lundi 29 mars 2010

Right in the middle of no where, but definitely in the highest point - Hiking towards Telescope peak

The highest point that I've never been so far.
Cette modeste colline, image ci-dessus, est des plus aisée à atteindre. Et ce n'est pas ce petit manteau enneigé qui risque d'entamer mon ardeur. Et bien détrompez-vous! Ce genre de finish à l'accoutumé me demande 20min, tout au plus. Effectivement que reste-t-il? Moins d'un demi-mile. Oui mais voilà, le tapis neigeux que vous voyez n'a définitivement rien d'accommodant.
Pied de nez au Telescope peak, je pose devant lui.
L'accessible inaccessible était mon ressenti à ce moment là. Si proche et pourtant, encore bel et bien à près d'une heure d'esquive dans la neige. Je hais la neige, et on se rend compte assez naturellement l'utilité des raquettes de montagne dans ces moments là! Oui, je n'ai pas inventé la poudre, et encore moins la neige. Elle, qui s'obstine à rester toujours omniprésente, et ce, même à la fin mars. Il était 1:30pm, à ce moment, je marchais déjà depuis 4h30. J'en avais plein les baskets, au sens propre comme au sens figuré, et j'avais encore plus de 4h de route pour regagner le cœur de L.A. La messe était donc dite, je n'irai pas fouler le sommet du Telescope peak. Il fallait rester sérieux et me présumer de mes forces déjà quelque peu entamées. 7h plus tard, à 8:30pm j'allumai la TV de mon salon à l'appartement, après une journée bien remplie.Les photos accolées au texte sont comme un flash-back du déroulement de l'excursion. Elles sont volontairement apposées dans le sens non-chronologique de mes pas, afin de montrer si possible le chemin parcouru dans une tournure plus originale. J'espère de ce fait, donner à l'éloignement progressif de mon dernier pas en altitude, une vision de plus en plus reculée, une sensation de vertige. Malgré la neige, j'ai tout de même réalisé une longue randonnée. J'ai passé 1h30 juste au niveau des crêtes, vous devriez rapidement en comprendre la raison.Mon objectif était de gagner les crêtes, espérant de la sorte privilégier d'un terrain moins enneigé. Effectivement, en un sens la neige se fit moins abondante. Alors que le sentier, avait le délicat discernement de contourner les différents sommets avant de s'attaquer à l'ultime ascension du dit pic. Et bien, la neige, malicieusement avait exactement le même entendement. Une complicité qui à ce moment là ne m'enchanta guère, m'obligeant à gravir 5 pics, pour éviter la neige. Enfin, je n'en étais plus à ça près dans l'extension de l'itinéraire initial (12 miles). En effet, le début du sentier, commença prématurément pour cause de neige.Cette neige resta au cœur de mes préoccupations. Une fois glissante, une autre fois plus cotonneuse, elle jouait de ma vigilance, en me testant à chacun de mes pas. J'avais la nette impression de réaliser un moon-walk sur près de 7miles. Un défi physique qui tomba, il est vrai en désuétude à l'approche du pic. Mais la vue de part et d'autre de ces sommets est totalement inédite, voire spectaculaire!
Vue est sur "badwater" au cœur de la death valley, tout au loin, nous pouvons apercevoir le Chalerston peak.
