lundi 24 août 2009

Transcend the energy storage limits

Alors, nombreux d'entre vous m'ont récemment demandé ce que je faisais à UCLA (University of California of Los Angeles), m'interrogeant sur la thématique et la finalité de l'étude de recherche que j'exerce (enfin, dans le cas où la thématique fut plus ou moins bien assimilée, des questions sur la finalité ont été émises).
De ce fait, je qualifierai ce post de "post science", ainsi, si vous vous attendez à voir de magnifiques panoramas, d'ineffables plages ou encore de récits exotiques... et bien vous arpentez une bien délicate pente, sachez-le. Néanmoins, l'idéal serait de faire le vide en vous, de prendre une profonde inspiration, de se dire que ce n'est qu'un agréable moment à passer et qui c'est? (c'est tout à votre honneur que de poser de telles questions) Je vais tenter de décrire mes travaux de recherche d'une façon la plus souple possible et d'une manière plus matérialiste. Bonne lecture...
Tout bonne entreprise qui se respecte doit faire face à la concurrence, produire, vendre, voir innover. Le monde de la recherche n'échappe pas à cette règle, et travaille en étroite collaboration avec le monde de l'industrie. Un secteur porteur et développé dans mon groupe actuel (Material Science & Engineering) est celui des batteries, et plus précisément les micro-batteries en vue d'une adaptation dans les systèmes électroniques: ordinateurs, portables cellulaires etc.
Face à la demande du marché, vous l'aurez donc compris, mon objectif est de développer des batteries présentant des propriétés spécifiques améliorées: on parlera de densité énergétique, de vitesse de transfert, mais laissons ces notions de côté, propre au jargon des physiciens. Dans mon cadre de recherche, je me suis focalisé sur 2 points peu développés amenant à une augmentation considérable des propriétés premières. Un point orienté chimie, un second plus de design, on parlera alors de dimensionnalité.
Auparavant, vous en doutez, et vous n'y échapperez pas! Petit briefing sur la notion de batterie: de quoi est composé une batterie et grossièrement comment ça marche? Généralement, une batterie est composée de 2 électrodes Anode et Cathode séparées par une phase solide ou liquide appelée électrolyte. Le rôle essentiel de ce dernier est de conduire les ions d'une électrode à une autre, et de façon réversible, on parlera alors de charge et de discharge, critère indispensable dans la notion de batterie, la différenciant d'un simple accumulateur = pile. A l'anode est observée un phénomène d'oxydation avec libération d'électrons, ces derniers circulent dans le circuit intégré approprié. Par conséquent, à la cathode est observée le phénomène de réduction avec consommation des électrons, et les ions en général lithium transitent de l'anode vers la surface cathodique. C'est le phénomène de discharge. En forçant, les ions à revenir à l'anode, de ce fait la réversibilité du système est un critère essentiel, on charge la batterie, celle-ci est à nouveau opérationnelle.
Les balbutiements étant intégrés, place à la Science! Le premier challenge de mon travail est d'adapter des produits chimiques (inorganiques) dans l'utilisation de batterie. En effet, il faut savoir que, pour augmenter les capacités d'une batterie nombreux paramètres peuvent être ajustés: nature des électrodes (ainsi des réactions d'oxydo-réduction), nature de l'électrolyte (jouant sur les vitesses de transfert et donc minimisation des pertes d'échange), ou encore nature des dérivés chimiques dissouts dans l'électrolyte. Je vous laisse de côté, des notions abstraites liées à la chimie, mais sachez simplement que plus le composé utilisé dans les batteries est léger (poids moléculaire), plus la densité énergétique est grande. Également, plus il y a d'électrons mis en jeu, et plus la densité est importante. Ainsi, les dérivés à base de soufre: polysulfide sont de prometteurs candidats.
Sachez maintenant que, en général, les batteries sont des systèmes plans: électrode-electrolyte-electrode, autant dire un système 2D (2 dimensions). Maintenant, si vous voulez augmentez les vitesses d'échange, vous pouvez jouer sur le caractère dimensionnel, c'est-à-dire la morphologie des électrodes (de la batterie à vrai dire) en augmentant les surfaces d'échange, les surfaces spécifiques. Un moyen simple, réalisé dans le groupe, pour parvenir à ces fins, est de visualiser non pas la batterie en 2 dimensions, mais de se la vigurer en 3D. Ainsi, au lieu d'avoir des échanges uniquement à la surface d'une plaque métallique (2D), ces derniers seront améliorés, amplifiés. L'un des systèmes le plus développé, est de construire des électrodes en bâtonnets (on parle de skyscrapers) avec un certain diamètre, hauteur et densité des plots. Ces derniers sont imprégnés dans un électrolyte et les échanges en sont grandement accrus.
Pour les lecteurs indisciplinés, les bavards du fond de la classe, sachez que vous devez ce post à Alexandre (bisous le couz) et tonton Bizu (bisous le gros)... enfin je sens que les prochaines questions seront plus cotons...

dimanche 2 août 2009

A fully Californian beach morning

Alors là, chères lectrices, chers lecteurs, on ne peut difficilement vivre un dimanche matin plus Californien. Il est vrai que je suis ici, également, pour me fondre au mieux au rythme quotidien, découvrir et m'enrichir (culturellement je sous-entends, bien sûr!) Sans transition, mais la maison visitée ce matin par pure curiosité, localisée sur Manhattan Beach, d'une valeur de 2,099,000$ était une simple merveille!. Oui, j'adore les "Open House" et cette habitation demeurera une simple merveille...
Cette matinée débute par un réveil à l'aube, et mon ami Steve passe me prendre pour aller surfer la vague Californienne! Oui! SUUUUURFER! Une enjambée de mille-pattes pour l'Humanité, un pas de géant pour Thibaut. Mais avant cela, petit crochet pour récupérer Kurt, d'une part parce qu'il a une planche pour moi, d'autre part parce qu'il connaît les plages de surf, et enfin parce que c'est un pro! Il avait une planche ridicule, toute petite, de l'ordre de 5.1 feet (1.50 m)... et le pro se voit à la taille de sa planche! J'avais donc une planche particulièrement longue...
Venant au fait! Et quelles sont mes premières impressions? Je dirai tout d'abord, que j'ai bien réussi à passer les premiers fronts de vagues, pour bien me positionner aux aguets en second plan. Autant dire avec mes longs bras (merci Môman, merci Pôpa) je pagaye plutôt bien. Voilà pour les points positifs! Mais c'est là que tout se complique: la position d'attente allongée, est plutôt réussie, mais ça va un temps, puisque la planche ça râpe, ça colle (anti-dérapant ajouté: la wax), à la longue ça pique les nénés (faut dire ce qui est!). Je comprends désormais l'emploi d'une combinaison. Et si je tente de m'asseoir, à ce moment je mime très bien le Titanic. Problème d'inertie? Cependant le principal enjeu reste de prendre une vague, et là j'ai beau m'élancer... en sommes, je dois persévérer! Lorsque je pense avoir un bon timing, avec une vague suffisamment puissante, au moment de me lever et de pousser sur la planche (comme pour faire une pompe), le nez de la planche s'enfonce, la vague me rejoint, soulève l'arrière de la planche... et là vous l'aurez deviné: Titanic 2! Peut-être dois-je pousser lorsque la vague est sur moi? Je dois forcément tenter de me lever trop tôt! Enfin, comme je n'avais aucune théorie, aucune explication, mise à part le push-up! C'est bien entendu après coup que j'essaie d'analyser au mieux pour être plus performant la prochaine fois... Des suggestions Matt? Néanmoins je ne perds pas espoir, j'ai même acheté cet après-midi ma propre planche.
La seconde attraction de cette matinée, et ce fut une totale surprise, est un festival de volley-ball à côté du Pier de Manhattan Beach. Là comme vous pouvez le constater une foule fourmille autour des terrains de volley. Le niveau est particulièrement élevé, mais l'ambiance reste bon enfant. Chaque point est une jubilation pour l'auteur et une véritable euphorie pour le groupe. Le spectateur est ravi, on se délecte du divertissement. A vrai dire, c'est un véritable show à l'américaine, d'une part par l'excellent niveau proposé, et d'autre part puisque les différentes équipes ont eu l'habile ingéniosité d'arborer des couleurs, des perruques, allant même jusqu'aux déguisements-costumes complets...
Je parle de véritable "ingéniosité" dans l'affublement, puisque pour haranguer le public (je dois dire sans effort) une équipe est même allée jusqu'à revêtir les costumes célèbres de catcheurs (the wrestlers). Ce fut non seulement un show, mais je le qualifierai également de cirque, tant chaque point était du délire, tant le jeu était tourné en dérision (entre les points). L'arbitre a un moment donné leur a quémandé d'être un peu moins euphorique, et surement de se concentrer un tant soit peu. Ah ce moment propice, ils ont sorti "une poupée arbitre" et l'ont tout simplement catchée. Ils ont même poussé le vice, à décorer leur partie de terrain à l'effigie d'un row (wrestling ring)... ce qui les oblige à la mi-temps, lors du changement de côté, de tout ré-installer. C'est l'une des raisons pour laquelle, ce show fut un vrai cirque, véritable allégresse.
La dite poupée catchée lors d'un désaccord avec l'arbitreUndertaker était aussi de la partie!


Malheureusement, ce festival était uniquement masculin, je n'ai donc pas pu photographié la gente féminine s'affairant à ce sport... dommage ceci aurait peut-être été distrayant!

Red wine & Cellar

Je ne m'étais pas encore familiarisé dans l'idée d'apporter mon propre vin dans un restaurant. Cependant, je trouve le concept très pragmatique, il est de ce fait difficile de critiquer tant le prix ou encore la qualité ou la provenance des vins proposés. Le Cha Cha Chichen (Santa Monica) est l'une de ces adresses ou l'on peux déguster son propre vin.
Elvino, est l'une de ces places, située sur Abbot Kinney (Venice Beach), où tu peux acheter du bon vin, proposant une honnête diversité. C'est un Wine shop, il offre également des dégustations (Tasting Bar), mais sérieusement à 7-10 $ la coupe, on se contente gentiment de choisir une bouteille au goût du soir.
Les circonstances font que, l'un des gérants de cette place, est français! Sans blague! J'ai pu choisir mon vin, tout en expliquant ce que souhaitais à ce moment là... Vin continental, corps, flagrance... tout a été abordé. J'ai même eu des détails sur d'autres vins de la région. Mon dévolu s'est arrêté sur un vin de la Napa Valley (au nord de SF, veinard Matt): The Prisoner. J'ajouterai que ce vin plutôt concentré en alcool (15.2%) était particulièrement agréable, et que le cellier ne m'a pas menti dans sa description. Vive la France. En parenthèse, il faut savoir que la plupart des vins californiens que j'ai pu goûter, généralement, ont beaucoup d'arôme et sont particulièrement trop fruités et sucrés à mon goût.

samedi 1 août 2009

An US Open evening at UCLA

UCLA est bel et bien un endroit unique! Entre le 27 juillet et le 2 août s'est tenu le LA Tennis Open. A environ 200m de mon laboratoire, de grands champions ont foulé le court principal (Sycamore Court). Pete Sampras et Andre Agassi l'ont déjà remporté à 2 et 4 reprises respectivement! Ces dernières années James Blake, ou encore Andy Roddick étaient de la partie...Le tournoi est un US Open comptant pour l'ATP et reste un tournoi honorable. On se rend mieux compte de l'ampleur de l'évènement une fois les premières barrières franchies. Restaurants fastueux pour l'occasion, magasins de sport, interviews etc. Datant de 1927, cette manifestation exhibe une longue histoire et de grands champions: McEnroe, Edberg (que j'ai pu voir), Becker, Courier...
Pour ma part, mon attention cette année s'est orientée vers une affiche plutôt croustillante, un 1/4 de final opposant Tommy Haas à Marat Safin. J'ai pu apprécié le jeu propre et rigoureux de Haas, avec des montées au filet dans le bon timing, confronté à un Safin, un tant soit peu en dent de scie, et à son habitude, présentant un sérieux problème de concentration! Enfin, il a lancé sa raquette à 2 reprises, je suis ravi, j'étais entre autre venu pour cela.