jeudi 22 octobre 2009

Zuma Canyon upper the ocean, upper the clouds

Zuma canyon est situé aux abords de l'océan pacifique sur la chaîne de montagne de Malibu, entre Mulholland drive et Malibu creek. Un emplacement qui laisse rêveur! Ainsi les maints privilégiés résidant à quelques lieux de l'océan, ou isolés aux sommets des crêtes bénéficient d'un cadre de vie fort plaisant et singulier. A quelques miles de la société agitée et mouvante de L.A., à l'image des demeures de Laguna, de Hermosa, de Manhattan beach etc. bordant l'océan, le contraste est saisissant et la vie plus paisible. Opposition étonnante confrontée au rythme saccadé et perturbant de la métropole, l'instant d'une promenade le temps semble tronqué, aérien.Pour se rendre à la promenade envisagée, nous avons emprunté avec mon ami Matt, le freeway 10 ouest débouchant à Santa Monica sur le PCH, ou Pacific Coast Highway, et longé l'océan une vingtaine de miles. En cet heure matinale, seuls les sportifs s'aventurent dehors: joggers, rollers, surfers etc. Surtout que ce matin là, le brouillard était des plus persistants, l'intérêt de notre excursion de profiter des chemins culminants l'océan, ocean view trail semblait tout indiqué, devenait une tâche ardue.Néanmoins un autre spectacle peu présumé nous attendait! Après une portion ascendante en plein brouillard, les premiers sommets se dévoilaient laissant un ciel bleu éclatant. Il est courant que les montagnes au nord de L.A. piègent quelques nuages, ou encore qu'un écart de température de l'ordre de 10 °F existe en faveur de la vallée (au delà des montagnes) confrontées à celles existantes à UCLA.
Ainsi, nous voilà au sommet de notre promenade, apercevant à peine le bord d'océan noyé dans un épais brouillard. Cependant, nous séjournons dès lors au dessus des nuages, et profitons d'une vue imprenable sur l'horizon, scindé en deux parties. Cependant, l'horizon n'est nullement délimité par une infinité apparente entre le ciel et l'océan, mais de ce fait par un amalgame de nuages tapissant le sol. L'horizon est un épais manteau blanc rectiligne, la vue de l'océan sera pour une autre aventure...

mardi 20 octobre 2009

One love, one life


Wild, dizzy, swirling
Your love is like the wind
I can hear it, and I can feel it
It's strong but never rude or selfish,
Travelling over time and space
Coming hell water, against the odds
It's rising in trough of a wave

Patient and kind, never jealous
It's following me in all my rides,
As my evening star, hope, serenity
Your my lovely scout for my whole life
Love doesn't come to an end
Right, it's growing for a way

Pretty as a picture, soothing
Sharp and hawk-eyed
Free over the oceans and the hills
Looking after me, everywhere I'm going
Whatever the ways, I'm deeply safe

Trust on you, faith on me
You're my reason to believe
Long and sinuous way of life
Together is worth being lived

Love is the higher law
You ask me to enter
Now, we're sailing in the same boat

Bringing the only baggage that we needed
Is all that we couldn't leave behind

A life of love lasts forever

20th October
Happy birthday my sweetheart, my love

dimanche 18 octobre 2009

When game becomes secondary!

Ce samedi, 17 octobre, au Rose Bowl, j'ai assisté à l'un des évènements les plus attendus dans l'univers du football américain universitaire: la rencontre opposant UCLA, surnommés les bruins, contre CAL (berkeley) surnommés les bears. Des retrouvailles qui s'annonçaient des plus plantigrades! J'étais tout à fait novice dans ce sport, les règles m'étaient peu familières, j'ai ainsi pu m'acclimater le temps d'un match de quelques rudiments élémentaires de ce jeu tels que: quarter (le jeu est divisé en quart temps), time outs (arrêts de jeu accordés à l'entraîneur), down (4 tentatives sont octroyées pour progresser de 10 yards), YTG - Yard To Go (les dit 10 yards à atteindre), et sans omettre le célèbre et tant attendu: touchdown!Ce jeu est un véritable échiquier humain, l'importance des exploits physiques est un fait, mais le stratagème mis en place pour défier un mur en guise de défense, ou pour contrer les manœuvres d'un explosif assaut reste le point décisif! La préparation tactique est particulièrement minutieuse, et j'ai été spécifiquement étonné sur ce point. Pas moins de 53 joueurs par équipe, sont nécessaires, alors que seulement 11 s'exécutent! En réalité 11 sont uniquement voués à l'attaque, par conséquent 11 uniquement à la défense, les posts sont bien entendu doublés, et à cela il faut ajouter ceux qui détiennent un talent particulier: le sprint (runner), le coup de pied etc. C'est la raison pour laquelle une foule de joueur longe le terrain. Quoiqu'il en soit la rentrée des artistes est spectaculaire, celle-ci accompagnée d'un orchestre et les clameurs du public. Elle est tellement appréciée, qu'à la mi-temps, ils remettent cela, pourquoi s'en priver?La partie en question s'est avérée particulièrement intense, et riche en opportunités offensives. Une débauche d'énergie, une abondance de touchdown qui ont porté le score final à 45 - 26 en faveur des visiteurs. Oui UCLA a subi une petite débâcle, cet ample score n'est pas très courant en la matière. Enfin, j'étais venu pour voir du spectacle, j'ai été particulièrement bien servi. Avec des courses depuis plus du milieu du terrain, ce fut spectaculaire. Enfin, en raison des chocs qu'ils doivent encaisser à chaque rencontre, le dopage autorisé, l'espérance de vie de ces sportifs est belle et bien raccourcie!La partie sportive a été de grande qualité, mais on peut se demander, maintenant en connaissance de cause, s'il porte un réel intérêt pour ce sport ou est-ce un prétexte pour faire la fête? Le match débute à 12:30 pm, et dès l'aurore une vie aux abords du stade s'éveillent. Le golf en guise de parking est assiégé le temps d'un match, la pelouse si délicate piétinée! Les pick-up, les caravanes sont aménagés pour regarder le match: barbecue en plein air, jeux pour s'enivrer, écrans plats pour assister au match. En réalité, ils aiment, j'ai du mal à cerner le pourquoi mais, ils aiment se regrouper, s'entasser, sous une pleine canicule, avec les différentes odeurs de grillés, et ce dès 7-8am du matin. Ils doivent trouver en cette mobilisation une atmosphère des grands matchs, une effervescence communicative, le tout agrémenté d'orchestre, de couleurs etc. Oh! Soyons sincères un instant, ils viennent tout simplement faire la fête, picoler, passer moi l'expression, et peu importe si UCLA gagne ou perd, l'essentielle sont les réjouissances! C'est en cela que malgré tout, le sport en lui-même en devient secondaire, tant l'organisation, les festivités déployées autour en sont significatives.Les américains sont les champions du monde de l'organisation, un tel évènement demande un nombre incalculable de personnel. Et que dire de la cérémonie proposée à la mi-temps, tout simplement splendide, de couleur, de dynamisme, de professionnalisme. Musiciens, danseurs, acrobates s'exécutent le temps d'une pause et comblent le terrain de sport.Les spectateurs sont sommés de faire du bruit (make some noise), d'applaudir, de se lever, de scander son équipe. Ce sport s'inscrit particulièrement bien dans la mentalité de cette société "infantile", en effet le jeu est interrompu toutes les 10 secondes pour un temps variable, le temps de quelques publicités, de danses, de quelques acrobaties réalisées par des cheerleaders sur-entraînées elles-aussi (http://spirit.ucla.edu/).Enfin, ils n'ont pas perdu toute raison, et doivent encore posséder un semblant de cohérence profondément enfouis en eux. En effet, l'orchestre de la mi-temps a interprété So What de la vénérée P!nk, une référence de choix.

