lundi 19 juillet 2010

(San) Catalina Island & new heroes

Quelle destination paradisiaque me suis-je réservée pour l'un de ces derniers et précieux weekends? Serait-ce une vente de sofa impossible avec une inconnue n'ayant pas de moyen de locomotion? Serait-ce alors un dialogue sans fin avec un internaute se payant ma tête pour une maudite petite table de salon? Ou bien serait-ce une énième débauche d'énergie pour céder l'une des rares bonnes affaires en matière de voiture sur craigslist (une trouvaille américaine pour vendre et acheter tout et n'importe quoi)? Je l'avoue toutes ces perspectives sont loin d'être idylliques, loin de là, mais ont raison de mes dernières semaines en terres californiennes! Oublions ces aléas exigés d'une vie sur L.A. et concentrons nous sur le réel objet de cette note: la visite d'une des 8 îles du channel island!
Un regret peut-être? Celui de ne pas avoir visité ou conquis toutes ces îles. Pour le coup, je me serais bien mis à la place d'un hispanique à la recherche de nouvelles terres lointaines. Enfin, seulement un petit regret dans la mesure où si vous réalisez un rapide tour d'horizon sur les prix des bateaux vous permettant d'atteindre ces îles, vous pouvez rapidement tomber des nues. Un exemple pour gagner San Catalina (ou plutôt Catalina puisque San Catalina est beaucoup trop long pour être entièrement prononcée), une péninsule au large du pacifique, vous pouvez vous en sortir pour la modique somme de 66.50$ (en omettant la place du parking bien sûr!). Chère l'aventure me dites-vous... mais, mes chers, vous êtes à L.A.!
Une fois les ports et les tarifs épluchés, nous avons opté pour un départ depuis San Pedro, qui est en réalité à deux encablures à l'ouest de Long Beach (donc sud depuis UCLA). Une fois n'est pas coutume pour les chers mariés qui m'accompagnaient, nous arrivâmes avec plus d'une heure d'avance. Entre réservations qui risquent d'être sucrées et exigence américaine à outrance en termes d'embarcation, nous avons opté pour l'option sécurité... à défaut de repos. Un mal pour un bien finalement, nous avons pu faire un tour rapide du port environnant. Que dire? Plus à l'est les collines citadines dominant l'océan de Lamita et Rancho Palos Verdes, une terre qui semble toute, a des allures de La Jolla ou de la Loma Portal de San Diego. Quant à l'ouest, le port supra-industrialisé de Long Beach, un pont pour y accéder le Vincent Thomas bridge et des grues portières griffant tout le paysage, hum... des analogies avec la ville d'Oakland me viennent en tête. Une fois à bord, mon mal de mer ne m'aura pas trop chagriné pour cette traversée de moins d'une heure, puisque l'océan, ce jour-là, n'avait rien à offrir excepté une épaisse brume matinale. Peu importe, je crois que nous avons tous dormi... comme de vrais touristes ballotés par un réveil beaucoup trop à l'aube.
Une fois sur place, une fois arrivés sur l'une des rares villes de l'île (Avalon), nous nous dirigeâmes vers une auberge de jeunesse sur Claressa ave. L'idée est d'y demander un passe gratuit de hiking pour la journée et des semblants d'indication quant à l'itinéraire à suivre. Et oui, rien est favorisé pour vous laissez partir d'Avalon, tout y est accès océan et usufruit des nombreuses activités nautiques! Là, surement l'un des gérants de l'auberge, nous présente 3 pauvres itinéraires de hike formant une boucle plus ou moins longue autour d'Avalon. Rien à faire tout converge sur Avalon, et rien n'est laissé au hasard, jusqu'à la pure impossibilité d'accéder par voie terrestre à une quelconque île isolée! L'un de nos projets du weekend venait déjà de tomber à l'eau. Et que dire de celui de pique-niquer à côté de l'océan? Au moins le gérant nous concéda la bonne voie à suivre pour éviter de payer l'entrée du monument mémorial: dans un sens vous payez, dans l'autre non, mais vous marcherez...
Le kart de golf, le moyen de transport par excellence de l'île!
C'est le ventre gargouillant que nous entreprîmes la balade et laissâmes les diluviennes attractions d'Avalon: plongée sous-marine, rafting, sportfishing, parasailing (parachute en bateau), kayac, snorkeling (plongée), spa, sous-marins, casino, golf... Autant dire et pour faire simple, nous avons bien dû marcher 4 heures le ventre vide, puisque une fois en altitude, le climat comparable à celui de Santa Monica ne laissait aucune once de chance aux moindres valeureux arbustes. Ainsi, à la quête d'une ombre perdue, nous avons pratiquement achevé la boucle et gagné le lit de la vallée et plus précisément le Wrigley memorial monument. Pas grand chose à raconter sur William Wrigley Jr., mise à part ce monument, qui fît office de parasol.
- Mais t'as un problème? Tu cherches l'embrouille?
- Mais, tu vas te calmer oui!

La dernière ligne droite dans le canyon fut beaucoup plus simple et à l'abri du soleil. Je ne peux vous dire ô combien fut salutaire cette margarita savourée en terrasse. Pour tout dire, la dose d'alcool généreusement servie me donna un énième élan pour plonger dans l'océan. San Catalina est donc une ville particulièrement orientée vers l'océan où les américains ne s'objectent pas à débourser des milles et des cents pour une expérience idyllique. Il est vrai que si le seul moyen pour accéder à des coins de plage perdus est de prendre la voie de la mer, je ne vois aucune objection. Mais juste: pourquoi? Enfin, la plongée sous-marine ne m'aura jamais autant tenté que ce jour-ci. Une telle effervescence pour l'océan, cela reste étonnant.
Une touriste posant sur mon panneau du Wrigley memorial garden - Que cela est embarrassant!Mam! As-tu vu la taille de ces bougainvilliers?
Le retour en bateau fut tout aussi calme que celui de l'allée: 1 heure de plus de sieste. La promenade en plein soleil et l'air marin auront eu raison de nous. Mais une fois l'ancre jetée et le pied de nouveau à terre, nous avons trouvé les ressources nécessaires pour apprécier un suprême burger au Counter. This is it! L.A. tout comme la Californie a tant à offrir mais également tant à vendre... à consommer donc avec modération.
Les joies de l'océan, des sensations pures.

3 commentaires:

  1. Parfaite cette balade, va vraiment falloir que je m'y rende... Y avait neanmoins moyen de prendre un bon Pastaga la-bas ??? Manu from Japan

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  2. LOL
    YouahOU le Japon me lit... après la France, l'Australie, la Nouvelle Calédonie, la Californie, la Floride, Washington DC, la Charente (un pays peu connu mais une région extraordinaire), le pays du soleil levant est dans la place! Quel honneur.
    Enfin sud Japon, car le pastaga... lol
    Je n'ai pas demandé pour un pastaga, en revanche j'en ai déjà gouté un sur downtown L.A., c'était du genre à le diluer l'affaire tant la dose était copieuse, un bonheur!

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  3. Des chiffres ou des lettres?

    Une fois au Counter, nous commandâmes 3 burgers avec dans chacun un steak énorme! Sachant que la cuisson par face d'un steak est de 3 min, et que ce stupide gérant a utilisé un "special couple" qui ne peut cuire que 2 steaks à la fois, quel sera le temps minimal pour faire cuire les 3 steaks?

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