vendredi 14 mai 2010

A detailed restaurant tour & a french connexion

La richesse de L.A. passe par sa diversité: diversité ethnique, diversité de relief, diversité de comportement. Le caractère multi-ethnique cher à Los Angeles permet indubitablement de voyager à travers le monde, et ce au sein d'une seule et même ville. Bien que cette dernière soit de dimension surréaliste, il est possible de goûter à différentes cultures. Alors en un sens pourquoi ne pas découvrir ce riche panel qui nous tend les bras, ou plutôt, pourquoi ne pas mettre nos papilles gustatives à l'épreuve. Je fais allusion aux nombreux restaurants qui quadrillent L.A. et je sens que je vais faire quelques envieux...
Nb: tous les noms de restaurants écrits en orange sont à ne pas manquer!
Restaurant français, le Saint-Amour à Culver City. Demandez le Chef Bruno!
Puisque la cuisine américaine ne propose qu'un piètre étalage, et que mon aversion pour cette cuisine s'est confirmée, le tour d'horizon des différents restaurants que je vous propose révèle du voyage. On ne se limitera nullement à la cuisine locale, admettons que la préparation de burgers soit de la cuisine, et la cuisine latine limitrophe n'aura envahit que cette partie des États-Unis mais en aucun cette note! J'ai déjà concédé une note pour les restaurants japonais et plus précisément pour la cuisine mixte japonaise/californienne tant le visuel des mets est étonnant. En effet, les rouleaux sont ici de véritables œuvres d'art, et sont victimes en un sens de cette population bon chic bon genre. J'ai finalement regroupé les restaurants (pas moins de 65) par secteur géographique, un moyen comme un autre pour organiser ce voyage culinaire...
- Westwood ou le quartier riche en restaurant aux portes de UCLA: ce quartier est en réalité un refuge pour fuir les plats du quotidien de l'université. Japonais et thaï restent mes favoris, dressons donc une liste presque exhaustive: Yamato (Westwood Blvd, restaurant japonais grand standing, son entrée impériale, sa salle sur deux étages ainsi que son ambiance calfeutrée et son bar pour patienter peuvent effrayer le simple passant à la recherche d'un endroit paisible, mais ses prix irrésistibles à 50% défraient la chronique, un endroit immanquable pour tester ces curieux rouleaux aux milles facettes (cartepillar rolls (anguille et avocat), à ne pas maquer le baked lobster, en un mot divin). Tomodachi Suchi (Weybrun Ave., restaurant japonais, très coqué, un brin typique et bien plus agréable), Ami (Broxton Ave., restaurant japonais, bien plus qu'une ambiance calfeutrée, il y fait noir, ma première découverte de ce type de cuisine japonaise à la façon californienne, un mauvais souvenir. Une autre première également, la serveuse m'avait demandé mon ID lors de la commande de bière, mon étonnement fut de circonstance: "est-ce une plaisanterie?" ou "est-elle sur le point de vouloir m'arrêter?"), Sak's Teriyaki (Glendon Ave., restaurant japonais, mon coup de cœur, pas de rouleaux améliorés, peu de cachet, mais une simple commande en la matière d'une assiette en plastique composé de riz, de salade et de teriyakis dont je ne veux pas savoir la provenance: un délice. Nourri pour 5.71$, number 9, mon penchant rapport qualité/prix doit encore prendre le dessus, cet endroit reste donc une valeur totalement subjective), Mr. Noodle (Broxton Ave., restaurant thaï, mon second coup de cœur des restaurants de Westwood, thaï fried rice, pad thaï noodle, soup curry, soup pho, et si vous avez encore faim goûtez à quelques bananas fried. Enfin, généralement il faut mieux commander 2 plats pour 3 tant les plats sont généreux. Un de ces endroits où l'expression "to go" prend alors tout son sens!), Noodle Planet (Westwood Blvd., ce restaurant thaï est la copie conforme de Mr. Noodle à l'exception fait que l'eau y est particulièrement mauvaise! Cependant leur Seafood Pad Se Ew excelle et que dire du Laht Nah Talay si ce n'est une pure merveille), Bombay Bite (Gayley Ave., restaurant indien), Acapulco (Glendon Ave., restaurant mexicain, buffet à volonté le midi pour 8.95$ mais de là à dire que j'adore...), Jerry's (Weyburn Ave., restaurant américain, Alex s'en souvient encore, c'est avec les yeux émerveillés mais complètement épuisés qu'elle eut atterri par temps de pluie dans ce restaurant, la soupe à l'époque si copieuse aurait pu nous nourrir pour 3 repas!), Palomino (Wilshire Blvd., endroit coquet intéressant pour les happy hours, le brie et la fondue font plaisir aux français en manque du pays. Cependant prenez bien garde de spécifier lors de votre commande "pomegranate margarita" car bien que pendant les happy hours, ces fourbes vous serviront la margarita normale, celle de la carte à 9$ au lieu de 4$. Peu de surprise quand vous les connaissez, ils savent jouer sur les quiproquo et sur leur don commercial pour vendre le plus possible. Westwood Brewing Co (Glendon Ave., bières de tout type et burgers classiques y sont servis). Besoin d'un dessert? Passez au Red Mango (Weyburn Ave.) pour un yaourt rafraichissant ou succombez littéralement aux sandwichs glace + cookies de Diddy Riese (Broxton Ave.).

