mardi 12 janvier 2010

Dora, Dora

Non! Je n'ai pas écrit Borah, Borah! Et je ne suis pas victime non plus d'une adoration incongrue, d'un quelconque manque suscité par l'absence de ma petite sœur. D'accord, elle est mignonne... quand elle dort (et encore elle se met à ronfler), ou quand elle est malade avec de la fièvre, ou quand elle ne s'accapare pas des trousseaux de clés, ou quand "appuyez sur copie" présente des significations inattendues, ou quand un simple rideau contribue à une séance photogénique des plus glamours, ou quand... la liste est exquisément sans fin bien entendu! Ne voyons donc pas en ce titre, ce qui pourrait paraître à confusion. Ce n'est pas parce que j'ai réclamé un vendredi soir de la neige, par pur égarement, pour profiter de ma petite sœur, et que nous avons pu ainsi écumer 2 journées durant toute la neige généreusement abandonnée par le ciel, que mon clavier maintenant ne distingue plus les "b" des "d" ou les "d" des "b". Oui, petit exercice de style pour faire travailler la sémantique. Comme dirait Dr. Forestier, la toubib pas le chimiste, le chimiste a particulièrement du mal à caser "sémantique" toutes les 2 lignes et ne distingue pas 25 cas de migraines, quand ça lui prend la tête, ça lui prend la tête!
T
oujours est-il que nous n'avons pas avancer sur le sens du titre, enfin ma sœur se fera une joie de désobstruer au mieux le signifiant du paragraphe précédent. Donc en un sens, nous avons progressé. Peut-être ai-je même progressé sans le savoir! Tout dépend de la note de la consultation. Et dire que j'ai la signature du Dr. Forestier, sœur à temps complet, sur mon carnet de santé, estampille faisant foi et reconnue par ses pères. Enfin, pour le moment, seul le frère a prêté son épaule, cible et distraction le temps d'une action. La science des psychopétés, encore un terme technique, n'est pas aisée. Enfin rien qu'en ouvrant un cabinet interne dévoué à la famille, l'avenir professionnel de ma sœur est assuré, pour ce qui est des chances de guérison des patients, la route sera longue, particulièrement névrosée...Finalement, que signifie ce titre "Dora, Dora"? C'est curieux plus je m'hasarde à traiter du sujet, et plus je m'éloigne, tâchant à coup de paragraphes supplémentaires de retomber sur mes rails, sans le vouloir et furtivement le train s'enfile sur une autre voie et je m'égare. Enfin, avec le sens de l'orientation de ma sœur et son amour de la géographie, tout prend son sens finalement. Je m'en vais donc utiliser la botte secrète de Jules-Édouard Moustic. Sans transition aucune, Dora, est l'héroïne du roman à l'eau de rose que je suis en train de lire.
A l'eau de rose! Pour ce que je viens de lire jusqu'à présent, ceci est péjoratif et particulièrement non fondé! Ok, l'héroïne est omniprésente et la description de sa vie peinte à la première personne du singulier peut incommoder le lecteur. Son penchant pour les livres tournant à l'obsession, et sa vie conjugale riche en conjugaison ponctuée de nombreuses scissions n'en fait pas pour autant un personnage suffisant et superficiel. Elle aime se tournait en dérision par moment devant son manque d'audace à aborder sa convoitise, et son environnement familial est quelque peu difficile. Oui, j'en conviens il y a une part d'eau de rose dans mon interprétation, mais ce livre ne raconte pas n'importe quelle vie, et ce pas dans n'importe quelle ville, celle d'une héroïne vivant à L.A.Disons que j'accroche à ce livre "Literacy and longing in L.A." par Jennifer Kaufman et Karen Mack, car il est particulièrement bien exposé, avec des références d'autres écrits, et des scénarios en plein coeur de L.A. Je retrouve bon nombre de clichés qui me font sourir et me confortent dans l'idée que je me forge peu à peu de ce lieu. Ainsi, son paragraphe sur le trafic et plus particulièrement son utilisation (ou son éviction pour son cas) du freeway sustente l'aversion que j'en ai. Pour les amoureux de la langue de Shakespeare, vous aurez le passage en question si dessous, pour les français de pure souche, vous pouvez vous diriger à sa traduction.