mercredi 14 octobre 2009

Out of ordinary life - unusual laws & jobs

Imaginez un monde où les lois vous semblent complètement incongrues, si irrationnelles que vous vous interrogerez même sur le fondement de ces règles, ainsi que leurs fins en soit. Projetez-vous dans un univers où un simple service des plus rudimentaires devient une réelle profession. Concevez alors une population docile et appliquée, aux mœurs étonnantes, s'agitant dans un non sens perpétuel. Prenez la direction plein ouest, survolez de nombreux canyons vertigineux, ne vous attardez pas au niveau de déserts arides. Ainsi, faites face à cette société surréaliste, et entrez dans une nouvelle ère convoitée à travers le monde, aux allures de 3ième dimension: Welcome in Los Angeles - California.
Société littéralement assujettie à une publicité aux allures de propagande, cette dernière est simplement omniprésente: à la télévision, toutes les 20min, à tel point que les films durent non pas 1h30 comme à l'accoutumée mais bien 2 à 3h, imaginez-vous donc visualiser à nouveau Titanic, oui prenez votre mal en patience, le navire finira bien par couler! Vous la retrouverez bien entendu le long des routes, ainsi qu'au niveau de carrefours stratégiques, avec des panneaux de taille invraisemblable. Los Angeles est le cœur manifeste du showbiz, des paillettes. Hollywood est une voie prisée et convoitée dans l'ascension dans le monde du 7ième art. Même dans les publicités, on retrouve largement cette démesure, cette extravagance, ce non sens. Ainsi, j'ai fait la découverte d'une curieuse profession, celle de sign flipper, qui consiste à faire tournoyer, virevolter une pancarte publicitaire, pour indiquer la dite agence, le dit shopping ou autre (http://www.youtube.com/watch?v=cDl-LlSel7M). Quelle invraisemblance! This guy needs a life! Soyons sérieux, pensez-vous un instant que son impact sur le commerce qu'il affiche soit tangible?
Un fait saisissant à la rencontre de cette société est le nombre de "petits métiers", j'entends par "petit métier", le type de profession totalement ou passablement inutile. C'est limite si je n'ai pas rencontré le métier d'ouvreur de portes ouvertes (enfin qu'elles soient fermées me contrarie également), d'enclencheur d'ascenseur, d'agent de circulation dans les parkings. Oups! Ce dernier existe! Pas plus tard qu'hier j'ai noté 5 agents pour un supermarché proche de chez moi de taille humaine, style petit intermarché. Je trouve cette population bien assistée, s'entretenant sur des bases gorgeant de paradoxe, un Disneyland chimérique mais bel et bien réel. Ou bien pincez moi vite!
L'assistance est poussée à l'extrême lors du passage en caisse, où l'hôtesse de caisse badge les articles, jusque là rien d'étonnant, mais une seconde personne package vos commissions dans des sacs plastiques. Dans les premiers temps, j'étais un peu embarrassé. Alors que le métier de caissière est progressivement substituée par des appareils automatiques, ici 2 personnes sont nécessaires pour cette étape. La sortie du magasin a des allures de douane par moment! Nous parlions d'assistance, et de "petits métiers", alors que dire de la profession de valet de parking! Je n'ai jamais vu, d'une part autant de restaurant, et par conséquent autant de valet. Même l'humble restaurant avec ses 8 places de parking bien tassées possède un valet. Alors que tu pourrais avancer de quelques mètres de plus et garer ta propre voiture, tu descends de voiture et tu lui concèdes les clés pour la soirée. Quelle profonde absurdité! Une vie de service.
Un paradoxe des plus controversé est qu'ici le sport est une réelle doctrine, un art de vivre. Tout est adapté pour embellir le corps: salle de gym, boisson énergisante, coach sportif, régime diététique, n'oublions pas de citer également la chirurgie esthétique. Et par ailleurs, tout est également orienté pour inciter les gens à se "goinfrer" d'aliments peu recommandés: fast food, prix extrêmement bas, restaurants ouverts à toute heure, de ce fait l'estomac est toujours en alerte, de quoi attraper rapidement une cirrhose. Le rythme de vie en est chamboulé, peu doivent connaître la fonction: entrée - plat - dessert ou encore breakfast - lunch - dinner. Ils en arrivent même à pousser le vice, en tentant de nous persuader, que le burger est une alimentation saine. Ainsi, dans les spots TV, on aperçoit un burger libre, les tranches semblent légères, je dirais, puisqu'elles rebondissent, et le peu de légume est mis en valeur avec des fonds d'écran aspirant à être naturel. Cependant, dès qu'il passe au menu "sauce", je n'ai plus qu'une envie me laver les mains!
