dimanche 29 novembre 2009

Ununiversal Studios Hollywood

Universal Studios Hollywood! Profitant de la venue de Matt, à L.A., nous sommes allés visiter ce parc d'attraction connu et reconnu à travers le monde. Personnellement, je ne me voyais pas m'aventurer seul dans ce genre de lieu festif, et au combien hors du commun. Hum! Ne serait-ce pas tout bonnement une énième définition que l'on pourrait attitrer à la ville de Los Angeles? Cependant, j'ai réussi à m'y intégrer et à en découvrir pièce par pièce ces nombreuses facettes. Son exploration a des allures d'histoire sans fin, mais je m'y attelle! Quoiqu'il en soit ce parc se situe au nord d'Hollywood, au nord-ouest du downtown, aux abords de la freeway 101, celle menant vers l'ouest à Santa Barbara. Notre décision de se rendre dans ce parc a été des plus réfléchies, après une interrogation du type: "Et pourquoi pas?", est venue la réflexion: "Allez Banco!". Notre samedi fut donc planifié de la sorte. Une surprise fut de constater que notre cher google map indiquait 23min pour s'y rendre depuis mon appartement, bien entendu aux inquiétantes incertitudes près du trafic. Et pourtant, la période de Thanksgiving est favorable aux déplacements dans L.A., et nous n'avons donc rencontré aucun trafic... si au moins ils pouvaient rester en famille toute l'année!Bien loin de l'éminente magie émanant de nos différentes rencontres avec Dame Nature, nous voilà donc plongés au sein de ce parc d'attraction à la féérie moderne. Pour ne pas apporter un sentiment négatif trop prononcé aux égards de ce parc, je vais donc éveiller deux points de vue fondamentalement opposés, potentiellement caricaturaux. Ainsi votre vision restera ouverte, et votre décision de visiter (ou pas) ce parc en sera aiguillée. Avant de prendre du recul sur l'importance de ce parc, et d'en cerner ses principaux intérêts, soyons libres de tout commentaire, et plaçons nous dans la peau d'un jeune enfant de 10-12 ans, les yeux encore émerveillés à la sortie de ce parc, contant son histoire par lettre interposée à ses parents.
"Coucou pôpa, coucou môman! Hier après-midi j'ai visité le grand parc d'Hollywood, il y avait des attractions vraiment merveilleuses, à vous en couper le souffle, surtout toi pôpa, à en friser tes cheveux tous gris! L'une de mes préférées, est celle de Jurassic Parc. Le début est très imagé et reflète particulièrement la physionominiminie (encore un mot dont vous devez plus connaître son origine que moi) du film, ou nous entrons dans l'antre du Jurassic Parc. Le portail s'ouvre lentement et progressivement, laissant les rayons lumineux du soleil s'infiltrer peu à peu. Tout un symbole! Après bien entendu, les choses se compliquent, les dinosaures ont pris possession du parc, des câbles électriques pendent, tout est désordre, nous empruntons enfin une rampe ascendante dans un entrepôt désaffecté peuplé de Tyrex, et de mes préférés les Agilisaurus (cherchez pas ce sont les plus dangereux)... pour enfin s'acheminer sur une descente vertigineuse, humide et décoiffante, d'ailleurs je les refaite 3 fois, tellement cela m'a plu.Le parc était magnifique et gigantesque, il était sur 2 niveaux. Et pour passer d'un à l'autre il faut emprunter de longs escaliers automatiques, je vous promets je n'ai pas fait la course. En réalité je ne pouvais pas, il y avait trop de monde. J'ai également serré la main à Shrek, enfin c'est peu dire, il m'a tout bonnement brisé au moins 3 phalanges, quelle force! Heureusement que Bob l'éponge, lui, était beaucoup plus moelleux. J'ai vu des dames déguisées en Mère Noël, cela m'a un peu perturbé. Déjà d'une part, pourquoi elles n'ont pas de barbe, elles d'abord? Et aussi, pourquoi elles sont en jupe alors qu'au pôle nord il doit faire super froid? Également, c'est laquelle la copine du Père Noël? Parce que là, elles étaient cinq, et que cinq, et bien, le pauvre il doit être bien occupé, ou alors c'est un gros cochon! A moins que ce soit celle habillée différemment, mais dans ce cas les autres n'ont vraiment pas le profil de joyeux lutins! J'attends de votre part de sérieuses réponses à mon retour!Enfin, elles n'avaient même pas de cadeaux sous leurs froufrous, j'étais très déçu! Comment ça, j'ai vérifié... J'ai également fait l'attraction des Simpsons, vous savez bien le dessin animé avec cette famille dont le père Homer a un ventre avantageux, il doit manger beaucoup de morue, hein pôpa? Et la maman Marge avec sa voix d'ange. Également, j'ai assisté à un vrai spectacle, Waterworld, une aventure avec un certain Kévin, j'ai pas tout suivi à l'histoire, mi-homme, mi-poisson. Enfin, il y avait des acrobaties de partout, des mitraillettes, des bateaux, des plongeons vertigineux (boudiou, ils n'ont pas peur les gens!). J'ai même vu un avion atterrir au beau milieu du bassin, ainsi que des feux d'artifice. Même que l'héroïne, elle a fait de la tyrolienne pour se sauver et qu'elle nous parlait tout en courant. Le gentil, il n'avait pas peur des balles, et tous les méchants ils sont morts à la fin. C'était bien, hein!
