Pour cette longue escapade du weekend, j'ai choisi une destination unique, en la découverte d'un désert en pleine floraison! Ma tentative ratée depuis San Diego devait être réajustée. Et de plus, ma dernière visite dans la death valley m'a laissé un petit peu sur la faim: les fleurs ci-et-là étaient présentes mais pas forcément abondantes. Alors, disons que j'ai retenté ma chance, la période actuelle est effectivement propice en la floraison, et reste cependant éphémère. Le Printemps est là, et ce même au beau milieu d'un désert aride. Je reste étonné de la résistance de ces fleurs ou arbustes du désert, et je suis de plus en plus agréablement émerveillé du riche panel que peut offrir la Californie. Le charme de la Californie ne se limite pas en mon sens en la découverte du rivage côtier, de son mythique PCH et de ses innombrables plages. Même si vous en conviendrez qu'en énonçant la Californie vous pensez "beau temps" et "plages". Le cliché est vrai de toute façon, et il est inlassablement colporté. Ce charme ne se limite pas non plus en la découverte de cette étrange civilisation, pleine d'insouciance et souvent fantaisiste et/ou superficielle. Cet état est si vaste qu'il ne peut se restreindre à si peu. La Californie privilégie d'une géologie hors du commun. Comme quoi, le mouvement des plaques n'engendrent pas que des tremblements de terre. Aux détails énoncés dans la note de la death valley, vous l'aurez compris, cette succession de basse-vallées et de montagnes escarpées offrent un panorama renversant, et différentes saisons poinçonnent ci-et-là la Californie. Hiver ou été, en Californie, vous ne savez jamais sur quel pied danser! Autant à L.A. vous n'avez que très peu de surprise, autant sur les plateaux ou dans ces contrebas, les températures se délectent du changement. Étant désormais plus conscient de ces écarts de température, j'avais vérifié le climat avant mon départ. Le soleil devait être des plus radieux pour ce weekend, et le désert allait m'offrir des températures dignes de son nom, ainsi que de belles surprises...
Anza-Borrego desert state park se situe à l'est de San Diego, et à près de 2h30 de route de mon appartement. Sur le chemin, le paysage est guère réjouissant puisque 2h après mon départ, je circulais toujours sur ces insensibles freeway: j'étais toujours à L.A.! Finalement, lors d'un énième cap vers l'est le panorama était tout autre. Fini le tumulte de la circulation, terminées les habitations chaotiques, je gagnais de verts vallons et de curieuses nappes de brouillards piégées aux creux de ces vallées. Les habitations beaucoup plus isolées me rappelaient ces villes fantômes traversées dans la région des grands canyons. Le vert des plateaux ne dura pas longtemps puisque j'entamais déjà la descente dans la vallée du parc. Le paysage désertique se livrait peu à peu, je pénétrais dans l'antre du bighorn sheep (mouflon d'Amérique, ovin sauvage). Ce prince des collines est rarement observé, mais soyez-en surs, il est présent et vous surveille...
S'aventurer dans un désert comme celui-ci nécessite, vous vous en doutez un minimum de préparation! L'eau est une composante vitale dans ces contrées isolées, on ne plaisante pas avec l'eau. Ce désert a des allures de petite death valley: les températures peuvent atteindre les 50°C l'été, des collines (à moindre altitude que celles présentent dans la death valley) entourent le lit de la vallée, et tout à l'est une mer salée (Salton sea) souffle un parfum aride. Autant la death valley se visite d'un point d'observation à un autre sans pour autant faire appel à des voitures tout-terrain, autant dans ce parc la plupart des lieux ne sont accessibles qu'en 4 roues motrices!
Dans ce désert aride seuls les êtres puissants survivent. Il n'y a pas de place pour les faibles. L'ombre est un produit de luxe auquel les sédentaires vouent un sincère culte. Prédateurs ou proies l'équilibre peut vite être inversé. Dans ce milieu hostile où les animaux se sont adaptés aux conditions les plus extrêmes, l'emploi des noms: scorpions, serpents à sonnettes, charognards en fait blêmir plus d'un. J'ai vu pour la première fois un iguane du désert; sa peau camouflée et sa taille de plus de 40cm ne m'ont pas rassuré. Tim & Mimi, eux non plus, n'auraient pas été tranquilles face à leur cousin du désert!
Anza-Borrego desert state park se situe à l'est de San Diego, et à près de 2h30 de route de mon appartement. Sur le chemin, le paysage est guère réjouissant puisque 2h après mon départ, je circulais toujours sur ces insensibles freeway: j'étais toujours à L.A.! Finalement, lors d'un énième cap vers l'est le panorama était tout autre. Fini le tumulte de la circulation, terminées les habitations chaotiques, je gagnais de verts vallons et de curieuses nappes de brouillards piégées aux creux de ces vallées. Les habitations beaucoup plus isolées me rappelaient ces villes fantômes traversées dans la région des grands canyons. Le vert des plateaux ne dura pas longtemps puisque j'entamais déjà la descente dans la vallée du parc. Le paysage désertique se livrait peu à peu, je pénétrais dans l'antre du bighorn sheep (mouflon d'Amérique, ovin sauvage). Ce prince des collines est rarement observé, mais soyez-en surs, il est présent et vous surveille...
