vendredi 11 septembre 2009

American Art: MOCA & Gamble House

Profitant d'une sortie groupe (day off), j'ai pu visiter deux endroits inaccoutumés de L.A. Enfin, inhabituel à mon sens, puisque ce jour avait pour thème: l'Art. Et plus précisément, l'Art contemporain dans un premier temps, avec la visite de MOCA, the Museum of Contemporary Art. Je n'irai pas jusqu'à détailler les tableaux, sculptures, ou photographies rencontrés pendant cette visite, premièrement parce que je n'ai pas tout intégré (certainement pas le recul nécessaire), et deuxièmement parce que l'Art est une science singulière, où tout un chacun ressent, perçoit avec sa propre subjectivité, une émotion, avec des degrés d'impression, de sensation différents. Disons que je ne ferai, la plupart du temps, que de paraphraser notre guide d'un jour, qui je l'avoue a été d'une grande aide dans la compréhension des œuvres.
La construction de MOCA a été achevée en 1986 par le célèbre architecte japonais Arata Isozaki. Ce musée est uniquement consacré aux œuvres contemporaines (la plupart entre 1940-80), ce qui en fait un lieu privilégié par cette présente et impressionnante collection contemporaine. Au détour d'un escalier en colimaçon, notre regard s'est porté au loin sur une toile d'une taille colossale, centrée au bout de la gallerie, œuvre de Jackson Pollock (1949-Enamel and metallic paint on canvas), cette toile capta notre attention.Cette toile au premier abord, est quelque peu déroutante. Serait-ce un brouillon, ou un croquis d'une future toile? Des coups de pinceaux de différentes formes, couleurs, épaisseurs s'entremêlent sans à priori aucun liens, l'observateur reste perplexe. Autant dire, que s'est il passé dans la tête de Pollock? Côté détail, cependant, on constate que, des traits plus fins ont été réalisés pour le blanc, contrairement aux lignes noires. Également, si vous vous fixez sur une partie du tableau, il est difficile de rendre compte de la couleur dominante, ainsi différentes teintes de bleu, de rose, de blanc se mélangent, se confondent. Il faut savoir que cette toile a été conçue d'une façon singulière. En effet, l'auteur s'est déplacé tout autour de sa toile, cette dernière étant étendue sur le sol, tout en versant avec de différents moyens, et sous différentes formes, ondulations, la peinture. Cette art, sous le nom d'abstract impressionism, plutôt que d'être soigneusement édicté, rend compte d'une certain dynamisme, profondeur de la toile. Libre à vous, de vous étendre sur cette toile, elle ne laisse néanmoins pas indifférent.
La galerie s'achemine ensuite vers des toiles, je m'avancerai à dire, moins riches, plus sommaires voir élémentaires... Enfin, cela reste une vision de premier abord! Ces œuvres ont été peintes par Mark Rothko en 1953 (celle de gauche: Brown Blue, Brown on Blue). Ici, il faut voir des teintes de rouge, par exemple, plus subtiles. L'auteur, surement malicieux, se joue de l'observateur. Comme son titre le suggère, il est très délicat de dire quelle couleur domine l'autre et réciproquement. Un observateur aura sa propre opinion, et celle-ci peut évoluer. L'auteur joue sur le contraste pour donner un effet tendancieux. En réalité, et aux regards des travaux de Pollock, l'œil semble l'objet final de ces œuvres. Dans l'un on se noie dans un chaos narcissique, dans l'autre notre vision semble changeante. N'est-ce pas tout simplement cela l'art, un jeu perpétuel entre l'objet considéré et notre appréciation de l'objet? Une symbiose enivrante entre la matière et l'être?Ensuite, la visite progresse vers un démêlé d'oeuvres, que ce soit peintures, sculptures, photographies... Cependant, le musée reste en accord avec les oeuvres de son temps (1940-80), où l'art de l'après guère est florissant! Citons quelques oeuvres prises au vol: Robert Rauschenberg cupboard, Lynda Benglis polyurethane foam, Carl Andre 8 Block and Stone, John Chamberlain urethane foam & chromium plated steel, James Hayward Suite in Five Pieces, Marco Maggi Cuts on letter-size paper.Après s'être rassasié, en centre ville, d'un burger ma foi, fort bien respectable. Nous nous sommes dirigés vers notre seconde visite à Pasadena: The Gamble House. Cette demeure construite pour David et Mary Gamble (1907-1909) est un illustre exemple des travaux d'architecture des frères Greene. Je n'ai pas pu photographier l'intérieur, souci de protection du patrimoine, mais sachez que cette maison est une véritable symphonie dans l'utilisation du bois, de jeu de lumière. Qu'elle est en parfaite communion avec l'environnement, pas étonnant de retrouver des traits de caractère japonais. Néanmoins, nous pouvons accéder à quelques photos d'intérieures sur ce site: http://www.gamblehouse.org/. Au passage je signalerai, de mémoire si je ne m'abuse, qu'une des scènes de la trilogie Retour vers le futur, a été tournée depuis cette maison. Où Marty McFly se dirige vers le garage...

2 commentaires:

  1. Alors pour donner mon opinion (même si on me la demande pas, c'est pas grave), Pollock fait partie, pour moi, de ces pseudos-artistes, à l'instar d'Andy Warhol qui se sont servis d'une vie extra-artistique pour se faire une célébrité que les oeuvres n'ont pu permettre. En gros, de toutes les oeuvres de Pollock que j'ai pu voir, je crois qu'une seule a réussi à capter mon attention. Et puis bon, il a globalement passé sa vie à utiliser le même procédé... c'est me semble-t-il un peu facile... Mais ça a fait partie d'une époque et il s'inscrit dans la série des artistes pompeux, dans l'ensemble inintéressants et bien au-dessus de la place qu'ils devraient réellement occupés, tel qu'André Gide en littérature par exemple (quel scandale que les livres de cet imposteur soient encore connus aujourd'hui...).
    Enfin bref :) Par contre, le deuxième artiste que tu présentes, me semble nettement plus intéressant ! Mais comme tu le précises très bien, tout cela est trè subjectif et correspond à la perception de chacun.
    Et quelle classe d'achever avec une référence à Retour vers le futur ! Ca c'est super propre ! ;)

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  2. Yep belle référence de fin haha...trop de culture d'un seul coup, me fait replonger inopinément dans ce qu'il y a de vrai :)

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