Après, j'ai visité les studios, nous sommes montés dans une sorte de wagon-bus pour aller explorer les lieux de film. J'ai même vu le village de Wisteria Lane de Desperate Housewives. Dommage Gabrielle Solis n'était pas là ce jour là, c'est ma préféré. J'ai également pu observer de nombreux lieux mythiques de film, que ce soit des scènes de farwest, de civilisation romaine, d'urbanisation plus européenne. Le tremblement de terre près d'une rame de métro était spectaculaire. J'espère vous voir pour Noël, j'ai tant de récit à raconter..."Vous l'aurez compris, ce cher jouvenceau a passé une excellente journée. J'en sens quelques uns parmi vous non insensibles à tant de ferveur, d'autres sont déjà conquis, quel esclandre! Enfin, si toi aussi tu as 10 ans, c'est ton droit et ton privilège le plus honorable. L'enfance est cette part de rêve qui demeure plus ou moins enfouie en nous. Et cette vision du parc, reste une vision d'enfant. Il est cependant difficile de rêver, de se laisser aller dans un univers féérique, de se laisser charmer par un tel endroit. La représentation très réductrice serait de dire que seule la descente ébouriffante du Jurassic Parc présente un réel intérêt, le gamin l'a tout simplement adoré. Même si on est forcément un moment ou un autre, plus ou moins séduit par tant de couleur, de facétie, ou d'animation... la magie ne s'impose pas, et l'interprétation reste façade! Tels ces faux flocons de neige sous un ciel bleu, voulant souffler un parfum de Noël.J'ai la nette impression, que ce parc se veut féérique avec ses décorations et ses jeux d'acteurs, pédagogique dans l'explication ponctuelle d'effets spéciaux. Il n'en restera que façade! Ce parc a des allures de petite Las Vegas, sans ses luxueux casinos. Le Paris à Las Vegas était particulièrement bien réussi, ici le petit bourg français improvisé semble être une énième pièce d'un puzzle bien mal accordée. Au moins, il a la justesse de ne pas dissoner avec le désynchronisé Hollywood Boulevard et son célèbre Walk of Fame. On notera cependant la performance physique impressionnante réalisée par les acteurs de l'attraction Waterworld, entre autre, et qui doivent répéter cette dernière 5 fois dans la journée. En réalité, ce parc est particulièrement petit, autour de 10 attractions, et peu en valent vraiment la peine. Les shows proposés sont particulièrement démodés et le Futuroscope n'a pas a pâlir en France. Ainsi, ce parc vous propose, en plus de l'attraction Jurassic Park (film 1993): Terminator (1984-film en 3D où Shwarzy sauve l'espèce humaine encore une fois), Backdraft (1991-Explications autour du film, et qu'est-ce qui se passe si l'on ouvre la porte?), Shrek (2001-Animation en 3D et comment se faire postillonner dessus?).La partie importante et tant attendue de ce parc est la visite des studios! Nous sommes à Universal Studios ne l'oublions pas! Dans une première partie nous sillonnons les engares (studios) où le cœur du cinéma s'opère. Cela reste néanmoins de piètres entrepots cubiques sans grande valeur photographique. Ensuite, le trajet parcourt différentes façades urbaines, un emplacement est connu pour accueillir jusqu'à 5 réalisations de film (cowboy) en même temps, Whoopy Goldberg l'a très bien expliqué (Question: "Quand font-ils leur tournage si sans arrêt des bus de visiteurs sillonnent les rues?"). Également, une scène analogue aux dents de la mer (Jaws-1978) a été tout simplement reconstituée pour le plaisir des touristes, cette partie est une réplique. Entre "attrape touriste" et "esprit particulièrement bon enfant", quelques explications de film sont tout de même révélées: un spectaculaire torrent dévale un chemin hispanique alors sec (notre guide du jour juge bon alors de souligner que toute l'eau est recyclée, grand dieu merci, cela reste burlesque cependant, ou pas); des voitures mécaniquement amovibles dans l'espace; une maquette du dernier King Kong de Peter Jackson (je l'ai sortie en noir et blanc pour jumeler avec l'atmosphère du film); l'écran de l'océan dans Bruce Almighty.Enfin, entre maquettes et attractions dépassées, poudre aux yeux et show fortunés, portez vos lunettes 3D, conservez vos yeux d'enfants, et peut être qu'au cœur de ce chaos moqueur (War of the Worlds ci-dessous), vous apercevrez un rêve lointain bien imaginaire...