Alors que le monde est en état d'alerte et soucieux de l'état de l'environnement, on parle de développement durable, de chimie verte, de voiture à énergie renouvelable, de bio-fuel; les États-Unis bien qu'à la pointe de la technologie, affiche une défaillance intentionnelle en termes de respect de l'environnement. Ainsi, à l'échelle humaine, ils font attention de ne pas laisser traîner quelconques détritus (enfin, vu l'amende dans ce cas précis, il vaut mieux être très docile), cependant le tri des déchets ne semble pas un point capital, également aucune mesure n'est mise en vigueur pour limiter le nombre de voiture, à l'exception de cette modeste voie (carpool) uniquement réservée au covoiturage, mais qui de toute façon est surchargée. Mise à part les publicités pour de la nourriture, ou pour un nouveau régime miracle (un synonyme = draconien), je n'ai jamais autant vu d'annonces réalisées par un concessionnaire, ou pour l'achat de la toyota ou honda de tout dernier cri.Un moyen efficace pour limiter l'utilisation de la voiture serait d'améliorer les transports en commun actuels si stériles. Contradiction révélatrice d'une profonde négligence de la communauté, peu de publicités sont réalisées en faveur de l'utilisation des lignes de bus. Si pour votre trajet, vous nécessitez x lignes, vous devez alors payer chaque fois que vous montez dans un nouveau bus, peu importe la distance. Le comble vient du fait que le chauffeur de bus ne rend pas la monnaie, vous devez alors faire l'appoint avec vos modiques quarter (pièces de 25 cents). Inciter l'utilisation du bus, reviendrait également à taxer davantage les voitures, en cela je pense aux places de parking. Ne vous inquiétez pas, le concept est bien répandu, la rentrée d'argent pour les places de parking est colossale. A l'université, je dois payer ce dernier chaque quarter (trimestre cette fois-ci), payée à la journée la solde s'élèverait à 9$! En réalité, tout est fait pour que les conducteurs utilisent les parkings: à la plage, aux restaurants, aux cinéma etc. Ne partez jamais sans un peu de monnaie dans vos poches. Ces américains se complaisent dans un système sur-taxé, je les qualifie de "moutons dociles", si une rangée se forme, ils ne penseront jamais à en créer une seconde. Par ailleurs, combien de fois ai-je remarqué, une file de voiture sur gauche et personne à droite à l'attente d'un feu.Enfin, la conduite de la route est un cas fort précis, à la fois réducteur et révélateur de leur manque de persuasion. Je les identifie à des grands enfants, achetant la toute nouvelle voiture, celle qui brille le plus, dont l'apparence est le plus spectaculaire. Un rien les émerveille: un arc-en-ciel (enfin comme il ne pleut pas souvent, concédons ce charmant effet optique de la Nature), un hummingbird (colibri), ou encore un piètre feu d'artifice. Alors que la boisson alcoolisée est interdite aux jeunes de moins de 21 ans, la conduite est autorisée dès l'âge de 16 ans. Enfin, vu l'examen de conduite, même à l'âge de 12 ans, le permis et donc le contrôle pratique est envisageable. Ils apprennent donc sur le tas, sachant que les bonnes manières, les gestes qui sauvent, les pièges de la route nécessitent un long apprentissage, et l'écoute de précieux conseils!
N
otons au passage l'absurdité de leur administration: la DMV, la célèbre Department of Motor Vehicles. Pour passer le permis de conduire, ils ne te fournissent pas de voiture, tu dois par tes propres moyens avoir une voiture assurée, sachant que pour assurer une voiture il te faut normalement le permis, et que si tu passes le permis de conduire tu n'as donc pas de voiture pour le moment à ta charge. Une histoire à dormir debout, une administration confuse à l'image du chien qui tente de mordre sa queue... Alors, comment faire? Deux solutions soit vous louez une voiture le temps de l'examen, ou bien vous avez la chance d'avoir des amis avec une voiture assurée. Sachez que seulement 30% des voitures sont assurées, cela rassure le consommateur.La majeure partie du temps, à Los Angeles, vous utilisez le freeway, cette fameuse route de 4 à 8 voies. Or à aucun moment pendant l'examen, vous n'allez l'emprunter! Des embouteillages pour un examen de conduite, ce n'est pas envisageable. Je rajouterai simplement que réaliser un créneau n'est pas concevable non plus... Sachant que vous pouvez doubler par la droite, ou vous traînez sur la file de gauche sans être importuné, et qu'ils ne connaissent nullement les angles morts de la voiture, le danger est permanent, et la surprise est de taille. Imaginez-vous dans une fête foraine aux voitures tamponnantes, avec la conviction de ne heurter personne, bien entendu les autres conducteurs sont tous de joyeux moutards!Enfin voilà, je vis dans un univers sur-dimensionné, surréaliste, ou le quotidien est une perpétuelle surprise, le cas du trafic automobile reste un point réducteur, mais quelque peu révélateur. L.A. est certes difficile à cerner, elle est tellement étonnante et complexe que j'en suis encore loin d'en avoir fait le tour. La vie défile peut être trop vite! Rattrapant son manque d'histoire, elle brûle forcément des étapes, le quadrillage des rues à l'origine si pragmatique en est devenu maladif. L.A. est une citadine toujours en état d'alerte, en permanente effervescence...

