jeudi 14 juin 2012

May I be a CRRRAC's member?

Le conteur ariégeois Olivier de Robert exposant son manifeste

Olivier de Robert est un conteur ariégeois très sympathique et délicieux à écouter conter. Ses fables issues du terroir ariégeois tournent autour de récits d'actualités sans pour autant tomber dans un ennuie d'information, et s'évadent le plus souvent dans de mythiques illustrations. Qu'il est agréable de l'entendre. Son lyrisme enivrant, son teint de voix si rocailleux et opulent vous transportent vers des sommets insoupçonnés. Ils ponctuent généralement ses récits par un majestueux "Tenez vous fier, restez couvert, et vivement...".

Eu égard! Dans son manifeste destiné à une classe de randonneurs plutôt tranquille voir immobile. Oui, oui, mais paradoxalement ceci est pure vérité. Il prône la création du CRRRAC, avec un roulement des "R" dont nul autre sait le faire, qui n'est autre que le Comité Révolutionnaire pour la Randonnée Résolument et Absolument Contemplative. Ceci ne s'invente pas. Mieux vaut encore voir la vidéo pour se rendre compte du sérieux de ce type de comité. Enfin quoiqu'il en soit je pense que la vidéo ainsi que les quelques photos prises en randonnée en dessous de ce texte entrent parfaitement dans la ligne de conduite à suivre pour intégrer le comité CRRRAC.

 
Tété en toute quiétude dans la douce fraîcheur d'un gazon fleuri (Lac d'Isabe)
Mieux vaut être bien équipé pour partir en randonnée!
Les rayons du soleil sur la lac de Gaube (Petit Vignemale)
Dans la vallée en pleine contemplation contemplative (Le Vignemale)
Dans le vallon de Labas vers le lac d'Ausseilla
Vue du cirque de Gavarnie en allant vers la cabane du soldat

Un chemin de prairie sans grand dénivelé (les lacs d'Ayous)
C'est toi la vache! (quelque part entre Terre et Neptune)
Partie de pétanque... Oui, oui... en pleine ascension (Pic du Midi de Bigorre)

Mais bon ce communiqué pourrait bien prendre une autre tournure...

Avis à la population montagnarde (mais pas de la plaine)

Eu égard aux douloureuses ankyloses et autres pistons mal huilés d'un lendemain épique arpentant les sommets
Eu égard aux ours lituaniens ou aux pauvres bouquetins que vous pourriez déloger en vous risquant dans ces cimes élevées (l'un d'entre eux cependant vous importunera moins!)
Eu égard à inscrire sur marbre blanc les dénivelés avalés ainsi que les sommets conquis pour conserver une traçabilité de vos exploits
Eu égard qu'un randonneur expérimenté bien que non membre du CRRRAC mérite également une bonne petite mousse voir 2 suivant son degré de désaltération
Eu égard qu'il est estimable d'avoir franchi ce 3000, ou encore celui-là, ou bien celui-ci, plutôt que d'être celui qui n'a pas pu se contenir à la vu d'un ours
Eu égard au fait qu'une escalade sportive n'est généralement pas compatible avec une courbette en compagnie d'une jolie randonneuse dans un gazon fleuri
Enfin eu égard au fait que les refuges peuvent être lieux de repos et de ressources physiques mais nullement un but en soit... Nous, psychotiques des monts pyrénéens, pragmatiques des versants escarpés, grimpeurs de monts et merveilles, et professionnels des barres céréales, appelons ce jour à la création d'un Comité Révolutionnaire pour la Randonnée Résolument Épique et MErveilleuse CRRREME dont l'utilisation sur les ampoules, les brûlures ou autres contorsions est fortement conseillée. Chacun des signataires de ce manifeste s'engage à:

