vendredi 2 avril 2010

From a new life to an V.I.P event on Abbot Kinney - Another perception

"From a new life" littéralement "d'une nouvelle vie", résider à L.A. s'apparente nécessairement à une nouvelle vie, forte en sacrifice et en dépaysement, mais je ne désigne pas mon cas personnel à travers ces quelques mots. Les différentes notes de ce blog s'en chargent subtilement, sans pour autant vous oppresser de détails pompeux du quotidien. Au fait je dois régénérer la boîte à gants demain, cela va bien me prendre toute la journée! De plus, vous suivez les pas du croco "Through Croco's trips in the States", j'alloue à ce titre plus une vision d'aventure, de découverte, que de nouvelle vie. Dans la mesure où je ne compte pas m'y installer. Une vie sans mon Alexia, équivaut à une vie de Tic sans Tac (de la Marmotte, soyons précis), du chocolat sans son poulain. Une vie toute fois plus amère, vous en conviendrez. L'Aventure, hymne de ce blog, guide ces différentes notes. Mais alors à quoi peut bien être raccordée cette notion de nouvelle vie?
L'illustre Sylverster Stallone en connaît partiellement la raison! Quoi? J'ai le pressentiment, vue cette dernière révélation, d'avoir perdu de nombreux lecteurs... Ou pas! Mon père devrait être en train de se relever au beau milieu de son fauteuil en cuir! Une fois mieux installé, il devrait assurément se dire: "Hum! Cette nouvelle histoire me semble des plus rajeunissantes, enfin des choses intéressantes!" De sources commérées (pour ainsi dire des plus fiables!), on reporterait l'apparition des légendaires John Wayne & Clint Eastwood au fil de ce poste. Son attention est alors totalement conquise, assurez-vous!Oui, vous ne rêvez pas! En fond de pièce sur cette photo, vous pouvez lire le nom de l'illustre Sir Stallone. Cependant, la pièce détonne complètement avec les lieux habituels de visualisation de film. Nous sommes loin du mythique arclight de Hollywood; le désordre règne dans cette salle, un bureau semble sauvagement abandonner, enfin des câbles et des tuyaux investissent le plafond. Un lieu de tournage peut-être? Cette atmosphère totalement dérangée s'intégrerait volontiers dans une scène d'un film policier. A l'exception faite, de cette poubelle Fisherbrand Glass pour verrerie chimique au premier rang!Nous sommes en réalité, en plein cœur de mon ancien laboratoire à UCLA. Il reste ci-et-là encore des produits chimiques, des bouteilles de gaz, de la verrerie, mais l'essentiel a été déménagé près de nos bureaux dans un bâtiment flambant neuf. Enfin, cette pièce finalement n'a jamais été aussi vide, de ce fait, n'a jamais été aussi proche des normes de sécurité. Maintenant, seul le passage d'étudiants pour chercher un énième colis ou bricole oublié, vient ternir le repos de cette vieille combattante. Entièrement livrée à l'abandon, elle fait l'objet dorénavant, le temps d'un intermède, de salle de projection cinématographique. Seconde vie et dure labeur passée, les séances affichées sont purement pro, authentiques, patrio-américano-américains! Le dernier en date, Cobra. Aux malheureux qui ne l'auraient jamais vu, l'un des slogans sur la pochette annonce: "Pour ceux qui auraient ratés Rambo, Cobra est la cure". Effectivement, peu de dialogue, aucune histoire et encore moins d'intrigue, Cobra défonce tout et puis c'est bien comme ça! Un bon film des années 80. Une fois le travail accompli, et plus d'une cinquantaine de bandits décimés (à l'époque, les bandits pouvaient mourir à plusieurs reprises dans le même film!), Cobra alias Stallone est félicité par ses supérieurs avec en fond d'écran: les collines de Santa Monica Mountain. J'avais l'impression de me promener dans des paysages devenus familiers, mais sous le sifflement des balles et le bourdonnement