lundi 12 octobre 2009

Colourful & fancy Japeneese-Californian restaurants

Apprenti, admirateur et goûteur à mes heures perdues de mets japonais, j'ai dans un premier temps eu, sur place, une mauvaise impression à la découverte des premiers restaurants japonais. Il s'avérera par la suite que ces premiers lieux étaient en fin de compte peu recommandés. J'ai tout d'abord été surpris par la diversité en choix proposé. "Je voudrais commander des sashimis au saumon, des sushis au thon, quelques bectances fraîches, tout ce qu'il y a de plus classique ..." Hum, qu'étais-je bien naïf! Le mot classique n'appartient pas à ce monde. Les règles ont changé, les mœurs et la cuisine également! Je suis en Californie, et qui plus est au cœur de la frivolité, où le superficiel règne en roi, où même la cuisine japonaise qui est à l'accoutumée légère et saine, s'est elle aussi transfigurée. Victime d'une chirurgie esthétique, plastique et réparatrice à la fois (nullement bariatrique), les sushis luisent sous d'épaisse sauce salée et/ou sucrée, de simples makis s'abritent sous l'amoncelles de graines de sésame ("Tiens! Sir McDonald aurait-il livré de gracieux sachets?"). Le précieux et si délicat goût de l'avocat, ou la fraîcheur apportée par le poisson sont masqués dans un capharnaüm d'aliment. Dans un élan de générosité, le chef aurait il oublié son doseur, certainement pas pour l'addition!
Après cette douloureuse rencontre avec la cuisine japonaise-californienne, qu'on ne peut décemment pas appeler cuisine japonaise! J'y suis retourné avec des locaux, à plusieurs reprises je l'avoue. Ne nous avouons pas vaincu pour autant, si je puis dire. Quelle témérité! Le concept n'a pas changé, les plats sont toujours extrêmement variés, également très colorés mais beaucoup plus raffinés, je ne reste toujours pas fan du nappage thon épicé, mais il est étonnant de découvrir toute l'imagination que peuvent recéler ces chefs japonais. Ainsi, vous pouvez découvrir un vaste panel de rouleau, tous plus exotiques les uns que les autres. Pour citer les plus "communs": Californian rolls, Sunset rolls, Dragon rolls, Rainbow rolls, Hawaiian rolls, Alaska rolls etc.Oui j'avoue, ça surprend aux premiers abords. C'est tout de même un appel à la gourmandise ces petites choses. L'anguille reste un de mes rouleaux en top de liste, curieusement ce mélange chaud/froid, agrémenté d'un coulis fort accueillant, m'en laisse encore les papilles gustatives toutes affolées! Ainsi, vous avez d'un côté, si je puis dire, cette nouvelle vague de cuisine fantaisiste, image de l'appétence californienne; et d'un autre côté, une cuisine qui se veut plus traditionnelle, et décemment plus vertueuse à mes yeux.
C'est dans cette sagesse, et une certaine ambition que le chef Katsuya Uechi, ouvre de nouveaux restaurants appelés bien entendu Katsu-ya, pour ainsi dire presque chaque année tant sa popularité est grandissante. Il a également ouvert un restaurant l'an dernier sur la côté est des USA, pour dire! Il faut réserver 3 mois à l'avance pour espérer avoir une table au restaurant sur Brentwood! Quel est donc son secret?
En réalité, il n'en a pas vraiment la raison, d'un seul coup, sans s'y attendre "a fateful friday", les clients n'en finissait pas d'affluer. Il veut simplement, que le client soit heureux, et prépare ses plats avec les aliments du jour, et selon une inspiration intuitive... Son rêve pour décrire un tant soit peu le personnage, est d'être chef d'un petit restaurant qu'il pourrait gérer à lui seul, sans aucun panneau l'indiquant, et ainsi servir les personnes qui par hasard découvriraient cette place. Un rêve quelque peu invraisemblable pour quelqu'un qui a créé des restaurants aussi prospères.Concluons cette note, sur un endroit toujours dans la même ambiance, toujours plus en accord avec la culture même japonaise, et la découverte d'un restaurant en plein cœur du centre ville de San Diego: Kiyo's Japeneese restaurant. A l'époque j'avais été aiguillé par un des gérants de l'auberge de jeunesse. Quoiqu'il en soit ce restaurant était très simple, très accueillant. J'ai apprécié un bento comme il se doit, sans prétention. Une simplicité à l'extrême qui lorsqu'à la fin du repas, je demande s'ils ont une carte du restaurant, parce que j'aime bien ça moi les cartes de restaurant, et bien la jeune serveuse m'a gracieusement rédigé sur un morceau de bloc note les coordonnées du restaurant. Enfin, entre simplicité et tradition vs. apparat et fantaisie, la poudre aux yeux, il y a bien longtemps que je l'ai otée...