Où suis-je donc? Finalement la question se pose. Je me trouve à quelques pieds du plus haut point de la death valley: Telescope peak. Ce dernier culmine à 11,331 pieds (3,454m) d'altitude. Ah! La colline semble avoir pris du gallon d'un seul coup! Sa position stratégique permet de voir dans toutes les directions, et ce à plus de 100miles, d'où son nom. Voilà, le réel objectif de ma randonnée: un panorama imprenable à perte de vue. J'avais déjà sillonné la vallée du nord au sud, et la vue de cette barrière montagneuse (Panamint Mountain) depuis Dante's view, semblant s'ériger tel un mur imprenable, m'avait titillée l'esprit. J'avais comme une sensation d'inachevée, voilà qui est finalement chose faite.La vue est des plus sensationnelles, à l'ouest et au loin on peut discerner le mont Whitney (qui pour le coup s'élève à 14,505 pieds (4,421m) et est le plus haut sommet des États-Unis) appartenant au Sequoia Park, à l'est le Charleston peak (11,916 pieds (3,632m)) appartenant aux Spring Mountains de la partie sud du Nevada (Nord ouest de Las Vegas). On peut effectivement discerner les différentes vallées ainsi que les différentes chaînes montagneuses toutes parallèles entre-elles. Cette succession est incroyable, le mouvement des plaques façonne de spectaculaires panoramas, rendant d'autant plus infranchissables, ces différentes vallées. On comprend mieux la difficulté qu'on les voitures à s'aventurer dans de tels lieux. Et l'on s'émerveille face à une telle immensité. Je n'étais jamais allé si haut, et mes yeux n'avaient jamais exploré si loin.
Vue de la Panamint Valley et tout au fond (100 miles away) le Mont Withney
J'avais fait remarquer dans ma précédente note sur la death valley (A cartepillar army: Death Valley), le caractère en forme de U de cette dernière. Ainsi, Telescope peak est connu pour avoir la plus importante élévation verticale à partir du terrain local, parmi toutes les montagnes des États-Unis. Il est en quelque sorte comparable à l'ascension du mont Everest à partir de sa base nord celui du plateau Tibétain.Le chemin proprement dit de départ était une route. Enfin, en témoigne ces images, une épaisse piste enneigée. L'ascension vers ce premier dôme, en arrière plan semble difficilement accessible. Les nuages divergent depuis le sommet, donnant une tournure tragique et/ou sacrée à de tels espaces. Il m'aura alors nécessité 3 heures pour en atteindre ce point. Les arbres poinçonnent à leur manière la colline, la rendant moins hermétique. Cependant, croyez moi la neige est bel et bien présente.Quand je repense au début du sentier... encore sec, et déjà au caractère aride. La neige fait pleinement partie de ce paysage désertique, persistante jusqu'en fin juin. On aura cependant rarement vu de tels arbres au milieu de la death valley. La dernière photo illustre les charcoal kilns, qui étaient des anciens fours à charbon. Le charbon étant utilisé par la suite en tant que combustible pour la fonte de l'or.Enfin en regardant pour la dernière fois les hauts sommets avant de gagner L.A, la simple colline qui était à l'origine à porter de main, semble dorénavant bien éloignée...

lundi 22 mars 2010

Tic & le fertile sortilège

Tic, pelage au vent, voyait son brushing de la semaine passé d'un mauvais œil. Enfin, cela a du bon de voyager à l'arrière d'une jeep: le voyage est à ciel ouvert, le rafraîchissement est garanti et le gain en temps est considérable. Mais lorsque cette dernière date de l'avant guerre! Les amortisseurs ont malheureusement perdu de leur jeunesse, ce pauvre Tic se voit valdinguer dans tous les sens, son postérieur en ressent de nombreux traumatismes. La route sinueuse à travers les collines n'arrange en rien à l'affaire.Mais pourquoi diable s'est-il aventuré dans un tel manège? La raison est pourtant simple. Son ami Tac s'est fait récemment livrer un objectif de dernier cri pour explorer davantage les joies de la photographie. Tic légèrement intrigué par tant d'artifice s'est alors lancé dans l'acquisition d'un télescope. Il ne voit pas pourquoi Tac serait le seul écureuil illuminé, alors que, lui aussi, il peut avoir la tête dans les étoiles! La technologie fait progressivement parler d'elle dans le doux cocon du village. Tac explore les collines, ses clichés alimentent le journal local de Paul-Damien de la Feuillage, dit le Hibou. Il est vrai que des feuilles d'écriture gratifiées de quelques photos rendent le récit plus attractif, voir imaginaire. Le journal a pris une dimension poétique hors du commun. Le public est conquis par ses verves. Le public a envie de se lever, mais ne le fait pas! Tic & Tac seraient-ils toujours en vadrouille? Bizu le bruins pleure-t-il son dernier repas englouti? Psy-Chouette pense que son éditeur devrait rentrer plus tôt pour souper! D'une distribution mensuelle, la demande est telle que le rédacteur en chef et libraire du village (Paul-Damien de la Feuillage a vraiment un rôle important au sein de la communauté) se voit maintenant livrer un hebdomadaire. Et croyez-moi, malgré la faible population de cet humble village, ce ne sont pas les histoires originales qui manquent!