Authentic Thanksgiving!

Ce jeudi 26 Novembre, j'ai célébré comme il se doit la Thanksgiving. Et ce grâce à mon ami américain, ici même sur place, Steve. Cette fête est devenue une célébration de famille, et comme ni les Forestier, ni les Meunier, ne courent les rues ici à L.A. (si si, j'ai beau eu chercher, sillonner les rues, intercepter quelques accents ci et là, apostropher les gens pour leur demander je ne sais quelles interrogations), je ne me voyais pas célébrer ce moment comme il se doit. Au pire, pauvre de moi, j'aurais fini en léthargie devant la télévision. Ah! Quel triste sort...Donc voilà, et grâce à Steve j'avais un plan Thangsgiving. Alléluia! Nous devions nous rendre ce soir là, chez l'une de ses tantes à Torrance à 20min au sud. Pour les passionnés, vous devez reconnaître dans le nom de cette ville, le lieu culte du lycée de Sunnydale, non loin également de Hermosa Beach. Sur la route, et sur l'un des axes que j'emprunte régulièrement, le freeway 405, nous avons été témoins d'un curieux évènement. En effet, une voiture devant nous, suivit une voie imaginaire. Était-elle endormie au volant? Ou plus probablement ignorait-elle l'inexistence d'une voie entre le freeway et la voie de sortie? Quoiqu'il en soit, et à ma plus grande stupeur, elle traça droit devant sur le terre-plein, explosant un de ces grands panneaux d'indication, et après quelques secousses, reprit, je suppose, le lit de la voie de sortie. Je comprends encore mieux pourquoi les accidents sont monnaie courante dans le coin!Arrivés chez la tante, tout était déjà près, et quelle surprise que d'observer de l'angle du living room, et ce pour la première fois, toute cette nourriture agencée dans la cuisine réellement typiquement américaine. Je compris par la suite le ressentiment de Steve à l'égard de cette fête: "Pour être honnête avec toi, la bonne partie de Thanksgiving, est de pouvoir ramener des provisions pour le reste de la semaine durant!". Mais avant de se jeter littéralement sur ces mets délicats, l'oncle prononça les grâces et bénit ce repas. J'imagine père prononçait les grâces: "Alors, les enfants remercier Môman, elle s'est donnée beaucoup de mal pour préparer ce repas, et approchez vos gamelles que je vous serve!". Sur l'un des pents de mur, j'eus distingué une enseigne religieuse en harmonie avec cette pieuse soirée: "It's not believing that god can. It's knowing that he will - FAITH".Alors bien entendu, pour Thanksgiving la dinde rôtie était de la partie. Mais en réalité, le plus-value de ce repas réside dans tous les plats l'accompagnant. Je cite de façon désordonnée: de la purée, un autre type de purée mais sucrée avec un gratin la recouvrant, 2-3 plats de légumes plus ou moins gratinés, un plat crevette/moule, un jambon, du riz au lait, des garnitures plus sucrées, également de la confiture etc. Comme vous le constatez, l'étalage était déjà fort copieux. Et pour couronner le tout 3 gâteaux différents... j'avoue j'avais bien mangé! Seul bémol, et de taille, ça manquait quand même de vin de pêche, de vin rouge et de cognac. Également quelques cèpes n'auraient pas été de refus. Ainsi, Thanksgiving est une fête de famille, un Noël avant l'heure...

