samedi 17 juillet 2010

The real L.A. face!

Soyons consistant dans la description de L.A... A travers mes propos, vous l'avez vue: extraordinaire, hors du commun, imprévisible, déroutante, démesurée... La tentaculaire L.A. n'a d'égale et les qualifications se perdent dans de nombreux superlatifs. Cependant, ce visage peint, bien que réel, reste pour le moins stéréotypé. Comment ne le serait-il pas dans la mesure où les lieux visités s'avèrent être pour l'essentiel sur Hollywood, Malibu et les plages bordant le Pacifique! Que manque-t-il alors dans cette description pour achever l'esquisse? Un indice: près de 90% de L.A. n'a pas été traité, et n'entre pas dans ces précédents registres! Et oui, L.A. est colossale et la plupart de son étendue représente des quartiers résidentiels. Alors, d'un point de vue d'un observateur, il n'est que peu ragoûtant que de se promener et "visiter" ces dits quartiers, et encore moins de les décrire. Mise à part, bien entendu, les différents quartiers huppés de L.A. qui restent pour le moins minoritaires. Cela étant, j'estime que ce sujet mérite d'être traité. Je pointe du doigt, ici, près de 90% de la superficie, sinon plus! Et je considère ces différents quartiers résidentiels, souvent pauvres, souvent à risque. Comprenez alors ma réticence à m'aventurer dans de tels espaces! Cette perspective avait cependant été initiée lors de mes balades dans l'arrière backyard de Venice, même si je ne considère pas ce quartier dangereux, même de nuit. Mais qui irait décrire Electric ave., où généralement je trouve à me garer, et qui trouverait un certain charme au Speedway à proximité de l'océan?
Dans le même registre, le centre-ville de L.A. et toute son étendue sud et est, trouveraient place dans cette note. De jour, le centre-ville n'est point alléchant, et pour peu que vous vous éloignez de ce "centre", vous vous retrouverez dans des quartiers bien mal fréquentés à ne pas en douter. Une fois le ciel bleu évanoui, je vous laisse imaginer alors ces quartiers ghettos reprendre leurs sombres affaires... "Que tout ceci est bien sordide", me dites-vous. "Mais pourquoi bon traiter un tel sujet?" Et bien, pour 2 raisons: d'une part car L.A. sans ses 90% d'espace habitable n'est plus L.A., et que deuxièmement j'ai récemment eu l'occasion de me balader dans de tels quartiers, me faisant alors penser qu'il manquait une énorme description de cette ville. Ainsi, finies la féérie et l'extravagance de L.A., place à la réalité et aux ghettos!
Me voilà donc à Gardena bien au sud de Culver City (anciennement ghetto) où je vis actuellement, et uniquement à 6-7 miles à l'est de Manhattan beach. Bien que proche de la côte, ce quartier délimité par les freeways 405 à l'ouest et au sud, 105 au nord et 110 à l'est n'a que très peu d'intérêt. Question se posant alors tout naturellement: mais par quel hasard me suis-je donc retrouvé dans ce périmètre? Pour tout dire, ma voiture nécessitait avant sa vente une énième réparation, et le seul et unique garagiste louable de L.A. (je généralise il y en a certainement d'autres de sincères, mais dans la masse, les personnes raisonnables se font rares!) opère sur S. Western ave. à Gardena. Anecdote confirmant mon feeling de ces bas quartiers, au moment de laisser la voiture et ce pour la matinée aux mains du garagiste, ce dernier me conseille de ne pas trop m'aventurer au nord et surtout au nord-est du garage. Autant dire éviter la portion traversée par le freeway 110 et les quartiers tels Willowbrook et West Compton. Voilà encore des paroles qui témoignent de la bonne foi de mon garagiste, mais qui ne me laissent pas pour autant serein dans ma future expédition.
J'avoue cela ne vaut pas la porsche sur Rodeo Dr. (https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh-hQ3_SdzQmU6PMTH5OIY6puhJYtJDfXgfi1K72KKrxcIZ-6kWnm2F-PTuJU3lH8-5SsgIuWwUfqRO1TUqBrCe1uaaH1seh1YAZiphbBpJ7EVO01DeWTHvR-d4-532GtJx_DnNl7c68Vk/s1600/Image544.jpg)
Enfin, le but ultime de ma promenade était le grand magasin japonais Marukai Market, situé plus au sud, donc mon itinéraire ne devrait pas être heurté par une quelconque échauffourée. Profitant de ce temps libre pour faire une boucle, je n'en étais pas pour autant rassuré, et mon pas se fit alors d'un pas alerte, vigilant de chaque mouvement, épiant le moindre petit bruit sournois! Finalement, le fourbe dans l'histoire était bel et bien moi, mais rassurez-vous je n'en étais pas pour autant à longer les murs, je ne voulais pas alerter le voisinage de mon étrange présence. Mon appréhension ne se fit sentir en réalité que lorsque j'entrepris un petit détour derrière une église coréenne. Jusque là, vous me direz que la scène semble peu inquiétante, mais en réalité la rue adjacente était bien mal fréquentée. Je ne me suis pas attardé, mon objectif n'aura alors à ce moment là pas joué de son numérique.
