dimanche 31 janvier 2010

Let's get the fuck fuck up!

Ah! Mais quel titre! Quelle poésie! Quel élan! On retrouve dans cette phrase toute la fougue et la générosité des américains. Rassurez-vous je n'essaie pas d'intégrer ces expressions quelques peu vulgaires, mais, quand ils utilisent ce type d'élocution à chaque tournure de phrase, croyez moi, de les connaître, cela aide pour la compréhension, et par la suite pour le dialogue. Enfin, mais dans quelle circonstance ai-je bien pu entendre telle ignominie? Oh! N'exagérons rien, vous savez, dès l'arrivée au terminal de l'aéroport, l'intonation et la tournure des phrases familières vous font sentir: "Tiens, je suis sur le sol américain!" What's the hell! J'ai envie de dire que le juron fait partie intégrante du dialogue, même si bien entendu je trouve cela très dégradant (ajouta-t-il avec un brin d'ironie).
Pour comprendre le contexte, et bien mettons nous en situation. La situation, et bien, quelle est elle mon cher Thibaut? Et bien pour ce faire, laissons le principal intéressé développer l'ensemble des évènements. A l'occasion des 26 printemps de Nick, ce dernier m'a convié à un jeu des plus surprenants. Voici le début de son explication: "Je pense que ce serait le bon moment de planifier les règles afin que nous ne nous regardions pas comme un groupe de néandertaux avant que l'évènement boisson ne commence. Ainsi, grossièrement nous nous diviserons en 2 équipes. Si des personnes désirent juste s'asseoir et regarder, il n'y a aucun problème, vous ne serez jugés dans aucune manière que ce soit. Ou si vous avez un bon poignet, vous pouvez boire quelques bières à la santé des participants présents sur le terrain!"
Oui, vous l'aurez compris, le jeu semble être des plus arrosés, mais avec sa touche sportive, attention! En réalité ils appellent cela le sloshball, qui est un mélange de kickball (une variante du baseball) et d'adresse à courir avec un verre de bière à la main. Autant dire, un jeu qui n'existe pas en France. Me voilà, donc parti, exercé mes talents de shooter. Mais voilà, il y a un mais: l'objet à shooter ressemble à un ballon de baudruche, de taille plus gros que la moyenne et pour ne pas arranger le tout difforme. Et tout comme les règles du baseball, l'idée est de tirer aussi fort que tu es bête, les premiers jets partaient très haut dans le ciel, mais pas suffisamment loin pour déjouer la vigilance des nombreux récepteurs. Et oui, le ballon est conçu pour ne pas être dégagé trop loin. Et si un récepteur, ou un groupe de jongleurs prodiges captent le ballon avant qu'il ne touche le sol, vous êtes éliminé. A 3 disqualifiés, les équipes sont inversées. Donc en réalité le mieux est de tirer fort, bien entendu, mais proche du sol, pour rendre la réception plus difficile voir impossible, et donc favoriser un rebond synonyme de :"Tu peux courir mon garçon!"
Là, le jeu est lancé, la première base est franchie avec aisance, la seconde base ne devrait être qu'une simple négociation de virage... Mais voilà, la seconde base est la pause étape obligatoire, une sorte de ravitaillement dans une course automobile. Là, à proximité de la seconde base, un stand de bières fraîches est à la disposition des candidats, le but est d'enfiler une canette de bière, avant de pouvoir regagner le point d'origine (en espérant bien entendu qu'un autre shooter aguerri est propulsé l'aéronef dans une zone intouchable). Pour conclure, vous l'aurez compris, mise à part la piscine, ce jeu est l'unique sport, qui après activité, je n'en ressors pas assoiffé! Hum! Allez comprendre... Je conclurai sur la note de Nick: "Les années précédentes nous avons essayé de courir à tout moment avec un verre de bière à la main, et disons juste que pour finir, la végétation ne va pas trop pousser à Clover park pour un long moment."

mercredi 27 janvier 2010

Behind Colorado Springs scene - Is the Queen's gone?