dimanche 11 octobre 2009

A peaceful sunday in UCLA

Ce dimanche, et loin de l'agitation oppressive estudiantine de la semaine, je me suis promené brièvement dans le campus de l'University of California, Los Angeles, ou plus communément appelé UCLA. En réalité, je ne me suis jamais penché sur la description de cette Université, lieu de mon travail. Oubli fâcheux car, à elle seule, elle reflète beaucoup du comportement et de la démesure américaine.Située au sud du Sunset Blvd, celui même menant à Hollywood; au nord de Westwood, quartier chic, pour l'essentiel nanti de restaurants; à 4-5 miles de Santa Monica et de son Pacifique; au pied de coteaux résidentiels les plus huppés les uns que les autres: Brentwood, Pacific Pallisades, Beverly Hills, Bel Air. UCLA bénéficie d'un cadre de vie magnifique, agréable. En témoigne la beauté du campus et son atmosphère très aéré, apaisant, qui contraste avec le tumulte de la circulation de Los Angeles. Véritable havre de paix, ce lieu est réellement établi pour le confort des étudiants, ainsi que pour tout le système professorat et de recherche.Les étudiants de UCLA peuvent être fiers de leur université, mais soyez-en sûr ils le sont! De manière générale chaque université ou collège des USA arbore fièrement leur couleur, leur valeur. La compétition entre les universités ne s'affiche pas uniquement au niveau sportif ou intellectuel, il existe un réel engouement, une ferveur pour son identité, une sorte de "patriotisme universitaire" si je puis dire. Ainsi, pour se rattacher à une quelconque identité, le bruin (pour ours brun) est devenu la mascotte de UCLA. Tout est à son effigie: tee-shirts, casquettes, livres etc. Enfin, cela reste une bien belle marque de fabrique permettant de rentrer un profit non négligeable...Faisons abstraction un temps soit peu, de cet univers sportif omniprésent, où la salle de gym est ouverte toute la semaine, où le campus a des allures de sport-étude, et où le fétichisme du corps est le culte d'une vie. Que devient alors, dans ces conditions, l'attrait du sport, l'intérêt même du simple divertissement? Où certains préfèrent courir sur des tapis roulants, en visualisant leur dépense de calorie, au lieu de profiter du ciel bleu quotidien! Ne soyons pas surpris alors, que bon nombre de californiens soient plus superficiels que la moyenne.
Parenthèse étant dite, ne nous épiloguons pas trop, et ressaisissons nous! UCLA est réellement un havre de paix aux allures de paradis. Il fait effectivement bon flâner dans le campus, contempler ces nobles bâtisses en brique rouge apparente. Il fait bon s'hasarder au beau milieu d'un parc, et profiter des rayons du soleil, à l'abri d'un bouleau, ou d'un palmier.
L'espace est roi, à la grandeur de UCLA. Université sur-dimensionnée, fourmillante d'éducation: College des Lettres et Science, Art et Architecture, Ecole de musique Herb Albert, Ecole d'ingénierie et Science Appliquée Henry Samueli, Ecole d'infirmière, Médecine, Cinema, Film, Television etc. http://www.youtube.com/watch?v=SV0pZD9yiWQ, sur ce lien vous noterez tout le professionalisme de l'université, ainsi que son inestimable richesse: For the creation for excellence!Les 4 bâtiments originels, 1919, de l'université sont: Powell Library, Royce Hall, the Humanities Center et Haines Hall, et ont été conçus par l'entreprise locale Allison & Allison. Ce style Néo-Romanesque de ces premiers édifices reste encore à l'heure actuelle la clé de voute et le coeur de UCLA .De nombreux architectes ont apporté leur contribution dans l'embellissement du campus: I.M. Pei, Richard Meier etc. afin d'accueillir au mieux cette affluence d'étudiants. La construction de UCLA est en permanente progression, ce qui lui a valu le surnom de "Under Construction Like Always".Avec une localisation aussi proche d'Hollywood, de nombreuses scènes de film ou série, ont été tournées dans le campus: Erin Brockovich, American Pie 2, quelques prises extérieures de Buffy contre les Vampires (elle est partout S.M Gellar), Alias (avec J. Gardner, dans la première saison l'actrice est graduate in english department), plus récemment la série Californication (3ième saison avec D. Duchovni (que j'ai vu d'ailleur, mon héro dans X-files)) ou encore Heroes (4ième saison des plus méritantes) etc.Jonathan Kuntz, professeur film et télévision, à l'université a dit un jour: "UCLA is located in Los Angeles, the same place as the American motion picture industry. So we're convenient for all of the movie compagnies, TV production compagnies, commercial compagnies and so on. We're right where the action is." Pas facile la vie étudiante dans ces conditions là, de garder la tête sur les épaules, et le nez sur les études. Enfin, avec le plus bas taux de réussite (candidats undergraduate - 21%) des universités de Californie, cela ne me choque pas tant que cela.

Anyway Let's go bruins!

