lundi 22 février 2010

From a scenic valley to an anthologic and anthropologic experience: a mixed feeling

Death Valley - Chapitre 2 et fin. "Précédemment dans la note de la Death Valley, vous aurez remarqué l'accent volontairement porté sur la topographie ou encore l'histoire de façon globale. Cette note n'est qu'une modeste introduction des échéances qui vont suivre, et n'est que prémices quant aux détails qui vont être discutés. Le meilleur reste à venir. Cette note sera également beaucoup plus critique, et ne se contentera pas d'analyser cette vallée depuis un œil inquisiteur d'un de ses sommets. Place aux émotions donc également!"Si vous trichez, et feuilletez rapidement les photographies qui s'acheminent le long de ce texte, vous y découvrirez nombreuses couleurs, nombreuses nouvelles facettes de la Death Valley. C'est en effet l'un des aspects que j'aimerais expliciter un peu plus en détail. Vous vous interrogerez alors, face à de telles merveilles, pourquoi ai-je l'intention d'être critique? Peut-on l'être tout simplement? On peut toujours être critique, c'est mal me connaître! Les premiers défauts arriveront au fil de l'écriture, place au rêve et à la découverte pour le moment.Cette vallée, donc, présente non seulement une topographie complexe mais une richesse de roche à peine vraisemblable. Bon Dordognais, à ce propos, contredirait en disant: "Cela ne vaut pas la Dordogne", mais laissons cette doléance purement gratuite de coter et poursuivons à travers cette première visite: Mosaïc Canyon. Mosaïc Canyon n'est autre qu'une fissure creusée par des torrents, en un sens, un lit de rivière particulièrement aménagé. Les sédiments, dolomite, ont été révélés à la surface, et nous pouvons de nos jours nous promener au sein d'une véritable galerie en marbre forgé. Ici les murs ne s'effritent nullement, ces blocos impassibles semblent enracinés ici à jamais.La seconde vue imprenable, à ne pas manquer de cette vallée, outre Dante's view, et celle depuis Zabriskie point. Ici, nous pouvons admirer diverses formes sédimentaires argileuses. Conséquences de coulées volcaniques mises à nues peu à peu lors du retrait des lacs composant cette région, la topographie, nommée ici "badlands" (furnace creek formation), est enchanteresse. On peut deviner en arrière plan de la photo, le Télescope pic, ces différents plans colorés, et ses ondulations sont un hymne à la photographie.Le borax, minerai dérivé du bore, a été longuement extrait de ses terres pour des applications en tant qu'insecticide, dans la métallurgie, dans l'industrie du verre etc. Imaginez alors, l'impact destructif de telles firmes implantées en plein désert. Il a nécessité près d'un siècle (1882-1976) pour se rendre compte du dommage occasionné. A une échelle tout autre, imaginez l'impact des différents promeneurs sur ces badlands. J'ai été surpris, meurtri peut-être pas, mais au moins déçu de constater lors d'un bref coup d'œil au dessus de ces terres vallonnées, qu'en réalité chaque parcelle d'espace, chaque butte, avaient été foulées par un régiment de touriste. La faute à qui? La faute est en réalité, malgré tout, partagée! Alors qu'au départ le sentier est clairement définie par un unique panneau, spécifiant vous devez suivre ce sentier sur votre droite. La signalisation par la suite s'estompe copieusement. Pour faire simple, les sentiers partent dans tous les sens, à tel point que le principal que nous empruntions à l'origine devenait sujet à polémique. Cette merveille de la Nature, devient peu à peu, une risée à mon sens, un véritable labyrinthe pédestre. Pourquoi n'y a-t-il pour une fois pas de règle stricte, pour que tout un chacun puisse bénéficier et partager cette vision? Dans ce monde américain semé de paradoxes, dame Nature, n'est pas maîtresse de ces éléments. Bon, de ce fait les photos, ci-dessous, de chemins empruntés, de joie partagée, détonnent complètement avec mes dires. Ce n'est juste qu'après coup, et peut-être confirmé lors de l'ascension furtive, que je me suis rendu compte du malaise résultant.Notez cependant, ces étranges formations, sculptées sur les murs des falaises. Ces merveilles réellement précaires (tout est relatif, elles semblent précaires) portent ardemment leur nom de Red Cathedral. Comme quoi, un brin d'érosion, un soupçon d'oxydation, et vous voilà avec une falaise relookée aux milles coloris.Les coloris sont l'affaire de artist's palette. Quelque miles au sud de Zabriskie, et toujours sur la façade de black mountain, anciennement et violemment volcanique, les roches jouent à l'apprenti peintre ou apprenti chimiste. Ici dérivés de fer, de manganèse, de mica, et autres... font le bonheur de photographes très expérimentés! Mais également de saut de cabris, aux allures de pièce montée sur un paysage de fond d'écran.La touche négative que j'aimerai également ajouter, est peut-être l'accessibilité des sites trop aisée, et particulièrement aménagée. Chaque point de vue se situe à moins de 5 miles d'un lieu à un autre. Et chaque site présente, un parking d'asphalte à son pied, pour ne pas dire en son centre. Je vous vois venir, on ne va décemment pas faire marcher les gens, en pleine Death Valley, durant des miles pour observer un point de vue! Hum! Si cela venait que de moi... Non, ce que je cherche à dire est que, la vue est une pure merveille, cela reste indéniable, mais le fait d'enchaîner les sites en l'espace de quelques minutes fait dramatiquement perdre tout intérêt. Cela peut se résumer, et se n'est en aucun cas restrictif à: garer sa voiture sur la parking, marcher 100m, prendre sa photo, tourner les échines et se diriger vers d'autres aventures! Les prospectus vantent la beauté des différents lieux de ce parc, mais à la longue, il en devient rapidement parc d'attractions. Et encore, ce weekend dernier, nous n'avons pas connu grande affluence sur les sentiers (excepté cette mère de famille, plantée au beau milieu de l'arche pendant près de 30min pour prendre LA photo (euh, LES), il fallait le voir pour le croire. J'omets volontairement de parler du père de famille sur le bord et s'occupant consciencieusement des deux petites, cela en devenait risible).Il serait particulièrement réducteur, bien entendu, de résumer la Death Valley, en l'observation depuis Dante's view et Zabriskie point. J'en conviens. Mais ces derniers prévalent d'un facteur mille sur les autres lieux. Ainsi, sur une brochure locale, vous trouverez l'éloge du site Sand Dune, qui est un modeste parc à dunes (Obi Wan Kenobi s'y est défoulé quelque peu), si je peux dire. Ces points de vue sont tellement magiques, qu'ils en font pâlir tous les autres. Et la consolation, devient bien maigre, quand le site vous est livré comme un cheveu sur la soupe!Je finirai ma note par un point de "teasing". En effet, j'ai suffisamment aguiché Mat ces jours-ci, sur un fait inoubliable, dont nous avons été l'objet ce samedi soir, pour ne pas conclure cette fin de note sur ce caractère unique. Rappelons cependant le contexte, et le lieu de repos dans un premier temps de ce samedi soir: Amargosa Opera House (Death Valley Junction, pour être précis). Un hôtel à bannir de vos cartes de randonneur ou de touriste. L'ironie est que j'ai reçu un remerciement de leur part après cette escale. Je me plie donc à leur requête, et partage l'information: "N'y mettez pas les pieds, jamais! Je n'ose à peine imaginer, ce que cela peut être par temps de pleine canicule. Est-ce que les odeurs s'évaporent par enchantement, ou est-ce qu'elles embaument tout l'hôtel? Est-ce que les chambres seront lavées? Ou rajouteront-ils une nouvelle couche de peinture pour cacher la misère?"
Hello Thibaut,