Alors pour cette note soyons originaux. Ce dimanche matin, petit réveil à l'aube, préparation devenue routinière des quelques sandwichs & co., enclenchement de la fonction automatique de la voiture, et enfin, raccord de mon mp3, me voilà fin prêt et parti une fois de plus arpenter les collines de Malibu Mountain. Well, I guess, it became my personal park! Un parc avec des montagnes, des vallées, des torrents, des cerfs, des lynx etc. en un mot un endroit privilégié pour les pauvres habitants de L.A. en mal d'espace et d'accalmie. Il est vrai qu'apercevoir un jour un lynx ou bobcat ne me déplairait nullement. Au lieu de flâner dans un parc, pourquoi ne pas plutôt se promener dans véritable une chaîne montagneuse? Je suppose que je découvre une fois de plus un semblant de la démesure de L.A. En bien, vous admettrez...Une fois n'est pas coutume, il a plu sur L.A., 4 jours durant, une véritable réserve d'eau pour la végétation, et ce pour toute l'année. L'homme météo ne devrait donc pas tarder à ranger son parapluie et plier bagage. De ce fait, le bon côté de l'expédition est que les torrents étaient loin d'être taris, rendant la promenade plus agréable mais leur traversée impossible. Bougre! J'ai dû rebrousser chemin à un moment donné. Un aspect, que je n'avais pas dû réaliser dans mes précédentes excursions, est, ces arbres isolés aux sommets des crêtes, des collines... Ou encore meurtris et asséchés le long des cours d'eau. Comme quoi, même le torrent des plus aguerris, perd de sa flemme et succombe peu à peu avec l'année qui s'écoule. En termes de protection contre les incendies, il ne faut donc pas être surpris de rencontrer bon nombre de casernes de pompier, et ce, même en pleine montagne.Ce climat sec, malgré les précipitations de la semaine, ces cours d'eau vagabonds de conséquences, ces arbres figés, impassibles aux sommets des crêtes telle une toile de Van Gogh, m'ont tout bonnement fait penser à quelques clichés de Colorado Springs. Seuls les amateurs de la série auront percuté (Borah je suis sûr que Joe Lando ne t'est pas étranger!), pour les autres, imaginez des vallées paisibles toujours ensoleillées, des réserves d'indiens précaires, une ville aux allures de ranch au temps où le télégramme liait les mondes, et où la locomotive à vapeur parcourait les grands paysages du far west américain.Comme quoi, il n'est nullement nécessaire de se perdre en Arizona, pour ressentir cette atmosphère, et les tourments d'une petite ville du nom de Colorado Springs. Je fais bien entendu allusion au téléfilm Dr. Quinn, femme médecin. Ha! Michaella tu nous manques, et ton intervention malfaisante dans Smallville ne nous a pas apaisé. Enfin, ce ne fut donc pas une surprise en soit que de tomber en plein cœur de Colorado Springs, où le Dr. Quinn omniprésente ne se limitait pas qu'à sa fonction de médecin. Loren, Dorothy, Jake, Horace, Doug Ross, Hank etc. doivent s'en souvenir encore! (http://www.drquinnmd.com/gallery/photo_town.html)
Aujourd'hui, Colorado Springs n'est plus que l'ombre d'elle-même. Disons que l'âge du chemin de fer est révolu, et que cette ville n'a plus que des allures de ville fantôme. Cela fait maintenant 10 années que la série s'est interrompue, et malgré l'élan apporté par cette dernière, et sans l'agitation autour des caméras, la magie de l'endroit s'est totalement volatilisée. Aujourd'hui connue sous le nom de Paramount ranch, elle n'abrite que quelques films ci et là. Notons à son actif Van Helsing en 2003.
Enfin, de nos jours ils n'ont même plus besoin de décor pour réaliser un film. Un simple hangar est suffisant, tout est factice. Ah! Progrès tu me fends le cœur. Personnellement, de cette visite fantôme, je ne retiendrai que la majesté dominante des arbres la poinçonnant.La balade s'est en réalité prolongée un peu plus au sud. Traversant Mulholland Hwy, je suis tombé face à une curieuse propriété des plus privées. Interdiction, tout simplement que de franchir la modeste barrière et d'aller flâner autour du lac, sous peine de sévères réprimandes. J'étais arrivé à Malibou Lake (http://www.maliboulake.net/movie/movie.html), la vie ici semble bien reposante, si attrayante qu'elle en devient provocante!