L
a dernière en date? Assurément une histoire à dormir debout! Xouille la Marmotte, éreintée par une dure journée de labeur. Oui, elle restaure une bonne partie de son habitat, en un art déco encore plus naturel. Enfin, le cachet naturel du village va sans dire. Peut-être cherche-t-elle, la parfaite communion avec dame nature. Un art de vie 100% écologique où il fait bon vivre. Disons que les dernières agitations autour des nouvelles technologies: la presse de Paul-Damien de la Feuillage, l'appareil photo de Tac, et plus récemment l'envi d'un télescope de Tic; la poussent peut-être vers un art intérieure plus réel, a green fashion! D'ailleurs, elle attise le côté naturelle en portant une fleur sur le bord du museau et cela lui va à ravir. Enfin, la voilà finalement plongée dans son bain d'eau thermale, grignotant une barre chocolatée dérobée à Psy-Chouette: une source de béatitude à toute épreuve.Pour comprendre les détails de cette petite parenthèse, faisons la connaissance de notre nouveau compagnon: Baptou le bouseux. Ce dernier, récemment arrivé au village, et depuis peu sédentaire, est une véritable bénédiction pour tout les citoyens. Comme son nom l'indique il brasse les détritus amoncelés ci-et-là. Oh, ne rigolez pas, sa présence au sein du village est indispensable. Si l'on peut dire il est comme un filet d'air pur, sans connotation de différentes flatulences possibles, les seules pétarades perçues sont assurément celles lancées par Xelle racontant une énième fois ses mésaventures. Allons donc aux faits, Psy-Chouette, en manque de chocolat (on ne se demandera pas où peut bien être sa barre chocolatée! Amendes - Noix de cajou?), pataugeait avec jubilation dans une eau calme, mais à caractère boueux. Les aventures de Tic & Tac et la rivière en chocolat parues aux éditions de la Feuillage l'avaient fortement marquée, son envi de chocolat depuis en était grandissant! Vous comprendrez dés lors, depuis la venue de Baptou le bouseux dans le village de la nature suspecte du bain auquel Psy-Chouette se délectait. L'histoire avait fait le tour du village, la parution publique en était grandement la cause principale. Paul-Damien de la Feuillage, éditeur à son insu, avait dû subir de nombreuses querelles belliqueuses de long moment durant...