- South Westwood
ou le bric à brac géographique tant je ne sais pas où se termine Santa Monica de Westwood, de Culver City! Thai-Sabai (Westwood Blvd., restaurant thaï plus discret, les plats ressemblent à ceux de ses rivaux Mr. Noodle & Planet Noodle), Ramayani (Westwood Blvd., restaurant indonésien plutôt cher, et une fois n'est pas coutume pas nécessairement copieux), Pho 99 Noodle & grill (Wilshire Blvd., restaurant vietnamien, avec des portions de soupe "pho" particulièrement gargantuesque, par contre le service est loin d'être chaleureux, le "chariot-débarrasseur" comme à la cantine scolaire n'est pas des plus enchanteurs!), Suchi Mac (Sawtelle Blvd., restaurant japonais traditionnel au comptoir dans un quartier également japonais), Hop Li Seafood Restaurant (W. Pico, restaurant chinois particulièrement bon et copieux, un des meilleurs de L.A. En revanche laisser ses clefs de voiture au valet pour qu'il la pousse 3 mètres plus loin revient du burlesque! Je venais de rencontrer pour l'une des premières fois cet important métier que de valet de parking! Laissez vous tenter par le "Shrimp with honey glazed walnuts", oh gosh un délice!), Champagne French Bakery Cafe (National Blvd., en réalité j'y suis passé pour trouver une baguette, je suis tombé sur 2 chocolatines -chocolate croissant-, la traduction laisse à désirer mais ces derniers ont plus tenu leur promesse que dame baguette).
- Santa Monica ou le quartier bien plus huppé, l'océan à proximité y est pour beaucoup je présume. Buddha's Belly (Broadway Ave., restaurant asiatique à ne pas manquer. Je ne sais pas si Alex s'en souvient, mais si bien entendu, à l'époque nous étions bien restés plusieurs minutes devant cette carte sans pour autant se décider! Barrière de la langue ou découverte de nouveaux mets, faites votre choix!), Le Petit Cafe (Colorado Ave., restaurant français, bien qu'en arrière plan du front d'océan, ce restaurant reste légèrement onéreux, l'ambiance y est soignée et la nourriture raffinée. Nous n'échappons pas au cliché "escargots", comme si les français ont l'habitude de manger des escargots tous les jours? Au prix de l'entrée, j'ai fait un calcul rapide, ma grand-mère pourrait demander 500$ par tambouille. Sans compter la farce les accompagnant et la marquise au chocolat en dessert. Mémé serait millionnaire à L.A.!), Cafe Montana (Montana Ave., salades, poissons, pâtes, plats raffinés en somme). Benihana Japenese Steakhouse, un des endroits de Santa Monica à ne pas manquer pour les mordus de japonais et les fans de cuisine à la plancha: en un mot un grand délice.
Buddha's Belly - Un pur moment de découverte!
- Venice ou le coin insolite. Vous connaissez Venice, j'en ai déjà dressé le portrait: à la fois riche et populaire, isolée et étourdissante, en sommes particulièrement hors normes! Lilly's (Abbot Kinney, restaurant français, le cadre un brin rustique à la française et l'atmosphère pourtant ô combien VIP de Venice ne vous laisseront pas de marbre. Une bonne adresse! Pensez à réserver comme tout restaurant français), Trattoria (Washington Blvd., mes parents se souviennent encore de cet italien, très bruyant mais la balade en soirée près des canaux de Venice n'a pas de prix. A éviter pour les repas de groupes avec menus déjà près définis!), The Counter (Ocean park, une fois n'est pas coutume, je vais faire l'éloge d'une place à Burger comme on les aime. Vous pouvez composer votre burger à la carte. Cependant, ne vous surestimez pas le burger 1/3 pound est amplement suffisant, essayez les french fries half-half en starter, et le milkshake du mois!), Hama Sushi (Windward ave., restaurant japonais à 150m du cœur même de Venice, cet endroit quelque peu onéreux vous fera découvrir les facéties des californian rolls, Esther son propriétaire y est très souriante, pourquoi ne le serait-elle pas?), Limonade (Abbot Kinney, cette place est une grande surprise (style cafétéria) dans la mesure où vous pouvez commander des plats très variés et équilibrés comme au self de la cantine), Elvino (Abbot Kinney, une cave à vin en pleine rue d'Abbot Kinney, une façon comme une autre de découvrir de nouveaux vins), Los Angeles Wine Co (McConnell Ave., une coopérative avec un riche étalage à vin, je n'y ai pas encore mis les pieds, mais cela ne serait tarder...)
Repas de mon départ à la Trattoria
- Brentwood ou l'un des quartiers résidentiels les plus opulents de L.A. Amici (San Vicente Blvd., restaurant italien plutôt chic, les pizzas y sont pour une fois à connotation italienne: fraîches et croustillantes!).- Malibu ou le coin des surfers. The Sunset (Westward Ave., restaurant de fruit de mer, bien que la plupart des fruits de mer en apparence soient préparés fris, la proximité du bord de l'océan pacifique et du coucher du soleil n'a pas de prix).