Thank you for staying with us at Amargosa Opera House & Hotel! We know you have many choices when making your get-a-way decisions. Thank you for choosing us.
Please share what you enjoyed most with future guests.
Bref, les hauts de cœur passés, nous voilà dirigés vers l'unique restaurant de la bourgade, fièrement recommandé à l'accueil de l'hôtel. Burgers en tout genre nous attendent, même de la salade pour les gens bizarres. Mais voilà première question posée à la serveuse: "Quelle bière vous nous proposez-vous?" "Euh, désolez Monsieur, nous ne vendons pas de bière. Nous avons blablabla..." La voilà qui m'énumère la liste des sodas qu'elle avait en boutique! Seconde tentative donc, pour écourter toute discussion interminable. "Avez-vous quelconque alcool à vendre?" "Non, mais vous pouvez acheter des bières si vous le désirez à 7miles au sud". Nous voilà, donc ironie du sort, faire 20min de voiture aller-retour, pour quelques modiques mais si convoitées bières. De toute façon, le restaurant à ce moment là été vide... le reste de la population avait dû se rendre à un show de mime dans le bâtiment d'en face. Bref, saloon trouvé, brève échange avec l'autochtone du coin, et tant qu'à faire une bouteille de vin rouge à la clef, nous voilà de retour, toujours seuls dans le restaurant, mais avec de quoi nous hydrater! Elle n'est pas belle la vie, quand même?
Attention, nous en étions bien loin de nos péripéties! A peine notre repas englouti, qu'un curieux déménagement vient interrompre notre début de torpeur... Bon, je ne vais pas vous faire lambiner plus longtemps. Il faut le voir pour le croire: un xylophone géant soutenu par de jeunes locaux franchit tant bien que mal le seuil de la porte, et se glisse furtivement au beau milieu de la scène! What's the heck? Et bien voilà, pour tout dire, nous sommes en plein pays des Mormons, pas d'alcool, et un curieux instrument (surement légué par un précieux ancêtre) vient arrondir notre soirée. Personnellement, le vin s'en été déjà un peu chargé! J'ai cependant particulièrement apprécié cette jeunesse se démenant sur cette planche symphonique. Nous avons été témoins d'un moment d'anthologie, et d'anthropologie qui nous échappe forcément. Mais quel bonheur. J'ai personnellement trouvé du ravissement là où je ne m'y attendais le moins.
Donc bilan dans l'ordre de préférence: Dante's view et son panorama à couper le souffle, bon le froid à ces sommets te revitalise; Zabriskie point et ses ondulations spectaculaires; l'isolement et la solitude au milieu de cette immensité quand le calme est de la partie; et enfin ce moment mormon qui vaut tout l'or du monde!

2 commentaires:

  1. mais je croyais que tu avais perdu tte tes photos des dunes de la death valley ???
    elle n'est pas de toi celle là ? elle est incredible, truc de ouff

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  2. Une photo à 7Mo... elle ne peut être de moi! Mais j'avais presque la même lol... enfin l'idée est là, j'étais tellement déçu d'avoir perdu mes photos!

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