Revenons, à l'aventure du jour, loin des agitations quotidiennes du village. Tic était de retour de la ville, où il s'était donc renseigné sur les différents modèles de télescope. Keck telescope, hubble space, galaxy craft, ces marques n'avaient dès lors plus aucun secret pour lui. Comme à l'accoutumé, et pour gagner un temps inconsidérable, il s'était glissé à l'arrière d'une jeep. Fâcheusement pour lui, et heureusement pour son arrière train, à vous de choisir, la vielle jeep lui servant d'écuyer ne put terminer la traversée des collines. Le voilà, au bord de la chaussée, mais toujours à quelques lieux du village. Son amour de la randonnée ne se fît pas attendre, quelle joie se dit-il que de conclure ce retour par une ballade dans la forêt.Le temps était tout à fait idéal. Les couleurs du printemps avaient déjà fait leurs apparitions. Nombreuses fleurs avaient déjà éclos. Et l'air ambiant était des plus purs. D'un ballotement ininterrompu à une ballade aérienne en forêt, le contraste était saisissant, et Tic savourait chacun de ses pas. Les arbres à l'orée du sentier arboraient une certaine majesté, les vallées en contre bas respiraient le temps de la floraison. Le moment était idyllique, et la forêt partageait visiblement cet amour avec Tic.Ainsi, l'esprit enchanté et le pas léger, Tic s'aventurait au cœur de la forêt. Sa démarche chaloupée faisait gonfler une vague de désir auprès des marguerites, des violettes et autres fleurs aguichantes. Cependant, au détour d'un chemin moins ombragé, il stoppa volontairement sa cadence face à l'oisiveté de deux lézards. Ces deux bougres ne feignaient même pas de bouger, la présence d'un rongeur dans les parages ne semblait pas les inquiéter pour autant. Tic s'avança près d'eux et leur demanda:
-Tic interrogatif: "Je serais curieux de connaître le temps que vous passez à vous dorer au soleil. La vie ne vous semble pas trop monotone?"
-Femelle lézard sans pour autant bouger l'ombre d'une queue, mais un brin sarcastique répondit: "Je serais surpris de connaître le temps que vous mettiez à dénicher une noisette saine?"Cette première approche était des plus maladroites. Le doux farniente des lézards est à la hauteur de leur tempérament moqueur. Tic en minorité et légèrement pataud face à une telle rétorque, tenta de reprendre la discussion par un meilleur angle. Après s'être excusé de son approche malhabile, et s'être présenté, il leur demanda la route à suivre pour gagner le village de la vallée. Il fît alors la connaissance de Tim & Mimi, 2 jeunes spécimens qui adorent lézarder au soleil. Mimi la plus goguenarde des deux pris la parole:
-"Oh nous connaissons bien ce village, nous y passons généralement nos vacances d'hiver à l'abri de source chaude. Mais mon sens de l'orientation très défaillant ne vous aidera pas pour autant, je le crains!"
-Tim pris alors le flambeau de la discussion: "Effectivement, elle serait capable de s'égarer pour aller aux toilettes. L'étoile nord pour elle, ne l'aiguille en rien et l'empêche juste de dormir!"
-Mimi déjà grincheuse: "Oh ça va, monsieur le navigateur! Si tu ne veux pas bouffer ta queue pour le souper, tu ferais mieux de faire profile bas jusqu'à nouvel ordre!"
-Tim après une déglutition de salive délicate finit par répondre à Tic: "Mon cher Tic, la route à suivre jusqu'au village est des plus simples!"
A ce moment là, peut-être pour épater sa compagne belliqueuse, Tim le lézard, s'élança dans un long monologue, un véritable glossaire ambulant!
"Le sentier que vous empruntez pénètre dans le bois des Graminés suivant une direction est. La végétation y est abondante, je vous conseillerai cependant de ne pas trop vous y attardez. Il s'élève ensuite par une série de raides lacets puis s'oriente vers le sud-est et enjambe le ruisseau de Ptite-chose par une passerelle en bois dite de la Cloutade des Gnoles. Alors que la pente s'adoucit par la suite, il s'achemine entre les mamelons et les croupes avant d'attaquer la rude montée qui mène à la Couillade d'en Beys. Après avoir serpenté au milieu des rochers, le sentier descend le long de la vallée. La pente s'adoucit et longe de mélodieux rhododendrons, pour finalement s'orienter vers le sud dans l'humide pelouse de la vallée. Ce plateau herbeux vous conduira droit vers le lit de la vallée."