S'aventurer dans un désert comme celui-ci nécessite, vous vous en doutez un minimum de préparation! L'eau est une composante vitale dans ces contrées isolées, on ne plaisante pas avec l'eau. Ce désert a des allures de petite death valley: les températures peuvent atteindre les 50°C l'été, des collines (à moindre altitude que celles présentent dans la death valley) entourent le lit de la vallée, et tout à l'est une mer salée (Salton sea) souffle un parfum aride. Autant la death valley se visite d'un point d'observation à un autre sans pour autant faire appel à des voitures tout-terrain, autant dans ce parc la plupart des lieux ne sont accessibles qu'en 4 roues motrices!
Dans ce désert aride seuls les êtres puissants survivent. Il n'y a pas de place pour les faibles. L'ombre est un produit de luxe auquel les sédentaires vouent un sincère culte. Prédateurs ou proies l'équilibre peut vite être inversé. Dans ce milieu hostile où les animaux se sont adaptés aux conditions les plus extrêmes, l'emploi des noms: scorpions, serpents à sonnettes, charognards en fait blêmir plus d'un. J'ai vu pour la première fois un iguane du désert; sa peau camouflée et sa taille de plus de 40cm ne m'ont pas rassuré. Tim & Mimi, eux non plus, n'auraient pas été tranquilles face à leur cousin du désert!
Fin avril, et les températures estivales étaient bel et bien présentes. On sent tout de même l'habitude qu'ont certains promeneurs de s'aventurer sur de telles terres. Le soleil ennemi numéro 1 voit son impact grandement affaibli face à la sagesse et l'expérience de ces aventuriers. La parade était pourtant si simple en l'utilisation d'un modeste parapluie en guise de protection. La scène est burlesque: "Chouette, Mary Poppins est parmi nous!"; mais terriblement efficace. Enfin, à ce stade, si le soleil t'incombe, et que l'environnement t'est des plus hostiles, pourquoi se faire tant de mal?
La sagesse de ces promeneurs avertis touche à son comble quand Dame Nature dresse ses aiguilles. Imaginez donc ce cas de figure, purement fictif, où 1 jeune couple californien s'aventurerait dans ce désert et contemplerait cette étrange végétation. J'imagine que le jeune homme aura eu le bon sens d'utiliser une voiture surélevée pour éviter tout désagrément lié au terrain. Disons que ce jeune homme est suffisamment avisé et qu'ils s'enfoncent, tous deux, sur ce type de chemin afin de voir de plus près ces fleurs de saison. Que croyez-vous qu'il va se passer si la jeune femme aperçoit un beau cactus à l'orée du sentier? Oui, sans médisance aucune, son amour de la Nature ferait stopper la voiture, mais c'est son inconscience qui s'occuperait du reste des évènements. Appareil photo déjà en main, claquettes délicatement enfilées, et c'est dans un élan d'ivresse qu'elle sauterait de la voiture en direction du spécimen tant convoité. Après, finalement s'être réorienté en conséquence de l'arrêt plus ou moins prompt de son cher et tendre, la voilà tête-bêche, le pas décidé, marchant en direction de cet être emblématique du désert. Le danger lié aux aiguilles du cactus, lui ferait ralentir le pas. Cet arbuste a beau être magnifique, il n'est néanmoins pas son petit ourson. Finalement, elle gravirait une modeste butte bordant le chemin et gagnerait rapidement le dit cactus. Son regard ne prêterait désormais plus attention à son entourage. Son homme venait pourtant tout juste de couper le moteur du véhicule et un calme solennel régnait. La scène se dessinait peu à peu, l'appât avait joué son rôle, le reste n'est que conséquence...
S'avançant toujours de plus près, elle poserait mécaniquement son objectif devant les yeux. Jouant avec la fonction zoom qu'elle venait de découvrir, elle réglerait au mieux le cadrage de la photo. Le silence était d'or à ce moment là, et l'histoire malheureusement ne dit pas si la belle aura eu le temps de cliquer et prendre sa photo. Mais les collines, elles, se souviendront pour longtemps du cri perçant et déchirant poussé par la jeune femme, lorsque curieusement son pied rencontra une petite pousse de cactus. L'ironie du sort est que la claquette, étonnamment inefficace face aux pics du cactus, resta plus ou moins plantée. La douleur lui fit perdre l'équilibre, et son pied vint alors chavirer et rencontrer de nouvelles aiguilles. J'imagine donc la scène, d'une vision railleuse, et surtout en mode ralenti: la surprise du pied rencontrant ce malicieux cactus et fatalement la réaction ne se fît pas attendre. Une grimace instantanée apparaissait sur son visage, celui-ci prit une seconde inspiration lorsque son pied pivota. Une fois à terre, toute la Nature dût se délecter de ses jérémiades.
Enfin, dans ce moment de douleur, heureusement que son homme était là. Le voilà dans un premier temps ôtant un à un à l'aide de ciseaux ces terribles implants. Vous noterez également sa technique toute particulière limite à distance! Et encore il essaya pendant un laps de temps de les retirer par le côté. Enfin, personnellement j'ai trouvé cette scène des plus burlesques. J'ai pris cette photo l'air de rien, à l'aveugle. Le cadrage est mauvais mais au moins Mr. le Cactus m'aura laissé en paix, et l'histoire imaginaire prend des tournures réelles!
Encore un énième exemple du caractère enfantin/inconscient de ces Californiens
Les photos qui vont suivre représentent donc les différentes fleurs que j'ai pu apercevoir lors de ce weekend. Il en manque mais les plus représentatives sont là. J'essaie de les nommer sachant pertinemment que la tâche sera délicate, je ne suis pas horticulteur après tout!
Le célèbre ocotillo (Fouquieria splendens), immanquable et uniquement observé au sud-ouest des USA et au nord du Mexique. Sorte de cactus grimpant pouvant atteindre 10m de haut.
Dune evening Primrose (Onagraceae), fleur à 4 pétales dont le centre est jaune
Inconnu au bataillon (Guesswhat)
Popcorn flower (Cryptantha augustifolia), mince tige menant à de petites fleurs blanches agglomérées
Sand Verbena (Abronia Villosa), fleurs collantes pouvant tapir le sol après une forte pluie
Desert chicory (Asteraceae), fleurs blanches à pétales éparses avec une extrémité plus fine
Turpentine Broom (Rutaceae)
Phacelia (hydrophyllaceae) peut provoquer des éruptions cutanées (youpi!)
Brittlebush ou encelia farinosa (Asteraceae) 
Lors de ma première promenade au matin, j'ai pu profiter de la gentillesse d'une autochtone, et plus particulièrement monter dans son 4x4 et gagner des sites plus en amont. Il est vrai que le premier mile devenait particulièrement répétitif, le décor monotone me gagnait et Coyote Canyon était encore bien loin. Malheureusement pour moi, le chien de sa fille qu'elle gardait car cette dernière était à Végas, était des plus douillé. Je n'ai pas pu explorer grandement ce canyon. Enfin, en 3h j'ai dû parcourir 15miles je présume, distance qui m'aurait demandé bien plus de temps! Me voilà donc revenu plus vite que prévu à la voiture et étant allé au-delà de mes prévisions. J'avoue balèze! De ce fait j'ai profité de ce début d'après-midi pour me rendre à Borrego Palm Canyon un autre site plus accessible pour les touristes. En bout de promenade une petite surprise m'attendait: des palmiers natifs et un cours d'eau non négligeable. Sympathique, j'ai pris une douche rapide sous une cascade. Ce lieu était un véritable oasis avec ombre et fraîcheur.
Mais à y réfléchir ces îlots paradisiaques devraient être tout simplement interdits au public. Les animaux, forcément devenus espèces menacés dépendent de cet environnement si précieux. Ce qui est ahurissant est que nombreuses activités sont proposées au large public. Camping sauvage, promenades équestres seraient les expériences les plus proches de la Nature. Mais que dire du Golf et de son irrigation incommensurable, pire encore, et cela en devient révoltant: l'accessibilité à des camps ou des points de vues en jeep 4 roues motrices, où la traversée d'un profond ruisseau (40cm) devient un jeu ou une simple étape de parcours! Finalement, je comprends mieux maintenant l'emploi d'une jeep en ville, qui est en fait leur moyen de locomotion dans les parcs avoisinants! La communion avec la Nature est un langage qu'ils ne doivent pas apprécier. Ma guide du matin sera en réalité également décontenancée à la vue de ces voitures en de tel lieu. Mais elle n'en sera pas pour autant meurtrie, et à mon sens cette personne est très paradoxale; elle critique ce passage de voiture mais essentiellement le fait que dans nombreux véhicules nous apercevions qu'une seule personne. Elle se dit qu'ils ne devraient plus franchir ce cours d'eau, mais n'a aucun remord quand au cour d'eau juxtaposé presque tari et qui jadis était une ancienne voie empruntée. Les écologistes auraient empêché cet accès, cela ne la choque pas pour autant.
Finalement, la journée aura été très agréable et particulièrement longue. J'avais décidé de dormir le soir à Julian (petit pied de nez à la traversée ratée de la route 79 depuis San Diego, qui devait être une ville étape), une petite ville sur les plateaux. J'avais gâté la tante "Tatie Annie" a Death Valley Junction avec un hôtel à 4 ou 5 étoiles; tellement luxueux que je m'égare dans le nombre d'étoile. Cette fois-ci et n'ayant pas besoin d'autant de confort, d'autant de simplicité, de charme, de courtoisie, et de breakfast soigné, j'avais pris une chambre à Julian's Lodge. Les jeunes de nos jours ne sont plus se qu'ils étaient jadis! Enfin, cette journée fut conclue par une soupe tomate et des spaghettis linguinis devant un match des lakers au Julian Grille. That's the real american dream!
Julian's Lodge - un hôtel très chaleureux et fort sympathique




Non loin de là à plus ou moins 10 notes, un enchantement t'attend. Cruelle incantation il te sera difficile de t'extraire de cette envoûtement.
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