lundi 23 novembre 2009

A French flavour...

Au risque de passer pour un nostalgique des plus gastronomes, ou un gastronome des plus nostalgiques, je me lance... Je ne garantis rien au résultat, pourtant m'assume et m'exécute. Vous n'êtes pas sans savoir, de part les nombreux stéréotypes qui circulent, que les États-Unis d'Amérique sont peu reconnus pour leur cuisine élaborée! Ceci est d'autant plus vrai sur la côte ouest et plus précisément en Californie. Oui je baigne dans un cliché quotidien, et la nourriture ne fait pas exception. Devant l'abondance de lieux à restauration rapide, pas moins de 9 différents fast food réputés pour leurs burgers graisseux (Mc Donald, Fat Burger, In & Out, Jack in the Box etc.), agrémentés par une cuisine asiatique et mexicaine (Panda Express, Taco Bell, pour ne citer que le plus commun) ne transgressant pas à la démesure, j'ai trouvé dans un premier temps une rampe de secours en la préparation de plats bien plus équilibrés. Ainsi, déceler un magasin de condiments japonais fut une première délivrance pour moi, ainsi qu'un profond soulagement.Également, et après de nombreux exercices gustatifs, ma liste de restaurants s'est désormais considérablement épanouie. L.A. est un véritable melting pot, rassemblant différentes cultures, et affiche une louable richesse en matière de restauration. Certains, je n'y mettrai plus jamais les pieds, mais pour la plupart, ils présentent un réel intérêt. D'une part les paillettes, certains restaurants ont fait l'objet de scène de film ou encore vous pouvez y rencontrer des célébrités, et d'autre part le côté plus rudimentaire, plus attaché aux traditions, ou à la gastronomie tâchant de vendre des plats exotiques: cubains, argentins, japonais etc. Cependant, après tout ce temps, et cette saison d'hiver qui ne pointera obstinément pas son nez, le besoin de cuisine française se fit de plus en plus sentir.
Burger maison version françaiseTacos avec du magret de canard - Mexican style?
Profitant, d'une envie passagère pour découvrir la cuisine française de quelques collègues de laboratoire, nous nous sommes rendus dans un restaurant français nommé Lilly's sur Venice, dans cette rue, Abbot Kinney, si riche en restaurants et en boutiques d'art. Ne sachant pas si j'allais tomber sur un restaurant de façade, qui se dit français, mais n'en connait pas le sens, j'ai donc établi ma sélection en conséquence bien entendu de la carte, du prix également, le français est cher, et de l'écriture en français de la liste des plats. Cela peut paraître anodin comme cela au premier abord, mais au moins je savais à quoi m'en tenir!Le gérant était français et quelques serveurs également, au passage quel bonheur que de commander son repas dans la langue de Molière! C'est simple à la lecture de la carte, je ne savais plus où donner de la tête. Une défaillance gastronomique, nuit sévèrement au jugement, je vous assure! Saviez-vous que la notion d'un repas équilibré du style entrée-plat-dessert, la combinaison burger-burger-burger n'est malheureusement pas homologué (les referee sont parfois sans morale), ne semble pas dans les mœurs de la population. Et bien la structure de la carte s'en fait ressentir: il n'appelle pas entrée, comme nous nous le faisons - à vrai dire pour nous, français, une entrée parfois (je dis "parfois" car ce ne peut être extrapolé ces choses là) peut s'avérer être très copieuse et subvenir à elle seule à notre repas - mais appetizers, d'où une connotation d'hors-d'œuvre, d'amuse gueule. Faisant office d'entrée, cette partie est effectivement un avant goût, un échauffement des papilles... En réalité cela est plutôt bien pensé, et permet de tester de nouveaux mets, et également de partager. Enfin, cela revient simplement à becqueter avant un repas. Je trouve le concept très attrayant, le problème est que ce dernier apparaît dans tous les restaurants. Pour résumer, si vous allez dans un restaurants qui se veut respectable, vous aurez au goût du jour un assortiment d'appetizers à la carte, sinon vous prendrez comme tout le monde un plat doublement copieux (oui généralement il ne rechigne pas sur la dose), et réclamerez au moment de l'addition une petite boîte pour emporter vos restes chez vous. Un schéma qui n'apparaît pas en France, pourtant louable, à l'exception près que la boîte plus le sac plastique appliqués à enrober votre condiment sont loin d'être forcément recyclés (enfin tout le monde n'a pas les moyens de Universal Studios, cf. 2 notes plus loin).
