devant l'abondance de lieux à restauration rapide, pas moins de 9 différents fast food réputés pour leurs burgers graisseux (Mc Donald, Fat Burger, In & Out, Jack in the Box etc.), agrémentés par une cuisine asiatique et mexicaine (Panda Express, Taco Bell, pour ne citer que le plus commun) ne transgressant pas à la démesure, j'ai trouvé dans un premier temps une rampe de secours en la préparation de plats bien plus équilibrés. Ainsi, déceler un magasin de condiments japonais fut une première délivrance pour moi, ainsi qu'un profond soulagement.Également, et après de nombreux exercices gustatifs, ma liste de restaurants s'est désormais considérablement épanouie. L.A. est un véritable melting pot, rassemblant différentes cultures, et affiche une louable richesse en matière de restauration. Certains, je n'y mettrai plus jamais les pieds, mais pour la plupart, ils présentent un réel intérêt. D'une part les paillettes, certains restaurants ont fait l'objet de scène de film ou encore vous pouvez y rencontrer des célébrités, et d'autre part le côté plus rudimentaire, plus attaché aux traditions, ou à la gastronomie tâchant de vendre des plats exotiques: cubains, argentins, japonais etc. Cependant, après tout ce temps, et cette saison d'hiver qui ne pointera obstinément pas son nez, le besoin de cuisine française se fit de plus en plus sentir.
Burger maison version françaiseTacos avec du magret de canard - Mexican style?
Profitant, d'une envie passagère pour découvrir la cuisine française de quelques collègues de laboratoire, nous nous sommes rendus dans un restaurant français nommé Lilly's sur Venice, dans cette rue, Abbot Kinney, si riche en restaurants et en boutiques d'art. Ne sachant pas si j'allais tomber sur un restaurant de façade, qui se dit français, mais n'en connait pas le sens, j'ai donc établi ma sélection en conséquence bien entendu de la carte, du prix également, le français est cher, et de l'écriture en français de la liste des plats. Cela peut paraître anodin comme cela au premier abord, mais au moins je savais à quoi m'en tenir!Le gérant était français et quelques serveurs également, au passage quel bonheur que de commander son repas dans la langue de Molière! C'est simple à la lecture de la carte, je ne savais plus où donner de la tête. Une défaillance gastronomique, nuit sévèrement au jugement, je vous assure! Saviez-vous que la notion d'un repas équilibré du style entrée-plat-dessert, la combinaison burger-burger-burger n'est malheureusement pas homologué (les referee sont parfois sans morale), ne semble pas dans les mœurs de la population. Et bien la structure de la carte s'en fait ressentir: il n'appelle pas entrée, comme nous nous le faisons - à vrai dire pour nous, français, une entrée parfois (je dis "parfois" car ce ne peut être extrapolé ces choses là) peut s'avérer être très copieuse et subvenir à elle seule à notre repas - mais appetizers, d'où une connotation d'hors-d'œuvre, d'amuse gueule. Faisant office d'entrée, cette partie est effectivement un avant goût, un échauffement des papilles... En réalité cela est plutôt bien pensé, et permet de tester de nouveaux mets, et également de partager. Enfin, cela revient simplement à becqueter avant un repas. Je trouve le concept très attrayant, le problème est que ce dernier apparaît dans tous les restaurants. Pour résumer, si vous allez dans un restaurants qui se veut respectable, vous aurez au goût du jour un assortiment d'appetizers à la carte, sinon vous prendrez comme tout le monde un plat doublement copieux (oui généralement il ne rechigne pas sur la dose), et réclamerez au moment de l'addition une petite boîte pour emporter vos restes chez vous. Un schéma qui n'apparaît pas en France, pourtant louable, à l'exception près que la boîte plus le sac plastique appliqués à enrober votre condiment sont loin d'être forcément recyclés (enfin tout le monde n'a pas les moyens de Universal Studios, cf. 2 notes plus loin).
Concernant l'instant tant attendu d'un repas, non pas le dessert: le plat! La liste était très alléchante (http://www.lillysfrenchcafe.com/dinner.htm), et son entrecôte avec sa sauce béarnaise m'a soufflé un parfum du sud-ouest. Moules Frites, Canard à l'orange, Filet mignon ont habillé ce repas. La qualité de ce restaurant reste très "fancy", on ne mange pas forcément des escargots au beurre d'ail tous les jours non plus (ah! cliché quand tu nous tiens!). Ne serait-ce que le pourboire de 34$ laissé, me communique de sa délicate manière que je n'y mettrai pas les pieds tous les jours. Enfin, je n'en suis pas non plus à cultiver mon propre potager, je vous assure...
Du persil de plus d'un an, nouveau Guiness des records?