samedi 3 octobre 2009

Take the time to a reading: Julian-Dixon Library

Dès mon arrivé à LAX airport, en décembre dernier, j'ai tout de suite compris que la vie s'était transformée. Oh, il ne faut pas être Sherlock Holmes pour se rendre compte qu'ici les gens sont beaucoup plus expressifs, excentriques parfois, que tout tourne autour de la démesure, que l'apparence fait partie intégrante de la société (corps sculptés, voitures luxueuses, demeures versaillaises etc.), que même si le sport national reste le football, désormais je ne saisis plus les règles du jeu. Ainsi, le système a changé, tous mes repères se sont envolés au fur et à mesure que je m'éloignais de la France. Moi, si proche de la Nature, me voilà plongé en plein Los Angeles, au cœur de son trafic incessant et déroutant. Au moment où l'homme prend conscience de la précarité de l'espèce humaine, à l'instant où pour moi brouillard était encore synonyme d'épaisse brume matinale et rafraîchissante, me voilà au fait accompli: la pollution est telle qu'un nuage voile le ciel, et une traînée obscurcit l'horizon. Je fais alors la rencontre du fameux SMOG de L.A. A la minute où pour moi une autoroute se caractérisait encore par une 2x2 voies, et où les panneaux te préconisaient de ralentir sous peine d'amende, me voilà absorbé dans un trafic invraisemblable où il est autorisé de doubler par la droite, où la simple rocade peut atteindre 2x8 voies, et être complètement embouteillée. Me voilà absorbé dans un monde à part, où pour la simple commande d'une bière on vous dévisage et vous réclame votre I.D. (âge). Me voilà dans un univers fantaisiste, où lorsque vous voulez vous rattachez aux valeurs sûres, et évitez tous ces fast food et autres burgers qui commencent déjà à vous répugner, vous vous dirigez vers un restaurant japonais pour savourer des mets frais. Là stupeur, même la cuisine japonaise est nécrosée. Quelle affligeante idée que de rajouter des épices, des sauces salées, sucrées, et que de faire frire le poisson!Ces premiers jours n'ont pas été de tout repos, administration digne de la France (comme illustration cela doit suffire pour en faire hérissé plus d'un!), recherche d'appartement et attente que ce dernier se libère. Après avoir traversé de nombreux sentiments, de l'étonnement des premiers jours, à l'égarement d'un simple étranger de ce monde. Me voilà, tâchant au mieux, de m'intégrer dans cet environnement parfois aux allures idylliques, bercé par les séries TV et autres représentations cinématographiques du monde du 7ième art. Là où la surprise m'apparaissait, peu à peu un sentiment de "déjà vu" s'est installé, ainsi le quotidien prenait lentement forme.Dans cette quête d'intégration, je savais pertinemment que je ne retrouverai pas toutes mes habitudes françaises, mais néanmoins et inconsciemment je les ai récupérées peu à peu: Badminton, football, footing, promenade, cuisine chinoise et japonaise etc. L'aide de collègues de labo fort sympathiques en est pour beaucoup, je l'avoue. Ainsi, je voudrai souligner l'importance de l'acquisition de ma nouvelle carte de bibliothèque, il y a quelques mois de cela. Je n'ai bien entendu pas retrouver le doux et magnifique cocon de Cayac, et ses sorties bibliothèques. Mais, j'ai certainement vu en cette librairie une quelconque havre de paix, un quotidien rassurant d'un côté. On se rattache à peu de chose dans ces moments là. Surtout, si le poulain chocolat se raréfie.J'ai ainsi découvert les alentours de mon appartement, et apprécié les promenades généralement du samedi à la librairie, pour me réapprovisionner en livre et en DVD. Cette bibliothèque n'est pas extrêmement riche, mais elle présente à coup sûr un cachet typique américain. Son système est quelque peu différent également, ici la carte est gratuite. De ce fait où trouve-t-il une partie de leur recette? Et bien, ils ont mis en place un système d'amende: 25 cents par jour de retard, et par livre. Il est ainsi, j'imagine assez aisé de ramasser le gros lot! Néanmoins ils m'envoient un mail 3 jours avant pour m'avertir de l'épuisement d'une location. De plus, je présume, que la bibliothèque marche grâce à de nombreux dons de livres etc. Il est parfois difficile de déceler une collection complète d'une quelconque bande dessinée ou manga. Également, la qualité des livres parfois laisse un peu à désirer.Enfin, ce n'est pas là, le plus important, vous l'aurez saisi. Ainsi, cette notion du quotidien qui s'installe progressivement est quelque part rassurante et sécurisante. Le temps d'une coupure dans ce monde, j'emprunte mon parcours routinier, tourne sur Overland, prend plein sud sur 1.2 miles, longe une piscine publique découverte, une église au style britannique (Grace Lutheran Church) et entre dans Julian-Dixon Library le temps d'une lecture...

