lundi 22 février 2010

From a scenic valley to an anthologic and anthropologic experience: a mixed feeling

Death Valley - Chapitre 2 et fin. "Précédemment dans la note de la Death Valley, vous aurez remarqué l'accent volontairement porté sur la topographie ou encore l'histoire de façon globale. Cette note n'est qu'une modeste introduction des échéances qui vont suivre, et n'est que prémices quant aux détails qui vont être discutés. Le meilleur reste à venir. Cette note sera également beaucoup plus critique, et ne se contentera pas d'analyser cette vallée depuis un œil inquisiteur d'un de ses sommets. Place aux émotions donc également!"Si vous trichez, et feuilletez rapidement les photographies qui s'acheminent le long de ce texte, vous y découvrirez nombreuses couleurs, nombreuses nouvelles facettes de la Death Valley. C'est en effet l'un des aspects que j'aimerais expliciter un peu plus en détail. Vous vous interrogerez alors, face à de telles merveilles, pourquoi ai-je l'intention d'être critique? Peut-on l'être tout simplement? On peut toujours être critique, c'est mal me connaître! Les premiers défauts arriveront au fil de l'écriture, place au rêve et à la découverte pour le moment.Cette vallée, donc, présente non seulement une topographie complexe mais une richesse de roche à peine vraisemblable. Bon Dordognais, à ce propos, contredirait en disant: "Cela ne vaut pas la Dordogne", mais laissons cette doléance purement gratuite de coter et poursuivons à travers cette première visite: Mosaïc Canyon. Mosaïc Canyon n'est autre qu'une fissure creusée par des torrents, en un sens, un lit de rivière particulièrement aménagé. Les sédiments, dolomite, ont été révélés à la surface, et nous pouvons de nos jours nous promener au sein d'une véritable galerie en marbre forgé. Ici les murs ne s'effritent nullement, ces blocos impassibles semblent enracinés ici à jamais.La seconde vue imprenable, à ne pas manquer de cette vallée, outre Dante's view, et celle depuis Zabriskie point. Ici, nous pouvons admirer diverses formes sédimentaires argileuses. Conséquences de coulées volcaniques mises à nues peu à peu lors du retrait des lacs composant cette région, la topographie, nommée ici "badlands" (furnace creek formation), est enchanteresse. On peut deviner en arrière plan de la photo, le Télescope pic, ces différents plans colorés, et ses ondulations sont un hymne à la photographie.Le borax, minerai dérivé du bore, a été longuement extrait de ses terres pour des applications en tant qu'insecticide, dans la métallurgie, dans l'industrie du verre etc. Imaginez alors, l'impact destructif de telles firmes implantées en plein désert. Il a nécessité près d'un siècle (1882-1976) pour se rendre compte du dommage occasionné. A une échelle tout autre, imaginez l'impact des différents promeneurs sur ces badlands. J'ai été surpris, meurtri peut-être pas, mais au moins déçu de constater lors d'un bref coup d'œil au dessus de ces terres vallonnées, qu'en réalité chaque parcelle d'espace, chaque butte, avaient été foulées par un régiment de touriste. La faute à qui? La faute est en réalité, malgré tout, partagée! Alors qu'au départ le sentier est clairement définie par un unique panneau, spécifiant vous devez suivre ce sentier sur votre droite. La signalisation par la suite s'estompe copieusement. Pour faire simple, les sentiers partent dans tous les sens, à tel point que le principal que nous empruntions à l'origine devenait sujet à polémique. Cette merveille de la Nature, devient peu à peu, une risée à mon sens, un véritable labyrinthe pédestre. Pourquoi n'y a-t-il pour une fois pas de règle stricte, pour que tout un chacun puisse bénéficier et partager cette vision? Dans ce monde américain semé de paradoxes, dame Nature, n'est pas maîtresse de ces éléments. Bon, de ce fait les photos, ci-dessous, de chemins empruntés, de joie partagée, détonnent complètement avec mes dires. Ce n'est juste qu'après coup, et peut-être confirmé lors de l'ascension furtive, que je me suis rendu compte du malaise résultant.Notez cependant, ces étranges formations, sculptées sur les murs des falaises. Ces merveilles réellement précaires (tout est relatif, elles semblent précaires) portent ardemment leur nom de Red Cathedral. Comme quoi, un brin d'érosion, un soupçon d'oxydation, et vous voilà avec une falaise relookée aux milles coloris.Les coloris sont l'affaire de artist's palette. Quelque miles au sud de Zabriskie, et toujours sur la façade de black mountain, anciennement et violemment volcanique, les roches jouent à l'apprenti peintre ou apprenti chimiste. Ici dérivés de fer, de manganèse, de mica, et autres... font le bonheur de photographes très expérimentés! Mais également de saut de cabris, aux allures de pièce montée sur un paysage de fond d'écran.La touche négative que j'aimerai également ajouter, est peut-être l'accessibilité des sites trop aisée, et particulièrement aménagée. Chaque point de vue se situe à moins de 5 miles d'un lieu à un autre. Et chaque site présente, un parking d'asphalte à son pied, pour ne pas dire en son centre. Je vous vois venir, on ne va décemment pas faire marcher les gens, en pleine Death Valley, durant des miles pour observer un point de vue! Hum! Si cela venait que de moi... Non, ce que je cherche à dire est que, la vue est une pure merveille, cela reste indéniable, mais le fait d'enchaîner les sites en l'espace de quelques minutes fait dramatiquement perdre tout intérêt. Cela peut se résumer, et se n'est en aucun cas restrictif à: garer sa voiture sur la parking, marcher 100m, prendre sa photo, tourner les échines et se diriger vers d'autres aventures! Les prospectus vantent la beauté des différents lieux de ce parc, mais à la longue, il en devient rapidement parc d'attractions. Et encore, ce weekend dernier, nous n'avons pas connu grande affluence sur les sentiers (excepté cette mère de famille, plantée au beau milieu de l'arche pendant près de 30min pour prendre LA photo (euh, LES), il fallait le voir pour le croire. J'omets volontairement de parler du père de famille sur le bord et s'occupant consciencieusement des deux petites, cela en devenait risible).Il serait particulièrement réducteur, bien entendu, de résumer la Death Valley, en l'observation depuis Dante's view et Zabriskie point. J'en conviens. Mais ces derniers prévalent d'un facteur mille sur les autres lieux. Ainsi, sur une brochure locale, vous trouverez l'éloge du site Sand Dune, qui est un modeste parc à dunes (Obi Wan Kenobi s'y est défoulé quelque peu), si je peux dire. Ces points de vue sont tellement magiques, qu'ils en font pâlir tous les autres. Et la consolation, devient bien maigre, quand le site vous est livré comme un cheveu sur la soupe!Je finirai ma note par un point de "teasing". En effet, j'ai suffisamment aguiché Mat ces jours-ci, sur un fait inoubliable, dont nous avons été l'objet ce samedi soir, pour ne pas conclure cette fin de note sur ce caractère unique. Rappelons cependant le contexte, et le lieu de repos dans un premier temps de ce samedi soir: Amargosa Opera House (Death Valley Junction, pour être précis). Un hôtel à bannir de vos cartes de randonneur ou de touriste. L'ironie est que j'ai reçu un remerciement de leur part après cette escale. Je me plie donc à leur requête, et partage l'information: "N'y mettez pas les pieds, jamais! Je n'ose à peine imaginer, ce que cela peut être par temps de pleine canicule. Est-ce que les odeurs s'évaporent par enchantement, ou est-ce qu'elles embaument tout l'hôtel? Est-ce que les chambres seront lavées? Ou rajouteront-ils une nouvelle couche de peinture pour cacher la misère?"
Hello Thibaut,

