vendredi 25 septembre 2009

Redrock monoliths with names (Day 4)

Imaginez un village pittoresque entouré et dominé par des monolithes de taille monumentale et s'élevant à travers ciel. Combinez alors la grande variété de teintes rouges de ces colosses architecturaux avec le bleu azur du ciel, le tout tapissé d'un vert reposant et s'émanant d'un revêche torrent. Le panorama semble apaisant, légèrement idyllique, mais quel est-il?Non, ce n'est pas l'Ariège, je parle de verdure, mais le cadre reste néanmoins désertique. N'évoquez donc pas alors la Dordogne, le torrent a beau être capricieux, il reste aussi en proie au excentricité du climat. La Charente avec ses briques et tuiles rouges est une bien curieuse idée, ok pour l'architecture mais peut-on parler de taille colossale! L'amoureux des monolithes s'attarderait à mentionner Uluru ou encore le Mont Augustus en Australie, mais côté architecture, cela reste limitée! Le lecteur alerte, farouchement intéressé, captivé par les aventures de Tic & Tac, mais également aiguillé par le parcours de ces jeunes compères, soupçonnerait la description de Sedona et de ces environs à travers cette esquisse.Sedona se trouve au creux du canyon "Oak Creek Canyon", un abysse encore aujourd'hui stupéfiant conservant son merveilleux cachet naturel. L'aspect insolite de cette région est la couleur rouge ainsi que la taille sur-dimensionnée des roches des environs. Après la belle et longue journée que nous venions de passer la veille au cœur du Grand Canyon, nous avons entrepris une petite excursion et ainsi gagné le monolithe appelé Cathedral. Oui, il faut savoir qu'ils ont nommé ces roches en raison de leur apparence, de ce fait vous pouvez également aller contempler: Coffeepot, Snoopy, Bell, Steamboat... Les visiteurs de Sedona peuvent passer une journée de promenade, peut-être même à cheval, ou encore être balancés dans une jeep à travers des sentiers poussiéreux, et enfin, après une journée éreintante se rendre à l'hôtel et profiter d'un confort de luxe. Oui, c'est effectivement le paradoxe et l'enchantement de Sedona. Je m'hasarderai presque à dire des États-Unis...
C'est avec les jambes lourdes et criantes, séquelle de la balade "enfantine" de la veille, que nous avons gagné les coteaux du Cathedral Rock. Enfin, comme nous avions bien mangé le matin même, l'ascension se fit en douceur. Il est cependant agréable d'accéder à de tel site, de s'y attarder, et de les contempler sans grand effort. Un père et ses 3 enfants ont atteint le sommet et se sont congratulés de leur performance. La plus jeune, 7ans je suppose, était toute rouge mais heureuse du devoir accompli. Cependant, il y a certaines expéditions que je ne ferai pas avec des chérubins en bas âge. Enfin, il est vrai que, peu importe la difficulté du chemin, c'est la proximité avec la Nature liée à un sentiment de découverte, qui rendent à une expédition quelconque son caractère séduisant, inoubliable.L'ensemble de ces excursions fut un réel enchantement. A chaque jour nous avions notre lot de surprise et d'émerveillement. J'avais mentionné au tout début, le caractère grandissant voir exponentiel de cette surprise. Comment être blasé par tant de beauté, par tant de splendeur (pour une fois je ne parle pas de toi Mour)? Toute expérience est bonne à prendre, mais honnêtement je pense que nous ayons profité au maximum de ces endroits uniques au monde. Liant découverte, excursion et temps de méditation nous avons fait au mieux, le séjour était tout simplement parfait, à peine imaginable avec ces 2 zigotos! Également par chance, nous n'avons essuyé qu'un seul coup de fatigue, après la visite de Monument Valley. Chaque site fut un bol d'air pur, un appel de la Nature, une essence de vie. Chaque site par sa prestance, sa taille gargantuesque dégageait une aura de calme et de sérénité. Face à de tels colosses, nous sommes bien peu de chose, c'est sûr. Au creux de failles ornées, au pied de roches fascinantes, au sommet de gouffre abyssal, une émotion toute singulière prédomine, celle de l'humilité. Nous avons su, malgré notre chevauchée un peu folle, prendre le temps et apprécier ces instants. Sincèrement, chaque endroit présente son lot de magie, et se focaliser sur un seul site peut paraître idiot quand vous souhaitez tout contempler, tout découvrir. Cependant, profiter de l'instant présent, et communier avec le site, avec la Nature. N'est-ce pas là, la réelle découverte? En un mot je peux comprendre, le désir de ne visiter qu'un seul site. J'espère toutefois, vous avoir transmis au mieux les émotions, nos ressentis à l'approche de ces sites. J'espère vous avoir embarqués ne serait-ce que sur un segment de notre tracé, et vous avoir fait voyager le temps d'une contemplation, d'une description. J'espère vous avoir transcrit au mieux la chaleur de ces sites, leurs couleurs, leurs dégradés. Nous avons traversé de nombreux sentiments: l'émerveillement, la joie, le vertige, le respect, la liberté, l'isolement, la méditation etc. Le weekend fut très riche, riche en couleur, riche en aventure. Et si vous ne deviez retenir qu'un seul mot, remerciez dame Nature, et pensez humilité.

dimanche 20 septembre 2009

P!NK : "Do you think I'm crazy?"

Le Vendredi 18 Septembre 2009, restera une date mythique dans ma mémoire. Billet en main je me suis dirigé vers l'antre de Kobe Bryant des Lakers: The Staples Center, pour assister au concert de P!NK. Ok, j'avoue c'est mon idole. Elle est hystérique, beaucoup plus que Tac (Cf. précédent post), elle est scintillante, I wanna say: she rocks her songs! Et elle a eu une merveilleuse idée que de commencer sa tournée 2009 à L.A. Je ne m'imaginais pas la voir un jour, surtout en France, la voilà qui se produit à downtown L.A. : une veine!

Après une ouverture de concert, je dirai pleine de vie, offerte par The Ting Things (That's not my name, Shut up and let me go), l'entrée de P!NK fut tout simplement fracassante. Si ça c'est pas du délire, je ne m'y connais pas. Sortie du centre de l'arène, et s'élevant au ciel telle une diablesse du rock, rayonnante des flashs sortant des gradins, tournoyante et flamboyante d'une couleur rouge vive, la voilà qui se pose délicatement sur la scène. Le ton était donné: FunHouse, son dernier opus, un thème qui lui va à ravir. La scène a été décorée en conséquence pour cette tournée, couleurs délirantes, P!nk à l'effigie, sentiment de carnaval, de fête, de folie tout simplement.
 
Le carnaval est bien là l'une des idées principales. Les costumes sont de toute beauté, de nuances pétillantes, les danseurs s'affairent dans tous les recoins de la scène, allant même à exécuter un numéro de voltige, d'acrobatie avec un trapèze lors d'une chanson beaucoup plus douce.Curieusement, et après une entrée aussi fracassante, et le remix de quelques anciens tubes encore et toujours fabuleux (Sober, Just like a pill, Don't let me get me, Who knew), l'ambiance avait changé. Pas en mal, au contraire, lors de chansons plus douces (Don't leave me, Nobody knows, Dear Mister President), enivrantes, nous avons pu apprécier au mieux dirai-je, l'étendu de son chant répertoire, mais également, l'extrême qualité de sa troupe. Le pianiste est hors-pair, le guitariste rock à souhait, les choristes accompagnent P!nk pour donner un élan de générosité et d'émotion dans ses chansons. Que dire des deux violonistes qui donnent une autre dimension à ce parterre de musiciens. J'ai été donc agréablement surpris, et ravi qu'elle ne centralise pas l'attention à chaque instant, et sache déléguer et rendre hommage aussi à ses musiciens. Ceci étant dit, il est néanmoins difficile, de regarder un concert de P!nk, sans se rendre compte du charisme et de l'énergie qu'elle dégage, une virtuose du rock au service de la folie.

Un autre point remarquable, est l'aisance avec laquelle, dans ses coupures, elle réussit à lier les chansons. Elle a une belle voix, oui, encore une voix cassée, j'en conviens. Néanmoins, la tonalité d'humour, reflétant son caractère bien trempé, est simplement hilarante. Au tout début du concert, elle déclare:
-"I've separated my shoulder four days ago, I know... it sucks, but... anyway, I've waited my whole life for tonight!"
Haha, elle sait vraiment haranguer le public, dites moi!
Aussi, après une mélodie très triste "Family Portrait", oui c'est triste, elle sort:
-"Everytime when I sing that song, I'm in a hell of a state, that sucks"
Faut l'avouer, la chanson, avait été réalisée merveilleusement.
Un point également amusant est quand elle déclare, après un long récit interminable, parce qu'elle aime bien parler tout compte fait:
-"I'm talking for probably thirty minutes now, I'm pretty sure, you're getting sick of hearing me, ok..."


(Petite parenthèse et de taille, P!nk est un artiste très engagé! Dans son 4ième album "I'm not dead", P!nk critique et cela clairement par la chanson "Dear Mister President", le Président alors à l'époque en fonction: George W. Bush. Pour résumer, elle se demande avec toutes les inepties qu'il a pu faire, comment il puisse encore à ce jour se regarder dans la glace! Peut-on faire plus engager? Enfin, pendant cette chanson, très bien interprétée, pas de problème la dessus, j'ai pu voir des comportements controversés! Alors, qu'un film des plus larmoyants en fond de scène, montrant des actes de guère, des familles déchirées, des gosses démunies, et un président injuriant et donc pas à son avantage, comment devant le fait accompli, certaines personnes puissent toujours soutenir cette pourriture et de façon exacerbée? "God save America, and god save the world!")
La fin de son concert reprend bien entendu les allures carnavalesques du début. Et elle n'hésite pas à interpréter un Freddy Mercury pour l'occasion, afin de préparer sa sortie: "Bohemian Rhapsody: let me go". Elle reviendra sur un titre des plus explicites: "I think I'm crazy" de Gnarls Barkley, en nous hélant "Do you think I"m crazy" ..."Oh yeah"..."Thank you so much, I'm proud of me". Moi, je suis tout simplement fier d'avoir assisté à ce chaud, ce fut magique, CRAZY!

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vendredi 18 septembre 2009

Les aventures de Tic & Tac: "La rivière en chocolat" (Jour 3)

Tic est le genre d'écureuil à avoir un appétit d'ours, curieuse comparaison pour un si petit être. C'est dire de l'appétit du jeune animal. S'il n'a pas sa ration quotidienne, il fait à coup sûr un malaise. Enfin, ne vous apitoyez pas trop sur son sort, il va souvent chez l'ami Donald pour se rassasier. Oh! Vous le verrez à table, quel festival! Avec ses petites pattes de devant, je vous l'affirme, les plats ont une durée de vie bien courte. Les assiettes sont effrayées, les bols à force de tournoyer sur eux-mêmes ont des débuts de nausée, et que dire de la boisson qui ne cesse de s'évaporer! Donald en est contraint à faire des palmes et des plumes pour le satisfaire. Tout y passe: la sauce voluptueuse d'accompagnement, le litre de jus de noisette, le pain aux douces pépites de céréale. Tic est censé être végétarien, mais cela n'en fait rien, il a pour habitude d'engloutir de grandes portions de tartine, dont il est difficile de compter avec exactitude le nombre de couche. Quel glouton! Il a du perdre son côté végétarien. Il lui arrive parfois, dans un élan d'égarement, de se souvenir de mets trop verts à son goût, et de concéder une petite graine: un gland, une châtaigne, voir même un bourgeon à son ami Tac.
Parlons-en de son ami Tac. Tac, heureusement pour nous, est bien moins goinfre que son ami Tic. Imaginez une histoire pleine de rebondissements entre le plat principal et le dessert, ou encore, un conte romanesque en dent de scie entre une petite cuillère et un couteau saillant. Je ne vois décidément pas une bien belle histoire trépidante à conter... A moins que, j'avoue s'ils invitent l'ami Donald ainsi que ses neveux, là, dans ce cas précis, il peut y avoir du divertissement. Surtout, si Tic se met à grignoter du canard lors du souper!Autant Tic a un faible, oui un grand faible, pour les bons plats, autant Tac est un virtuose de la photographie. Il sait manier à souhait son objectif pour capter l'instant présent et d'une manière unique, ses photos sont resplendissantes, magiques. Le jeu de couleur se marie harmonieusement aux formes et à la lumière. Quel ravissement. Cependant, il a dû faire le tour de la ville, et du parc à côté de chez lui, une bonne centaine de fois. J'imagine qu'aucun coin a dû résister à la magie de son appareil. Hélas, tel un poète en mal d'inspiration, il perd petit à petit cette flamme qui l'anime. Et se jure en secret, de parcourir le monde en quête de nouveaux clichés. Ah j'allais oublié de l'évoquer: Tac est un petit peu exhibitionniste et n'hésite pas à réaliser des spectacles, pour le ravissement de tout le village.Un jour, alors que Tic, devait avoir un énième morceau de fromage coincé en travers de la bouche, et que ces mots sortaient difficilement. Il était tout simplement à peine audible et dut s'y prendre à plusieurs reprises pour que Tac comprenne:
"-(Tic difficilement discernable): Tac, As scratch, enten critch, crountch lé, de froum, drizz ocolat?
-(Tac connaissant parfaitement son ami Tic, et loin d'être sourd d'oreille, lui rétorqua): Tic, si tu essaies encore une fois de me parler, d'une de tes nouvelles recettes au chocolat ô combien alléchante, je te le dis fermement, c'est pas le moment, il est 6h et quart de l'après-midi!
-(Tic ayant retrouvé un semblant de conversation): Point du tout mon créch-cher, cela ne parle pas du tout de ma nouvelle recette, enfin si tu veux, je peux te la recommander.
-(Tac perdant déjà patience): Viens-en au fait, s'il te plait, je viens d'acheter chez le castor du coin, un nouvel objectif de 105 mm, et devrais le recevoir d'un moment à l'autre.