- Santa Barbara
ou la ville calme et balnéaire par excellence. All Indian Cafe (State Ave., Borah et moi, nous nous en souvenons encore, ces plats indiens étaient particulièrement épicés! De quoi rivaliser avec le plat-crevettes de la sister), Bucatini (State Ave., restaurant italien de renommé de Santa Barbara, cependant la réceptionniste incroyablement espiègle nous aura fait patienter plus d'une heure), Cold Spring Tavern (Stagecoach Rd., perdue au beau milieu des collines dominant Santa Barbara, cette taverne vous offre un cadre charmeur et sauvage, évitez cependant le french dip, cela n'a rien de français; l'histoire raconte qu'un chef français aurait accidentellement fait tomber un sandwich (vulgaire rouleau de pain avec des filets de bœuf) dans du jus de viande. Cela reste une préparation très rudimentaire!).

- La vallée
ou le nord L.A., quartiers essentiellement résidentiels: Burbank, San Fernando... cette vallée compte pourtant ce fameux restaurant dénommé Katsu-Ya (Ventura-Studio City, restaurant japonais de grande qualité, ne confondez surtout pas avec son homologue sur Brentwood où des réservations des mois à l'avance sont nécessaires. Paraîtrait-il que P!nk ne vivrait pas loin du restaurant, alors comme on y voit habituellement des stars, pourquoi pas!).

- Torrance
ou la voie de la liberté. Suchi Island (Vista Montana, pas de raison particulière d'aller au sud de L.A. et se perdre dans ce quartier -excepté un petit détour au Sunnydale high school!- pour ce simple restaurant japonais, mais à ce stade de mon expatriation le besoin d'une voiture s'en faisait sentir).

- Koreantown
ou le sud d'Hollywood totalement sous le régime coréen. Sootbul Guirim 2 (S. Vermont Ave., restaurant coréen testé et approuvé par 2 collègues coréens. A la hauteur d'une pesante raclette, ce coréen à volonté me nourrit généralement pour 3 jours!).