Thank you for staying with us at Amargosa Opera House & Hotel! We know you have many choices when making your get-a-way decisions. Thank you for choosing us.
Please share what you enjoyed most with future guests.
Bref, les hauts de cœur passés, nous voilà dirigés vers l'unique restaurant de la bourgade, fièrement recommandé à l'accueil de l'hôtel. Burgers en tout genre nous attendent, même de la salade pour les gens bizarres. Mais voilà première question posée à la serveuse: "Quelle bière vous nous proposez-vous?" "Euh, désolez Monsieur, nous ne vendons pas de bière. Nous avons blablabla..." La voilà qui m'énumère la liste des sodas qu'elle avait en boutique! Seconde tentative donc, pour écourter toute discussion interminable. "Avez-vous quelconque alcool à vendre?" "Non, mais vous pouvez acheter des bières si vous le désirez à 7miles au sud". Nous voilà, donc ironie du sort, faire 20min de voiture aller-retour, pour quelques modiques mais si convoitées bières. De toute façon, le restaurant à ce moment là été vide... le reste de la population avait dû se rendre à un show de mime dans le bâtiment d'en face. Bref, saloon trouvé, brève échange avec l'autochtone du coin, et tant qu'à faire une bouteille de vin rouge à la clef, nous voilà de retour, toujours seuls dans le restaurant, mais avec de quoi nous hydrater! Elle n'est pas belle la vie, quand même?
Attention, nous en étions bien loin de nos péripéties! A peine notre repas englouti, qu'un curieux déménagement vient interrompre notre début de torpeur... Bon, je ne vais pas vous faire lambiner plus longtemps. Il faut le voir pour le croire: un xylophone géant soutenu par de jeunes locaux franchit tant bien que mal le seuil de la porte, et se glisse furtivement au beau milieu de la scène! What's the heck? Et bien voilà, pour tout dire, nous sommes en plein pays des Mormons, pas d'alcool, et un curieux instrument (surement légué par un précieux ancêtre) vient arrondir notre soirée. Personnellement, le vin s'en été déjà un peu chargé! J'ai cependant particulièrement apprécié cette jeunesse se démenant sur cette planche symphonique. Nous avons été témoins d'un moment d'anthologie, et d'anthropologie qui nous échappe forcément. Mais quel bonheur. J'ai personnellement trouvé du ravissement là où je ne m'y attendais le moins.
Donc bilan dans l'ordre de préférence: Dante's view et son panorama à couper le souffle, bon le froid à ces sommets te revitalise; Zabriskie point et ses ondulations spectaculaires; l'isolement et la solitude au milieu de cette immensité quand le calme est de la partie; et enfin ce moment mormon qui vaut tout l'or du monde!