Concernant l'instant tant attendu d'un repas, non pas le dessert: le plat! La liste était très alléchante (http://www.lillysfrenchcafe.com/dinner.htm), et son entrecôte avec sa sauce béarnaise m'a soufflé un parfum du sud-ouest. Moules Frites, Canard à l'orange, Filet mignon ont habillé ce repas. La qualité de ce restaurant reste très "fancy", on ne mange pas forcément des escargots au beurre d'ail tous les jours non plus (ah! cliché quand tu nous tiens!). Ne serait-ce que le pourboire de 34$ laissé, me communique de sa délicate manière que je n'y mettrai pas les pieds tous les jours. Enfin, je n'en suis pas non plus à cultiver mon propre potager, je vous assure...
Du persil de plus d'un an, nouveau Guiness des records?

lundi 9 novembre 2009

Yosemite: behind the American spirit, the seasons come true!

Nombreux sont les moyens de découvrir le noble parc de Yosemite, et de contempler ses blocs de granite dans le paysage mythique de la Sierra Nevada. L'un d'eux, des plus sportifs, enfin à ce stade, ce n'est pas de tout repos, est d'emprunter le trail dénommé JMT pour John Muir Trail. Pourquoi? Il est si impossible que cela? Pour faire simple, disons qu'il traverse approximativement, verticalement du nord au sud ce parc, en passant non loin du Half Dome (un petit rocher délicatement taillé, sûrement par un géant sportif inattentif, que nous observerons sûrement par la suite!), et pour ponctuer sa course au sud au sein du Sequioa National Park. Pour donner un ordre d'idée, le parcours est tellement long, que Tic & Tac, réfléchiraient à deux fois avant de se lancer. C'est pour dire de l'étendu de l'excursion! Pas moins de 211 miles soit 340 kms. Oui, tout de suite à travers montagne, ça laisse pantois. Pour comparer rapidement, la superficie de ce parc excède celle de l'île de La Réunion et est grossièrement la moitié de celle de la Charente. Notez au passage l'effort de comparaison pour visualiser au mieux cette immensité. Quand nous allons visiter une nouvelle région française, ou un petit pays limitrophe, eux, ils vont se promener dans un "simple" parc. Vous comprendrez, bien entendu, que ce n'est pas en l'espace d'un weekend, que j'ai pu en voir le bout!La beauté de ce parc encore sauvage, vierge de toute civilisation, est due au dévoué écologiste et écrivain écossé John Muir (avec l'aide de l'éditeur du Century Magazine, Robert Underwood Johnson). D'où le nom porté à ce trail, effectivement. Il était l'un des saints patrons activistes et défendeurs de l'environnement américain au XXième siècle. De nos jours, nombreux volontaires et personnels du parc travaillent ensemble pour préserver ce patrimoine naturel. Patrimoine! C'est peu dire, je cite: "They are places to be shared, places where everyone is welcome, places where we can re-connect with our American spirit". Des endroits naturels à partager, où tout le monde est la bienvenue, ceci est très louable et plein de sagesse.Cependant "re-connect" montre que quelque chose se perd, s'éloigne au fil des années, des générations... certainement le côté proche de la Nature, la simplicité même de se promener dans une quelconque forêt, ou de sentir le dit écosystème si riche et fragile à la fois. Enfin, nombreux américains, même demeurant en Californie n'ont jamais visité de parcs nationaux. Non ce qu'ils perdent est "the American spirit", faisant allusion aux générations anciennes, la manière de pensée des ancêtres... Personnellement, je ne vois qu'une seule population proche de la Nature, vivant en parfaite harmonie avec cette dernière, cohabitant avec elle mais sans jamais épuiser ses ressources, sans jamais nuire au diaporama que nous pouvons encore admirer ci et là... Les Indiens d'Amérique! Sincèrement, j'ai du mal à concevoir cet American spirit, Natural spirit ne m'aurait perturbé en rien. Là, cette conception d'appartenance, American, liée