Art 1: A courir dès qu'il le peut ou autrement à marcher d'un pas soutenu
Art 2: A désigner du doigt un sommet en lui adressant un "A tout de suite..."
Art 3: A gravir les cimes les plus périlleuses, les pentes les plus escarpées, les chemins les plus inaccessibles, en les saluant tous d'un solennel "C'est beau mais ça vaut pas la Charente" de circonstance
Art 4: A prévoir un léger foie gras pour les tartines et une bonne rasade de vin rouge pour la mi-journée. Que cela n'empêche nullement les carnassiers ou autres amateurs de viande rouge d'apporter également du saucisson.     
Art 5: A ne pas s'attarder devant la splendeur des ailes d'un papillon, du bleu azur d'une libellule, de la toilette matinale d'une marmotte ou tout autre expression de la faune sauvage... le chemin en sera certainement truffé
Art 6: A considérer que tant qu'il y a de l'air il y aura un souffle pour avancer
Art 7: A surveiller le temps mis pour une ascension d'une part par souci évident de sécurité en cas de difficultés physiques ou climatiques, et d'autre part pour ne pas oublier une miette de ses exploits
Art 8: Les seules frictions soutenues par la CRRREME seront l'application d'un massage ascendant et descendant sur la partie engourdie afin de ne pas s'arrêter en si bon chemin
Art 9: Tout membre de la CRRREME doit posséder une carte et une boussole pour ne pas s'égarer, ainsi qu'un couteau suisse pour quand viendra l'heure fatidique de couper le saucisson, sous peine d'être immédiatement radié sauf bien sûr si une tournée est considérée
Art 10: A contrario tout membre du CRRRAC n'a que faire de la CRRREME, et tout membre de la CRRREME ne tiendra pas longtemps en possession de CRRRAC, renoncez donc au CRRRAC et un avenir fort en sueur vous mènera vers des sommets inoubliables...

Tenez vous fier, restez couvert et vivement la CRRREME


Devant le Vignemale
Au pied du Vignemale (refuge des Oulettes)
D'un pas décidé vers le Vignemale
La brèche de Roland depuis le refuge des Sarradets
En arrivant au refuge des Sarradets (La brèche de Roland)
Le Glacier des Oulettes lors de l'ascension du petit Vignemale
La brèche de Roland au loin depuis le petit Vignemale
Le cirque de Gavarnie depuis le sommet du Taillon
Versant espagnol depuis la brèche de Roland
Le refuge des Sarradets depuis la brèche de Roland
Le Vignemale au loin (?) depuis le refuge de Russell (pic d'Ardiden)
Torrent au dessus de la cabane de bouleste (lac d'Ausseilla)
Les lacs d'Ayous et le pic d'Ossau
Au dessus du refuge de Russell dans l'ascension du pic d'Ardiden
Vigie de granit depuis le sommet de l'Ardiden et vue plein nord
Dans les ruines menant au pic d'Ardiden
Le lac d'Ausseilla partiellement enneigé
Dans l'ascension rocailleuse du petit Vignemale
Ça grimpe sévère là non? (pic d'Ardiden)
Dernier effort avant d'atteindre le sommet du petit Vignemale... non, arrête!
Descente de petits poucets depuis le petit Vignemale
Aérien au Taillon
Au sommet du granit d'Ardiden
Versant espagnole de la brèche de Roland
Belle journée au sommet du petit Vignemale
Instant épique au sommet du Taillon

 L'historique des ballades:
  • Le lac d'Isabe: altitude 1925m, dénivelé 978m. Balade plutôt sportive (partie Québot d'Isabe jusqu'au lac) mais une fois le lac atteint, le cirque et le lointain pic de Sesques sont fabuleux.
  • Les lacs d'Ayous: altitude 2195m, dénivelé 773m. Balade agréable si ce n'est la petite portion hors piste (niveau col d'Aas de Bielle) qui coupe littéralement le souffle ainsi que les jambes!
  • Le petit Vignemale: altitude 3032m, dénivelé 1572m. La balade se corse sévèrement dès le refuge des Oulettes en direction du petit Vignemale, mais la première partie lac de Gaube est douce et pittoresque. La brèche de Roland est visible plus à l'est.
  • Le pic d'Ardiden: altitude 2988m, dénivelé 1617m. A partir du refuge de Russell il faut compter 4h aller-retour dans les cailloux et un sentier particulièrement abrupte! La brèche de Roland est visible depuis ce sommet, le pic du midi de Bigorre également.
  • Le Taillon: altitude 3144m, dénivelé 936m. Pour un 3000 ce pic est très accessible. La brèche de Roland nous offre une vue imprenable sur les canyons espagnol. Depuis le Taillon, nous dominons tout le cirque de Gavarnie.
  • Le pic du midi de Bigorre: altitude 2877m, dénivelé 762m. Depuis le mythique col du Tourmalet, l'observatoire se gagne après une montée qui réclame un petit effort.
  • Le lac d'Ausseilla: altitude 2192, dénivelé 980m. Près de 1000m de dénivelé sur 7,5kms, l'ascension peut cependant être bouclée en 2h40. Le vallon de Labas riche en marmottes, le flanc sud du grand Gabizos, le petit cirque en fond de vallée ou bien le lac d'Ausseilla perché sur un plateau rocailleux valent bien quelques efforts.
  • De gauche à droite, le nom des vallées: Aspe, Ossau, Val d'Azun, Cauterets et Luz-Gavarnie
  • ...