jeudi 21 janvier 2010

"Avatar" - Back to the stone age or stride to a new era

Sortant à peine du célèbre ArcLight Hollywood theater au 6360 Sunset Boulevard, oui belle toile de fond je l'avoue, les premières réactions sur le film "Avatar" ne se sont pas faites attendre. Le ticket de parking n'était pas encore validé que j'entendis ci et là des réactions, cependant quelque peu contradictoires. "That's the best movie that I've ever seen in my whole life" s'écria une jeune femme encore sous l'admiration des effets spéciaux. "It's a magnificent technical achievment" enrichit l'analyste d'un soir. Mon attention cependant s'attarda un instant sur une discussion, où la dame exposait vivement son opinion. "I'm not positive at all" laissant choir une part de la critique peut-être un peu plus objective à mon sens. Les avis sont ainsi partagés, mais pourquoi donc?La technologie CGI pour Computer Generated Imagery n'est pas nouvelle (Jurassic Park, Pirate des Caraïbes etc.). Cependant, dans ce film, en plus de sa conception en 3D, le graphisme est si bien affiné qu'il en devient impossible de différencier le vrai du faux. Cela en est bluffant! L'investissement pour ce film est également renversant, plus de 2000 personnes ont travaillé sur le projet pendant 3 années. Abject pourrait être l'adjectif décriant le budget pour cette réalisation s'élevant aux alentours de 300 millions de dollars. Ainsi, face à une telle dépense, vous comprendrez que certaines critiques ne soient pas entièrement objectives!Cap à l'ouest, et que pense Kenneth Turan, journaliste au Los Angeles Times, de ce film? Pour lui c'est un magnifique 10/10, et ses adjectifs sont éloquents. Ce film est un extraordinaire acte d'imagination visuelle, il restaure un sens de merveille dans les films d'action absent depuis trop longtemps. Il parachève en spécifiant que visualiser Avatar revient à comprendre le cinéma en 3D pour la première fois. En un sens, imaginez vous ce que les premiers spectateurs ont ressenti à la présentation du premier film avec dialogues (The Jazz Singer -1927-).
Ainsi, sa critique est bien plus que favorable vous l'aurez compris. Allant même à tourner un semblant de négatif en un réel aboutissement du 7ième art: "la chose la plus surprenante autour des effets visuels est qu'ils sont si influents que nous sommes à peine troublés par la faiblesse des dialogues". Cependant, en calfeutrant cette grief à coup de nombreux superlatifs, nous restons sur notre faim, et quelque peu perplexe concernant la valeur de sa critique.
Cap à l'est, des États-Unis, le ton a soudainement changé et a pris une tournure beaucoup plus sérieuse. Joe Neumaier, dans le New York Daily News, est loin d'être aussi complaisant, limite sarcastique. A peine les effets spéciaux complimentés, il critique violemment l'histoire ainsi que le fond de ce film: "Its story, though, is pure cheese". Si l'on exclut même les dialogues d'une valeur de bd-comics, alors le film se condense en un pur art visuel. Enfin, critiquant les films de cowboys et d'indiens (Danse avec les loups, Le dernier des Mohicans) auxquels ce film pourrait être rattaché, il conclut: "le monde du CGI d'Avatar est en effet quelque chose que vous n'avez jamais vu auparavant. Fâcheux sa banalité est si familière!"
Enfin, je vais conclure sur une note plus personnelle, même si j'ai quelque peu aiguillé ces premiers paragraphes. La CGI est effectivement bluffante, et la vision en 3D apporte une touche supplémentaire au vertige, à l'immensité, à l'immersion totale. Donc ne serait que pour l'expérience, ce film vaut la peine d'être vu (même si l'aspect économique me fait déjà blêmir). L'histoire cowboys et indiens ne m'a pas réellement gênée en soit. Le plus troublant en mon sens est le net paradoxe entre le monde de Pandora (magnifique, pur, aérien, humain etc.) et le monde "réel" des humains. En fait dès que l'image revenait dans ce dernier monde, ma hantise était de devoir écouter les dialogues et spécialement les propos sortant de l'écœurant Colonel Miles Quaritch. Et dire que Stephen Lang a été choisi en partie pour ses origines texanes! Mais pourquoi? Ainsi vous avez un univers de pure beauté d'un côté, le monde de Pandora, avec une renaissance d'un homme et l'éclosion d'un amour. Ok, je suis fleur bleue. Et de l'autre côté, un colonel pour son rang et son manque de cervelle, est invraisemblable, doté d'un chef supérieur qui l'est encore moins. Un paradoxe frappant, conclu par une guerre mais dans quel but? Et bien pour faire la guerre, ce qui me laisse penser que, heureusement Dr. Sigourney Weaver n'a pas cherché à détruire quelques aliens au passage. Enfin, en quelques mots, allez voir ce film, et bousillez le colonel Miles Quaritch pour moi. "They sent us a message that they can take whatever they want. So we will send another message. That's THIS, THIS is our land".