à ce site naturel, une sorte de fierté patriotique quelque part me contrarie légèrement. Bien sur, ils peuvent être fiers de ce parc, il est resplendissant, et d'une dimension invraisemblable. Mais de là, à faire appel à un American spirit, alors que the Mariposa Indian War fit rage au profit de la quête vers l'or, alors que des défendeurs d'environnement tel John Muir, ont confié toute leur énergie et toute leur vie aux services de la Nature, je trouve le concept non pas arrogant, ce n'est certainement pas la réaction recherchée, mais complètement déplacé. Rendons à César, ce qui appartient à César! Certes, j'ai lu cette phrase dans la brochure du guide du Yosemite, elle a sûrement une intention publicitaire, mais je reste perplexe et quelque peu balancé en la matière!En revanche, ce que nous ne pouvons nier, et ce qui peut être porté à leur tribut, est l'investissement qui est de nos jours mis en œuvre pour préserver ce site. Enfin, ne soyons pas dupe non plus, ils ont trouvé en la sauvegarde d'un site merveilleux, un moyen fabuleux de rentrer d'argent. Enfin, le monde marche ainsi, de nos jours, logements, loisirs, divertissements, sites naturels exclusifs! Vous l'aurez compris, si vous faites abstraction de cet American spirit, et des flambants neufs hôtels resort en contre bas dans la vallée, mais également des premières centaines de mètres avec un sentier très bien tracé où les touristes sont légions, et bien un Natural spirit vous conquis peu à peu, vous enivre et vous emporte. Face à la magie de ce site, souvent les mots nous manquent, pour partager nos émotions.Nous nous sommes rendus dans une partie isolée du parc, celle, cependant indispensable à visiter: the Yosemite Valley. Respectant, cet "American spirit", nous avons dormi dans un luxueux et si confortable 2Bedrooms/Unheating. Oh! Ne nous blâmez pas, entre tous ces somptueux hôtels, le choix fut cornélien. Cette partie de la vallée est de toute beauté. On peut remercier dame Nature, d'avoir façonné (bon elle a pris son temps également, plus de 200 millions d'années) à travers les âges (elle a tout utilisé aussi: sédimentation, subduction, éruptions volcaniques, courants glaciers etc.) cette vallée sculptée en "U". Il est donc assez incroyable de voir surgir des hauts sommets des chutes d'eau vertigineuses.En l'espace d'un weekend, nous avons eu une vue presque panoramique du Half Dome, qui est un rocher taillé de façon très saillante, un dôme scindé en deux! La première journée, nous avons pu jouir d'une promenade agréable au cœur de la vallée, longeant un torrent parsemé de géants rocs. Yosemite vallée était nommée par les indiens "Ahwahneechee", qui signifie "l'endroit de la bouche béante", ce qui en dit long de la grandeur, et de la profondeur de ce lieu. J'ai également retrouvé, mon goût égaré pour un temps, pour les couleurs d'automne. En effet, vous ne serez sans savoir, que L.A. bénéficie d'un ciel bleu omniprésent toute l'année, et que l'hiver est printanier! Oui, les cactus et les palmiers ne courent pas les rues en France.La seconde journée fut beaucoup plus épique, enfin les 2 journées avaient leur attrait. Vertige, vide, couleurs d'automne, une luminosité parfaite (excepté le soir et l'arrivée à la voiture), conifères géants etc., cette expédition était, si je peux inventer le mot, des plus grand-canyonesques! Tic & Tac garderont un souvenir inoubliable de la rencontre avec l'ourson. A propos, le guide dit qu'il ne faut pas s'approcher à moins de 100 yards (91m) d'un quelconque ours! 20 - 30 mètres c'est beaucoup moins, non? Enfin, à chaque excursion, un peu plus longue, nécessitant une bonne journée de marche, nous nous sommes retrouvés seuls avec la Nature. Elle, si majestueuse, et solennelle par moment, nous a fait découvrir et peut-être effleurer le temps d'un regard la pensée de John Muir...