de diverses détonations.Il est vrai que L.A. et ses environs ont des allures de scène de cinéma. A tel point que notre imaginaire, probablement et inconsciemment, enjolive ces lieux. La déception peut être grande à la découverte de ces différents endroits tant convoités! Quoiqu'il en soit l'étonnement sera toujours au rendez-vous! Je ne le répéterai jamais assez, l'étonnement est lié au caractère unique de cette ville. L.A. n'est pas une ville à visiter, L.A. est une ville à vivre! Ce concept peut en surprendre plus d'un, et mon sentiment d'aversion pour l'urbanisme devrait finalement rendre l'audimat, le temps d'une argumentation, attentif. Je ne suis pas "pro-Los Angeles", je ne fais que constater et mon jugement évoluera certainement encore. Comment une ville ne peut-elle être à visiter? Est-ce que je vous dicte, et par conséquent vous interdis de le faire? Ai-je finalement dit cela? Non, et ce constat (toujours spécifié en gras) est le fruit de nombreuses observations, réellement vécues.
Affirmeriez-vous, si vous aviez seulement un mois pour explorer le monde: "Je connais le monde!" Non, je ne crois pas, votre visite serait forcément limitée. En ce sens, iriez-vous tirer une conclusion hâtive sur vos connaissances du monde? Ou, seriez-vous plus objectif en déclarant: "J'ai vu cela, et voilà mon ressenti..." Le ressenti. Voilà, où la clef réside. Connaître le monde, à notre humble échelle de vie, est littéralement impossible. En revanche, avoir un ressenti "j'aime, je n'aime pas" sur un lieu ou un évènement précis, là, le jugement devient valable. Encore une fois, si vous n'aimez pas une partie du monde, vous n'iriez pas jusqu'à généraliser votre ressenti à l'ensemble des paysages, des festivités, des mœurs. Ainsi, L.A. pour moi est l'image de ce monde, un monde à découvrir, un monde si riche qu'il faudrait nécessairement des années pour en percer toutes les subtilités. Un monde si riche en paradoxes, en réels non sens pour nous autres européens, que le ressenti alors prédomine sur tout jugement. En témoigne cette photo prise ci-dessous, vue ouest sur le boulevard Wilshire; que vous inspire-t-elle? Une avenue gorgée de voiture? Une allée de palmiers maladroitement agencée? Des tags sur la chaussée et de pauvres magasins? Ma prochaine contravention, devrais-je laisser quelques pièces dans l'horodateur? Une vision qui en sommes toute n'est pas très flatteuse, j'en conviens. Une vision qui persistera si vous restez, là, figé, le long de la chaussée. Prenons donc du recul, et tentons de nous aventurer loin des sentiers banalisés! Votre perception en sera tout autre...Ci-dessous, vous noterez la présence d'un étrange hôpital! Un petit centre, dans un modeste préfabriqué établi sur Santa Monica. Nous sommes loin des paillettes de la côte, à ne pas en douter. Un humble local médical avec seulement 48 lits où règne une atmosphère chaleureuse. "Good shepherd" est inscrit sur la principale enseigne pour le "bon berger". Tender Loving Care (TLC) health care ou soutient médical amical. A croire que, à l'accoutumé les médecins maltraitent les patients. Enfin, curieux que certains bâtiments tels des hôpitaux soient implantés dans de si modeste environnement.Ce samedi, mes pas m'ont guidé vers une place qui m'est chère! Ok, j'avoue, je vais parler alimentation... Fuyant du mieux possible les places typiquement mexico-américains, il faut admettre que la gastronomie de grand renom n'est pas leur fort! Je viens de découvrir un magasin-marché de fruits de mer, un véritable filet d'inspiration pour de la cuisine japonaise, ou tout simplement pour de la cuisine plus saine.
Ce jour là, j'ai pris du thon pour l'occasion.