- West Hollywood
ou le quartier résidentiel chic. Mario's (Melrose Ave., restaurant péruvien très populaire, les locaux s'y pressent, dans un style los angelin la nourriture y est particulièrement sur-copieuse), ChaChaCha (N. Virgil Ave., restaurant au douceur des caraïbes, pour les fans de Fast & Furious vous reconnaitrez), Los Balcones del Peru (N. Vine, restaurant péruvien, mémorable en un sens puisque c'est l'endroit même sur Hollywood où j'ai récolté ma première contravention, une histoire de pieds de ma voiture garée le long du trottoir), Lala's (Melrose Ave., un restaurant argentin de choix, et de la viande de grande qualité), La paella (San Vicente Blvd, cadre familial, bien qu'étant sur Berverly Hills les prix restent abordables. Un petit air de bodega espagnole mais les paellas ne rivaliseront jamais avec celles de tatie Ofélia), Il Fornaio (N. Beverly Dr., espace agréable avec cuisine au centre de ce restaurant italien, et enfin des pizzas à saveur italienne).
Il Fornaio - restaurant italien près de Rodeo Dr.
- Downtown L.A. ou le cœur des affaires. Le centre ville de L.A. fait peur, et particulièrement de nuit, une réelle atmosphère de gangstas! Wursküche (3rd street, les los angelins font la queue pour savourer cette formule simple mais gagnante: hotdog + bières), Pete's Cafe & Bar (Main St., à 2 blocs du centre ville et dans un cadre café fort sympathique, venez tester leurs burgers), Cole's original french dip (Sixth St., en fait je n'ai pas testé le restaurant, mais plutôt le bar caché en fond du restaurant comme dans le temps de la prohibition).
Pete's Cafe & Bar après la visite du MOCA
- San Gabriel ou le quartier chinois aux heures perdues de badminton. ABC cafe (Monterey park), RG (W. Valley) et JR cafe (W. Valley) sont des restaurants chinois éperdument ouverts à toute heure.

- San Francisco
ou la ville où il fait bon vivre. Asa Suchi (Chestnut St., restaurant japonais dans un cadre agréable, le service de souvenir était fort appréciable), Pacific Catch (Chestnut St., restaurant où l'on y sert du poisson bien cuisiné, l'endroit même où avec Alex nous avons passé le nouvel an 2008. La rue Chestnut restera un point de ressource dans notre périple au cœur de SF. Le petit café "Coffee Rstry", était un petit lieu idyllique pour bien commencer la journée. Observer l'agitation matinale des San Franciscains était finalement reposante. Three Seasons (Steiner St., restaurant vietnamien, après avoir quelque peu écumé les restaurants sur Chestnut, nous nous sommes lancés dans ce restaurant vietnamien pourtant bien sombre. Une heureuse surprise, bien que ultra chic, les prix était abordable et la carte succulente), Lemongrass (Polk St., restaurant thaï perché sur l'une des collines du centre ville SF, ce petit thaï est fort sympathique).- All the way down ou "oh non il faut rentrer sur L.A.!". Louie Linguini's (Monterey, Canry Row, restaurant de fruit de mer avec la crevette en emblème; définitivement l'adresse à éviter par excellence. Fruits de mer à l'américaine, c'est à dire, gras, luisants et frits!), Repplewood Resort (Big Sur, highway 1, perdu au beau milieu de séquoia cet endroit vaut tout simplement le détour).

- San Diego
ou la petite L.A. Kiyo's (F St., en plein cœur du quartier Gaslamp ultra dynamique de San Diego, vous trouverez ce petit restaurant japonais très typique et pour l'époque sans vanité).

- Julian
ou le village minier. The Julian Grille (Main St., le cadre était très soigné, particulièrement chic. La soupe tomate était délicieuse ainsi que mes pâtes linguini).

- Las Vegas
ou la ville oasis et la déchéance de l'humanité. The Venitian (the Strip, restaurant italien au sein du casino The Venitian, vous y trouverez une atmosphère fictive au bord des canaux de Venise et de ses gondoles. Le faux plafond vous fera oublier toute notion de temps et d'espace).

- Williams
où la route 66 semble animer ce village. Pine Country Restaurant (N. Grand Canyon, restaurant typiquement à l'américaine, ravitaillement garanti). Moapa Town sur la I15 à 40miles au nord de Vegas (Muddy River Bar & Grill, ce restaurant à 300m du freeway et situé dans une ville fantôme peut effrayer au premier abord, son cadre reste cependant soigné). Sprindale sur Zion Park Blvd. (Spotted Dog The, restaurant un peu onéreux, cadre distingué, mais la musique country de Joe et Paola Ferrero en valait la peine).

- Death Valley
ou la vallée aux milles reliefs. Mount Whitney Restaurant (Lone Pine - S. Main St., restaurant américain, leur sélection de burger est conséquente, une envie d'autruche?). Stovepipe Wells Village (saloon en plein cœur de la death valley, les chicken wings m'ont enchanté et finalement requinqué pour reprendre la route). Amargosa opera house and hotel (Death Valley Junction, au milieu de nul part et en plein cœur du règne des Mormons, la vie s'égaille d'un rien et la leçon d'humanisme est fraternelle).

