mercredi 30 juin 2010

A boletus recipe? You wish!

Je suis un grand chercheur de champignons ou à une moindre perspective disons un simple amoureux de la balade en forêt. Nombreux peuvent le confirmer: les cèpes, les oronges, les girolles et autres mycéliums ne présentent plus de secret pour moi, et finalement quand ça pousse, j'en trouve! Quelle prouesse! Mais bon voilà, ici, en Californie, les conditions ne sont pas totalement remplies pour que les cèpes ou délicats bolets pointent leur nez. En réalité pour être plus précis et malgré le caractère aride de cette espace, il est possible de trouver des cèpes! Sans surprise les régions avec des brouillards humides fréquents ou des pluies consistantes sont les endroits privilégiés. Cependant ces endroits sont peu nombreux et se limitent aux hauts plateaux de la Sierra Nevada et les côtes océaniques bien plus au nord: Monterrey par exemple.
Délicieux boletus edulis de Monterrey, succulents boletus regineus des régions de pins, curieux boletus regius de la Nevada aux teintes rose-rouges aux roses pâles (mais pas pour autant non-comestibles) ne croiseront pas mon chemin dans les parcs avoisinant L.A. Enfin, j'ai cru comprendre que certains habitants de la région de la baie de SF cuisineraient le boletus eastwoodiae surnommé le bolet Satan très caractéristique de par ses couleurs pourpres, et connu de la littérature pour être toxique! Serait-ce un moyen détourné pour vivre The American dream?
Enfin, les conditions climatiques, ici, dans le sud californien, ne sont pas satisfaisantes. Je ne pense pas que ce soit un problème de soleil, ce dernier est omniprésent vous l'aurez compris. Mais bon voilà, depuis mon arrivé je n'ai pas vu un seul orage, une once de tempête, ne serait-ce qu'une brise plus forte que l'autre. Le climat calme, serein, suit son doux quotidien. J'ai eu beau également contrôlé les moindres précipitations, en vain! Les beaux jours persistent. Et quand dans une obscurité d'espoir le soleil se voit évincé, il finit tout naturellement par chasser ces nuages fictifs pour livrer sans étonnement un beau ciel azur. Quelle facétie, le soleil se joue souvent de cette enveloppe grise, sans pour autant l'après midi user de ces rayons. Pas surprenant non plus que les californiens apprécient autant cette pluie si ponctuelle et leur apporte le temps d'un rafraîchissement une âme de poète. J'ai eu beau également arpenté de nombreux sentiers, allant même parfois à leurs sommets, rien y fait ce climat est tout particulièrement impropre à la pousse de champignon! J'ai eu beau également considéré le cycle lunaire, celui-ci n'est sans aucun effet ou seulement sur le doux rythme des vagues bordant les plages. Fait invraisemblable, si l'on se place dans la peau d'un champignon il devient possible de critiquer le climat californien! Et bien, fallait-il encore y penser!
Les seuls champignons connus sont atomiques: essais militaires ou lumières rouges de contrées lointaines. Ils n'ont donc rien à voir donc dans l'art de la mycologie. Mal connus de ses citoyens, les champignons sont victimes de ce climat peu flatteur à leur cause. Son nom générique en est même galvaudé et utilisé à mauvais escient: Columbia une ville proche du Yosemite et particulièrement prisée au temps de la ruée vers l'or, elle a été décrite de ville champignon pour son extrême expansion.
Ironie du sort, le termes de champignon n'est pas utilisé dans sa fonction première, et tout comme son nom, ce dernier subit désormais d'étrange mutation. Un champignon génétiquement modifié est utilisé pour détruire les champs illégaux de Marijuana. Son but est de ronger les racines des plants, cependant le Fusarium oxysporum suscite l'inquiétude des écologistes et de nombreux scientifiques. Ils craignent en effet des mutations du champignon qui pourrait s'attaquer à d'autres espèces et même menacer des potagers. Les autres champignons naturelles mildiou, oïdiums, charbons et autres caries verront leur étrange cousin modifié s'occuper de leur méfait.
Le champignon en perd même toute racine quand originaire du Japon, les champignons enoki sont désormais cultivés sur le sol californien. Quand est-ce que la salade d'enoki remplacera le monopole du cèpe dans nos assiettes françaises? Loin du climat tempéré de nos régions françaises, le champignon est loin d'être dans son état normal. Et que dire de ce champignon, le Fungus (Cryptococcus gattii) venant du Nord, qui a finalement traversé tout l'Oregon, et atteint en ce moment la Californie. Ce dernier se propage dans l'air et peut infecter à la fois les humains ainsi que les animaux. On parle souvent de la faille de San Andreas très menaçante en Californie, qui de part ses différents segments de subduction devrait vraisemblablement plutôt frapper la baie de SF, mais le Fungus semble être une autre menace. Enfin, peu importe tant que le soleil reste radieux, les californiens continueront de suivre une simple règle: Carpe Diem!

samedi 26 juin 2010

Happy Solstice!

