Il était une fois, une histoire si triste que seul l'homme en pouvait être l'auteur! Ce récit naît d'une série d'expéditions à travers le monde. La découverte, le partage, pouvaient être les motivations de ces premiers voyageurs. Il n'en sera que pure humanité: guerre de religion, soumission et esclavage. Ne croyez nullement que l'exposition, à laquelle j'ai participé dernièrement au sein du Natural History Museum, et qui entre autre portait sur l'histoire de la Californie, eut un caractère aussi accablant. Ou l'accès, je le souhaite, aurait été interdit aux plus jeunes. La présentation en est tout autre: belle maquette de navire de conquistador, reconstitution d'un habitat des natifs, chronologie de l'histoire jusqu'au développement de l'industrie. Mon esprit à travers les âges a simplement lu entre les lignes de l'histoire.
L'histoire débute par une idée folle, en Castille, celle d'atteindre l'inde en engageant une expédition à travers l'océan vers l'ouest! L'accès habituel par l'Arabie était long et coûteux. Dans un souci d'améliorer les échanges commerciaux, dans un univers socio-politique en plein expansion, et en partie pour contourner le redoutable Empire Ottoman, Christophe Columb convainc la reine Isabella de la faisabilité de son expédition. Bien que ses estimations furent bien loin de la réalité (4000kms, quand la circonférence de la Terre en fait dix fois plus!), il atteint cependant le littoral après un peu plus d'un mois de navigation.
Il venait de jeter l'ancre au niveau des Bahamas, seule ma sœur aurait pu se tromper autant en y réfléchissant bien (à propos, pour toute question se référant à la localisation de cette île, veuillez consulter ma chère sœur et redoutable géographe)! Sur place, les indigènes locaux étaient amicaux et hospitaliers, Columb remarqua leur manque de modernisme en matière d'armes de guerre, il en conclut qu'avec seulement 50 de ses hommes ils pouvaient tous les vaincre et les asservir à sa guise! En réalité la maltraitance, la soumission et les nombreuses maladies apportées par les colons seront les causes d'un déclin démographique désastreux! Pour la première fois et en scrutant l'horizon, les amérindiens ont dû apercevoir de curieuses silhouettes blanches. Surement intrigués par la venue de tels voyageurs, ils seront cependant à cent lieux d'imaginer que ces embarcations deviendraient leur pire cauchemar! Véritable choléra, les expéditions se multiplièrent.
En 1507, Vespucci découvrit finalement le continent d'Amérique, en traversant le canal de Panama, il ouvrit une brèche sur les côtes ouest du Pacifique. Le nouveau monde venait réellement d'être découvert aux grands dames des différentes civilisations vivant paisiblement sur place. Hernan Cortes conquit le Mexique des Aztèques, Francisco Pizzaro envahit le Pérou des Incas. En définitif, seule la puissante civilisation des Mayas aura tenu tête près d'un siècle à ses différents assaillants.
En 1542, Juan Rodriguez Cabrilho posa ses yeux sur le site de Los Angeles. A l'époque, seule une vaste plaine vierge était présente, traversée ci-et-là par différents cours d'eau. De cette plaine s'échappaient de nombreux îlots de fumée. Un signe de vie certes, mais surtout une main d'œuvre bien malléable! Le mal-traitement des amérindiens est tel que, même à la maison mère, en Espagne, les théologiens s'affrontent sur la condition humaine de ces derniers. Juan Gines de Sepulveda (Sepulveda est un incroyable long boulevard traversant de nos jours L.A., même si son nom doit certainement être lié au colon mexicain Francisco Xavier Sepulveda. Enfin, ce nom m'a simplement interpelé!) avance des propos qui de nos jours révolteraient tout humain: "Ceux, dont la condition est telle que seul l'emploi de leurs corps présente une utilité et rien de mieux ne peut être attendu d'eux, ceux-là, j'affirme, sont esclaves par nature." Il seconda que les natifs sont comme "des enfants à leurs parents, des femmes aux hommes, des faibles pour les puissants." Pas étonnant, avec des maîtres penseurs de cet acabit, que l'histoire de l'homme se soit construite à travers les âges en une succession de guerre!
Nous sommes bien loin de cette charmante vision de colons découvrant le monde et occupant de modestes ranchs. La Californie n'était cependant pas une terre qui attirait les colons espagnols. L'Amérique du sud leur semblait beaucoup plus riche. Il est vrai que la Californie n'est autre qu'une immense terre aride, interrompue de vastes vallées désertiques et de hautes chaînes montagneuses. Aventurez-vous dans les terres et vous tomberez certainement sur des lieux uniques au monde. Enfin, des villages ou des motels fantômes n'aspirent pas forcément la bienvenu!