Un des véritables visages de L.A. si paisible...
Sans pour autant avoir remarqué de richissimes villas sur mon parcours, j'aurai cependant noté de nombreuses divergences d'un quartier à l'autre. Le quartier près de l'église coréenne était malsain à ne pas en douter, le canal à proximité était le siège de campements de sans-abris (alors que des jeunes utilisaient le terrain sportif de l'école avoisinant), et je ne sais toujours pas lequel de ces 2 types d'habitation est le plus agréable à savoir, d'une part un quartier résidentiel bien mal fréquenté ou d'autre part des entrepôts ou magasins sans âmes sur les artères principales. Côté vie sociale, je me demande que peuvent bien faire ces gens? A vrai dire en semaine, samedi inclus, ils doivent certainement travailler dans un garage, au vue du nombre d'établissements pour voiture que j'ai pu remarquer! Entre garages en tout genre, magasins pour pièces détachées, entreprises (body shop) pour remettre votre voiture d'aplomb à l'issue d'un accident, sans oublier les stations services et les parkings, Gardena est clairement orientée vers le marketing de l'automobile. Cela en est maladif, et incombe fortement au "charme", si il en demeure toujours un, de la ville. A cela vous rajoutez les nombreux étalages libres de vente de particuliers, et vous avez des scènes peu attrayantes en pleine rue.
Simple recherche google avec le mot clef: "repair" (imaginez alors en utilisant les mots auto, garage etc.). Grosso-modo surement 100 magasins liés à l'auto au km2
Finalement, après avoir particulièrement cramé ce jour là sous le soleil, je gagnai le magasin japonais en question du début de ma note, le Marukai Market. Un grand magasin sur 2 étages, où les articles se perdent sur des rayons particulièrement sur-chargés. Un endroit merveilleux pour tous adeptes de la cuisine japonaise, avec à l'entrée un restaurant hawaïen Kau kau korner. Enfin, comptant revenir avec le coffre de ma voiture pour acheter quelques articles, je ne pris alors qu'une bouteille de coca pour assouvir ma soif. Bien mal m'en ai pris! Arrivé au moment de payer, la caissière avec son timbre de voix japonais, qui pour le coup était des plus intransigeants me dit: "It's 10 bucks, you need a membership card!" Et me fait signe où je dois me procurer cette carte. Finalement, je crois qu'elle a gardé ma bouteille de coca, puisque je n'y suis pas retourné... Quelle idée! Allez faire des courses à Gardena, alors qu'il y a 2 magasins japonais à proximité de chez moi sans grande différence (Mitsuwa sur Venice Blvd. et un japenese market sur Sawtelle blvd!). En réalité, si, il y a une différence: ces 2 derniers magasins ne réclament pas de carte de fidélité. Je pourrais toujours me vanter d'être leur seul client à dividende négatif, dans la mesure où j'ai bien du tester 3-4 stands gratuits. Finalement, même à travers ce magasin japonais, L.A. aura révélé une grande partie de son visage, un voile beaucoup plus pernicieux et corrompu.

4 commentaires:

  1. Je suis revenue!!! Et cette fois, j'ai noté mon mot de passe... Dis donc, tu fais dans le SEN-SA-TIO-NNEL! Quel effet : qq photos, et voilà le mot ghetto et les photos en noir et blanc! Tu bosses pas pour TF1? Non, j'adore. Mais fais attention quand même! Bisous

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  2. Elle est revenue!!! Mais bon, pour le coup tu as du retard...
    Ouais le côté noir et blanc rend la scène plus tragicomix.

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  3. Quand la neige nous guide...

    Dans le quartier de Gardena, les garages y sont légion. Et à l'approche de l'hiver les résidents demandent à leur garagistes de poser des pneus neige en vue de vacances au sport d'hiver. Le premier jour une demande a été formulée. Cependant, la demande cette année est démesurée. Si bien que chaque jour qui se suit voit le nombre de demandes qui double. Malheureusement, au bout d'un mois (30jours) les garagistes ne peuvent plus satisfaire les demandes.
    Si le premier jour 2 demandes avaient été formulées, en combien de jours les garagistes auraient saturé face à la demande?

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