mercredi 10 mars 2010

Californians' cities & the art of the tasteless

Finalement, San Diego ne restera dans l'ensemble pas un grand souvenir. Bien que la visite express du Balboa park sous la pluie m'est beaucoup amusée, San Diego dénote dans sa disparité. Les fronts d'océan sont, comme soulignés dans la note précédente, bien mal agencés. Et cette ville, tout comme L.A., livre en premier abord une vision bien négative. Comment, en tant qu'européens et fièrement attachés à nos racines, pouvons-nous être séduits par un trafic routier omniprésent, un burlesque old town, un centre naval réquisitionnant tout le port et un centre-ville dénommé Gaslamp dédié à la restauration et à l'ivresse. Difficile dans ces circonstances de se poser à une terrasse de café et d'apprécier le silence voir le rythme de la vie quotidienne.Cette fin de weekend fut donc consacré au PCH. Là encore le contraste est saisissant. Je connaissais déjà Laguna beach: son rivage côtier à l'image de Manhattan beach très huppé, et le rythme de vie de ses habitants (Orange County) particulièrement fortunés. Nous nous sommes donc arrêtés un peu plus au nord à Hutington beach. Là, comme par enchantement, la vie semble reprendre un cours plus doux. Point Loma et Mission Bay m'avaient donné le sentiment d'île, donc de liberté, de style de vie complètement à part, loin du rythme effréné de la ville de San Diego et de son immuable in-harmonie. Hutington beach est un endroit particulièrement riche et très agréable, en un sens l'argent ne fait pas le bonheur mais y contribue!Difficile de ne pas apprécier ces lieux: allées rectilignes et richement fleuries (aux allures du quartier West Hollywood), demeures luxuriantes au parfum de l'océan. J'aime également cette voie réservée aux piétons, et ces maisons finalement tape à l'œil mais pour autant sans clôture! Quartier qui en sommes toute s'avère particulièrement agréable. Nous avons vu des habitations à peine imaginables: des bâtiments bordant la plage et construits sur 4-5 étages! Des hôtels suggérez-vous! Non, en réalité, ce sont juste de simples maisons de particulier...En continuant notre parcours vers le nord, nous nous sommes arrêtés un moment près de la jetée et du centre de Seal beach. Notre expérience positive de la veille avec les otaries de mer nous guida vers ce lieu. Là, pas d'otarie mais un quartier animé, je ne reste cependant pas fan de ces rues faites de boutiques ou resto/pub carton-pâte. La déception fut présente lors de la découverte du front de mer: une jetée et finalement peu d'aménagement, un sentiment de non fait. L'aversion fut totale en la vision de ces offshores pétroliers à quelques miles du rivage. Nous fûmes également surpris en longeant le PCH d'observer de tels forages à proximité de la plage; autant alerter les gens et écrire: "Ici, fuites de pétroles récurrentes, baignade à vos risques et périls!" Je soupçonne les californiens de se rendre à la plage avec un échantillon d'huile pour éliminer les plaques de pétrole incrustées sous la voute plantaire! Finalement, Seal Beach est entourée de 2 ports dont un particulièrement colossal: Long Beach. Cela n'ajoute en rien au non-charme de ce lieu.Finalement, les villes californiennes dénotent également en l'aménagement de leurs plages ou de leur littoral. L'expansion démographique invraisemblable, et une inégalité grandissante entre les pauvres et les riches font que les grandes villes présentent de sérieuses disparités, et que le littoral ait différents degrés de charme. Visiblement à ce rythme, dégoter une plage sympathique sera du luxe et il faudra être milliardaire et posséder une plage privée.

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