Profitant ce samedi d'une expédition organisée par le Dashew center (qui n'est autre que le lieu administratif de UCLA consacré aux étudiants étrangers), je me suis rendu à Santa Barbara pour fêter le solstice d'été. Alors soyons claire, je ne me serais jamais aventuré dans une telle organisation collective si je n'avais pas été accompagné par 2 frenchies. L'entrée dans le bus m'a quelque peu effrayé, alors imaginez sans le soutien de mes chers compatriotes (merci Caro & J-S)! Une armée de coréens avaient en effet déjà assiégé les sections du bus. Munis de nombreux micro-objectifs et parés aux hostilités, l'invasion semblait pour le moins imminente; je réussis cependant et tant bien que mal à me hisser à l'arrière du front. Quel chaos! L'émeute au bord de l'explosion fut évitée par un départ pétante à 9:00am. L'exactitude américaine aura finalement eut raison de cette sauvage mutinerie! La réalité fut cependant tout autre, et j'en rajoute énormément sur le côté tragique de l'évènement. Ces asiatiques étaient en réalité quelque peu bridés si l'on peut dire, ils étaient en effet, toujours sous une torpeur matinale, étrangement amorphes.
Première chorégraphie sur beat it de MJ, il y en aura beaucoup d'autres
Ce ne fut néanmoins pas le cas d'une grecque rencontrée ce matin même. Bon, pour ôter tout malentendu, elle n'avait rien de Jennifer Aniston (oui, Jen a des origines grecques!). Sans être médisant, j'utiliserais bien une des expressions devenues mythiques des Inconnus: "Elle ressemblait plus à Robert qu'à Redford". Je pense désormais vous avoir donné une brève idée du personnage. D'accord je deviens médisant... Mais, comprenez-moi, elle parlait tout le temps, un vrai moulin à paroles. La pauvre elle n'a pas de voiture, et ne se voit pas apprendre à conduire à L.A. Ce qui est sensé avouons-le, L.A. est loin d'être le meilleur lieu en la matière, et cette remarque peut lui être portée à crédit. Enfin, voilà, elle n'a pas beaucoup d'ami et les visites à L.A. sans voiture relèvent de l'expédition. Mais pourquoi suis-je allé dire que Manhattan beach est une plage magnifique? Me voilà donc limite compatissant à son désarroi (il ne faut pas pousser Mémé dans les orties non plus!), et acquiesçant son choix de prendre le bus: une demie journée de transport vaut toujours le déplacement vers ce lieu! Enfin, au final, puisque sa voix était si portante, surement larmoyante en y pensant, une partie du bus dut entendre la moitié de la conversation. L'autre moitié était beaucoup plus réservée comme vous pouvez vous en douter. Elle réussit ainsi à se dégoter une amie de compagnie pour participer aux festivités de Santa Barbara. Heureusement, étant avec des amis, mon escapade était toute trouvée. Mais autrement, comment lui faire comprendre qu'elle est une vraie plaie, et que je préférerais nettement savourer ma visite seul. Et voilà, dame Médisance récidive! Enfin, l'histoire ne le dit pas, mais curieusement en fin de journée, son amie d'un jour s'était assise plus en avant dans le bus...
Parade d'une troupe de musicien, l'aspect original de cette photo est le visage reflété de ce jongleur en premier plan. Ce visage semble avoir un air malicieux qu'il n'a pas forcément en réel.
La parade pour fêter le solstice d'été était programmé pour midi. Alors je ne sais pas s'ils ont consciemment attendu que les nuages se dissipent, ou concours de circonstance, que les américains égalisent, quoiqu'il en soit la parade eut bien commencé avec plus d'une heure de retard. State street, la rue centrale, était pour l'occasion totalement immobilisée, et ce n'est en aucun cas le match décisif des américains en coupe du monde qui aurait terni cet évènement.
Une scène toute particulière de soulier avec Alice, Santa Barbara est un réel conte de fée
La gente féminine intéresse décidément toutes les générations, le second plan est révélateur
La parade n'avait pas vraiment de fil conducteur, mise à part au sens propre du termes et son acheminement jusqu'au Alice Key Park Memorial Gardens, investi pour l'occasion de stands de boissons, de nourriture, et de mini-concerts. Mais, que de couleurs, c'était très agréable à regarder. Et que dire de la diversité des costumes et des chars: certains distingués, d'autres amusants, d'autres encore étranges ou tout simplement bizarres. Enfin, c'est l'été après tout, et la bonne humeur est en fait le guide de cette journée. Décidément, quelques heures à Santa Barbara suffisent, que ce soit le lieu ou l'évènement, pour vous enivrer d'un doux parfum de vacances.
Pour le coup, l'expression du char devient très explicite et les sirènes de Santa Barbara sont toujours là
La gente féminine est forcément de la parade, et elle est à fortiori abondamment représentée dans mes photos. Comme par enchantement, sa participation égaille l'auditoire d'un jour. Enfin, il y avait également des beaux mâles, mais comme je l'ai dit et je le répète mon appareil photo est automatique et il n'en fait qu'à sa tête. De toute façon les filles sont plus photogéniques!Il n'en reste pas moins que cette parade est une hymne à l'égalité et à la liberté. Bien que les costumes et les chars soient réalisés en atelier à la ville, aucune discrimination n'est à revendiquer. Tous les âges sont représentés, et ce défilé a quelque fois l'allure de fête de village où tout le monde se connaît. Finalement, et à travers cette festivité, Santa Barbara m'aura livré à nouveau un énième message de ville où il fait bon vivre et d'humanisme sans négation.
Fin de la parade avec cette énorme ballon gonflable, un classique à Santa Barbara

samedi 19 juin 2010

Mount Baldy: a Telescope and North Dome feeling in L.A.!

Tout commença par une erreur de jugement, et pourtant, tout avait pour le mieux débuté... Pour visiter Angeles National Forest, il est nécessaire de s'octroyer un pass pour la journée. Formalité réalisée après un bref arrêt au visitor center, le ranger de service confirma que le sentier auquel je m'apprêtais d'exécuter était entièrement faisable, et que la voie que je souhaitais suivre au début de mon expédition pour accéder au sommet était mal indiquée, et que je devais prêter un tant soit peu attention! Il a même joint le geste à la parole en m'indiquant une photo du dit sentier. Cependant, bien mal m'en a pris que de vouloir vous montrer un jogger de montagne. L'incident aurait été sans conséquence si cette entrevue n'avait pas eu lieu au moment même où je devais prendre cette insignifiant sentier. Pas de chance me diriez-vous? Et voilà, on a beau tout prévoir, de toute façon ça foire! Mais dans ce cas, cela reste entièrement de votre faute. Je me suis rendu compte que je devais avoir raté le sentier quand j'eus aperçu le sommet du Baldy Notch Ski Lodge, qui n'est entre autre que le point d'arrêt du téléphérique. Un peu plus j'arrivais au sommet du Mont Baldy (ou Mt. San Antonio) sans même m'en rendre compte! Enfin, mes jambes ou mon souffle auraient remarqué l'ascension... Le Mont Baldy est en effet l'objet de mon expédition, et vue les dénivelés que j'allais m'encaisser, on ne parle plus de collines mais assurément de montagnes à ce titre. Avec un départ à 6160 feet (Manker flats) et une arrivée prévue à 10064 feet (soit à 3068m d'altitude), le dénivelé (1200m) était même plus important que lors de la balade du North Dome (1080m)!
Un jogger ou un espion pour m'éviter un sentier?
Enfin, comme je devais faire une boucle, ce sentier mal indiqué serait mon parcours de fin. Que de mésaventures tout de même! En y repensant, un petit cairn (monceau de pierre pour indiquer le chemin) était même disposé à l'orée du sentier! Moi qui voulais être médisant à mon retour de balade et me rendre compte que ce sentier était à la limite caché de tous, et bien c'est raté. Enfin, il pourrait quand même mettre une signalisation: des panneaux lumineux, un traçage au sol, quelque chose de plus flagrant en somme. Est-ce que leur but est de perdre les randonneurs? Et dire que je me suis aussi trompé de sentier lors de mon retour au sommet du Mont Baldy...
Une nouvelle façon de se promener, par voie aérienne!
Ce départ en contre sens fut en fait de bon augure, car j'avais déjà un creux, et que la vue depuis la station de ski n'était pas désagréable. J'en ai donc profité sur les coups des 11am pour m'enfiler un bon repas avant d'entamer l'ascension. Et oui, moi je pars le ventre plein, sinon je ne peux pas monter! En fait, ce constat marche aussi pour descendre! Et fatalement je descends moins charger, cela a finalement du bon d'avoir de l'appétit.
Vue sur le versant nord avec le freeway 15 au loin
L'ascension fut particulièrement et curieusement surchargée de monde. Il faut dire que la saison s'y prête, mi-juin, la neige a fondu (même si d'importants nevets persistent), le risque de feu de forêt est bas contrairement à la saison tardive d'été dû à ce nocif vent chaud: le Santa Ana. Dans la première pente j'ai doublé un groupe de japonais tout juste descendu du téléphérique. Mais une fois le Mont Baldy en point de mire, je compris que toutes les voitures garées en contre bas dans la vallée avaient forcément un ou des propriétaires! Ils devaient s'être tous donnés rendez-vous au sommet. Je n'ai finalement jamais autant dépassé de promeneurs. Ce n'est pas que ce soit désagréable, car généralement ils se rendent compte que quelqu'un arrive dans leur dos, surtout quand ce dernier alerte: "I'm comin'!", mais c'est que pour une fois l'arrivé à un sommet n'avait rien de solennel. J'avais l'impression d'avoir atteint un genre de camping improvisé de haute montagne. Je pense être resté que quelques minutes avant de m'égarer sur le mont à proximité: West Baldy. Pour enfin de compte dévaler cette nouvelle colline, gagner un sentier que j'apercevais au loin (Mt. Baldy trail), et (re)rencontrer une promeneuse m'indiquant que je n'étais pas sur le bon sentier. Cette dernière m'avait vu le matin même au visitor center (il faut dire que mon maillot américain du jour a fait sensation), et me voilà donc rebroussant chemin et regagnant une nouvelle fois le Mont Baldy. Il a beau être chauve ce mont, j'en ai fait du rab!
Vu de San Antonio Canyon et de la vallée de L.A. tout au fond
Vous comprendrez dès lors pourquoi sur l'une des photos, vous pouvez apercevoir une lignée de randonneur. Une telle photo ne peut être prise si et seulement si je me suis aventuré sur un autre sentier, et/ou du hors piste. La végétation quand à elle était un mixte entre une végétation alpine (conifères) et la végétation typique du sud californien (chaparral). Il n'en reste pas moins que les arbres sont finalement quelque peu éparses dû à un climat plus aride et sujets à des feux de forêt. La végétation, bien que, moins riche que celle rencontrée à Sequoia park ou au Yosemite, est changeante avec l'altitude. La neige persistante au sommet m'a rappelé le Telescope peak de la death valley; le Mont Baldy qui n'est entre autre qu'un sommet dégarni de toute végétation avait des allures du North Dome du Yosemite. A ceci vous ajoutez des dénivelés non loin d'être négligeables, et bien finalement la balade avait, elle, des allures d'excursion.Alors comment ai-je choisi cette excursion? Et bien tout d'abord, comme j'ai bien du faire toutes les ballades de Santa Monica mountain, je me suis tourné vers ce parc: Angeles National Forest; connu pour avoir des sommets plus hauts, et des feux de forêts courant chaque fin d'été. Il était donc temps d'y prêter attention. En réalité ce parc est à l'orée du San Bernardino National Forest, ces deux parcs se situent donc au nord-est du centre ville de L.A. Traverser L.A. était donc la première chose à faire dès le matin. (10-605-210) n'est pas un numéro de téléphone mais juste une combinaison de freeway à suivre. En fait, je suis tellement allé à l'est, que depuis les sommets je pouvais apercevoir au nord la freeway 15 je présume, la célèbre voie menant au désert de Mojave et puis bien plus loin à Las Vegas.
Un bout de chemin avec cette sympathique dame pour gagner le Baldy Bowl trail (Is the french team is not supposing being good at soccer? Oh yeah: the headbutt in final!)La lignée de promeneurs lorsque je regagnai enfin l'itinéraire voulu
Un autre point intéressant à remarquer est la brume plus ou moins marquée dans la vallée de L.A. Gloomy Fog, hazy days, or smog: entre brume naturelle et brouillard de pollution le ciel bleu de L.A. fait parfois la grise mine! Donc généralement, ces jours-ci, le climat se répète, un voile persistant le matin (nuages venant de l'océan et pouvant progresser dans le lit de la vallée), un milieu de journée particulièrement ensoleillé (lorsque le soleil finit par brûler les nuages) et finalement les nuits sont particulièrement fraîches (tant que le Santa Ana ne souffle pas!). Donc au final, en plein "hiver" les températures peuvent s'approcher des 30°C sur L.A., alors qu'en plein milieu d'été elles peuvent être que de 18°C.

vendredi 18 juin 2010

The superheroe Kobe

Finalement je n'aurai jamais autant regardé le basketball de ma vie. Il faut dire qu'en France il n'existe qu'un seul sport retransmis; oui je ne vous cache rien c'est le football. Sérieusement, les retransmissions de matchs de coupe de la ligue sont-elles vraiment nécessaires? Fatalement et victime des médias, on ne peut profiter des autres sports. Également et pour faire simple il n'existe qu'un seul lieu où le basketball est roi, un seul lieu où ce sport prend une véritable démesure: les États-Unis d'Amérique. Ce sport prend encore une énième dimension quand arrive la phase des playoffs de la NBA (les playoffs correspondent aux matchs d'après saison régulière où les 16 meilleurs équipes s'affrontent, se concluant sur la finale des champions de la conférence ouest vs. est).L'an dernier les Los Angeles Lakers ont remporté le titre face aux Orlando Magics de Dwight Howard, et cette année ils ont récidivé l'exploit après avoir éliminé successivement Oklahoma City thunder de Kevin Durant, Utah jazz de Deron Williams, Phoenix suns de Steve Nash, pour finalement concrétiser ce titre face aux Boston celtics de Paul Pierce. Ce titre fut conquis lors du 7ième match, l'ultime rencontre confrontant ces 2 équipes: 9 mois de basketball (120 matchs) se concluant sur 3 heures de basket! Les mots sont forts pour décrire cet évènement, on parle de legacy (d'héritage), de confrontation historique. Et bien en 2 années passées ici, je n'aurai vu les lakers que gagner. Mais j'aurai surtout admiré une légende du basketball en l'étonnant Kobe Bryant, bien épaulé, il faut l'avouer du géant espagnol Pau Gasol. Cela reste un sport, et l'esprit d'équipe est primordial surtout lors des matchs à l'extérieur où le public semble lui aussi participer pleinement à la rencontre! Lundi 21 juin il y aura une parade sur L.A. pour acclamer ces valeureux champions, 2 millions de fans devraient être attendus, je sens que ce n'est pas le jour où le trafic s'améliorera.J'aurai cependant un regret celui de ne pas avoir assisté à un match des lakers dans l'enceinte mythique du Staples Center. Mais sincèrement si l'on regarde le prix des places vendues pour les playoffs, les prix sont tout simplement ahurissants: une place en fond de salle 200$, second et troisième gradins 300 et 400$, sièges situés derrière les panneaux de basket 900$. Après je n'ose imaginer la somme demandée pour s'asseoir derrière les joueurs ou encore mieux à côté! On parle de plus de 20000$! Et dire que sir Jack Nicholson y est présent à tous les matchs (d'ailleurs il est tellement fidèle que son nom sur l'écran de TV n'apparaît pas en entier, juste "Jack"). "Arrête, tu déconnes" me dites-vous, et bien faites une rapide estimation et évaluez les prix si je vous annonce que la vente des tickets en fond de salle pour cette finale était en réalité de 600$! Enfin, disons qu'il n'y a pas de prix pour aller voir les lakers et surtout Kobe Bryant, surnommé Black Mamba pour son aptitude à concrétiser des paniers dans n'importe quelle position! Ce n'est pas par hasard s'il détient de nombreux records: 5 titres de champion NBA à tout juste une longueur de grand Michael Jordan, et surtout un score invraisemblable inscrit face au Toronto raptors au début 2006 (81 points). Monsieur Kobe Bryant!