Tic acquiesça, sans pour autant être convaincu des propos de Tim. Parlait-il réellement d'un sentier? Il n'avait jamais entendu pareil champ lexical en la description d'un itinéraire. Laissant ces deux azimutés à leur douce chaleur, Tic gagna rapidement le bois dont Tim en faisait l'allusion. Mais ne pris pas garde de son avertissement. Il resta ainsi, de nombreuses heures à contempler les couleurs, ainsi que la végétation naissante du printemps. La Nature est si belle, les fleurs semblent même communiquer une certaine aura.Cependant, sans s'en rendre compte, et au contact de cette végétation vivante, Tic commençait à avoir de légers vertiges. Sa vue débuta par le préoccuper, les fleurs perdaient de leurs couleurs, et au-delà sa vision se perdait! Sa respiration devenait plus haletante. Comme oppressé, Tic devait faire des pauses de plus en plus fréquentes. Victime d'un écosystème trop luxuriant, Tic hyperventilait. Les milliers de parfums saturaient progressivement son odorat, il en perdait progressivement tous ses autres sens, si indispensables. En constante déséquilibre, ce pauvre petit être finit par perdre conscience.Le récit en devient tragique, vous en conviendrez. Était-il éreinté par le voyage, avait-il trop absorbé de pollution lors de son séjour en ville, toujours est-il que Tic, pourtant dans son élément se sentit défaillir et perdit connaissance. L'absence de Tac peut en être la cause vraisemblablement. Tel Batman sans son Robin, Astérix sans Obélix, Tintin sans Milou, l'enthousiasme semble perdre de son élan. Livré à lui même, sans âme protectrice, Tic succomba dans son inconscience à un rêve bien étrange...
En effet, surement victime d'une hallucination, l'esprit de Tic se vit divaguer. Vous savez ce genre de rêve, si farfelu, qui mit bout à bout vous apparaît inconcevable. Si énigmatique que seul l'esprit doit en posséder le secret. Tic n'était évanoui que depuis quelques minutes que son esprit lui jouait déjà des tours. Le voile lumineux une fois levé, il vit apparaître une étrange demeure. Une maison super design, perché au sommet d'une colline. Blanchâtre à en faire pâlir une colombe, avec des devantures riches en lumière et une entrée princière. La maison sublimait le voisinage. Seul un riche personnage pouvait habiter ces lieux. Son escale à la ville devait lui avoir monté à la tête, mais la présence de Tac au beau milieu du séjour ne le réveilla pas pour autant. Tac se démenait à droite, à gauche, et avait délaissé ses cartes mémoires et son télé-objectif pour des bobines et une ample caméra. Il était devenu metteur en scène! Son auditoire l'écoutait à la virgule et ses mots étaient exécutés avec la plus fines des perfections. Seule surprise, après tout nous sommes dans un rêve, est la présence en tant qu'acteurs de cochons. La luxure était de la partie. Goinfrerie, gourmandise rendaient ces lieux de plus en plus obscènes. Des fruits feignaient de tomber du sofa, la scène était en méli-mélo, un coulis de chocolat venait d'heurter le sol. Cela en était trop, Tic, tout en sueur, venait de reprendre connaissance. Son aversion pour le gaspillage de nourriture aura eu raison de sa somnolence.
Tout juste réveillé de sa torpeur, Tic n'avait pas pour autant récupéré de son ivresse printanière. Sa vue était loin d'être recouverte. Les couleurs, qui par ailleurs le subjuguaient, n'étaient plus qu'une expression de noir et blanc. Se contentant alors de ce peu de vision retrouvée, il chercha alors à fuir au plus vite cette forêt si fertile. En noir et blanc, la forêt arbore une tout autre image. Les fleurs si attrayantes affichent dès lors une certaine nostalgie, les branches synonymes de liberté et d'évasion pour un écureuil semblent dresser un mur devant son passage, enfin les arbres si majestueux communiquent un caractère tragique jamais envisagé.