dimanche 17 janvier 2010

Mar Vista Farmer's Market & lift the veil

Face aux nombreux clichés qui m'entourent la route est longue pour les abattre un à un. Devenu à mon humble insu pourfendeur du cliché, ou photographe amateur à temps isolé, je m'hasarde à ce jeu, dissimulé au quotidien, que de côtoyer, appréhender, comprendre ce monde californien. Je ne détiens que pour seule clef, celle du palier, "merci au passage aux membres du VISA de l'immigration qui à 2 occasions m'ont accepté", mais telle la vision d'un iceberg délaissé aux flots des vents et marées, je sculpte, façonne à mon rythme, une partie souvent négligée mais assurément méconnue.L'une des dures lois de la réalité ici même est que la nourriture est malsaine! Souvent trop riche et particulièrement grasse. Ont-ils l'intention de m'intégrer dans le prochain bocal de cassoulet! CLICHE! Oh je ne vais pas non plus prétendre que l'alimentation est variée, équilibrée. Disons juste, pour cerner le climat, et qu'à l'image de nos étudiants français, souvent à court d'idée, ou tout simplement paresseux... une alimentation à base de surgelés ou un prompt saut au fast food du quartier sauve la face au temps présent et repousse l'angoisse jusqu'au prochain souper! Ainsi, ici la population semble jeune, je veux dire dans leur tête, sans négative pensée de ma part, ne vous méprenez pas. Une impression d'inattention, ou un respect démesuré des règles établies -les piétons n'ont pas le droit de traverser au feu rouge-, une émotion souvent excessive, ainsi qu'une pudeur quelque peu paradoxale. Une population candide où l'alimentation équilibrée n'est pas dans leurs habitudes, à l'exception faite de tous les régimes minceurs ou de sportif.Ainsi à écouter un étudiant, seule la cuisson mode microonde existe et les sachets hermétiques sont souverains dans le saint frigo. Ici, c'est le même conflit! Il ne faut pas s'arrêter aux premiers clichés, voir même aux préjugés qui voilent l'entendement. Bien entendu les fast food cernent les quartiers, les starbucks ornent les coins d'avenue. Également, oh miséricorde, l'épicentre d'un supermarché se résume à 2-6 rayons de surgelés. Pire encore, le coin découpe fromage est substitué par un simple rayon frais cloisonné, limite à l'écart, honteux de ses prix affligeants.
Face à toutes ces contraintes de bon français que je fais, vous comprendrez mon contentement que de découvrir un marché fermier à l'angle de Grand View Blvd et de Venice Blvd (2 miles away from my apartment). Fiers de leurs produits régionaux et agrémentés, les producteurs ont même un site internet (http://www.marvistafarmersmarket.org/default.asp). La réglementation est très stricte. Ainsi, pour avoir le privilège de vendre ses produits agricoles, vous devez être certifiés; toute nourriture artisanale est préparée par vous même, et enfin les artisans vendeurs sont locaux i.e. de Mar Vista. Tout ceci est très rafraîchissant, et je ponctuerai cette note par une touche californienne... Pas moins de 5 festivals se déroulent au sein du marché chaque année, un DJ est sur place chaque dimanche de 9am à 2pm pour donner un rythme à ce commerce, et enfin, nombreux étalages de vente de plats chauds parfument l'atmosphère. On y retrouve les incontournables mets mexicains (tacos, burritos et autres quesadillas), mais également des produits plus exotiques (coréens, crêpes sucrées, pizzas etc.). Enfin, l'aspect nouveau est de pouvoir commander des fraises un 17 janvier, ah quel bonheur!