vendredi 11 mai 2012

Treasure hunt on the web!

Pour toi public, inséparable de la grande toile, amoureux de joyeux jeux gai luron, ton égarement sur cette note te sera récompensé. Je te propose une chaSse au trésor, une quête unique, alliant visites, découvertes, surprises, mais aussi moult réflexions. Nombreux casse-têtes te seront soumis pour approcher le Graal. Cependant, pour pouvoir avancer dans cette quête, tu devras te défaire un à un des obstacles que tu rencontreras. Ces obstacles, aux premiers abords véritables boulets aux pieds, te serviront d'indice une fois résolus. En effet, à chaque note de ce blog rencontrée, il te sera alloué une lettre (spécifiée en bleu clair) et un chiffre (l'ordre croissant des notes que tu rencontreras). Pour passer d'une note de ce blog à une autre, il te faudra à chaque fois retenir la lettre en question te permettant en fin de compte de décrypter le code final, dernier cadenas de cette chasse au trésor. Pour découvrir la prochaine note, étape de cette chasse au trésor, et ainsi de suite, il te sera nécessaire de percer les énigmes que tu rencontreras. Les notes sont liées par un fil conducteur bien subtile dont tu devras suivre scrupuleusement pour rallier le code final. Impossible dans ces conditions d'essayer de court-circuiter le chemin puisque les conséquences te pourraient être fâcheuses. Certaines lettres bleutées seraient alors manquantes et/ou ne correspondraient pas au chiffre de la note en question. Il est également à noter que certains passages se font via les fonctionnalités du net... Certains mots en bleu peuvent t'aider, pour compléter les indices, mais certains chercheront à te distraire...
Ainsi, si les consignes ont été suffisamment claires. Il serait bon de noter la lettre bleutée (ici, S) et de l'assimiler au chiffre 1 (puisque nous sommes à la première note rencontrée). De ce fait, en vue du code final, garde précieusement cette information 1S.
Une fois l'énigme résolue, tu souhaiterais, je suppose, te rendre à la prochaine note. Mais comment faire?
  • Ta solution de l'énigme peut-être un mot, ou un numéro. Dans tels cas, il te suffira de rentrer la solution dans la rubrique magique "I'm here to help you to find what you're looking for..." ci-contre à droite. Attention, si plusieurs réponses de note te sont proposées c'est certainement que ton raisonnement est faux. Il se peut qu'il y ait parfois 2 ou 3 notes en réponse. Mais, les indices, ou les notes déjà parcourues t'aideront à faire le bon choix.
  • Ta solution de l'énigme s'apparente à une date. La rubrique "Old bunch of stored data" t'aidera en un rien de temps à mettre la main sur la prochaine note.
Voici les indices de cette note pour débuter cette pure folie!

...

Le titre de la prochaine note a été partiellement rongée par des écureuils que nous connaissons bien. Voici ce qu'il en reste: "Au [---] fut la [---]..." Ils t'ont laissé cependant quelques indices:

- Tic un peu fou: "Ce furent les prémisses, le préambule de tout!"
- Tac quelque peu surpris: "Parles-tu d'un début de quelque chose?"
- Tic dans un nouvel élan lyrique: "L'introduction est une naissance en soit!"
- Tac un peu perplexe: "Le début semble la clef de tout..."

  • Le premier mot manquant [---] a deux réponses positives dans la rubrique magique.
  • Le second mot manquant [---] a une seule réponse positive.
  • Ces mots présentent plus de 3 lettres.
  • Ces écureuils malicieux ont également laissé ce curieux message:


A toi de jouer, la quête est lancée...

samedi 5 mai 2012

Light, Colors & Highness

Je vous propose 3 vidéos splendides, riches en couleurs et en jeux de lumière, nous permettant de nous replonger dans les univers uniques et sauvages du Colorado, de l'Arizona ou encore de l'Utah. J'avoue ces séquences me donnent un doux sentiment de nostalgie ainsi qu'une irrésistible envie d'évasion. La première vidéo regorge de plaines arides en font de montagnes aux pointes enneigées. Les espaces s'étendent à perte de vue. La Nature est seule maîtresse de ces lieux. Les roches colossales de par leurs tailles ont été soigneusement sculptées par les âges. Certains monolithes sont curieusement creusés, d'autres arborent une silhouette en forme d'arche. Ces formations me rappellent un voyage unique à Sedona en Arizona: Redrock monoliths with names. Les hommes se plaisent à arpenter la terre de ces géants d'un autre temps. Certains préfèrent admirer ces formations géologiques d'un regard plus reculé, d'autres bien au contraire s’enthousiasment à gravir quelques échelons pour s'approcher de leurs sommets, mais quoiqu'il en soit tous s'accordent et convergent vers un émerveillement de circonstance. La contemplation devient un véritable enchantement et l'homme affiche enfin un respect sans limite pour la Nature qui l'entoure. Ces colosses aux pieds de sable dominent majestueusement ces plaines. Le vent balayant les nuages esquisse de nouveaux traits au paysage. Les rayons du soleil se jouent aussi de cette beauté terrestre en apportant des teintes nuancées. La poésie émane de ces lieux uniques et l'homme s'y évade en un rien de temps. Dur reste le retour quand vient le moment de regagner L.A. et ses périlleux freeways!
Dans la seconde vidéo proposée, nous nous évadons en terre des Navajos, au parc Monument Valley. Le photographe se plait pour notre plus grand émerveillement à jouer sur l'instant de pose. Les nuages défilent, le soleil sillonne le globe. Cette harmonie céleste rythme le quotidien d'une plaine ô pourtant impassible. Les roches imposantes règnent dans ce désert aride. Immobiles, dominatrices, le visiteur n'a pas sa place sur cette terre hostile. Lorsque le temps change et que les nuages se jouent du paysage, le visiteur assiste à un doux bal enchanté orchestré par Dame Nature (Layer upon layer: Monument Valley (day 2)). Mais, lorsque les évènements s'échauffent et que le temps tourne à l'orage, alors la furie du ciel griffe notre vision et durcit la force que dégage un tel lieu.     
Dans la troisième vidéo, notre vision deviendra plus aérienne et nous survolerons le mythique Grand Canyon. Ce vol en toute sécurité aurait été, je pense, un moyen pour nos valeureux écureuils Tic & Tac d'éviter de marcher plus de 30 bornes aux confins des abysses (Les aventures de Tic & Tac: "La rivière en chocolat" (jour 3)). Nous apprécierons à travers ce film les dimensions surréalistes de cette faille, les différents plateaux la composant ainsi que ses strates. Le Grand Canyon aura pour la première fois les allures d'une petite maquette...

Je vous souhaite un bon voyage!

Patrick Lawler- paysage mythique du colorado


Colorado - Los Angeles from Patrick Lawler


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Philip Bloom - usage de l'appareil photo numérique en caméra
Monument Valley from Philip Bloom

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Vue aérienne grandiose du Grand Canyon

