dimanche 17 janvier 2010

Mar Vista Farmer's Market & lift the veil

Face aux nombreux clichés qui m'entourent la route est longue pour les abattre un à un. Devenu à mon humble insu pourfendeur du cliché, ou photographe amateur à temps isolé, je m'hasarde à ce jeu, dissimulé au quotidien, que de côtoyer, appréhender, comprendre ce monde californien. Je ne détiens que pour seule clef, celle du palier, "merci au passage aux membres du VISA de l'immigration qui à 2 occasions m'ont accepté", mais telle la vision d'un iceberg délaissé aux flots des vents et marées, je sculpte, façonne à mon rythme, une partie souvent négligée mais assurément méconnue.L'une des dures lois de la réalité ici même est que la nourriture est malsaine! Souvent trop riche et particulièrement grasse. Ont-ils l'intention de m'intégrer dans le prochain bocal de cassoulet! CLICHE! Oh je ne vais pas non plus prétendre que l'alimentation est variée, équilibrée. Disons juste, pour cerner le climat, et qu'à l'image de nos étudiants français, souvent à court d'idée, ou tout simplement paresseux... une alimentation à base de surgelés ou un prompt saut au fast food du quartier sauve la face au temps présent et repousse l'angoisse jusqu'au prochain souper! Ainsi, ici la population semble jeune, je veux dire dans leur tête, sans négative pensée de ma part, ne vous méprenez pas. Une impression d'inattention, ou un respect démesuré des règles établies -les piétons n'ont pas le droit de traverser au feu rouge-, une émotion souvent excessive, ainsi qu'une pudeur quelque peu paradoxale. Une population candide où l'alimentation équilibrée n'est pas dans leurs habitudes, à l'exception faite de tous les régimes minceurs ou de sportif.Ainsi à écouter un étudiant, seule la cuisson mode microonde existe et les sachets hermétiques sont souverains dans le saint frigo. Ici, c'est le même conflit! Il ne faut pas s'arrêter aux premiers clichés, voir même aux préjugés qui voilent l'entendement. Bien entendu les fast food cernent les quartiers, les starbucks ornent les coins d'avenue. Également, oh miséricorde, l'épicentre d'un supermarché se résume à 2-6 rayons de surgelés. Pire encore, le coin découpe fromage est substitué par un simple rayon frais cloisonné, limite à l'écart, honteux de ses prix affligeants.
Face à toutes ces contraintes de bon français que je fais, vous comprendrez mon contentement que de découvrir un marché fermier à l'angle de Grand View Blvd et de Venice Blvd (2 miles away from my apartment). Fiers de leurs produits régionaux et agrémentés, les producteurs ont même un site internet (http://www.marvistafarmersmarket.org/default.asp). La réglementation est très stricte. Ainsi, pour avoir le privilège de vendre ses produits agricoles, vous devez être certifiés; toute nourriture artisanale est préparée par vous même, et enfin les artisans vendeurs sont locaux i.e. de Mar Vista. Tout ceci est très rafraîchissant, et je ponctuerai cette note par une touche californienne... Pas moins de 5 festivals se déroulent au sein du marché chaque année, un DJ est sur place chaque dimanche de 9am à 2pm pour donner un rythme à ce commerce, et enfin, nombreux étalages de vente de plats chauds parfument l'atmosphère. On y retrouve les incontournables mets mexicains (tacos, burritos et autres quesadillas), mais également des produits plus exotiques (coréens, crêpes sucrées, pizzas etc.). Enfin, l'aspect nouveau est de pouvoir commander des fraises un 17 janvier, ah quel bonheur!

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