-(Tic avec un air persuasif retrouvé): Sache mon cher Tac, que le bruit court en ville, bien entendu tu l'aurais su, si tu t'intéressais à autre chose que de ton étrange appareil! Qu'une rivière de chocolat se serait formée près de la ville de Williams à 1-2 journées d'albatros. Regarde! Le vieil hibou m'a même cédé ce parchemin. Donc, voilà tout, j'ai pensé à toi, évidemment ce serait l'occasion d'utiliser ton appareil et d'éclaircir ce mystère!
-(Tac songeur): ... Ne serait-ce pas plutôt l'occasion, pour toi, de vider cette rivière?"
Des rires accompagnèrent cette réplique, et c'est dans une joie collective, et des rêves pleins la tête, que nos 2 jeunes aventuriers partir à l'assaut de cette mystérieuse rivière en chocolat. Après, plus de 3 jours de voyage, à cause de retards accumulés parce que l'estomac de Môssieur Tic criait famine, ou encore parce que Tac commençait à être à cours de son jus de citron, nos 2 aventuriers fantaisistes parvinrent au sommet de la colline dominant la rivière. Seul problème et de taille, nos deux compères avaient peut-être mal jugé le défi qui les attendait! En effet, la descente pour atteindre la rivière semblait interminable, ils pouvaient visualiser le début du sentier, mais très vite ce dernier se perdait dans des méandres vertigineux.
La hauteur, leur coupa tout simplement le souffle, seuls quelques aigles et autres bêtes hostiles, vautours pour ne citer qu'eux, se hasardaient à survoler ce terrifiant gouffre! Peut-être que le plus terrible dans tout cela, certainement pour Tic, c'est qu'il n'était pas en mesure, du haut de la vallée, de visualiser la rivière, et donc le chocolat. Imaginez-vous: entamer une descente dans le creux de la Terre avec pour objectif une idylle certainement irréelle. En effet, il est bien joli de savoir descendre, mais après, il faut penser aux petites pattes de nos voyageurs: Il faut remonter!! A l'approche du gouffre, les messages d'alerte ne cessèrent de se multiplier: il arrive que de nombreux promeneurs s'enfoncent dans la vallée, et ne trouvent malheureusement pas la force de remonter.Cette sensation de vertige passée, nos 2 aventuriers, néanmoins préparés pour l'occasion, avaient pris avec eux un bien curieux arsenal: 7 litres d'eau, 1 litre de jus de citron (Tac ne peut pas faire sans), 3 appareils photos, 1 kg de gâteaux à la noisette, 6 fruits (beurk s'écria Tic), 8 tranches de pain de mie; et surtout la veille, ils s'étaient apprêtés à un tel affrontement avec dame Nature: 1 burger frite, un poisson (beurk, toujours Tic), 5 jus de noisette fermentés, et surtout 5 heures de repos. Oui, les écureuils n'ont pas beaucoup besoin de sommeil, une chance!La descente fut un réel enchantement, d'une part parce que c'est très facile de descendre, même si 11kms, ça peut user les souliers, mais surtout parce que le paysage fut tout simplement inoubliable, à peine imaginable. L'être humain semble si fragile, inexistant face à ces montagnes, alors que dire des 2 petits écureuils? Tic & Tac eurent un sentiment bien balancé quand ils aperçurent pour la première fois le lit de la rivière.
-(Tic hystérique): La rivière, nous y sommes presque!
-(Tac beaucoup plus raisonnable): Ou pas!Il est vrai que, maintenant que la rivière devenait envisageable, elle restait cependant encore bien éloignée. Néanmoins, la gourmandise liée à l'envie d'obtenir des photos exceptionnelles, doublée d'un mystère des plus insoutenables, a fait que nos 2 héros ont entamé cette dernière descente. Pour gagner le lit de la rivière, il s'avère qu'il faut longer cette dernière pendant 4 kms. A ce moment là, le soleil, était des plus harassant! Même le chant des cigales, qui à l'accoutumée est reposant et langoureux, s'était substitué en une cacophonie assourdissante! Peut-être était-ce une hallucination, due à la chaleur et à la déshydratation, mais nos 2 aventuriers fol-dingues crurent croiser Mickey