"The clearest way into the universe is through a forest wilderness"

jeudi 5 novembre 2009

A peaceful & greenness concentrate: San Francisco city

Ah! San Francisco! Revenir dans cette ville est toujours un enchantement. Doux souvenirs pour les uns, lieu de vie et de quiétude pour d'autres, il fait bon séjourner à San Francisco. J'y suis déjà allé à trois reprises, et je ne m'en lasse toujours pas. Pourtant n'étant pas un fan des grandes agglomérations, préférant mille fois les simples campagnes, ou une randonnée à travers bois, SF reste un havre de paix.SF est particulièrement connue pour ses maisons victoriennes, pour l'ensemble façonné en bois, avec une tour de formes diverses (octogonales, rondes, de type donjon etc.), et généralement un escalier donnant sur un porche sculpté, nuancé... L'assortiment donne des airs de maison de barbie très accueillant. Elles y sont multicolores et également décrites sous le pseudonyme de Painted Ladies.Je suis tout à fait fasciné par ce type de demeures, elles reflètent beaucoup du calme et de la quiétude de cette ville. Dans le contexte de l'habitat, je pourrais également vous conter la richesse du centre ville avec son légendaire Union Square, son insolite Chinatown, l'opulent quartier de Russian Hill. Je m'attarderais certainement sur un longue description du quotidien des San Franciscains et leur Starbucks/footing (Pet's Coffee) matinal, sous un expressif brouillard chronique. Je m'avancerais certainement le long de l'eau pour visiter l'extravagante place de Fisherman's Wharf, ainsi que toute la jetée pour conclure sur l'Embarcadero, et une envie irrésistible de sillonner la baie sur l'un de ces yachts. Avec un peu de chance, j'apercevrais le symbole de cette ville, l'éminent Golden Gate Bridge dont les colonnes et les câbles en suspension d'un rouge céleste se dissiperaient peu à peu d'un épais brouillard, tel un navire Viking arrivant à quai. Je serais probablement étonné du relief de ce centre ville, des rues si inclinées que pour le coup, il faut être un habile conducteur. Mes jambes souffriraient bien volontiers en fin de journée après avoir arpentées ces rues à la fois douces et abruptes. Je féliciterais assurément la ville de préserver encore en fonction l'illustre Cable Car, malgré les contraintes que cela incombe et malgré les restaurations inestimables à la suite de cet outrageux incendie. Face à Alcatraz et ses images de glorieux pénitenciers: Al Capone, Alvin Karpis, Clint Eastwood etc. Je resterais un long moment penseur, et finalement envieux de tous ces habitants côtoyant chaque jour ces nombreux emblèmes d'une ville, véritablement personnifiés tant ils les respectent. Vous l'aurez saisi, SF est une ville féérique, cependant la magie que j'ai pu entrevoir à travers cette troisième rencontre, n'est pas le fruit d'une visite dans le downtown, ni la traversée ébouriffante du Golden Gate Bridge, elle réside en l'investigation du Golden Gate Park.Un parc, pensez-vous, quelle ironie! "J'ai un parc aussi tout près de chez moi, je ne lui en fait pas l'éloge pour autant". Oui, effectivement, de ce point de vue, la magie s'écroule. Pour ma défense, j'appellerai à la barre mon manque de verdure (la tentaculaire L.A. reste oppressante), et de coins calmes, retranchés, recueillis. Et pour la sienne je solliciterai les dimensions hors normes de ce parc, les photos également se feront un malin plaisir de plaidoyer. Ce parc a tout des allures d'une réelle forêt urbaine. Avec une superficie de 4.12 km2, 20% plus importante que celle du Central Park à New York, il est aisé de s'y égarer! Il ne se limite pas pour autant à un simple taillis boisé d'arbres majestueux et centenaires (Gum eucalyptus, pins et cyprès de Monterey), auquel on aurait greffé un sinueux parcours pour joggers inassouvis. Bien que ce parc fut construit, il y a plus d'un siècle, sous l'argument d'un espace de loisir, la justification majeure était en réalité d'attirer les