Visiblement aiguillé par un sentier d'une luminosité divine, Tic s'extirpa non sans mal de cette forêt si attrayante. Une fois sa vue partiellement retrouvée, il nota la présence d'épaisses herbes auxquelles Tim le lézard lui avait précédemment exposée. Cette fois-ci, curieusement Tic ne s'attarda pas à contempler la végétation pourtant tout aussi engageante. Son expérience juste passée lui aura suffit!
Finalement, Tic gagna le lit de son village, mais ne se venta en aucun cas de son détour à travers la forêt. Ce soir-là, et à l'occasion de la parution devenue hebdomadaire du journal, le village célébrait cette fierté en l'organisation d'un feu d'artifice. Les retrouvailles avec Tac furent chaleureuses, cela va sans dire. Et Tic félicita Tac pour son travail au sein du journal. En effet, son activité est telle, que ses photos dictent les récits des publications. Il entrevoit même de se tourner vers la réalisation de court-métrage. Le sang de Tic ne fît qu'un tour, et pensa alors que son expérience passé l'avait suivie! Enfin, le feu d'artifice conclut cette longue journée. La détonation du bouquet final étrangement aux couleurs de fleurs, lui fit dès lors penser que vivre au sein même de ce village, est peut-être là, le réel ensorcellement...

dimanche 14 mars 2010

Santa Barbara - Unanimously colourful & peaceful

Santa Barbara est une ville à part entière dans ce monde Californien. Je profite de ma quatrième visite de cette ville, en compagnie de ma belle, pour rédiger une note du cœur. S'il y a bien une ville où il fait bon vivre, cela est bien à Santa Barbara. Le climat idyllique, la qualité de vie font que tous sont unanimes: cette ville est merveilleuse. Mes parents, petite sœur y ont tour à tour passé quelques temps et en ont été ravis. Cette ville est tout simplement enchanteresse, mais quelle est donc son secret?Surement pas de simples statues en forme de queue de baleine! La raison est à coup sûr multiple. Si vous avez en tête le générique des épisodes de la série de Santa Barbara, avec cette vision aérienne des toitures rouges. Et bien cette dernière est bel et bien réelle. Santa Barbara fait partie de ces villes qui ne m'ont pas déçu. Mieux encore le style de l'architecture et l'art de vie vous enivrent et vous vont voyager dans cette ville. Elle a su préserver ses origines coloniales, quelques vestiges des franciscains, ce qui ajoute une touche de merveille à cette ville balnéaire.Cette ville ne présente pas de gratte-ciel, et excelle dans son uniformité. Ce caractère d'union est peut-être ce que je reproche aux autres villes. Parfois riches, parfois colorées mais souvent frivoles. Enfin une ville avec de l'authenticité, sans qu'elle n'en soit pour autant inventée ou altruiste et dépourvue de sentiment. Ses maisons d'adobe, ses places à arcades, ses ruelles vous invitent à la flânerie. N'y aurait-il pas un parfum de petite ville européenne. Un centre ville vivant, très radieux sans pour étant être assommant et omniprésent. Le freeway pour une fois ne semble gêner la plénitude des citadins, et le marquage quadrillé typique de ces villes américaines a du bon cette fois: la plupart des avenues mènent à l'océan.La rue principale "State street", est une pure merveille. Surement moins de 2 miles de rue dédiée au commerce. Faire du shopping normalement me procure de l'urticaire, à défaut de nouveaux articles. Mais là, même les magasins sont de pures œuvres d'art. Difficile de dire quelle boutique est la plus belle! Je pousserais même l'éloge en colportant le cachet de la gare Amtrak. Bien entendu, la restauration y est fortement présente, nous sommes en Californie ne l'oublions pas! Enfin, les palmiers aux différentes statures décorant les parcs, les ruelles et ainsi que le bord d'océan nous le rappellent chaleureusement.Mère et son petit plan de centre