Getting around Malibu: Saddle Peak

Saddle Peak s'érige au dessus du cœur de Malibu. Situé à l'est de Malibu Canyon Road et à 2805 feet (855m), il est l'un des plus haut points de Santa Monica Mountain. Tout en haut se dresse une escadre d'antennes faisant partie de l'infrastructure de multiples services commerciaux et gouvernementaux. La NASA serait-elle dans le coin? En aval du pic, se trouve la communauté de Saddle Peak, un réseau privé agencé à l'ouest de Saddle Peak road, présentant une unique entrée près de Piuma road.
Ici haut vous êtes littéralement dans le ciel, souvent à l'orée des nuages ou bien au dessus. Il arrive que les nuages couvrent Malibu ainsi que les habitations de Monte Nido un peu plus au nord. Cependant et par une claire journée, face au sud vous pouvez profiter d'une vue imprenable sur la côte Pacifique ainsi que des îles Catalina et Channel. Egalement, un peu plus à l'est votre regard se portera sur les quartiers balnéaires de Venice Beach, de Santa Monica, ou encore des tours urbaines de Wilshire. Bravant le torticoli, vous apercevrez plein est les sommets enneigés du park de Los Angeles National Forest. Cette fois face au nord, et le cou déçarsonné, vous observerez les vallées de Malibu Creek, de Calabasas ou encore de San Fernando. La vision panoramique est tout à fait idéale côtoyant les 360°.Le prix à payer pour bénéficier de cette vue ainsi que de cette isolation loin des bas reliefs, est, depuis Tapia park (jonction entre Malibu Canyon road et Piuma road), une petite balade de 7miles. Bon nombre d'activités sont présentes dans cette montagne, ainsi j'ai pu croiser bien entendu d'autres randonneurs, mais également un coureur, des skateboarders au loin défiant les pentes et l'asphalte, 3 bikers (par chance je ne les ai pas croiser à pleine allure) et un sky surfer s'élançant du sommet de Saddle Peak.Les demeures construites sur les collines sont toutes individuelles. La plupart arborent des architectures stylées, en témoigne la célèbre maison en pyramide ou "Windcliff" construite par l'architecte James Moore en 1971. L'isolement a un prix bien entendu, mais je n'aimerais pas être à la place de l'habitant à peine arrivé chez lui et se rendant compte qu'il a oublié d'acheter l'indispensable brique de lait...

