jeudi 21 janvier 2010

"Avatar" - Back to the stone age or stride to a new era

Sortant à peine du célèbre ArcLight Hollywood theater au 6360 Sunset Boulevard, oui belle toile de fond je l'avoue, les premières réactions sur le film "Avatar" ne se sont pas faites attendre. Le ticket de parking n'était pas encore validé que j'entendis ci et là des réactions, cependant quelque peu contradictoires. "That's the best movie that I've ever seen in my whole life" s'écria une jeune femme encore sous l'admiration des effets spéciaux. "It's a magnificent technical achievment" enrichit l'analyste d'un soir. Mon attention cependant s'attarda un instant sur une discussion, où la dame exposait vivement son opinion. "I'm not positive at all" laissant choir une part de la critique peut-être un peu plus objective à mon sens. Les avis sont ainsi partagés, mais pourquoi donc?La technologie CGI pour Computer Generated Imagery n'est pas nouvelle (Jurassic Park, Pirate des Caraïbes etc.). Cependant, dans ce film, en plus de sa conception en 3D, le graphisme est si bien affiné qu'il en devient impossible de différencier le vrai du faux. Cela en est bluffant! L'investissement pour ce film est également renversant, plus de 2000 personnes ont travaillé sur le projet pendant 3 années. Abject pourrait être l'adjectif décriant le budget pour cette réalisation s'élevant aux alentours de 300 millions de dollars. Ainsi, face à une telle dépense, vous comprendrez que certaines critiques ne soient pas entièrement objectives!Cap à l'ouest, et que pense Kenneth Turan, journaliste au Los Angeles Times, de ce film? Pour lui c'est un magnifique 10/10, et ses adjectifs sont éloquents. Ce film est un extraordinaire acte d'imagination visuelle, il restaure un sens de merveille dans les films d'action absent depuis trop longtemps. Il parachève en spécifiant que visualiser Avatar revient à comprendre le cinéma en 3D pour la première fois. En un sens, imaginez vous ce que les premiers spectateurs ont ressenti à la présentation du premier film avec dialogues (The Jazz Singer -1927-).
Ainsi, sa critique est bien plus que favorable vous l'aurez compris. Allant même à tourner un semblant de négatif en un réel aboutissement du 7ième art: "la chose la plus surprenante autour des effets visuels est qu'ils sont si influents que nous sommes à peine troublés par la faiblesse des dialogues". Cependant, en calfeutrant cette grief à coup de nombreux superlatifs, nous restons sur notre faim, et quelque peu perplexe concernant la valeur de sa critique.
Cap à l'est, des États-Unis, le ton a soudainement changé et a pris une tournure beaucoup plus sérieuse. Joe Neumaier, dans le New York Daily News, est loin d'être aussi complaisant, limite sarcastique. A peine les effets spéciaux complimentés, il critique violemment l'histoire ainsi que le fond de ce film: "Its story, though, is pure cheese". Si l'on exclut même les dialogues d'une valeur de bd-comics, alors le film se condense en un pur art visuel. Enfin, critiquant les films de cowboys et d'indiens (Danse avec les loups, Le dernier des Mohicans) auxquels ce film pourrait être rattaché, il conclut: "le monde du CGI d'Avatar est en effet quelque chose que vous n'avez jamais vu auparavant. Fâcheux sa banalité est si familière!"
Enfin, je vais conclure sur une note plus personnelle, même si j'ai quelque peu aiguillé ces premiers paragraphes. La CGI est effectivement bluffante, et la vision en 3D apporte une touche supplémentaire au vertige, à l'immensité, à l'immersion totale. Donc ne serait que pour l'expérience, ce film vaut la peine d'être vu (même si l'aspect économique me fait déjà blêmir). L'histoire cowboys et indiens ne m'a pas réellement gênée en soit. Le plus troublant en mon sens est le net paradoxe entre le monde de Pandora (magnifique, pur, aérien, humain etc.) et le monde "réel" des humains. En fait dès que l'image revenait dans ce dernier monde, ma hantise était de devoir écouter les dialogues et spécialement les propos sortant de l'écœurant Colonel Miles Quaritch. Et dire que Stephen Lang a été choisi en partie pour ses origines texanes! Mais pourquoi? Ainsi vous avez un univers de pure beauté d'un côté, le monde de Pandora, avec une renaissance d'un homme et l'éclosion d'un amour. Ok, je suis fleur bleue. Et de l'autre côté, un colonel pour son rang et son manque de cervelle, est invraisemblable, doté d'un chef supérieur qui l'est encore moins. Un paradoxe frappant, conclu par une guerre mais dans quel but? Et bien pour faire la guerre, ce qui me laisse penser que, heureusement Dr. Sigourney Weaver n'a pas cherché à détruire quelques aliens au passage. Enfin, en quelques mots, allez voir ce film, et bousillez le colonel Miles Quaritch pour moi. "They sent us a message that they can take whatever they want. So we will send another message. That's THIS, THIS is our land".

1 commentaire:

  1. West vs. East

    Relevez (de a à c) 2 adjectifs et un nom féminin du champ lexical de la féérie montrant ô combien Kenneth Turan est fan de ce film.
    Relevez 3 adjectifs (de d à f) témoignant du ton changeant de Joe Neumaier à l'égard de ce film.

    Les articles sont parfois contradictoires. Peut-être que vous trouverez l'interprétation de ce code journalistique:
    b-e-(-a)-d+c-(+f)
    -(-b)-a+e-f
    [(-e)x(-f)+ d x a]a

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