En 1769, ce sont les moines franciscains qui sont en charge de consolider la mainmise espagnole sur la Californie. Ils construisent alors 21 missions et nombreux presidios le long de la côte du Pacifique de San Francisco à San Diego. Pourquoi une telle soudaine hâte, alors que la Californie ne semblait pas les intéresser? Pour la simple raison, que l'Espagne n'était plus la seule contrée européenne à s'aventurer à travers le monde. Cependant, le déclin de l'empire hispanique avait déjà sonné depuis un long moment déjà. L'Espagne même était touchée par le déficit économique, alors pensez-vous, investir dans des expéditions lointaines n'étaient plus au goût du jour. Les colons franciscains seront alors livrés à eux même, la Californie deviendra finalement mexicaine en 1821. Alors que les premiers colons du nord-est gagnent leur indépendance face à la Grande Bretagne, la Californie ne sera proclamée 31ième états des États-Unis pas avant 1846. Je ne vois rien de florissant en une telle histoire, où la mémoire des natifs ne réside plus que dans une reconstitution d'une hutte au sein d'un musée d'histoire naturelle... Je vous fais grâce des affrontements liés à la ruée vers l'or, être natif reste une éternelle souffrance!
Enfin, le musée ne se limite pas uniquement en cette reconstitution. L'un des points d'orgue est sa vaste collection en gemmes (pierres précieuses) et minéraux. Pour faire simple des cailloux... Mais si je reporte les dires d'un des visiteurs: "Look at all of these stuff, looking around can take forever!" qui se traduit par "Regarde tout ça, on peut y rester pour toujours!" Effectivement, la collection est colossale, allant de simples densifications de silicate aux pierres précieuses à plus de 500 carats! De quoi faire envier de nombreux bijoutiers!
Au beau milieu de la pièce centrale du musée, on peut y découvrir une impressionnante reconstitution d'un tyrannosaure et d'un tricératops. Archéologue, voilà une profession pleine de sagesse et de patience. C'est certainement dans ce type d'endroit que naissent de véritables passions.
L'histoire débute par une idée folle, en Castille, celle d'atteindre l'inde en engageant une expédition à travers l'océan vers l'ouest! L'accès habituel par l'Arabie était long et coûteux. Dans un souci d'améliorer les échanges commerciaux, dans un univers socio-politique en plein expansion, et en partie pour contourner le redoutable Empire Ottoman, Christophe Columb convainc la reine Isabella de la faisabilité de son expédition. Bien que ses estimations furent bien loin de la réalité (4000kms, quand la circonférence de la Terre en fait dix fois plus!), il atteint cependant le littoral après un peu plus d'un mois de navigation.
Il venait de jeter l'ancre au niveau des Bahamas, seule ma sœur aurait pu se tromper autant en y réfléchissant bien (à propos, pour toute question se référant à la localisation de cette île, veuillez consulter ma chère sœur et redoutable géographe)! Sur place, les indigènes locaux étaient amicaux et hospitaliers, Columb remarqua leur manque de modernisme en matière d'armes de guerre, il en conclut qu'avec seulement 50 de ses hommes ils pouvaient tous les vaincre et les asservir à sa guise! En réalité la maltraitance, la soumission et les nombreuses maladies apportées par les colons seront les causes d'un déclin démographique désastreux! Pour la première fois et en scrutant l'horizon, les amérindiens ont dû apercevoir de curieuses silhouettes blanches. Surement intrigués par la venue de tels voyageurs, ils seront cependant à cent lieux d'imaginer que ces embarcations deviendraient leur pire cauchemar! Véritable choléra, les expéditions se multiplièrent.
En 1507, Vespucci découvrit finalement le continent d'Amérique, en traversant le canal de Panama, il ouvrit une brèche sur les côtes ouest du Pacifique. Le nouveau monde venait réellement d'être découvert aux grands dames des différentes civilisations vivant paisiblement sur place. Hernan Cortes conquit le Mexique des Aztèques, Francisco Pizzaro envahit le Pérou des Incas. En définitif, seule la puissante civilisation des Mayas aura tenu tête près d'un siècle à ses différents assaillants.