Mes pas m'ont également guidé sur quelques blocs dans des quartiers habités de Santa Monica. Loin des boulevards oppressant, on retrouve rapidement une certaine quiétude. La côte n'étant pas loin, un parfum de vacances agrémente ma promenade. Certaines maisons subliment leur vis-à-vis tout simplement par leur beauté et leur simplicité. Loin également des quartiers chics de Beverly Hills totalement hermétiques, la vie y est beaucoup plus apaisée, avenante. La communauté urbaine, ici, s'est développée à une vitesse effrénée, son expansion est sans égale. Certains îlots résidentiels ne sont pas forcément à l'orée de l'océan, ne dominent pas forcément la vallée, mais restent d'une sobriété rafraîchissante, d'un tact humain. Cette vision inhumaine que je reproche au réseau de L.A. clive totalement avec ces lieux de sérénité. Ce caractère unique, je le retrouve également à chacune de mes visites près de Venice.Venice est un endroit à part entière. J'en ai déjà parlé. A la fois excentrique et discret, dynamique et calme, populaire et luxueux. Le jeu serait d'affecter à l'un de ces adjectifs, un ou plusieurs endroits s'y apprêtant. Le paradoxe de ce lieu est peut-être l'une des visions qui ne me laisse pas indifférent.Parlons dynamisme alors. Je viens de tirer à la courte paille! Ainsi, sachez que chaque premier vendredi du mois, se tient sur Abbot Kinney (l'une des rues parallèles au littoral) un événement festif. En effet, les magasins (pour un grand nombre d'art) et restaurants restent pour l'occasion ouverts tard dans la nuit. L'endroit y est devenu de plus en plus populaire. A l'origine, à l'initiative de la municipalité de Venice, pour supporter les boutiques. A l'origine également les boissons étaient gratuites. Très vite, le bruit s'est répandu, et maintenant une foule s'y amoncèle chaque premier vendredi du mois (devenu date conflictuelle pour moi avec les séminaires tenus à l'observatoire Griffith).
“Age-wise, it’s all over the board. It’s not all 20-s and 30-somethings at the bar. It’s not all 50-somethings buying art.” L'âge-sage a franchi des frontières. Ce ne sont pas les 20, 30 ans dans les bars. Ce ne sont pas les quinquagénaires achetant des pièces d'art. L'atmosphère, malgré bruyante, y est bon enfant. Un autre aspect singulier de Venice jusqu'alors méconnu. Enfin, je ne serais pas surpris que certains américains, profitent de cette soirée pour aller d'un camion ambulant (taco, sushi, bbq etc.) à un autre et ce tout le long de la soirée. J'adore la nourriture, mais de là à l'attendre ou à y courir après, il y a un monde. Enfin, si l'art est dorénavant à porter de tous, ce sont les propriétaires des camions qui feront la part du marché! Cela reste néanmoins un très bon moment pour fouler des lieux d'art en toute impunité. Entre personnes endimanchés pour l'occasion (beaucoup trop V.I.P à mon goût - mais nous sommes à L.A. ne l'oublions pas!) et ses camions de fêtes foraines, le paradoxe suit son cours...

2 commentaires:

  1. Vraiment 'surprenante' cette salle de cinéma improvisée ...
    j'aime les bouteilles de gaz à côté ... y'en a une on dirait même qu'elle est ouverte, le mano étant incliné ...
    rien de tel qu'un ancien labo de chimie, atmosphère divine, cocoon de paix ds ce monde de fou, bulle d'air enivrant ...
    il manque juste qq bonnes vieilles bouteilles de solvant de bon cru pour couronner les bonnes soirées 'détente' qui y ont lieu
    enfin, bref, oui j'hallucine de voir ça

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  2. Cobra plus fort que Shentae la cigogne?

    Shentae la cigogne est reconnue pour ses facilités déconcertantes en mathématiques. Cobra quant à lui a certaine difficultés. Il a ainsi peine à aider son fils à résoudre ce problème.
    Quelle est la moitié de 24 plus 24?

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