A caterpillar army: Death Valley

Some birds sing and some even waddle, but not all birds can fly. What you're talking about, she's a cute flower!
La Death Valley, approximativement de la taille d'un département français, voilà un nouveau parc hors dimension, a mon actif. Quatre heures de voiture m'ont été nécessaire pour gagner le cœur de la vallée, dont près d'une heure juste pour traverser les collines ouest l'éclipsant. Sur la liste des choses à ne pas rater j'ajouterai rouler sur ces routes étrangement vallonnées. En France, nous mettons des virages pour ajouter une pointe de malaise aux passagers, ici les routes sont indéfiniment longues accentuées de bosses étrangement vertigineuses. Ainsi, dés qu'une signalisation notée "DIP" apparaît, surtout conserver votre vitesse de croisière et vous aurez la nette impression d'apesanteur. Disons que cela fait un bon moment de divertissement pour écumer ces quelques 230 miles (au passage ma voiture vient de franchir les 100000miles, happy birthday to her).Arrivé sur place, première stupeur, la température extérieure pour un mi-février et ce, à 7pm, alors que le soleil avait rendu l'âme depuis un petit moment déjà, était d'une douceur estivale. L'étonnement était d'autant plus franc que je venais de traverser des collines présentant encore ci-et-là des îlots de neige. A titre indicatif sachez que cette vallée a déjà connu des pics de chaleur au mois de décembre de près de 31°C, et avoisinant les 57°C (1914) en plein mois de juillet. La chaleur n'est donc pas un mythe et les parcours de randonnées pédestres sont particulièrement restreintes. Il est conseillé de se promener en altitude pour de longue promenade, plutôt que de s'aventurer dans la vallée en journée lors des périodes estivales. La topographie de la Death Valley en forme de cuvette, ou de "U", due à une histoire de rapide subduction des plaques, est la raison de tels extrêmes. En effet, entourée par d'abruptes chaînes montagneuses, ces dernières piègent les courants chauds et les recyclent au fond de la vallée.En ce mois de février, cependant, et curieusement, les sommets sont toujours enneigés. Curieusement, cela était mon impression avant de fouler ce désert aux milles visages. On parle de la Death Valley, de désert, comment peut-il y avoir de la neige sur les plateaux et une chaleur déjà estivale 10 miles en deçà. J'avoue, c'est quelque chose que je n'avais pas particulièrement assimilé avant cette visite. Mais la traversée des collines m'a légèrement rappelé à l'ordre. En réalité, la vallée doit être respirable 4mois de l'année, le reste est pur enfer. La Death Valley porte noblement son nom. J'ai cependant la nette impression que ce manteau blanc n'est qu'éphémère, et qu'il ne devrait pas s'éterniser comme ce peut être le cas au Yosemite ou à Zion national park.Après 2 journées passées, l'un des spectacles de Dame Nature a ne pas manqué reste la vue offerte depuis Dante (Coffin peak - 1670m d'altitude). De ce sommet (appartenant à la chaîne black mountain), versant est de la vallée, nous pouvons apprécier ouvertement une longue page de l'histoire. Cette vue est tout simplement donnée, et nous l'avons égoïstement contemplée. On parle de cliché, nous avons admiré pendant quelques minutes une véritable esquisse: vue sur le versant ouest (Panamint mountain) dont les pics étaient enneigés (Telescope peak culmine a 3392m), embaumés de légers moutons nuageux, le tout couronné par une lumière de coucher de soleil rosée; au fond de la vallée, le lac salée de badwater reflétait ironiquement ces amoncellements de nuages aux fines couleurs rosées. Et bien, j'étais à cent milles lieux, des visions que je m'étais faite de cette vallée. Bien qu'étant un désert, son histoire géologique est des plus complexes. Je vous passe les périodes glacières, et les nombreuses phases volcaniques et de sédimentation. Mais le phénomène de glissement des plaques se profile tout simplement sous nos yeux. Deux chaînes montagneuses extrêmement élevées et une vallée en dessous du niveau de la mère (badwater à -86m). Peu étonnant que ce mouvement a été assimilé à une marche de "caterpillar army", autant dire une armée de chenille. J'aime bien cette image donnée, et il est indéniable que la vue depuis Dante reste le point par excellence pour apprécier la topographie de cette vallée. A noter également que, le bassin de badwater, n'est qu'un lac provisoire, alimenté par les pluies ou fontes des neiges l'avoisinant. Malgré l'érosion perpétuelle de ces versants se déposant au niveau de la vallée, le niveau de cette dernière n'augmente pas, mais bien au contraire. Le mouvement des plaques n'a donc pas fini de nous surprendre...

mercredi 17 février 2010

On the cutting edge: "Central Intelligence Agency"

"Central Intelligence Agency" ou plus communément appelée CIA. Le sigle vous parle forcément plus, et non, vous ne rêvez pas! Mais que peut bien donc faire la CIA dans ce blog? Enfin, après avoir visité maintes lieux en compagnie d'intrépides écureuils, après avoir contemplé de véritables masterpieces érigées pas dame Nature et sillonné la tentaculaire L.A. de bout en bout... Plus rien ne devrez vous étonner à présent! En un sens, et si cela est le cas, vous commencez alors, j'imagine, à penser comme un californien, ou tout au moins, vous vous imprégnez peu à peu de cet environnement paradoxal. En un sens également, ne serait-ce pas l'ultime objet de ce blog, que de s'immiscer dans ce monde jusqu'à en discerner les véritables émotions? A travers des écrits la tâche semble délicate, mais bon, c'est de la nature de l'être humain que d'observer, d'assimiler, et dans un acte final d'apprécier.
La CIA, je disais donc. Que faut-il pour devenir agent de la CIA? Tout d'abord ce n'est pas un travail ordinaire. Il requiert une extraordinaire intégrité combinée avec une curiosité intellectuelle, des facultés d'analyse et de perception, et de fortes compétences en communication pour faire partie intégrante d'une équipe. En réalité être agent de la CIA ne se restreint pas à porter une arme et braver tous les dangers. Oui, je sais, cela casse le mythe! J'en suis encore tout retourné! Cette agence est au sommet de l'intelligence américaine, et ils ont pour dû de construire et maintenir une force puissante aussi diversifiée que la nation qu'ils servent. La guerre froide serait-elle toujours d'actualité, ou plus que jamais? Les menaces, de nos jours, peuvent venir de plus loin, plus vite, et avec moins d'avertissements qu'auparavant!Cette agence se divise en 4 pôles importants:
  • Directorate of intelligence: pour faire simple, les analystes, ceux qui collectent toutes les informations à travers le monde (économie, politique, technologie etc.)
  • Directorate of support: cette classe est, je dirais, tous les individus qui contribuent au bon fonctionnement de l'agence. Une grande variété de profession sont à considérer (juristes, ressources humaines, linguistes etc.)
  • Directorate of Science and Technology: la raison même de la venue de 2 agents de la CIA au sein du bâtiment Engineering. Ils recherchent toujours (vision restreinte) des technologies liées à la communication et à l'information de pointe.
Enfin, pour être honnête, ma curiosité se portait davantage sur la 4ième branche: National Clandestine Services, oui, enfin, les services secrets, appelons un chat, un chat, voulez-vous. Omettons tous les métiers travaillant aussi dans la clandestinité mais essentiellement dans des bureaux. Que faut-il pour être un agent secret? Oublions également les qualités individuelles hors du commun demandées, le courage tout le monde en a, non? Un moral à toute épreuve? Oui, bon si un jour est sans, je me dis que demain ne sera que plus radieux! Il faut l'amour de son pays et être prêt à traiter des situations changeantes, ambiguës et instables. Pourquoi pas, chaque matin j'oublie une fois sur deux de mettre mes céréales dans mon bol, il m'arrive de rectifier le tir, si ça ce n'est pas une preuve d'adaptabilité dans des cas de force majeure? Il sera également nécessaire de passer un entretien. Tout de plus banal, comme pour une embauche: examens médicaux et psychologiques complets (je suis fou et je n'ai rien à caché), une enquête sur vos antécédents (oh, ça va c'était un accident, un accident) et votre entourage (euh, peut-on rayer ma sœur sur le carnet de famille, tout être humain a son talon d'Achille!), finalement une interview polygraphe (s'ils veulent enregistrer de belles sinusoïdes de mon rythme cardiaque, pourquoi pas!). Il sera également demandé de suivre un intensif entraînement. Tant que je suis nourris... Le seul bémol en fait est que ma journée de service militaire ne devrait pas peser lourd dans la balance, et puis finalement, j'avais oublié ce critère rédhibitoire, je ne suis pas citoyen américain! Enfin, à la signature lorsque vous apercevez en petits caractères: une assurance vie et de maladie, avec une compensation pour la famille en cas de décès... vous pourrez toujours vous consoler d'en avoir une, d'assurance maladie!

Daniel Nocera on personalized energy

Le Professeur Daniel Nocera, du MIT Massachusetts, croit qu'il peut résoudre les problèmes en énergie du monde avec une piscine Olympique (n'est-ce pas d'actualité?). Ce dernier et son équipe ont identifié une technique simple pour alimenter la Terre et à moindre coût, en utilisant la lumière du soleil pour diviser les molécules d'eau et stocker de l'énergie. Sa vision à longue échelle est de subvenir en énergie solaire de manière individuelle. J'ai assisté à une de ses présentations sur le sujet, et voici son message:
" Voilà ce dont je vais traiter aujourd'hui (tout en pointant l'image en arrière plan). Ainsi, vous voyez ces poteaux électriques, et bien je vais les exploser, je vais les détruire... je vais tout détruire, excepté cette petite personne ici même qui va porter sa propre énergie! Je vais donc discuter de la notion d'énergie personnalisée.Je voudrais juste traiter rapidement de quelques chiffres. Juste quelques uns. J'ai réalisé de nombreux calculs généraux sur l'énergie, et puis beaucoup de personnes ont utilisés mes chiffres et puis ont merdé! Donc je vais vous expliquer ce que j'ai fait, pour bien comprendre le challenge. Globalement, nous utilisons actuellement 14 térawatts (trillion watts - TW) d'énergie chaque année. Nous aurons besoin de 16 TW de plus en 2050. Je serai mort mais fermez vos yeux et imaginez-vous dans 40 ans... pensez à vos enfants, ce que vous aimez, ceci sera leur futur. Si vous regardez ces chiffres, ceci sera un bien piètre future. Les données indiquant 5 à 7TW représentent l'entière récolte mondiale, je la collecte et la brûle en CO2 et eau, et vous ne pouvez obtenir plus d'énergie à partir de ces récoltes, même pour celles dont la croissance est la plus rapide au monde. Ceci provient d'une limite liée à la photosynthèse. J'ai récolté toute l'énergie liée au vent, 2-4TW peut être extrait. En termes d'énergie nucléaire, nous pourrons générer 8TW, nous devrons construire 200 sites nucléaires chaque année pour atteindre la moitié de ce que nous aurons besoin. Ce qui correspond à un nouveau site tous les 1.5 jours, et gardez en tête qu'il sera nécessaire de les désinstaller presque aussi vite que nous les construirons!
Maintenant, nous utilisons 14TW, et pourquoi aurons-nous besoin de 16 nouveau TW? La première hypothèse que j'ai posée est que vous ferez toutes les bonnes choses nécessaires, et que vous sauverez 100% de l'énergie que vous utilisez aujourd'hui. Et nous aurons toujours besoin de 16TW! Si vous voulez être des andouilles, et ne pas l'écouter (surement une référence à ce petit être avec sa propre énergie), vous devrez alors me donner 45TW, et non 30 (et encore avec une consommation à l'américaine, c'est vraisemblablement autour de 100TW)! Ainsi, dans le monde développé (legacy world), je veux de vous que vous sauviez 100% de votre énergie, et vous devriez toujours me donner 16TW.

Maintenant vous voudriez surement savoir d'où viennent ces chiffres? Ces chiffres viennent des 6 milliards de nouveaux consommateurs. 3 milliards de personnes n'ont pas d'énergie (non-legacy), et 3 milliards ne sont pas encore nés. La solution dans ce challenge autour de l'énergie, à mon avis, est de fournir au monde "non-legacy" (i.e. sans développement) une politique de l'énergie renouvelable. Et de ne pas faire comme le Département de l'Énergie fait tout le temps, en prenant de grand système et en essayant de les faire plus petits, et puis au final se rendre compte que c'est trop coûteux. Ainsi, vous devez partir du bas et croître. Si vous ne le faites pas, je vous garantis que ce sera trop coûteux!

L'énergie et l'eau sont des problèmes entrelacés. Au regard de ces chiffres ces deux problèmes ne peuvent être séparés (photo ci-dessus). Si nous voulons réduire ces dépenses, nous pourrions toujours essayer d'empêcher 300 millions d'individus de naître, en éduquant les femmes dans les régions rurales (à propos du contrôle des naissances). Ceci est un moyen de réaliser un important impact sur l'énergie. Mais cela ne sera pas assez. Même en utilisant les panneaux solaires les moins chers au monde, vous êtes condamnés. Car vous n'aimez pas vivre (sans électricité) après que le soleil soit couché. Aussi, nous avons besoin de stocker l'énergie.
Ne laissez personne vous dire que les batteries vont s'améliorer. Et laissez-moi vous dire pourquoi. Je suis chimiste alors écoutez-moi bien. Elles ne peuvent pas, ceci est physiquement impossible. Les batteries sont faites d'électrons sur métal avec des oxygènes entre. Sans un moyen de compresser la matière et rendre le système plus dense, les batteries ne peuvent être améliorées (ouf, c'est ce que je tente de faire!). Ce que les gens font est la densité de puissance (en gros la délivrance d'énergie, comme lorsque vous accélérez au démarrage avec votre voiture). Mais les batteries en elles-mêmes sont nulles, nulles, nulles. Nous utilisons les fuels depuis plus d'un siècle car ils ont beaucoup d'électrons. Nous pourrions utiliser d'autres sources d'énergie, mais lors de la propulsion, nous obtenons une énergie commensurable à partir du fuel, car nous pouvons apparier ces électrons dans de petit volume.Maintenant regardez ceci. Il y a le Boeing 777, une machine de gravure, un outil d'usinage, une automobile (graphe au-dessus). Regardez ce que j'ai tracé, ce qui montre que je suis réellement fou, et que j'ai l'habitude de l'être. Ceci est juste pounds (poids) et dollars, en fonction du volume annuel que vous en fabriquez. Aussi, je parle de réelles manufactures, de tous les jours. Ainsi, regardez ceci (là le logo McDonald's apparaît sur sa courbe). Si vous pouvez mettre un Boeing 777 et un hamburger de chez McDonald's sur la même courbe, il y a quelque chose de non sens là dedans! Que pensez-vous de l'énergie? Nous construisons une chose, et elle pèse énormément... celle-ci apparaît au haut de la courbe. Mais si vous voulez générer de l'énergie pour le monde entier, vous devez avoir une production quasi-infinie, et vous feriez mieux de la faire très légère. Ceci est exactement le contraire de ce que nous avons l'habitude de réaliser! Mais c'est de cette manière que nous devrions penser.Comment fonctionne une feuille? Photosynthèse. Elle stocke un taux incommensurable d'énergie mais après la plante doit l'utiliser. Pourquoi la photosynthèse n'est-elle pas bien? La plupart des êtres vivants utilisent une grande partie de leur énergie pour vivre, et non pour nous donner de l'huile. Souvenez-vous ce que vous avez appris en grade-school: une plante utilise la lumière, de l'eau et du CO2 et fabrique de l'O2 et du sucre. Elle utilise les liaisons de basse énergie de l'eau, la lumière du soleil pour réarranger les liaisons et fabriquer de l'oxygène et de l'hydrogène. L'énergie est stockée dans des liaisons à haut pouvoir énergétique.Ici est le fuel. Vous démarrez votre voiture et regardez ce qu'il se passe (les molécules se réarrangent pour former de l'eau + CO2 + de l'énergie). Ainsi, que fait une plante. Elle prend l'énergie des liaisons issue de l'eau avec la lumière du soleil, réarrange les liaisons pour former de l'oxygène et de l'hydrogène. Pourquoi je veux que vous utilisiez de l'eau. Parce que je vais vous montrez ô combien une molécule d'eau peut contenir d'énergie. Ici est la piscine du MIT. Souvenez-vous le message dont je vous ai alerté au début, à propos de vos enfants en grand danger. Et bien, ici, est leur message d'espoir. Ce que les plantes nous offrent est un aperçu du comment nous pourrions créer du fuel liquide exploitable. La piscine du MIT contient 3.2 millions de litres d'eau, cette piscine pourrait stocker 43TW de l'énergie, si nous extrayons l'eau du bassin en hydrogène et oxygène. Ceci en assumant 100% d'efficacité en la conversion de l'eau. Mais même si nous réalisons 50% d'efficacité, nous pourrions générer le besoin énergétique de la planète entière avec uniquement 2/3 de cette piscine. Le défi est que, je suis en train de parler de résoudre le problème énergétique avec une piscine Olympique, nous pourrions le faire globalement par seconde. Ceci est votre espoir, parce qu'il y a tant de densité énergétique dans ce fuel.Si je pouvais séparer les molécules d'eau contenues dans ce verre d'eau, je pourrais fabriquer quelque chose de bon marché et hautement manufacturable. Mon groupe a résolu le problème de réaliser de la photosynthèse artificielle à base de cellules photovoltaïques. Le procédé est auto-contrôlé, s'il échoue, il peut se fixer par lui-même. Et il ne demande pas de l'eau pure pour fonctionner. Enfin l'eau une fois traitée devient consommable."
Ainsi, Daniel Nocera nous offre l'opportunité d'un procédé entièrement bio, et remarquablement efficace. Il finira sa présentation en exposant quelques prototypes d'électrolyser, de véritables équipements individuels de stockage de l'énergie. Il reviendra enfin sur sa première image de son exposé, si emblématique si je puis dire, de ce petit être tenant sa propre source d'énergie, et extrapola son discours vers une vision qui pourrait être celle de demain, d'une maison entièrement équipée, entièrement auto-suffisante (peut-être moins de 10gallons d'eau nécessaires réutilisables par jour). L'autonomie de demain passe par l'autonomie individuelle en énergie. Ceci est un véritable paradigme, une révolution de la manière de penser autour des puissances énergétiques. Cependant, il souligne le fait que nous avons déjà rencontré ce genre de paradigme auparavant. Nous sommes en effet passés de serveur central informatique aux ordinateurs personnels, et ainsi nous pouvons passer des réseaux câblés aux systèmes à énergie personnelle...

Acrobatics exercices in Griffith park adventure

La vie sème parfois de nombreuses surprises... Enfoui au cœur du réseau routier de L.A., il est à peine pensable que de trouver un semblant de liberté sur les collines avoisinantes. Le contraste est saisissant! Alors que dire quand une banale visite devient une réelle épopée... Griffith park était l'objet de la visite de ce samedi. Et non comme mentionné dans le titre ci-dessus "Griffith park adventure", ce parc n'a rien d'un lieu d'attraction, merci bien, mais croyez-moi, et en témoigne les escapades ci-dessous, l'Aventure était bel et bien au rendez-vous!L'idée était d'aller se promener du côté de l'observatoire du parc, et ainsi, du fait de sa position stratégique surélevée (nord-ouest par rapport au centre ville) de bénéficier d'un panorama imprenable de toute la vallée de L.A. Rien de tel pour se donner un bref aperçu de la démesure de cette ville. L'observatoire s'érige en réalité sur les collines hollywoodiennes, et effectivement les lettres sont visibles depuis ce dernier, sur l'un des autres versants. Enfin, ce jour-ci les lettres n'étaient pas visibles! Quoi elles étaient tombées? Non, elles étaient bâchées, et une inscription y était affichée: "SAVE the PEAK". En réalité si le propriétaire des lieux ne touche pas ses 12,5 millions d'ici le 14 avril prochain, et bien les parcelles juxtaposant les lettres iront certainement à un promoteur immobilier. Après rien n'est moins sûr que ces dernières soient toujours visibles de tous... Si les donations couvrent l'offre, ce site ira au Griffith park. L'espace serait ainsi préservé. Ah! Hollywood fait rêver, il n'y a pas à dire, ils vont peut-être réussir à détruire leur emblème. Cela reste terrifiant quand on y pense... A l'origine Los Angeles était un modeste ranch, au beau milieu d'un désert. De nos jours, seules les quelques collines encore délaissées témoignent du caractère aride du climat. Enfin, la présence de cactus ci-et-là aussi, mais l'arrosage abusif des quartiers est tel que même l'herbe reste d'un vert olive! Et dire qu'en France nous avons des restrictions d'eau certains étés, et ce, même pour le jardin. L'expansion de la ville est si importante que je me dis, heureusement que, certains parcs, propriétés de L.A. et issus de donations, restent inviolés. Et généralement, les parcs ici sont immenses. Des années de cela, à Griffith park, y était implantée une ferme d'autruches (Sir Griffith était cinglé de toute façon), mais également un aérodrome. Aujourd'hui, il y a le zoo de Los Angeles et des centaines d'activités.L'ascension vers l'observatoire s'est réalisée avec une certaine aisance, et avec dextérité. On sent la maîtrise des mousquetons. L'escalade des vertigineux rochers, et le passage à travers de tortueux précipices n'ont été que partie de plaisir. L'observatoire toujours en point de mire, son accession fut vite expédier. Un brin moqueur, et des hors pistes intrépides réalisés, le panorama révéla enfin sa vallée. J'ai moi même eu du mal à suivre ce rythme effréné! A peine débarquées de l'avion que ces demoiselles arpentaient déjà les collines. Je pense qu'il faudrait sérieusement réaliser une enquête des plus poussées et analyser les plats servis en vol. Je ne sais pas mais, l'utilisation d'anabolisants nuit gravement à la santé. Ou alors, il faudrait ajouter dans le cockpit un sentier ou une sorte de safari aérien pour qu'elles se dégourdissent les jambes. Ceci n'est pas humain! Après même les plus grands parcs, face à leurs foulées décidées, ont honte, et ressemblent à des marelles pour enfants. Enfin, le signe de la victoire vint célébrer cette légère promenade aux joutes trépidantes. La visite du laboratoire a la particularité d'être gratuite, et l'accès au télescope également. Une sorte de porte des étoiles ouverte chaque soir au large public. De plus, le premier vendredi de chaque moi est tenue une présentation plus ou moins générale sur l'astrologie dans l'amphithéâtre Leonardo Nimoy. Les amoureux des étoiles s'y réunissent, et sous l'orientation de deux astronomes, nombreux sujets ont été couverts. Le dernier en date? Le tremblement de terre au Chili, il n'a pas causé le tsunami tant redouté, mais a été suffisamment puissant pour accélérait la rotation de la Terre, causant une réduction de l'année. A ce rythme, un jour le 29 février n'apparaîtra plus sur nos calendriers!Ils se sont cependant trop attardés sur des choses plus ou moins intéressantes, et finalement ont survolé en fin de présentation les dernières découvertes, et modélisation. Les télescopes et sondes actuels permettent d'obtenir des images et données qui repoussent tout entendement. La présence de trace d'eau dans des nébuleuses à des centaines millions d'années lumières. La formation progressive vue par image de galaxie lointaine, sa modélisation ressemble étrangement à l'univers dans lequel nous vivons de nos jours. Miky Way, Andromeda sont des galaxies fascinantes, leurs visualisations en lumière infra-rouge apportent de nouvelles informations, mais certainement une perception d'un au-delà. C'est finalement dans un élan d'enthousiasme, que ces chercheurs, pourtant encore les pieds bien sur Terre, affirment qu'un jour ou l'autre, la vie renaîtra de ce côté là de l'univers.