Tic au pays des milles visages

Alors que le calme régnait paisiblement dans la forêt, où seul le gazouillis matinal de jeunes roitelets ci et là venait interrompre ce doux silence. On entendit émanant d'une broussaille épaisse, une pesante toux, ainsi que de légers bougonnements. Tac était malade, et cela le rendait de mauvais poil. Il était contraint de rester cloitré au lit. Ce n'est pas ce matin qu'il pourra réaliser des clichés du lever du soleil!
Pendant ce temps, Paul-Damien de la Feuillage dit le Hiboux, précieux antiquaire, libraire et professeur dans ses heures de loisir, se promenant à deux lieux et alerté par ces grognements, avisa Borah la Chouette, dit la psy-chouette et médecin du village, que Tac ne devait pas être dans son assiette ce matin là. La psy-chouette est bien préparée pour ce type d'intervention, elle peut être réveillée au beau milieu de la nuit, elle n'en reste pas moins disponible et efficace. Véritable "PMA", pour Poste Mobile Ambulant, c'est ainsi qu'elle définit sa profession. Oui, elle adore ajouter des abréviations là où il n'y a pas lieu d'être. Je me laisserai à penser que Maître Hiboux tente de recueillir dans une encyclopédie à plusieurs volumes toutes ces abréviations. La médecine est une science riche en information, Psy-chouette la rend encore plus compliquée, abstraite. Il est à l'accoutumée, très difficile de la comprendre lorsqu'elle ausculte un malade. Souvent Paul-Damien de la Feuillage, lui lance des pics, se moque de ses commentaires, et se demande même parfois qui est le malade dans l'histoire.C'est ainsi que Tic, Paul-Damien de la Feuillage et Psy-chouette se retrouvent dès le matin même au chevet de Tac. Son logis était bien mal entretenu, il y régnait une atmosphère malsaine, le malade ne feignait pas! Ceci, n'empêcha pas Tic d'ajouter son grain de sel...
-Tic, un brin moqueur: Arrêtez, n'en faites pas un fromage, s'il est malade, c'est qu'il a bien cherché! A patouiller dans la rivière matin, midi, et soir, ne soyez surpris qu'il attrape le mal!
-Psy-chouette à son habitude consciencieuse et très professionnelle, commença par aérer la pièce, et laissa pénétrer les rayons du soleil, puis ajouta: Trêve de dispute, le patient se trouve au plus mal, faites bouillir de l'eau, afin que je puisse préparer son remède!
Ainsi, l'auscultation commença, Tac se faisait balancer sans cesse, une langue étirée, une oreille allongée, il y a des jours il ne fait pas bon être malade, et certainement le jour où Psy-chouette vous examine.
-Psy-chouette songeuse: Sans nul doute nous avons à faire à un cas de C.P.D.P.T.
Tic acquiesa.
-Paul-Damien de la Feuillage confus et stupéfait, demanda: Tic, tu connais cette maladie!
-Tic hochant les épaules: Nullement, mais venant de Psy-chouette je ne m'attendais pas à moins.
-Psy-chouette repris son analyse: C.P.D.P.T. Crève Passagère Des Plus Tordues! Ce petit être a attrappé un vilain coup de froid. Je préconise un R.F., un R.C.L.V. à prendre 3 à 5 fois par jour. D'ici deux jours si les symptômes persistent, nous augmeterons les doses.
-Tac fiévreux, délire ou conscience, il demanda: Un R.A.T.P.? Cela est grave docteur, je me sens vacillé, tel un wagon près à dérailler!
(Tic penseur: Reste A Trouver Pourquoi?)
-Psy-chouette rétorqua: Non Tac, tout va aller pour le mieux, il te faut un Repos Forcé, ainsi qu'un Remède Contre Le Virus, qui t'aidera à combattre la maladie. Tu devrais être sur pied d'ici peu.
-Tac contrarié: Oh, non, pas plus tard que hier, je me suis rendu compte, que j'avais égaré mes précieuses lunettes lors de ma dernière excursion, et j'envisageais d'aller les trouver le plus tôt possible! Sinon, elles seront définitivement perdues.
-Tic de ce fait contrarié également, il s'interposa: Ne me dis pas que tu as égaré les lunettes au reflet rouge que je t'avais offert pour la joyeuse parade!
C'était pourtant bel et bien le cas! Ainsi, après quelques querelles matinales. Il est important de s'échauffer la voix le matin. Psy-chouette s'interposa: Tac devait prendre du repos, et Tic devait chercher les lunettes le plus tôt possible, en notant les indications potentielles laissées par Tac. Et là c'est le drame, essayer de transcrire les paroles d'un malade à moitié délirant, parlant de son ancienne excursion à travers les montagnes, cela reste de l'exploit. Au bout de 20min, de communication sans queue ni tête, Tic avait griffonné un semblant d'indication, et Tac s'était endormi dans un dernier soupire..."mes lunettes sont accroc..." Voici les quelques notes que Tic a pu déchiffrer:

Sur la crête d'une chaîne de montagne
Empruntez la colline aux 1000 visages
Ne défiez pas le crâne dégarni

Aventurez-vous à la proue d'un navire

Ne réveillez pas Pato le Chien

Évitez à tout prix Cong le Gorille
Longez Pig le Cochon ailé

Enfin, aux abords d'un
roc en lévitation
M
es lunettes...

Et bien, Tic était bien avancé avec ce type d'indication. Un parchemin en hiéroglyphe aurait été d'une plus grande aide. A la prochaine occasion, il s'y attardera à deux fois avant de demander de l'aide à Tac! Heureusement pour lui, et pour le présent laissé en proie à la Nature, Paul-Damien le Hiboux, reconnaissait en cette description l'esquisse d'une partie montagneuse de Malibu. Cette chaîne montagneuse (75 sur 15 kms) présente un climat méditerranée très marqué, il arrive à de nombreuse reprise qu'un feu (attisé par le vent Santa Ana) se déclare et ravage une bonne partie des forêts. Cela n'empêche en rien, en moins de 10 années à ce que la végétation soit totalement rétablie. L'écosystème y demeurant est très riche: plus de 50 espèces de mammifères et 384 espèces d'oiseau, citons par exemple: les coyottes, l'aigle royal, le lynx. La végétation y est également extrêmement variée: étendues cotières sableuses, plages, chaparral, vallée de chênes etc. Ainsi, la descritpion laissé par Tac, avant de s'endormir pour de doux rêves, est précisément celle de rocs volcaniques en sable.
Grâce aux précieuses explications de Maître Hiboux, le puzzle commençait peu à peu à s'éclaircir, néanmoins il restait à Tic, de suivre ces énigmatiques indications et ce en pleine chaîne montagneuse. Et si par chance, il retrouve ces rocs façonnés par le temps, il lui faudra par la suite ouvrir ses mirettes pour dénicher une paire de lunette. Ainsi dire: autant chercher une aiguille dans une botte de foin!Au pied de rocs, qui semblaient décrire le délire de Tac, Tic remarqua effectivement que le sol était bel et bien sec, l'herbe était d'une couleur jaune vive, resplendissante à la lueur du soleil. Tic entrepris l'ascension et pensa: "Je n'ai rien contre les montagnes, mais ce n'est surement pas une fois la haut, que je tomberai sur une rivière en chocolat!" Le paysage était merveilleux, la montagne et l'océan cohabite parfaitement ensemble.L'ascension fut rapide, mais Tic n'avait toujours pas remarqué l'ombre d'un Gorille ou d'un Chien. Il longea alors la crête de la montagne, et la stupeur, après une dédale de virages, il aperçu un rocher esquissant nettement un crâne dégarni. Enfin, se dit-il, heureusement que se rocher n'a pas de cheveux, cela me paraitrait beaucoup plus suspect et étrange.Ainsi, Tic de crête en crête, de roc en roc, de visage en visage, suivit progressivement les indications laissées par Tac. Qui l'eut cru? La proue d'un navire, Pato le Chien, Cong le Gorille et même le Cochon ailé, tous étaient bel et bien présents. Ils se tenaient là, et tel un parcours fléché, Tic se semblait observé par ces colosses sculptés.Le Cochon ailé étant passé, Tic devait chercher la dernière pièce de ce long puzzle. Le roc en lévitation! Il n'avait alors aucune idée sur la nature d'un tel roc. Mais après ce qu'il venait de vivre, plus rien je suppose, ne l'aurait surpris! Serait -ce un rocher en suspension défiant toute loi de gravité? Un rocher feignant de tomber, mais qui par magie reste immuable et pétrifié?Après plusieurs kms de marche au milieu de la montagne, il aperçut au loin dans la vallée un roc en équilibre. Curieux rocher qui ne semble tenir qu'à un fil! La Nature façonne de bien originales et plaisantes choses. Les rocs, les plantes, l'océan, la montagne, tout est à l'image de la Nature, changeante, vivante, riche en couleur, sereine et complexe. Si riche, qu'il est parfois bien difficile de rechercher un petit objet en pleine Nature...