dans la vallée, qui plus est avec une écharpe autour du coup. Par cette chaleur, c'est à peine pensable! Et dire que nos 2 aventuriers n'avaient pas encore goûté à la dure loi de la réalité: celle de remonter ce long dénivelé (1.5 kms).Et c'est au détour d'un énième virage longeant la rivière qu'ils aperçurent un accès à celle-ci. L'objectif était atteint mais le mystère restait entier. Le vieil hibou n'avait pas menti. La rivière était bel et bien en chocolat. La réaction de nos 2 compères ne se fit pas attendre, ils dégringolèrent la pente dans une véritable frénésie passagère. Tic ne put s'astreindre à rester le long de la rivière et plongea, vous vous en doutez. Son verdict fut sans appel!
"-(Tic s'ébrouant le long de la rivière): Je dirais: 80% cacao, 10% de sucre (sûrement les myrtilles que j'ai croisé le long du chemin), 6% de noisette, 3% de châtaigne, quelques pousses de soja, un rien d'écorce d'arbre et un zeste de citron. Tiens! Tu devrais goûter Tac, c'est surprenant.
- (Tac l'air amusé): Tic, tu me surprendras toujours. Quelle exactitude! Cependant, cela ne nous avance guère sur l'origine de cette rivière. Et pourquoi diable en chocolat, le citron est si rafraîchissant!
- (Tic aux anges): Tu te poses trop de question mon ami! Regarde! Cette rivière fait le bonheur de tous. Souviens toi ces jeunes destriers que nous venons de croiser. Ils devaient à coup sûr transporter des graines de cacao pour toute la colline.Alors, qu'ils s'apprêtaient à remonter, et à affronter des kilomètres d'ardentes pentes, les unes plus terrifiantes que les autres! Tac alors encore pensif heurta son plus gros orteil le long d'une pierre, d'une taille d'un dé à coudre. Enfin, tout est relatif mais pour un écureuil, cela reste imposant. Le moral alors n'était pas au mieux! Tac boitillait, son orteil le faisait souffrir, la réserve d'eau s'était considérablement épuisée, et pour couronner le tout: l'eau, composante existentielle dans ces endroits arides, de tiède était devenue bien chaude. Face au mur, sans échappatoire, devant une telle ampleur, ils entreprirent l'ascension.Après près d'une heure de grinçante grimpette, le paysage avait changé, longeant par moment un courant d'oasis, ils apprécièrent avec grande sagesse ces moments de pause à l'abri du regard flamboyant du soleil. Les aventuriers dans ces contre-bas se faisaient rares. Limite égarés, Tic & Tac espéraient rencontrer un brin de civilisation. Heureusement pour eux, Bambi et ami de longue date de nos jeunes compagnons, croisa leur route. Tel un ange venant du ciel, il leur guida la route et les rassura sur le périple qui leur rester à faire.Nos jeunes aventuriers redoublèrent alors d'effort, et aperçurent progressivement la cime de la falaise. L'ascension était loin d'être aboutie, mais l'envie de nos amoureux du risque était telle que Dame Nature dut s'incliner. Les pattes lourdes, d'une marche aux allures interminables, ce sont avec des yeux remplis de joie, et des souvenirs pleins la tête que nos deux compères se souviendront à coup sûr du périple de la rivière en chocolat. Comme poussés par leur bonne étoile, ils finirent même l'ascension en courant. Face au long chemin accompli, ils restèrent de longues minutes à contempler ce gouffre si merveilleux et si terrifiant à la fois.Moralité: la tortue dirait, qu'il ne faut pas courir et apprécier les bons moments qui vous sont offerts. Tic & Tac ajoutèrent, après ce jour là, qu'un objectif dans une vie n'est pas un but en soit, mais c'est de vivre tout simplement, tous les instants qui l'y mènent.
Bises à Mumu, Yoyo, la petite Lucie,
et tu sais Julia cette histoire vraie,
elle n'est rien que pour toi.Bisous à tous
Merci aux protagonistes
Tac dit la gâchetteTic dit la fourchette