lundi 8 février 2010

In the spotlight!

The dunnians, the dunnians, est le nom donné aux heureux étudiants sous-fifres du Pr. Dunn. Cette antilogie est quelque peu surprenante. Ainsi, vous aurez noté une contradiction entre les adjectifs "heureux" et "sous-fifres" qui ne vont généralement pas par paire. Quoiqu'il en soit nous sommes bien nantis. Disons que la direction en maestria du professeur est telle que la magie s'opère en douceur, et que chacun apporte à l'édifice, qu'est un groupe, sa contribution. Peu étonnant qu'un vote soit passé, il y a quelques mois de cela, pour déterminer le nom attitré aux étudiants du Pr. Dunn. Personnellement, j'avais beau cherché, seules des variantes autour des noms donuts (chers à Homer et à Bush) ou encore denny's (chaînes américaines réputées, au moins à mes yeux, pour ses breakfast améliorés) me venaient à l'idée. Ils n'ont pas voté pour mes suggestions, cela ne faisait pas sérieux, les ingrats!
UCLA est une université hors paire, en réalité il est difficile de comparer une université française d'une université américaine tant la différence est colossale. Tout les sépare:
  • L'investissement économique mis en jeu: l'université est une entreprise incommensurable en elle-même: sport, prospectus, journaux, internet, management etc. Même la place de parking est payante.
  • Le nombre d'associations: un rien fait une association, ici, je présume. Allant du modeste cours de chant à la victorieuse équipe de basket, en passant par une leçon de salsa.
  • La fierté affichée, totalement démesurée, en témoigne le nombre de tee-shirt et autres vêtements en tout genre exposés.
  • Une maintenance sans égale. Loin d'être dans l'ombre, les ouvriers circulent en voiture de dernière génération bio-fuel ou électrique. Souvent, en masse, les parcs seront taillés à ne pas en douter.
  • Le dynamisme. UCLA reste éveillée jusque tardivement dans la soirée. La salle de gym, John Wooden Center, ferme ses portes à 12:45am. Et dire que certains continuent de courir à cette heure! Nombreux concerts et autres représentations en tout genre ont lieu également dans les différents bâtiments du campus: concert de Vivaldi, réceptions, discussions sur l'art etc.
Vous l'aurez compris, nous ne vivons pas dans la même dimension. Je nommais à l'instant, la fierté, en tant que mot clef, point dissonant avec nos habitudes françaises. Ici, l'une des distinctions est d'apparaître sur le site web de l'université. Pas étonnant avec environ 40000 étudiants et j'omets volontairement le nombre de professeurs & co., imaginez donc l'auditoire potentiel face à l'écran. Imaginez donc être en toute première page, en page d'accueil du site, avec un article vous concernant. Et bien voilà, une interview très sympathique sur les activités du groupe y est affichée. Ainsi, caméra en main, des jeunes journalistes ont suivi le Pr. Dunn exposant ses travaux de recherche autour des batteries en 3D (application micro-processeurs), et des systèmes biofuel utilisant le sucre en tant que source d'énergie (enzymes + procédés sol-gel). Je vous laisse le lien en question (http://www.spotlight.ucla.edu/faculty/bruce-dunn/), et comme ce dernier risque d'évoluer j'ajoute le lien youtube permanent (http://www.youtube.com/watch?v=XuTqlEuQnNI&feature=player_embedded). Ainsi, le groupe est sous les projecteurs. En réalité, essentiellement le professeur y est. Mais bon, qui est le boss après tout? Sortons à présent du contexte de l'université, mais gardons les lumières des projecteurs bien éclairées. L'un de mes collègues, Justin, fait partie d'un groupe de danse. Oui, mais attention, avec musique, entraînement, chorégraphie, et toute l'abnégation que cela réclame. Il reste très modeste en la matière, mais le résultat de son dernier spectacle (Vive XV à Irvine) est toutefois agréable à regarder. Son groupe appelé, Mavyn, constitué d'une pléiade de jeunes artistes nous présente un show à l'américaine, relevant du free style et d'une chorégraphie rythmée et bien articulée (http://www.youtube.com/watch?v=4GN2oQYYaFo). Au début de la vidéo, et après 18sec, il est au centre de la scène, sous la partie droite de la branche du X (tee-shirt blanc apparent, casquette sous la capuche). Spotlight sous les sunlights serait également un titre en l'occurrence, néanmoins, la surexposition dans ce monde est définitivement de circonstance.

