Venice, comme à l'accoutumé, semble bel et bien agitée. Les rires, les cris, les couleurs, l'effervescence coutumière, rien ne manque mais pourtant tout à changer. J'arrive sur mes dernières semaines à L.A., et ce passage sur Venice retentit comme un mélancolique "au revoir". Comment en suis-je arrivé à regretter cette partie précise de L.A.? Qui l'aurait cru? Certainement pas moi en tout cas...



Venice n'a véritablement pas le faciès d'un quartier où il fait bon vivre. Lieu véritablement pauvre, il est prisé par les clochards, les acrobates pour un sous, ou autres vendeurs de disques. Le bord d'océan n'a pas réellement d'attrait, souvent mal aménagé il est cependant quotidiennement gorgé de monde. Quartier extravagant dans une ville de paradoxe, il est l'un des symboles forts de L.A. Vous en conviendrez, la description peinte de ce quartier n'a rien de flatteur, et c'est ce qu'il le rend encore plus insolite à mes yeux. J'estime, et ce au même titre que cette ville, qu'en son contact, on commence à ressentir le rythme de vie, à mieux comprendre cette civilisation et finalement en un sens à l'aimer. Et pourtant, à l'origine, Venice était bel et bien l'endroit où je me sentais le plus loin de chez moi. La raison? La raison réside je pense dans l'excentricité de cet endroit. Autant le dépaysement vous ressource et vous apporte un bien-être en période de vacances, autant seul et à l'autre bout du monde il vous isole et vous rend malade. Malade de vous retrouver si seul, malade de ne pas contrôler votre quotidien. La découverte a un prix, celle de l'interrogation.



Après des débuts difficiles, je me suis hâté à retrouver des activités qui me réconfortaient, à reconstruire des scènes perdues de mon quotidien, et Venice, alors, ne figurait pas dans mes plans. Je venais inconsciemment de chasser l'idée de ce lieu de ma tête; ce ne fut qu'une retraite passagère. Sport, bibliothèque, cinéma, un nouveau chez soi et une amoureuse présente dans mon cœur ont été mes lots quotidiens et m'ont permis de m'établir malgré la distance. Une fois installé, et me sentant mieux dans mes baskets, façon de parler, les longues séances de footing le long de l'océan avec un départ depuis Venice furent mes premiers pas vers une réconciliation de ce dit lieu.


Venice fut progressivement mon point de repère pour gagner rapidement le bord d'océan. Et même si je préférais Manhattan beach pour son calme et son côté bien nanti, Venice finalement m'apporta cette once de liberté, de sentiment de vacances inespéré en plein cœur de L.A. A un Venice aux teintes de vacances, vous lui ajoutez son quartier reculé, véritable havre de paix avec ses canaux, et une rue Abbot Kinney riche en festivité et en restaurants, vous aurez alors un tel panel, une telle diversité qu'il serait absurde de ne pas en profiter. Cette dernière visite de Venice n'avait donc pas la même saveur. Finis ces moments de complicité, achevée cette loufoque frénésie, l'instant n'était pas à l'amusement. Et en cette fin de journée, les artisans rangeant leurs bric-à-bracs et abaissant leurs stores ajoutèrent une dose de nostalgie à ce parterre déjà bien terni. Mon regard, souvent porté vers l'avant, ne tenait plus pareil posture. Mon pas, pourtant à l'ordinaire rapide, se faisait plus hésitant. Le doux rythme des tam-tams et les yeux fixant une dernière fois l'océan vinrent conclure ces longs moments de complicité. Mes adieux venaient d'être faits.



Venice n'a véritablement pas le faciès d'un quartier où il fait bon vivre. Lieu véritablement pauvre, il est prisé par les clochards, les acrobates pour un sous, ou autres vendeurs de disques. Le bord d'océan n'a pas réellement d'attrait, souvent mal aménagé il est cependant quotidiennement gorgé de monde. Quartier extravagant dans une ville de paradoxe, il est l'un des symboles forts de L.A. Vous en conviendrez, la description peinte de ce quartier n'a rien de flatteur, et c'est ce qu'il le rend encore plus insolite à mes yeux. J'estime, et ce au même titre que cette ville, qu'en son contact, on commence à ressentir le rythme de vie, à mieux comprendre cette civilisation et finalement en un sens à l'aimer. Et pourtant, à l'origine, Venice était bel et bien l'endroit où je me sentais le plus loin de chez moi. La raison? La raison réside je pense dans l'excentricité de cet endroit. Autant le dépaysement vous ressource et vous apporte un bien-être en période de vacances, autant seul et à l'autre bout du monde il vous isole et vous rend malade. Malade de vous retrouver si seul, malade de ne pas contrôler votre quotidien. La découverte a un prix, celle de l'interrogation.


Après des débuts difficiles, je me suis hâté à retrouver des activités qui me réconfortaient, à reconstruire des scènes perdues de mon quotidien, et Venice, alors, ne figurait pas dans mes plans. Je venais inconsciemment de chasser l'idée de ce lieu de ma tête; ce ne fut qu'une retraite passagère. Sport, bibliothèque, cinéma, un nouveau chez soi et une amoureuse présente dans mon cœur ont été mes lots quotidiens et m'ont permis de m'établir malgré la distance. Une fois installé, et me sentant mieux dans mes baskets, façon de parler, les longues séances de footing le long de l'océan avec un départ depuis Venice furent mes premiers pas vers une réconciliation de ce dit lieu.

Venice fut progressivement mon point de repère pour gagner rapidement le bord d'océan. Et même si je préférais Manhattan beach pour son calme et son côté bien nanti, Venice finalement m'apporta cette once de liberté, de sentiment de vacances inespéré en plein cœur de L.A. A un Venice aux teintes de vacances, vous lui ajoutez son quartier reculé, véritable havre de paix avec ses canaux, et une rue Abbot Kinney riche en festivité et en restaurants, vous aurez alors un tel panel, une telle diversité qu'il serait absurde de ne pas en profiter. Cette dernière visite de Venice n'avait donc pas la même saveur. Finis ces moments de complicité, achevée cette loufoque frénésie, l'instant n'était pas à l'amusement. Et en cette fin de journée, les artisans rangeant leurs bric-à-bracs et abaissant leurs stores ajoutèrent une dose de nostalgie à ce parterre déjà bien terni. Mon regard, souvent porté vers l'avant, ne tenait plus pareil posture. Mon pas, pourtant à l'ordinaire rapide, se faisait plus hésitant. Le doux rythme des tam-tams et les yeux fixant une dernière fois l'océan vinrent conclure ces longs moments de complicité. Mes adieux venaient d'être faits.


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