jeudi 17 septembre 2009

Scenic Paintings: Antelope Canyon & Horseshoe Bend (still Day 2)

Après cette belle randonnée au beau milieu de colosses dignes des plus grands films du far west, nous avons concédé une pause chez l'ami MacDonald. 11:30 am, quelque peu éreintés, nous attendions avec impatience notre pitance. L'heure semblait être idéale pour éviter une longue file d'attente. Enfin, c'était sans compter sur la présence d'une horde japonaise envahissant la moitié du fast food, et d'un hystérique samouraï commandant leur dû! L'incident étant clos, Matt pris le volant, j'ai pu somnoler dans la voiture. Thanks dude!
A quelques lieux de Page, dans la réserve Navajo, existe un endroit prisé pour les amoureux de la photographie. Sur des milliers d'années, le vent et l'eau se sont alliés pour éroder, sculpter une étroite fissure dans la mesa. La Nature a ainsi formé des brèches délimitées de nos jours en 2 sections de part et d'autre de la route 98. Nous avons visité Lower Antelope, localisé au nord de cette route (près du Lake Powell). Vu de la surface, le canyon apparaît telle une cicatrice creusant la mesa. L'entrée est quelque peu insolite puisqu'il faut emprunter une échelle rudimentaire pour gagner le contre-bas. A l'intérieur, le spectacle fut simplement au-delà de toutes nos espérances, Dame Nature a bien fait les choses en gravant et façonnant le sable pétrifié. Par bonheur seuls de bout en bout, nous avons pu contempler sous différents angles ces véritables œuvres de la Nature. Nous y avons découvert toute une palette de couleur, des alcôves de sable ondulées au cours des âges, une lumière transmise et filtrée semble sautiller de mur à mur et esquisser de nouvelles tournures. Le photographe est submergé par tant de richesse. L'œil s'égare si aisément, la magie du site appelle définitivement à la contemplation. Telle une fourmi tant son refuge, loin du tumulte du monde, curieusement nous ne nous sommes pas sentis cloisonnés pour autant. Tels les pionniers se hissant dans la grotte de Lascaux, la découverte de tels sites doit être un réel émerveillement, parachevée par une certaine doses d'adrénaline et de mystère. Enfin, à ceci près, que de nos jours, Antelope Canyon n'est pas une réplique.A la sortie de ce lieu, on voyait se dessiner de façon très précise un orage plus au sud. Quoi de plus intense que d'aller admirer Horseshoe Bend, par un temps menaçant? Enfin, ne paraissons pas plus téméraires que nous ne l'étions, disons que nous y sommes allés d'un pas décidé, mais avec une légère réserve. Pour atteindre le site, rien de plus facile! Nous nous sommes garés dans un petit parking, le type de parking ridicule d'une trentaine de place, puis gravi une petite butte, le style de grimpette menant à toute plage, celle qui s'éternise avant de dévoiler le bord de mer! Et là, perchés au beau milieu de l'Arizona, avec au Nord une vue sur le Lake Powell, au Sud un ciel menaçant, le tonnerre était palpable, et en face de nous un diaporama limite factice, tant les couleurs étaient sur-éclatantes. A vrai dire même la steppe arborait différentes teintes de bleu, de vert. Un décor telle une toile de fond que des peintres tels Monet, Van Gogh s'y attarderaient volontiers. Avec notre quota de surprise et d'émerveillement déjà excédé depuis un bon moment, cette journée fut réel coup de cœur pour l'Arizona. Et que dire du vertige grandissant qui nous accaparait à l'approche du gouffre. Heureusement, nous avons pu apprécier tout ce diaporama, en escaladant une petite butte ne donnant pas directement sur ce versant si vertigineux! Le temps d'un recueillement, d'une méditation loin du lot de touriste, nous restâmes un moment, là, isolés, en parfaite communion avec la Nature. Ce fut notre première rencontre avec le Colorado, avec un dénivelé de près de 400 m, un vent poignant, cette jonction fut une légère accolade. Je m'étonne encore du manque de sens des responsabilités face au danger de certains touristes! "Viens chéri, nous allons faire une photo. Surtout ne bouge pas, attention... Oh! Non je t'avais dit de ne pas bouger! Tampis, voyons, ai-je un autre gamin sous la main, moi!"
Enfin, le bambin étant tombé, nous avons poursuivi par quelques clichés du Dam Glen Canyon. Après les nuages esquissant des traînées de pluie sur Monument Valley, les éclairs au dessus de Horseshoe Bend, nous avons eu droit à un arc-en-ciel dominant le barrage (dam). Que dis-je un double arc-en-ciel! Cette journée riche en expérience et en émotion s'acheva par un coucher de soleil sur le Lake Powell, là encore inespéré, avec les reflets du soleil dans des sillons de pluies... Mazette, Matt, avec tout cela, nous ne sommes pas tombés amoureux!! haha