mardi 12 janvier 2010

Dora, Dora

Non! Je n'ai pas écrit Borah, Borah! Et je ne suis pas victime non plus d'une adoration incongrue, d'un quelconque manque suscité par l'absence de ma petite sœur. D'accord, elle est mignonne... quand elle dort (et encore elle se met à ronfler), ou quand elle est malade avec de la fièvre, ou quand elle ne s'accapare pas des trousseaux de clés, ou quand "appuyez sur copie" présente des significations inattendues, ou quand un simple rideau contribue à une séance photogénique des plus glamours, ou quand... la liste est exquisément sans fin bien entendu! Ne voyons donc pas en ce titre, ce qui pourrait paraître à confusion. Ce n'est pas parce que j'ai réclamé un vendredi soir de la neige, par pur égarement, pour profiter de ma petite sœur, et que nous avons pu ainsi écumer 2 journées durant toute la neige généreusement abandonnée par le ciel, que mon clavier maintenant ne distingue plus les "b" des "d" ou les "d" des "b". Oui, petit exercice de style pour faire travailler la sémantique. Comme dirait Dr. Forestier, la toubib pas le chimiste, le chimiste a particulièrement du mal à caser "sémantique" toutes les 2 lignes et ne distingue pas 25 cas de migraines, quand ça lui prend la tête, ça lui prend la tête!
T
oujours est-il que nous n'avons pas avancer sur le sens du titre, enfin ma sœur se fera une joie de désobstruer au mieux le signifiant du paragraphe précédent. Donc en un sens, nous avons progressé. Peut-être ai-je même progressé sans le savoir! Tout dépend de la note de la consultation. Et dire que j'ai la signature du Dr. Forestier, sœur à temps complet, sur mon carnet de santé, estampille faisant foi et reconnue par ses pères. Enfin, pour le moment, seul le frère a prêté son épaule, cible et distraction le temps d'une action. La science des psychopétés, encore un terme technique, n'est pas aisée. Enfin rien qu'en ouvrant un cabinet interne dévoué à la famille, l'avenir professionnel de ma sœur est assuré, pour ce qui est des chances de guérison des patients, la route sera longue, particulièrement névrosée...Finalement, que signifie ce titre "Dora, Dora"? C'est curieux plus je m'hasarde à traiter du sujet, et plus je m'éloigne, tâchant à coup de paragraphes supplémentaires de retomber sur mes rails, sans le vouloir et furtivement le train s'enfile sur une autre voie et je m'égare. Enfin, avec le sens de l'orientation de ma sœur et son amour de la géographie, tout prend son sens finalement. Je m'en vais donc utiliser la botte secrète de Jules-Édouard Moustic. Sans transition aucune, Dora, est l'héroïne du roman à l'eau de rose que je suis en train de lire.
A l'eau de rose! Pour ce que je viens de lire jusqu'à présent, ceci est péjoratif et particulièrement non fondé! Ok, l'héroïne est omniprésente et la description de sa vie peinte à la première personne du singulier peut incommoder le lecteur. Son penchant pour les livres tournant à l'obsession, et sa vie conjugale riche en conjugaison ponctuée de nombreuses scissions n'en fait pas pour autant un personnage suffisant et superficiel. Elle aime se tournait en dérision par moment devant son manque d'audace à aborder sa convoitise, et son environnement familial est quelque peu difficile. Oui, j'en conviens il y a une part d'eau de rose dans mon interprétation, mais ce livre ne raconte pas n'importe quelle vie, et ce pas dans n'importe quelle ville, celle d'une héroïne vivant à L.A.Disons que j'accroche à ce livre "Literacy and longing in L.A." par Jennifer Kaufman et Karen Mack, car il est particulièrement bien exposé, avec des références d'autres écrits, et des scénarios en plein coeur de L.A. Je retrouve bon nombre de clichés qui me font sourir et me confortent dans l'idée que je me forge peu à peu de ce lieu. Ainsi, son paragraphe sur le trafic et plus particulièrement son utilisation (ou son éviction pour son cas) du freeway sustente l'aversion que j'en ai. Pour les amoureux de la langue de Shakespeare, vous aurez le passage en question si dessous, pour les français de pure souche, vous pouvez vous diriger à sa traduction.
"I
get in the car and head downtown. Here's the thing: I do not drive on the freeway. That's not something I admit to anyone except my closest friends, because in this city, it's like having a debilitating disease or being bipolar. When I first moved here, the intricate network of concrete and steel was daunting, to say the least. Anybody's vision of automobile hell, right down to the banshee-sreaming sirens and thunderous din that assault your consciousness as you brave the elements, strapped to your seat. Like a fighter pilot. Driving in this town is certainly not for the fainthearted... Remember that old thing: when you fall of a horse you should get right back on? Well, I didn't. I kept avoiding the freeway and now, every time I even consider it, my palms sweat and my vision blurs, and I feel like I'm going to hyperventilate so I go home and have a glass of wine.""Je monte dans la voiture et me dirige vers le centre ville. Voilà le fait: je ne conduis pas sur le frewway (autoroute à 10 voies souvent bouchée). Ce n'est pas une chose dont j'ai avoué à n'importe qui excepté à mes amis les plus proches, car dans cette ville, ceci revient à avoir une maladie affaiblissante ou être bipolaire. Lorsque j'ai déménagé ici pour la première fois, le réseau tortueux en béton et en fonte était intimidant, pour en dire le moins. La vision quelconque d'un enfer automobile, au cœur de sirènes criardes et d'un tonnant vacarme qui assaillent votre conscience lorsque vous bravez les éléments, vous ligote à votre siège. Tel un pilote de chasse. Conduire dans cette ville n'est certainement pas pour les timorés... Se souvenant de ce vieux dicton: quand tu tombes de bicyclette tu dois remonter aussitôt? Bien, je ne l'ai pas fait. J'ai continué à éviter le freeway et maintenant, chaque fois même que je le considère, ma paume suinte et ma vision se trouble, et je sens que je vais hyperventiler ainsi je rentre chez moi et prend un verre de vin."
Et dire que je considère ce freeway tel un vaste stand d'auto-tamponneuse où les règles de conduite sont absentes, où le manque de civisme suppléé par une maladresse évidente rend sa pratique cauchemardesque... En un sens, je rejoins véritablement le sentiment de l'héroïne. Enfin, je ne vais pas épiloguer sur la question, j'en ai déjà assez dit auparavant. Disons simplement pour résumer que, la société actuelle est victime de cette vie effrénée, souvent inspirée de désirs superficiels, où la charrue passant avant les boeufs, on ne se rend compte seulement qu'après coup de l'ineptie du travail.Enfin pour ponctuer cette note, et toujours sur cette thématique du freeway, tâchons de ne pas le critiquer cette fois-ci, j'ai fait l'acquisition pendant les vacances d'un GPS de dernier cri pour ne plus perdre le nord. En effet, puisque les directions ne sont pas indiquées, vous savez du style: "Centre ville 3 miles", ou encore "Plages 500 m" (Beach - Toutes allusions à la série Desperate Housewives sont bien entendu erronées), vous avez à chaque carrefour une chance sur 2 de choisir la mauvaise direction (pour autant que vous connaissiez l'avenue que vous empruntiez). Le soleil se couchant à 4:30pm, il n'est plus de grande aide en fin de journée.