- Culver City
ou le quartier où je vis. Thai BBQ (Venice Blvd., restaurant thaï à trois pas de mon appartement, pas de paillette mais les produits sont là), Natalee Thai (Venice Blvd., restaurant thaï, beaucoup plus chic que son précédent mais particulièrement bruyant), Miyako (Venice Blvd., restaurant japonais, plus un coup de cœur qu'une adresse incontournable, mais un modeste restaurant japonais à 2 pâtés de maison: quel soulagement), Saint Amour (Culver Blvd., un restaurant français en plein Culver City, qui l'eut cru? On y retrouve dans une ambiance brasserie parisienne de nombreux mets de la cuisine française. Entendre parler français en plein cœur de L.A. relève du bonheur. En partant j'ai discuté rapidement avec le chef Bruno, ce dernier me doit finalement un canon, je me dois d'y retourner sans tarder...

jeudi 6 mai 2010

On the pretty woman tracks!

Le cœur même d'Hollywood et son célèbre walk of fame (les étoiles de stars inscrites sur le trottoir) révèlent du divertissement et de l'attrape touriste à forte dose. Nombreuses boutiques, musées ou tours des stars (tour en bus pour sillonner les maisons des célébrités: "Sur votre droite vous pouvez apercevoir le portail de la maison de l'oncle de Paris Hilton, veuillez noter également sur votre gauche la maison de Michael Jackson, malheureusement et à notre plus grand regret ce dernier a déménagé!") vous incitent à dépenser vos dollars restant.Hollywood reste en mon sens le cliché même de Los Angeles. Pour faire simple ce lieu ne présente que peu d'intérêt, il est très bruyant, grouillant de monde, et est situé sur une artère particulièrement importante et passante: Hollywood Blvd. L'excentricité et le divertissement y sont de paire, l'architecture et l'esthétique en générale y sont bien pauvres. Hollywood ne plait pas forcément mais surprend et dépayse assurément. Ce lieu exténue rapidement les pauvres voyageurs en mal de repos et en mal du pays. Fatigués, éreintés voir agacés, L.A. se voit attribuer l'image d'Hollywood dans la mémoire de ses visiteurs. Pour peu que ces derniers enchaînent un bord d'océan et une Venice a son habitude effervescente, L.A. se voit finalement placarder au titre de ville sans intérêt.Curieusement, et à proximité d'Hollywood, le quartier de West Hollywood rayonne par son luxe et son agencement, et finalement ajoute son grain de paradoxe dans cette ville hors normes. Pour le coup il fait bon flâner et arpenter ces rues interminables à l'abri des arbres. Voilà une facette de L.A. bien plus à son image. Le rythme de vie semble finalement se calmer, et on peut même rencontrer des salons de café sympathiquement agencé, et ne portant pas l'effigie Starbucks ou Coffee Bean; même si vous pouvez être sur que ces derniers quadrillent de près le périmètre. Entre cafés, stations services, banques, restaurations de tout type, L.A. est une ville de services et de consommation.
Au détour d'une promenade, à la croisée de Santa Monica Blvd. et de Wilshire Blvd. vous tomberez sur Rodeo Dr.. Située en plein cœur de Beverly Hills, cette petite rue étalée sur seulement 2 blocs est la rue la plus chère au monde. Épicentre de la mode, les designers et les couturiers les plus célèbres ont investi les lieux. Le ranch "El Rodeo de la Aguas" a bien évolué et de nos jours plus de 100 boutiques et hôtels existent. La rue a des allures de petite Végas, seul le faux-plafond est réel!Mon expérience acquise sur la Promenade de Santa Monica m'a freiné dans la découverte de ces magasins. Dolce & Gabbana, Giorgio Armani, Lacoste, Ralph Lauren, Hugo Boss resteront que des enseignes, certes attrayantes puisque tout me va, mais n'auront aucune emprise sur mon porte-monnaie... Il serait bon de finir la fin du mois tout de même! En réalité, à moins que vous ressentiez l'envie irrésistible de brûler votre carte de crédit, vous ne trouverez que peu de chose à faire dans cette rue, à l'exception de l'arpenter dans un sens puis nécessairement dans l'autre. Également, aux grands couturiers s'ajoutent les boutiques de bijoux (Cartier, Avakian, David Orgell) et de parfums (Channel, Christian Dior), en sommes pas de quoi inspirer des idées de cadeau. Ce que je peux être taquin!Rodeo Dr. fait l'objet chaque année d'un concours d'élégance, les voitures sportives ou de collection sont en exhibition. En 2006 les amoureux des Ferrari se sont régalés (Ferrari Club of America), en 2007 les anciennes voiture de Californie étaient en exposition finalement 2008 était consacré aux haute wheels à la manière parisienne et 2009 avait un accent pour les voitures possédant une énergie alternative au pétrole. L'évènement pour 2010 avance à grands pas, si le courage m'en dit, j'irai contempler quelques voitures de collection, mais à coup sur affronter une foule inconsidérable!Rodeo Dr. est également connue car une jeune prostituée aurait finalement réalisé son conte de fée en la conquête de son milliardaire charmant. De tels évènements ne peuvent arriver que dans des fictions. Le film Pretty woman aura révélé Julia Roberts, et l'hôtel où elle logeait, ni plus ni moins le Berverly Wilshire hotel est situé en face du la rue Rodeo Dr. Il est vrai qu'en y repensant, dans le film elle n'avait qu'à traverser la route (Wilshire Blvd) et jeter son dévolu sur une boutique. Enfin, voici une nouvelle perception de L.A., les riches côtoient les pauvres, mais soyez en sur, ils ne se mélangent que très rarement.

dimanche 2 mai 2010

An old new town & a wild zoo state park

Julian est une petite ville perchée à l'ouest du désert Anza Borrego et à moins de 2h de San Diego. Cette ville est particulièrement prisée pour son calme, son climat et son cadre de vie. Sa proximité des grandes agglomérations telles San Diego et L.A. en fait un lieu idyllique de repos. Reconnue pour sa célèbre apple pie, sa tarte aux pommes, et bénéficiant d'un panorama naturel attrayant, elle s'est également perfectionnée dans la formule bed & breakfast de haute qualité afin d'accueillir au mieux une classe variée de touristes. Bien que cette ville se soit finalement volontairement orientée vers le tourisme, je reste pour autant surpris de la diversité et du nombre d'activités que peut offrir une si petite ville!
Pas de feu de signalisation dans le bourg, mais à cette échelle peut-on réellement appeler cela un bourg? Le centre se résume en un modeste quadrillage de 3 rues sur 3, avec bien entendu en son cœur la rue principale (highway 78 menant au désert) ou main street. Difficile dans ces circonstances de s'égarer. Il n'en reste pas moins que rien est laissé au hasard pour attirer les badauds. Le moindre divertissement est mis à profit et finalement je présume que tous les ruraux doivent œuvrer pour que puisse perdurer ce dynamisme. Pouvons-nous finalement trouver plus de divertissements?
  • Les restaurants de Julian délivrent leurs spécialités culinaires durant la journée du goût. Les profits iront à l'association des marchants dont le but est de préserver le district historique.
  • Un musée des pionniers.
  • Une troupe réalisant une scène historique sur le ton de l'humour en pleine rue de Julian.
  • Une découverte de Julian à cheval ou à calèche.
  • Une exposition des fleurs locales délicatement collectées au printemps.
  • Un tour des vins avec dégustation et bbq.
En réalité, la liste semble sans fin: exposition de voiture de collection, parade pour le jour de l'indépendance, art, leçons de danse, reconstitution de la vie des natifs, Blues festival, journées de la pomme, de l'astronomie, exercices de simulation d'une guerre, sans omettre la visite d'une mine comme au temps des premiers chercheurs d'or! A mon humble avis et avec si peu d'habitants (aux alentours de 1600), la personne qui te vend une tarte aux pommes le matin sera la même qui assurera la visite de la mine l'après-midi. Il n'en reste pas moins surprenant qu'avec si peu de personnes qu'ils puissent exposer autant d'activités! Ces américains ont vraiment l'art du divertissement.Visiter une mine d'or fut en réalité la raison majeure de mon escale dans cette ville. Il est vrai qu'en France les mines de charbon font moins rêvées! Arrivé sur les lieux, un portail m'interdisait l'accès au site, j'avais en effet bien 1/2h d'avance. Cependant, après m'être lassé de parcourir le voisinage, je franchis la dite limite et fis le tour du site. En réalité et de la sorte, je pus accéder à la sortie de la mine (celle de ma future visite). Incroyable qu'un tel site ne soit pas autant surveillé! Enfin, avec ses 8 entrées sur différents niveaux et ses nombreux tunnels, il ne fait pas bon s'aventurer seul, sans plan, dans ces lieux obscures. La claustrophobie se fait sentir et quand lors de la visite nous remarquons un accès obstrué, qui n'est autre qu'un autre tunnel noir menant à un niveau inférieur, et que le guide du jour (très sympathique ceci dit au passage, avec sa barbe grise démesurée, il faisait vraiment typique!) annonce que dans ces bas fonds l'oxygène est d'or, mon engouement pour la ruée vers l'or se modère brusquement et je prie, comme