familles, d'accroître le développement urbain dans la partie ouest de San Francisco. Connaissant les quartiers alentours de ce parc: Haight street, Castro, Ashbury etc. on peut considérer que l'enjeu a été surmonté, et ceci n'est qu'un euphémisme.Le parc est un paradis pour sportif! Connaissez vous de nombreux parcs regroupant une diversité considérable d'infrastructures uniquement consacrées au sport, à compter: the Kesar stadium (10000 sièges) pour le football américain, des cours de tennis, une salle de handball, un terrain de golf, des esplanades réservées pour le baseball, des emplacements pour rollers, the Golden Gate Park Stadium pour le polo, des espaces verts aménagés pour les dresseurs de chien, un centre équestre, the Stow Lake où l'on peut louer des bateaux (une croisière dans un parc?), le Spreckel Lake conçu pour laisser voguer des bateaux miniatures. Et enfin pas moins de 10 terrains de soccer, comme quoi ce parc est réellement un paradis.Après cette dernière remarque totalement personnelle, bien que le sport soit toutefois omniprésent, le promeneur du dimanche doit certainement savourer le caché naturel que présente ce parc. Les arbres sont effectivement vertigineux, j'ai même traversé un espace peuplé de séquioas. Ceci ne surprend peut-être pas l'autochtone, habitué de côtoyer ces êtres herculéens, mais la visite d'un temple japonais, ça, en revanche, ce n'est pas commun! Non loin, dans la même circonférence, est érigé un hall de musique, the De Young Museum, et the California Academy of Sciences un colossal musée d'histoire naturelle.L'un des points incontournables de la visite de ce parc, est de se laisser flâner dans le San Francisco Botanical Garden. D'un parterre de plantes à un autre, on voyage en l'espace de quelques mètres. Je me dis, qu'il doit forcément faire beau et chaud à San Francisco, pour que des végétations exotiques: mexicaines, australiennes, européennes (Pour le coup, l'Europe fait partie des destinations exotiques) etc. soient cultivées.Ce parc n'a rien d'un parc ordinaire, il est véritablement une oeuvre d'art pour les amoureux de la Nature. Paradoxalement, alors qu'implanté au beau milieu d'une complexe agglomération, une relation Homme/Nature a su se créer au long des années. Ainsi, nombreux musées ont été développés, diverses indications et illustrations sensibilisent le promeneur. Enfin, des pépinières (nursery) enjôlées par de veritables "ranchers" exposent le souci de préserver cet habitat naturel.La promenade m'a porté jusqu'aux portes de l'océan. A ce stade on peut désormais parler de randonnée. A l'est, du côté du centre ville, les citadins profitent tout au long de l'année de la baie. A l'ouest, ils jouissent d'un environnement costales plus sauvages, le type de panorama que vous pouvez contempler en empruntant la célèbre highway 1 (PCH) entre San Francisco et Los Angeles. La encore, on découvre un parfum d'évasion, un sentiment de bien être. On aurait tord de se priver d'une lecture au battement des vagues, au rythme de la marée.Ma journée s'est en réalité terminée à deux reprises. Premièrement, légèrement marqué par cette journée de marche, j'ai longé la côte pour apercevoir une nouvelle fois le Golden Gate, tel un rituel, tel un clin d'œil de passage. Enfin, à 1/2 mile de ce point panoramique, je fus agréablement heureux de monter dans un quelconque bus m'amenant tout droit au downtown, pour un dernier effort et atteindre la partie est de la baie Oakland via le bart. Pensant en avoir fini de ma longue journée, j'ai arpenté une courte partie du port d'Oakland, pour profiter des derniers rayons de soleil. La vue de ces grues géantes me fait penser à une imaginaire attaque des clones dans Star Wars. A défaut d'être assailli de sifflement de laser, je profite du calme et de se coucher du soleil. La vue au loin des tours du centre ville s'esquissent sous une légère brume et la colline de la Sutro tower semble s'éteindre peu à peu...