Grand Canyon from Aerial Filmworks

vendredi 4 mai 2012

La nouvelle route des Indes

Tout le monde a entendu parler de l'ouverture maritime des Indes pour ses épices par Vasco de Gama. Cette vaste expédition a marqué le début de l'empire colonial portugais riche en transactions commerciales. L'inde a par la suite était pillée, saccagée et enfin délaissée au profit d'une indépendance nationale. Pour autant, aux vues de la croissance économique du pays et de l'effervescence qu'ont les entreprises étrangères à investir de nos jours, la route des Indes, jadis ouverte au XVième siècle, semble bel et bien connaître un regain d'intérêt...
Gurgaon est une ville au sud de Delhi qui est devenue en l'espace de 10 ans un centre industriel et des affaires monumental. De par la proximité de l'aéroport de Delhi, nombreuses sont les multinationales à s'y être implantées: American Airlines, Bank of America, IBM, Microsoft, Nokia etc. Certaines villes, telle que celle de Pune (proche de Mumbai) connue pour ses temples, est devenue une ville champignon. En effet, son essor est tel que cette agglomération croît à vue d’œil. Depuis 2005, les entreprises affichent une progression annuelle de 25 %. Pas étonnant alors, que la plupart des investisseurs cherchent à prendre le train de la croissance. Après les technologies de l'information et de la communication, ce sont les industries de la consommation qui sont en vogue: automobile, énergie, pharmacie. Les marchés ferroviaires, éoliens et de protection électrique sont également porteurs. Vous n'êtes pas sans savoir que la France s'accapare également d'un part du gâteau en la réalisation de rafales (Dassault) ou de mirage 2000 (Thales). Avec le Pakistan tout proche qui frise l’ébullition, il serait en effet dommageable de ne pas profiter de la situation!
Cependant, après un passage éclair de 15 jours au Rajasthan, il nous est difficile de comprendre pourquoi les investisseurs placent leur argent dans ce pays, pourquoi les entreprises s'y installent et comment ces dernières peuvent-elles réussir en Inde? En effet, nombreux sont les facteurs en Inde qui empêchent une entreprise de progresser. Citons l'attitude des indiens par exemple: la "Ganesh attitude". Celui qui arrive en Inde avec de la patience la perdra. Et celui qui n'en a pas, l'apprendra. Vous pouvez ajouter aux facteurs gênants une compétitivité indienne bridée par la bureaucratie. Et rien ne vous servira de la bousculer! L'état de la route est déplorable. En conséquence, la vitesse moyenne pour un déplacement d'un camion est de 11 kms/h. Il faut également imaginer l'Inde et ses 28 états à l'échelle de l'Europe. De plus, il y a autant de différences, sinon plus, entre certaines langues ou cultures qu'entre celles d'un portugais et d'un finlandais. Il faut également savoir que les indiens ne savent pas dire non, mais ce n'est pas pour autant que le service sera rendu. En témoigne ce vieux recueil de fables (le Panchatantra) dont les personnages ne disent jamais non mais n'en font qu'à leur tête!
Malgré ces obstacles importants, les investisseurs ainsi que les entreprises continuent à affluer. Pour réussir en Inde, il faut produire en Inde (made in India). C'est le marché intérieur qui dicte sa loi, celle d'une économie où le PIB par habitant ne dépasse pas 3500 $. L'économie de la frugalité est dominant. Les paysages indiens changent rapidement, les villes champignons poussent inexorablement bouleversant la vie de nombreux indiens et augmentant le clivage sociale entre les castes...      

mercredi 25 avril 2012

Indian folks


Comment ont été les indiens lors de notre séjour de fin d'année? Comment ont-ils réagi face à une petite horde de touriste à la peau pâle? En définitif, quel a été leur comportement vis-à-vis de nous et finalement cherchons, même si notre voyage n'a été que de courte durée, à les connaître un peu mieux...

Nonchalants - Même si cet adjectif ne concerne qu'une minorité d'indiens et une tranche bien spécifique des métiers, en tant que touriste vous ne pourrez pas passer à côté de ce don amorphe qu'ont certains serveurs indiens en restauration. Prenez votre mal en patience, vous dit-on! Et bien, prenez le en effet, puis patientez encore, et encore... Pour un service de thé, comptez bien 20 minutes d'attente. Un petit déjeuner n'espérez pas moins d'une demie-heure. Et pour un repas, soyez diplomates, souriants, agréables, vous ne ferez qu'envenimer (ou éterniser) les choses autrement. Beaucoup d'indiens ont été affublés du rôle de serveur en raison du nombre croissant de touristes. Beaucoup d'entre eux ne parlent pas la langue de Shakespeare de façon courante, ne soyez donc pas surpris d'écrire sur un morceau de papier vos choix en plats ainsi qu'en boissons. Soyez, finalement sans crainte, le serveur transmettra vos attentes, qui seront alors à leurs tours communiquées, interprétées, traduites, divisées en de nombreuses minutes toutes plus longues que les autres.
Médisants - Non, ils ne le sont pas. Par contre, je le suis assurément!

