Cette modeste colline, image ci-dessus, est des plus aisée à atteindre. Et ce n'est pas ce petit manteau enneigé qui risque d'entamer mon ardeur. Et bien détrompez-vous! Ce genre de finish à l'accoutumé me demande 20min, tout au plus. Effectivement que reste-t-il? Moins d'un demi-mile. Oui mais voilà, le tapis neigeux que vous voyez n'a définitivement rien d'accommodant.
L'accessible inaccessible était mon ressenti à ce moment là. Si proche et pourtant, encore bel et bien à près d'une heure d'esquive dans la neige. Je hais la neige, et on se rend compte assez naturellement l'utilité des raquettes de montagne dans ces moments là! Oui, je n'ai pas inventé la poudre, et encore moins la neige. Elle, qui s'obstine à rester toujours omniprésente, et ce, même à la fin mars. Il était 1:30pm, à ce moment, je marchais déjà depuis 4h30. J'en avais plein les baskets, au sens propre comme au sens figuré, et j'avais encore plus de 4h de route pour regagner le cœur de L.A. La messe était donc dite, je n'irai pas fouler le sommet du Telescope peak. Il fallait rester sérieux et me présumer de mes forces déjà quelque peu entamées. 7h plus tard, à 8:30pm j'allumai la TV de mon salon à l'appartement, après une journée bien remplie.
Les photos accolées au texte sont comme un flash-back du déroulement de l'excursion. Elles sont volontairement apposées dans le sens non-chronologique de mes pas, afin de montrer si possible le chemin parcouru dans une tournure plus originale. J'espère de ce fait, donner à l'éloignement progressif de mon dernier pas en altitude, une vision de plus en plus reculée, une sensation de vertige. Malgré la neige, j'ai tout de même réalisé une longue randonnée. J'ai passé 1h30 juste au niveau des crêtes, vous devriez rapidement en comprendre la raison.
Mon objectif était de gagner les crêtes, espérant de la sorte privilégier d'un terrain moins enneigé. Effectivement, en un sens la neige se fit moins abondante. Alors que le sentier, avait le délicat discernement de contourner les différents sommets avant de s'attaquer à l'ultime ascension du dit pic. Et bien, la neige, malicieusement avait exactement le même entendement. Une complicité qui à ce moment là ne m'enchanta guère, m'obligeant à gravir 5 pics, pour éviter la neige. Enfin, je n'en étais plus à ça près dans l'extension de l'itinéraire initial (12 miles). En effet, le début du sentier, commença prématurément pour cause de neige.
Cette neige resta au cœur de mes préoccupations. Une fois glissante, une autre fois plus cotonneuse, elle jouait de ma vigilance, en me testant à chacun de mes pas. J'avais la nette impression de réaliser un moon-walk sur près de 7miles. Un défi physique qui tomba, il est vrai en désuétude à l'approche du pic. Mais la vue de part et d'autre de ces sommets est totalement inédite, voire spectaculaire!
Les photos accolées au texte sont comme un flash-back du déroulement de l'excursion. Elles sont volontairement apposées dans le sens non-chronologique de mes pas, afin de montrer si possible le chemin parcouru dans une tournure plus originale. J'espère de ce fait, donner à l'éloignement progressif de mon dernier pas en altitude, une vision de plus en plus reculée, une sensation de vertige. Malgré la neige, j'ai tout de même réalisé une longue randonnée. J'ai passé 1h30 juste au niveau des crêtes, vous devriez rapidement en comprendre la raison.
Mon objectif était de gagner les crêtes, espérant de la sorte privilégier d'un terrain moins enneigé. Effectivement, en un sens la neige se fit moins abondante. Alors que le sentier, avait le délicat discernement de contourner les différents sommets avant de s'attaquer à l'ultime ascension du dit pic. Et bien, la neige, malicieusement avait exactement le même entendement. Une complicité qui à ce moment là ne m'enchanta guère, m'obligeant à gravir 5 pics, pour éviter la neige. Enfin, je n'en étais plus à ça près dans l'extension de l'itinéraire initial (12 miles). En effet, le début du sentier, commença prématurément pour cause de neige.
Cette neige resta au cœur de mes préoccupations. Une fois glissante, une autre fois plus cotonneuse, elle jouait de ma vigilance, en me testant à chacun de mes pas. J'avais la nette impression de réaliser un moon-walk sur près de 7miles. Un défi physique qui tomba, il est vrai en désuétude à l'approche du pic. Mais la vue de part et d'autre de ces sommets est totalement inédite, voire spectaculaire!
Vue est sur "badwater" au cœur de la death valley, tout au loin, nous pouvons apercevoir le Chalerston peak.
Où suis-je donc? Finalement la question se pose. Je me trouve à quelques pieds du plus haut point de la death valley: Telescope peak. Ce dernier culmine à 11,331 pieds (3,454m) d'altitude. Ah! La colline semble avoir pris du gallon d'un seul coup! Sa position stratégique permet de voir dans toutes les directions, et ce à plus de 100miles, d'où son nom. Voilà, le réel objectif de ma randonnée: un panorama imprenable à perte de vue. J'avais déjà sillonné la vallée du nord au sud, et la vue de cette barrière montagneuse (Panamint Mountain) depuis Dante's view, semblant s'ériger tel un mur imprenable, m'avait titillée l'esprit. J'avais comme une sensation d'inachevée, voilà qui est finalement chose faite.
La vue est des plus sensationnelles, à l'ouest et au loin on peut discerner le mont Whitney (qui pour le coup s'élève à 14,505 pieds (4,421m) et est le plus haut sommet des États-Unis) appartenant au Sequoia Park, à l'est le Charleston peak (11,916 pieds (3,632m)) appartenant aux Spring Mountains de la partie sud du Nevada (Nord ouest de Las Vegas). On peut effectivement discerner les différentes vallées ainsi que les différentes chaînes montagneuses toutes parallèles entre-elles. Cette succession est incroyable, le mouvement des plaques façonne de spectaculaires panoramas, rendant d'autant plus infranchissables, ces différentes vallées. On comprend mieux la difficulté qu'on les voitures à s'aventurer dans de tels lieux. Et l'on s'émerveille face à une telle immensité. Je n'étais jamais allé si haut, et mes yeux n'avaient jamais exploré si loin.

Le chemin proprement dit de départ était une route. Enfin, en témoigne ces images, une épaisse piste enneigée. L'ascension vers ce premier dôme, en arrière plan semble difficilement accessible. Les nuages divergent depuis le sommet, donnant une tournure tragique et/ou sacrée à de tels espaces. Il m'aura alors nécessité 3 heures pour en atteindre ce point. Les arbres poinçonnent à leur manière la colline, la rendant moins hermétique. Cependant, croyez moi la neige est bel et bien présente.

Quand je repense au début du sentier... encore sec, et déjà au caractère aride. La neige fait pleinement partie de ce paysage désertique, persistante jusqu'en fin juin. On aura cependant rarement vu de tels arbres au milieu de la death valley. La dernière photo illustre les charcoal kilns, qui étaient des anciens fours à charbon. Le charbon étant utilisé par la suite en tant que combustible pour la fonte de l'or.
Enfin en regardant pour la dernière fois les hauts sommets avant de gagner L.A, la simple colline qui était à l'origine à porter de main, semble dorénavant bien éloignée...






