ville de Santa Barbara... Imaginez la taille de l'atlas nécessaire pour décrire Los Angeles! Si même au cœur de Santa Barbara vous trouvez du repos, imaginez le calme alloué sur le front d'océan, ou plus au nord de la ville dans les collines... Reportons au passage la visite extraordinaire que nous avons réalisée avec petite sœur. Dans ces dernières collines, je lui avais conté la beauté du Garden Botanic, un jardin à l'étrange flore californienne, où au détour d'un sentier nous pourrions admirer cactus, redwoods etc. Un impressionnant tronc d'un redwood datant de 1130 repose dans le parc, couché par une tempête en 1985. Tiens 1985, cette date me fait dorénavant tilt! Quand je repense qu'à notre arrivé à l'accueil de ce parc, la caissière nous cède les tickets une fois payés, bien entendu, jusqu'ici rien d'insolite, mais qu'une fois la transition établie, nous annonce que le parc a subi il y a quelques semaines de cela un outrageux incendie, réduisant grossièrement le parc au quart. Vous ne le saviez pas? Comment pouvions-nous le savoir bip (propos interdit par la censure). C'est Santa Borborah park, oui! Quel bol inouï! Nous nous rappelons encore de ces parfums de cendre au milieu de ces séquoias géants, et cette phrase devenue risible maintenant: "Tu vois Borah, à cette emplacement même, il y avait un énorme tronc de séquoia, avec ses nombreux stries permettant de remonter à son âge! Quelle merveille!". Enfin, à défaut, et bravant tous les interdits, nous avons savouré une bière en soirée au bord de l'océan.L'océan, malgré tout ce que je viens de citer, est omniprésent à Santa Barbara. Il est surprenant de constater toute l'activité émergente de ce rivage. La plage, le quai, les rollers et autres joggers. Un point à mettre au crédit du port, est le nombre de bateaux de plaisance. Un appel au farniente le long du littoral! Quand on sait que l'île de Santa Cruz (appartenant aux huit îles bordant le sud de la Californie -Channel islands-), est à quelques miles au loin. J'ai soudain des envies de promenade sur île. Les deux dernières fraîcheurs en date sont:
- un lunch des plus spéciaux à la Cold spring tavern, un ancien relais de diligence perdue au bon milieu des montagnes. En réalité cet emplacement était lieu d'étape dans le temps pour ceux désirant relier l'intérieur du pays depuis Santa Barbara. J'ai testé le french dip, qui n'est autre qu'un vulgaire sandwich avec de minces tranches de rosbeef très cuites. La France, ainsi que sa capitale ont une belle image auprès des américains mais les français et leur gastronomie sont sévèrement restreints aux stéréotypes!- et une expédition sur l'océan à la recherche des baleines. Notre voyage, malgré une houle des plus nauséeuses nous a livré le plus des cadeaux. Non, je n'ai pas eu de maux de tête! Mais nous avons pu suivre le temps de quelques brasses la migration d'une mère baleine et de sa progéniture. Tout simplement magnifique! La beauté de la Nature n'a pas de prix. Nous voguions durant de longues minutes à près de 30-40 mètres d'eux au rythme de leur souffle. Merveilleux! Le capitaine de bord était surpris qu'elles restent si près du bateau, normalement elles plongent et ne remontent que 7-10 minutes plus tard. Elles nous ont pris d'amitié le temps de leur long parcours (migration annuel plus de 25000 kms). Merci à elles. Ces baleines à bosse (humpback whales) de 12 à 16 mètres de long et généralement de 36 tonnes, me ridiculisent par leur taille... Imaginez donc les baleines bleues 3 fois plus longues et 6 fois plus lourdes... surement une autre expédition à venir...Une otarie de mer (sea otter) s'ébattant avec son morceau de poisson, au joie de nombreuses jongleries et sous l'œil averti de pélicans (photos du jour sur http://www.condorexpressphotos.com/Other/2010-03-13-SB-Channel/11501693_nFzpm#810071081_QewHG).