"I
get in the car and head downtown. Here's the thing: I do not drive on the freeway. That's not something I admit to anyone except my closest friends, because in this city, it's like having a debilitating disease or being bipolar. When I first moved here, the intricate network of concrete and steel was daunting, to say the least. Anybody's vision of automobile hell, right down to the banshee-sreaming sirens and thunderous din that assault your consciousness as you brave the elements, strapped to your seat. Like a fighter pilot. Driving in this town is certainly not for the fainthearted... Remember that old thing: when you fall of a horse you should get right back on? Well, I didn't. I kept avoiding the freeway and now, every time I even consider it, my palms sweat and my vision blurs, and I feel like I'm going to hyperventilate so I go home and have a glass of wine.""Je monte dans la voiture et me dirige vers le centre ville. Voilà le fait: je ne conduis pas sur le frewway (autoroute à 10 voies souvent bouchée). Ce n'est pas une chose dont j'ai avoué à n'importe qui excepté à mes amis les plus proches, car dans cette ville, ceci revient à avoir une maladie affaiblissante ou être bipolaire. Lorsque j'ai déménagé ici pour la première fois, le réseau tortueux en béton et en fonte était intimidant, pour en dire le moins. La vision quelconque d'un enfer automobile, au cœur de sirènes criardes et d'un tonnant vacarme qui assaillent votre conscience lorsque vous bravez les éléments, vous ligote à votre siège. Tel un pilote de chasse. Conduire dans cette ville n'est certainement pas pour les timorés... Se souvenant de ce vieux dicton: quand tu tombes de bicyclette tu dois remonter aussitôt? Bien, je ne l'ai pas fait. J'ai continué à éviter le freeway et maintenant, chaque fois même que je le considère, ma paume suinte et ma vision se trouble, et je sens que je vais hyperventiler ainsi je rentre chez moi et prend un verre de vin."
Et dire que je considère ce freeway tel un vaste stand d'auto-tamponneuse où les règles de conduite sont absentes, où le manque de civisme suppléé par une maladresse évidente rend sa pratique cauchemardesque... En un sens, je rejoins véritablement le sentiment de l'héroïne. Enfin, je ne vais pas épiloguer sur la question, j'en ai déjà assez dit auparavant. Disons simplement pour résumer que, la société actuelle est victime de cette vie effrénée, souvent inspirée de désirs superficiels, où la charrue passant avant les boeufs, on ne se rend compte seulement qu'après coup de l'ineptie du travail.Enfin pour ponctuer cette note, et toujours sur cette thématique du freeway, tâchons de ne pas le critiquer cette fois-ci, j'ai fait l'acquisition pendant les vacances d'un GPS de dernier cri pour ne plus perdre le nord. En effet, puisque les directions ne sont pas indiquées, vous savez du style: "Centre ville 3 miles", ou encore "Plages 500 m" (Beach - Toutes allusions à la série Desperate Housewives sont bien entendu erronées), vous avez à chaque carrefour une chance sur 2 de choisir la mauvaise direction (pour autant que vous connaissiez l'avenue que vous empruntiez). Le soleil se couchant à 4:30pm, il n'est plus de grande aide en fin de journée.

3 commentaires:

  1. Il est drôle ton sapin d'Noël ! C'est koi donc ?

    je vais p-e m'acheter ma propre boussole tiens, car en lisant tt ceci tu m'as l'air bien dézingué, et je suis pas sûre que ta boussole tourne rond !!!
    bizouuu

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  2. Ben après le persil, je fais pousser un sapin de Noël au milieu de la table du salon.
    Et je suis loin d'être dézingué car les azimuts, angles de déclinaison ou d'inclinaison n'ont plus de secret pour moi ;)

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