 
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PS: je rajoute ce lien vidéo (http://www.youtube.com/watch?v=CeZkvxfHd40), c'est cadeau! Un autre groupe, toujours au Vibe XV, Anbu Black Ops, ont littéralement mis le feu. Je dirais, qu'autour d'une chorégraphie mêlant ninjas et défense d'une simple box, on se prête volontiers au jeu.

 
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jeudi 4 février 2010

I wanna say: "Just to keep dreaming!"

Le rêve est une étrange sensation. Souvent traduisant une simple interprétation des jours ou semaines passés, telle une logique extrapolation de notre réflexion, il est cependant parfois beaucoup plus abstrait. Il peut être le fruit d'une complexe et/ou confuse imagination, à l'image d'un puzzle auquel on s'attacherait à rassembler des pièces pourtant manquantes. Selon Sigmund "le rêve est la réalisation déguisée d'un désir qui a été refoulé", on touche alors au sens, à la perception, le désir fait partie du rêve et l'inconscient se charge malicieusement de formuler les idées. Ce que je vous propose dans cette note, est de rêver éveillés. Gardons donc les yeux ouverts, conservons nos sens, nos désirs, notre imagination, et laissons de côté l'inconscience. Souvent au matin, nous avons cette curieuse sensation d'avoir rêvé, mais pourtant aucun souvenir ne subsiste. Ainsi, ne vous endormez pas (ou après, ceci n'est pas interdit, pourquoi ne pas rêver à nouveau, après lecture), lisez ces quelques lignes et projetez vous à travers ces quelques photos. Toutes ne vous parleront pas nécessairement, mais elles ne vous laisseront pas de marbre, je l'espère. Le rêve fait partie du voyage, j'aimerais finalement ajouter, à chacun son rêve, à chacun sa destination...
Cette première photographie illustre à mon sens, ou plutôt au sens des Angelins, un concept matériel mais faisant partie intégrante du rêve: celui de suivre les pas des plus grandes stars. Combien de jeunes comédiens sont venus à Hollywood pour réussir, pour crever l'écran? Et quoi de plus symbolique que d'emprunter le célèbre boulevard d'Hollywood et le walk of fame? Nous touchons au cliché, j'en conviens, mais cette ambition est toujours réelle. La route des étoiles est semée d'embuches, d'illusion et parfois de désillusion. Ce qui en rend, peut-être, l'aspect encore plus désirable. Le flou en arrière plan rend compte d'un chemin loin d'être tracé, indécis, mais le chemin est subtilement brillant. L'espoir serait-il permis?
Passons à un autre concept du rêve, cependant restons sur L.A. pour se l'imaginer. Que cela reste accommodant, ne trouvez-vous pas? Quelque peu matérialiste, encore un fois, mais si réel. Avouons-le, la plage laisse rêveur. On l'assimile aisément aux vacances, aux loisirs, à l'océan, au soleil... La liste est non exhaustive. Chacun peut donc trouver son bonheur, son rythme, même une certaine harmonie s'il le souhaite. Enfin, les photos ci-dessus ne vont hélas pas jusqu'à cette extrémité. Cependant progressons dans cette idée, le meilleur reste à venir...
En revanche l'harmonie est souvent assimilée avec Dame Nature. Au détour d'un chemin, l'esprit peut s'évader. Pour le coup, on rêve éveillé, ce chemin est synonyme d'évasion, ou encore plus imagé, il représente le chemin de la vie. En un sens réducteur, ceci s'avère vrai le temps de l'emprunter. Quoiqu'il en soit, destiné ou pas, le chemin est voyage. Son parcours toujours inconnu, même en l'arpentant pour la énième fois, reste un parcours nouveau à accomplir. Je reste séduit à la fois par la notion de chemin, mais à la fois à sa simple vision. Les arbres ne me sont pas indifférents également, vous l'aurez certainement remarqué au travers des centaines de photographies que j'ai pu prendre. D'autres seront plus sensibles aux êtres de la Nature: les oiseaux, les papillons etc. ou encore à la singulière organisation des nuages profilant le ciel vers d'autres songes. Le rêve est un songe, alimenté parfois par une ambition, un désir, ou dans une idéologie plus spirituel par une maturité de l'âme. Il n'en reste pas moins un moyen d'évasion.

La transition est toute trouvée, le rêve atteint donc, je dirais, son paroxysme, l'évasion, la communion avec soi-même. Une telle harmonie ne peut s'accéder lors d'un sommeil, il faut que l'âme, la conscience de l'individu subsiste. Nous faisons appel, je pense aux mêmes perceptions que lors du sommeil, mais nous restons conscients des émotions qui nous enivrent. On peut parler de parfaite quiétude, j'ajouterais de véritable paix intérieure. L'évasion devient infinie, les dimensions nous transportent vers un monde où seuls les sens sont rois.Ainsi, le rêve est un doux voyage délecté par nos sens. Souvent mystérieux, si spirituel, il est le reflet de notre profonde âme intérieure.