Conte dédié à Alexia & Julia

Eternal Venice: Sense of rhythm, sense of light

Venice la magnifique, l'extravagante, l'inoubliable, la tumultueuse... Les adjectifs ne manquent pas pour la décrire. Là, est le paradoxe, plus vous cherchez à la décrire et moins vous la connaissez tant elle est complexe. Comme toutes les stations balnéaires de la côte ouest de L.A., elle est bercée tout au long de l'année par un ciel d'un bleu azur et des températures affriolantes. Cependant, là, où elle se distingue, est de part son animation, son rythme de vie à la cadence des vagues, à l'alternance du soleil.Je pourrais m'étendre sur la description de Venice, ce ne sont pas les attractions qui manquent:
  • Une rue de restaurants, de maisons d'art, légèrement à l'écart du bord d'océan: c'est Abbot Kinney street. Partant de Venice et gagnant Santa Monica, cette rue pétille de dynamisme, de luminosité.
  • Des canaux à l'image de Venise en Italie, dissimulant des demeures de grand standing, donnant sur le port Marina del Rey. L'art ainsi que les canaux sont sans aucun doute les vestiges laissés par le voyageur et écologiste Abbot Kinney.
  • Une population pauvre au bord d'océan d'ethnie très variée, de petits détaillants au couleur du soleil, des auto-radio tous les 20m s'époumonant. Un reggae se mêle au rythme d'une samba brésilienne. Chaque soir le soleil se couche accompagné d'un orchestre organisé et disparate, où chacun s'immisce au sein du groupe avec son propre instrument, et/ou danse au rythme des percutions, des mélodies.
  • Venice est de toutes les couleurs, avec un penchant très marqué hippies, à l'image de Haight Street à SF, le monochrome n'est pas de ce monde. Tatouage, accoutrement extraverti, la vie peut paraître à certain moment hors temporelle et irrationnelle!
Le long de Speedway, première rue parallèle à la plage, le réveil de Venice commence tôt à l'aurore: dès les premières lueurs les détaillants œuvrent à l'installation de leur standing dans un coin réservée. Combien gagne leur vie par la vente de babioles, ou par l'exécution de numéros (jonglerie, acrobatie, danse...)? Tout ceci se mêle, dans une bonne ambiance, au rythme également des joggers, cyclistes ou patineurs. La vie se réveille ainsi, chaque matin, sur Venice. Et tout au long de la journée, elle semble sans repos. J'ai pour habitude, chaque samedi matin, de m'immiscer le temps d'un jogging matinal, ou d'un surf des "plus méritants", à cette frénésie routinière.Le matin m'était familier, mais la fin de journée beaucoup moins. Ainsi, après ma 4ième session de surf! Oh Renaud pourrait pousser la chansonnette pour la résumer succinctement: " C'est pas l'homme qui prend la mer, mais c'est la mer qui prend l'homme tatatin; Moi la mer elle m'a pris , mais j'ne vous dirai pas c'qu'elle m'a mis patatra " Merci Renaud, j'ai donc rangé ma planche et mis mes santiags pour profiter de cette fin de journée et admirer le couché du soleil.Et là, appareil de photo à la main, on gagne en observation. Retour en l'état de spectateur, on re-découvre Venice, le ballet du matin, que je ressentais, est bel et bien présent également en soirée. Cette fois, à la lueur des derniers rayons de soleil, le pétillement de Venice s'éteint peu à peu. Ainsi, tranquillement les marchands ferment peu à peu boutique, les détaillants plient leur matériel. Cependant, des derniers sportifs se hâtent et exploitent jusqu'au tout dernier moment cette luminosité devenue précaire. Ne serait-ce pour un petit 1/4h, des surfers courent à l'assaut des dernières vagues. Des amoureux main dans la main, traversent la plage et s'aventurent le long de l'océan pour observer la fusion du soleil avec l'océan.Ainsi, chacun profite à leur rythme des derniers faisceaux lumineux, le soleil se couche lentement, épouse l'océan, puis plonge en arborant des teintes orangées, rouges, promesses d'un lendemain encore et toujours ensoleillé.PS: Cela n'a rien à voir, mais dans le film " Dialing up 'Cellular' " avec Kim Basinger, Chris Evans, Jason Statham etc. la scène de fin se déroule sous le Santa Monica Pier... Un endroit où, bien sur il est interdit d'accès!