Marchandeurs - Les villes, les quartiers, les ruelles regorgent de petites shops. Les bazars se concentrent au niveau de lieux populaires. Ces endroits sont vivants, dynamiques et très chaleureux. Ces habitants ont cela dans la peau, ce qui donne également un charme, une chaleur à ce pays. Cependant, les indiens tentent désormais d'escroquer les touristes de passage en leur soumettant des objets de contrefaçon ou nullement "made in India". Pourquoi les réprimer? Ils surfent simplement sur une nouvelle vague économique. Le tourisme en masse est une proie facile qui ne se rend pas forcément compte de la valeur de l'argent. Où exercent-ils? A proximité des sites touristiques ou des hôtels. En effet, la plupart du temps nous étions à peine sortis de notre chambre d'hôtel et mis un pied dans la rue, que nous devions nous parer de sourires figés pour ne pas être désobligeants, et nous doter d'une bonne dose de "non" pour limiter tant bien que mal la traque dont nous étions l'objet. Peu réjouissant j'en conviens, mais ainsi va le monde. En tant qu'étrangers, il est inscrit sur nos fronts "argent". Ainsi, le chauffeur de tuk-tuk tentera de vous soutirer un maximum de sa commission. Le gérant de l'hôtel, bien que fort agréable, cherchera à vous vendre nombreux autres services: taxis, safaris, lessives... Cependant nombreuses de leurs prestations seront loin d'être qualifiées de professionnelles ou d'acceptables. Du simple vendeur de babioles au grand truand mafieux, la visite en Inde se fera sous constante méfiance. Mieux vaut donc sortir des sentiers battus pour apprécier à  sa juste valeur le quotidien des indiens.
Fan de shopping - Je ne le suis définitivement pas.

Souriants & serviables - Ces qualificatifs ne sont pas forcément frappants lorsque vous visitez des grandes villes. La frénésie et le fourmillement qui vous entourent vous assaillent et vous empêchent donc de ressentir les gestes simples quotidiens. Vous serez bien plus obnubilés voir tourmentés à l'idée de vous orienter, de ne pas vous perdre ou tout simplement de vous nourrir. Ces autres gestes de tous les jours qui à l'accoutumé sont évidents, ici, deviennent réellement difficiles. Vous perdrez pied à un moment ou à un autre, peut-être dès la descente de l'avion. Sommes-nous en train de décrire un aspect du dépaysement? Vraisemblablement... Pour ce qui est des sourires sincères et des services amicaux vous les jugerez de façon plus posée dans des villes à moindre échelle, des villes définitivement plus humaines. Ainsi, mise à part les guides touristiques, les hôtes, les commerçants et les mendiants, qui ne voient en vous que l'image d'une belle tirelire, vous ne rencontrerez pas beaucoup de personnes vous saluant, ou vous souriant. New Delhi est définitivement une énorme fourmilière, où il est impossible de s'orienter. Les indiens doivent certainement posséder 2 petites antennes sous leurs turbans! Mais la plupart, ont néanmoins besoin de nombreux conseils pour arriver à bon port. La forte population, la pauvreté ainsi que l'insalubrité n'aspirent pas à la tranquillité. Il nous faudra attendre les contre-forts de Mehrangarh à Jodhpur mais surtout la paisible ville jaunie par le soleil de Jaisalmer pour se rendre compte de la bonté des indiens et de leur simplicité.
Calme - Dites-moi qu'en période de vacances vous n'aspirez pas à un peu de calme? Et bien, en Inde, même la nuit il ne faut pas y compter.
Un vrai sourire
En allant vers le fort rouge d'Agra...
Des policiers en plein effort (Jaipur)
 
Séance photo à l'entrée du site Qutb-Minar (Sud Delhi)
Au détour d'un ghât envenimé (Pushkar)
 
 
En route vers le fort de Mehrangarh (Jodhpur)
 
Aux portes du désert du Thar (proche Jaisalmer)
L'un nous salue, l'autre nous réclame de l'argent, et le dernier...
Non Madame, je ne peux pas vous découper un morceau de pashmina... (près de Jodhpur)
Messe dans un temple Jaïn (Jaisalmer)
 
 
 
Danseuse et fort de Mehrangarh en arrière plan
 
 
 
 
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