tout bon gaulois, que la colline ne me tombe pas sur la tête!Finalement, pas mécontent de sortir de cette étreinte (j'en rajoute un peu pour la prose, la visite fut fort agréable) et de savourer les doux rayons du ciel, j'ai laissé mon groupe d'un jour pour gagner une seconde destination. Ils allaient en effet passer encore du temps, hors de la mine cette fois-ci, à écouter des explications sur l'extraction de l'or à partir de monticules d'amas de roche. Ne voyageant pas forcément tous les jours dans cette contrée de la Californie, j'ai profité alors de la situation pour visiter un zoo, mais attention, pas n'importe quel type de zoo: un zoo à l'état sauvage!Loin des villes l'environnant (Escondido et Ramona), ce zoo se situe près de la San Pasqual valley, un relief toute fois semblable à Santa Monica Mountain, mais sans l'océan Pacifique. Comme les brochures vantaient l'envergure de ce parc, et que finalement je n'aime pas faire les choses à moitié, je m'étais donné au moins une demie journée de visite, et finalement ce fut la raison pour laquelle je ne m'étais pas éternisé à la mine avec ces amoureux d'un temps ancien.
Southern bald ibis (South Africa) particulièrement protecteurMeerkat (South West Africa) - Mignons ne sont-ils pas?
Le zoo est particulièrement grand effectivement. Ainsi, je n'ai pas forcément ressenti la foule. L'idée d'un animal en cage me déplait particulièrement, alors si en plus des centaines de photographes s'agglutinent au grillage pour capter la moindre mimique de la pauvre bête, la scène perd définitivement de son attrait! Enfin, si ce n'est l'unique voie de survie que nous proposons aux animaux, poursuivons...
Canards étrangement similairesBébé partiellement en liberté - Cela reste un zoo après tout!
Ce zoo a cependant des allures de petit havre de paix: cette cascade improvisée où flânent des flamants roses, cet étang sur-mesure où les oiseaux se débattent librement. Beaucoup de locaux doivent posséder un pass à l'année et profitent de cet endroit pour se balader. Le zoo s'étale sur pas moins de deux versants. Gagnant l'un des points de vue surplombant tout le parc, je crus tout d'abord à une scène de Jurassic Park, mais quand intervint la visite possible au cœur du parc: Journey into Africa, je ne pus m'empêcher de faire le rapprochement. J'ai toujours aimé les scènes (oui parce que finalement l'histoire se répète) où les dinosaures s'évadent! Pour un excès de dépense supplémentaire vous aurez la chance de parcourir l'autre moitié du parc interdite au public. Girafes et rhinocéros seront alors à porter de main dans une balade en camion comparable à un véritable safari.L'une des attractions également allouée est celle d'une virée en montgolfière. Enfin, vous ajoutez les attractions organisées, le repas des animaux et l'observation de chacun de ces animaux, vous commencez nécessairement à saturer, sans pour autant avoir tout vu. Ce site est un oasis improvisé, il existe même une forêt de séquoia au beau milieu de ce parc. Des repas de mariage y sont organisés, un campement y est installé; l'idée? Passer une nuit au beau milieu de la jungle et des cris des bêtes.J'ai finalement conclu ma visite par une petite promenade dans un jardin botanique. La première série de cactus que j'ai pue rencontrer était de toute beauté. Sincèrement, je ne savais pas que les cactus étaient si variés: un parfum de Mexique! Ce weekend fut donc sous le signe de la découverte de la faune et la flore, j'ai même pu donner un nom à quelques fleurs et autres végétations rencontrées dans le désert de Anza-Borrego et dans mes précédentes escapades à Santa Monica.