En 1542, Juan Rodriguez Cabrilho posa ses yeux sur le site de Los Angeles. A l'époque, seule une vaste plaine vierge était présente, traversée ci-et-là par différents cours d'eau. De cette plaine s'échappaient de nombreux îlots de fumée. Un signe de vie certes, mais surtout une main d'œuvre bien malléable! Le mal-traitement des amérindiens est tel que, même à la maison mère, en Espagne, les théologiens s'affrontent sur la condition humaine de ces derniers. Juan Gines de Sepulveda (Sepulveda est un incroyable long boulevard traversant de nos jours L.A., même si son nom doit certainement être lié au colon mexicain Francisco Xavier Sepulveda. Enfin, ce nom m'a simplement interpelé!) avance des propos qui de nos jours révolteraient tout humain: "Ceux, dont la condition est telle que seul l'emploi de leurs corps présente une utilité et rien de mieux ne peut être attendu d'eux, ceux-là, j'affirme, sont esclaves par nature." Il seconda que les natifs sont comme "des enfants à leurs parents, des femmes aux hommes, des faibles pour les puissants." Pas étonnant, avec des maîtres penseurs de cet acabit, que l'histoire de l'homme se soit construite à travers les âges en une succession de guerre!
Nous sommes bien loin de cette charmante vision de colons découvrant le monde et occupant de modestes ranchs. La Californie n'était cependant pas une terre qui attirait les colons espagnols. L'Amérique du sud leur semblait beaucoup plus riche. Il est vrai que la Californie n'est autre qu'une immense terre aride, interrompue de vastes vallées désertiques et de hautes chaînes montagneuses. Aventurez-vous dans les terres et vous tomberez certainement sur des lieux uniques au monde. Enfin, des villages ou des motels fantômes n'aspirent pas forcément la bienvenu!
En 1769, ce sont les moines franciscains qui sont en charge de consolider la mainmise espagnole sur la Californie. Ils construisent alors 21 missions et nombreux presidios le long de la côte du Pacifique de San Francisco à San Diego. Pourquoi une telle soudaine hâte, alors que la Californie ne semblait pas les intéresser? Pour la simple raison, que l'Espagne n'était plus la seule contrée européenne à s'aventurer à travers le monde. Cependant, le déclin de l'empire hispanique avait déjà sonné depuis un long moment déjà. L'Espagne même était touchée par le déficit économique, alors pensez-vous, investir dans des expéditions lointaines n'étaient plus au goût du jour. Les colons franciscains seront alors livrés à eux même, la Californie deviendra finalement mexicaine en 1821. Alors que les premiers colons du nord-est gagnent leur indépendance face à la Grande Bretagne, la Californie ne sera proclamée 31ième états des États-Unis pas avant 1846. Je ne vois rien de florissant en une telle histoire, où la mémoire des natifs ne réside plus que dans une reconstitution d'une hutte au sein d'un musée d'histoire naturelle... Je vous fais grâce des affrontements liés à la ruée vers l'or, être natif reste une éternelle souffrance!
Enfin, le musée ne se limite pas uniquement en cette reconstitution. L'un des points d'orgue est sa vaste collection en gemmes (pierres précieuses) et minéraux. Pour faire simple des cailloux... Mais si je reporte les dires d'un des visiteurs: "Look at all of these stuff, looking around can take forever!" qui se traduit par "Regarde tout ça, on peut y rester pour toujours!" Effectivement, la collection est colossale, allant de simples densifications de silicate aux pierres précieuses à plus de 500 carats! De quoi faire envier de nombreux bijoutiers!
Au beau milieu de la pièce centrale du musée, on peut y découvrir une impressionnante reconstitution d'un tyrannosaure et d'un tricératops. Archéologue, voilà une profession pleine de sagesse et de patience. C'est certainement dans ce type d'endroit que naissent de véritables passions.
Finalement, vous l'aurez compris cette journée fut riche en histoire. D'une part dans le sens littéral du mot, mais pas uniquement... Plus précisément parce que j'ai traîné mes échines dans un musée. Assez exceptionnel pour le souligner... Enfin, il y avait des cailloux et des animaux donc je reste tout de même dans mon élément. Mais le point le plus insoupçonné était mon envie de faire du shopping. Pas dans le musée, je vous rassure. Les bijoux n'étaient pas en vente! Voilà, j'ai profité de cette occasion pour visiter la célèbre 3rd street (promenade) sur Santa Monica. Seulement, les articles y sont particulièrement chers, et mon envie s'est progressivement évanouie. Enfin, elle resta suffisamment longtemps pour que ce jour reste à jamais historique... (A noter également les performances de danse de rue tout à fait exceptionnelles, break dance et autre chorégraphie)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire