Petite visite de San Diego en compagnie de ma chère et tendre, voici la trame de ce tumultueux weekend passé dans le sud californien. Poussés par une envie de découverte, et malgré des yeux encore engourdis, nous avions mis cap vers le sud, cap vers San Diego. L'affiche est belle, je dirais, cette ville hispanique se situe à la frontière Mexicaine, nous promettant un soleil radieux. Tijuana, première ville du Mexique du côté ouest, est tout simplement jumelée à San Diego, telle une extrapolation de l'agglomération. La frontière se situe nécessairement sur le freeway, certaines maisons doivent même appartenir aux deux pays. Imaginez la chambre à coucher aux States, et le hall au Mexique! Y-a-t-il une ligne traversant le corridor pour délimiter ces frontières? Et suivant l'emplacement de la cuisine, ces habitants mangent-ils des fajitas ou des burgers? Également, comme quoi l'espace est réellement bien agencé, certaines voies longent la frontière, jouant aux apprenties funambules. Ainsi, en cas de demi-tour sur route, le territoire limitrophe est-il franchi?
Vue depuis le phare de Point Loma, l'avancée de terre à l'ouest du centre-ville de San Diego.
Enfin, après 120 miles de route, nous voilà dans le sud, et ce, garés à proximité de l'une des premières plages bordant la côte au nord de la ville. Torrey Pines est un peu plus au nord, nous sommes à flanc de colline, à la Jolla. Là, surprise, le climat ne s'est pas réchauffé. La météo locale ne se trompe jamais, et le ciel est menaçant. Nous espérions à ce stade visiter sans trop être importunés par le temps, et éviter de jouer au chat et à la souris avec la pluie. Après s'être garés sans aucune difficulté (vous ne pouvez imaginer ô combien L.A. est contraignant à ce niveau), petits cookies de circonstance, et survêts en cas d'incidences climatiques, nous sommes bien restés 2 min sur ce bord de plage. Pourquoi? La faute à la pluie? Visite éclaire touristique? Non, rien de tout cela, juste que le bord de mer, n'était pas des plus charmants. Un parking à fleur de plage, un environnement sans grand cachet, ironie, nous avons mis plus de temps à descendre de voiture et nous préparer qu'à visiter! Enfin, mon guide du weekend savait qu'une population pinnipède devait résider à la Casa beach (la Jolla harbor). En réalité, à défaut d'avoir des bords d'océan soignés, nous avons pu admirer des otaries de mer en pleine saison de reproduction. Notre premier ressenti fut unanime, après cette curieuse visite éclaire, nous avions comme l'impression, à la découverte de ce littoral, qu'il manquait ou que quelque chose portait préjudice au charme de ce bord de mer. Ce rivage paraissait être un mauvais mélange entre un littoral totalement sauvage et un, au contraire, richement aménagé. Nous sommes loin des côtes bretonnes, loin de la côte d'azur, un sentiment de non fait ou de reste à faire nous gagne. Enfin, le charme a été trouvé en la présence de jeunes nouveaux nés (pups), et le délicat baiser d'un de ces bébés dédié à sa mère protectrice (qu'est-ce que je peux être sensible par moment!).
Vue depuis le phare de Point Loma, l'avancée de terre à l'ouest du centre-ville de San Diego.Enfin, après 120 miles de route, nous voilà dans le sud, et ce, garés à proximité de l'une des premières plages bordant la côte au nord de la ville. Torrey Pines est un peu plus au nord, nous sommes à flanc de colline, à la Jolla. Là, surprise, le climat ne s'est pas réchauffé. La météo locale ne se trompe jamais, et le ciel est menaçant. Nous espérions à ce stade visiter sans trop être importunés par le temps, et éviter de jouer au chat et à la souris avec la pluie. Après s'être garés sans aucune difficulté (vous ne pouvez imaginer ô combien L.A. est contraignant à ce niveau), petits cookies de circonstance, et survêts en cas d'incidences climatiques, nous sommes bien restés 2 min sur ce bord de plage. Pourquoi? La faute à la pluie? Visite éclaire touristique? Non, rien de tout cela, juste que le bord de mer, n'était pas des plus charmants. Un parking à fleur de plage, un environnement sans grand cachet, ironie, nous avons mis plus de temps à descendre de voiture et nous préparer qu'à visiter! Enfin, mon guide du weekend savait qu'une population pinnipède devait résider à la Casa beach (la Jolla harbor). En réalité, à défaut d'avoir des bords d'océan soignés, nous avons pu admirer des otaries de mer en pleine saison de reproduction. Notre premier ressenti fut unanime, après cette curieuse visite éclaire, nous avions comme l'impression, à la découverte de ce littoral, qu'il manquait ou que quelque chose portait préjudice au charme de ce bord de mer. Ce rivage paraissait être un mauvais mélange entre un littoral totalement sauvage et un, au contraire, richement aménagé. Nous sommes loin des côtes bretonnes, loin de la côte d'azur, un sentiment de non fait ou de reste à faire nous gagne. Enfin, le charme a été trouvé en la présence de jeunes nouveaux nés (pups), et le délicat baiser d'un de ces bébés dédié à sa mère protectrice (qu'est-ce que je peux être sensible par moment!).

Nous avons continué notre progression le long du littoral, traversant des quartiers de restaurants mal aménagés (le culte de la nourriture) ou des portions d'avenue beaucoup plus riches et organisées (à l'image du starbucks, les boutiques étaient magnifiques, des lieux coupés du monde sur une véritable péninsule à l'orée de l'océan). Mission Bay est certainement l'un des endroits les plus paisibles de San Diego (de l'île me venait en tête, tant la partie océanique nous enveloppait). Les bâtisses doivent certainement posséder leur propre bout de plage. Quel luxe! Cependant on retrouve une partie plus pauvre à travers certaines demeures, certains quartiers, ou de façon plus générale juste en levant les yeux et en analysant les fils des câbles électriques! Ces derniers pendent la plupart du temps. Curieusement, au lieu de couper lorsque le câble est trop long, on peut remarquer ci-et-là des agglomérats de fil. L'influence hispanique est palpable, les paradoxes de cette ville révèlent ceux de la Californie. 
L'homogénéité n'est décidément pas de ce monde, à côté de cet immense archipel, il existe des lieux dynamiques, des rues de restaurants actives à toute heure, allant même jusqu'à créer une ville imaginaire soit disant retraçant l'historique du vieux San Diego (Old town). Déjà que l'idée d'une ville ne m'enchante guère, alors si en plus l'image servie n'est que carton-pâte. Ces lieux ne présentent littéralement aucun intérêt à mes yeux. Vive les colons et le christianisme, et vive les guerres de religion!
San Diego est foncièrement hétéroclite et le relief n'arrange rien. Une centaine de miles de rivage, plus ou moins bordés de collines, un considérable réseau routier (L.A. aurait-elle fait des petits?), un stade de baseball en plein cœur du centre-ville (Pecto Park), un bouquet de gratte-ciel affleurant le célèbre et dynamique centre ville Gaslamp quarter, une importante installation navale sur l'île de la baie, et finalement un immense zoo (Balboa park) à 1 mile au nord de ces derniers gratte-ciel (enfin il y a le freeway à franchir!).
Ce portrait peint de la ville de San Diego est forcément maladroitement négatif. Disons que nous avons eu ce ressenti au moment venu. Peut-être étions-nous également un petit peu empruntés à cause de ce temps menaçant. Le soleil redonne forcément le sourire quelque soit la circonstance. Nous avons cependant eu une vue d'ensemble de la ville, en parcourant une bonne partie du littoral ainsi que quelques lieux stratégiques du centre-ville. Ainsi, cette ville reste disparate, beaucoup de mélange, d'absurdité, notre ressenti reste négatif. Et c'est là que le bas blesse, car dans certains quartiers il doit forcément y faire bon vivre, cela reste une ville balnéaire et californienne (la 10ième ville la plus visitée aux States)! Cette ville me rappelle L.A. en un sens, en première approche, tu en as une vision générale, très superficielle, et il est difficile de l'apprécier et de la comprendre. Il est ainsi donc facile de s'arrêter sur les apparences, et une vision globale comme nous venons de réaliser n'aide pas. De plus le dépaysement est total, le culte de la nourriture choque, les quartiers populaires sont ceux les plus visités, et sont ceux que j'évite finalement. Quartiers distractifs, ville à l'harassant freeway et vie de consommation sont les images souvent conservées. La Jolla, la Mission Bay sont des petits coins de paradis pour vivre à ne pas en douter. Brentwood et son quartier Pacific Palisades, Manhattan beach et son bord d'océan, il y a des lieux moins connus du public, plus citadins qui révèlent un cadre de vie fort agréable...
La conclusion de cette note revient, genre de palme d'or, au perturbateur du weekend, qui est: non, pas moi, soyez-sérieux un instant voulez-vous! Le climat s'attitre de cet honneur. Cela reste quand même inouï, à peine vraisemblable, à cette échelle. Alors que le temps sur le bord de la côte était relativement printanier, quand nous avons voulu gagner l'est du pays depuis San Diego, et atteindre le désert de Anza-Borrego. Oui, l'idée était d'admirer un panorama des plus exceptionnels: la floraison exclusive d'un désert aride! Néanmoins San Diego est bordée à l'est de petites collines, culminant aux alentours des 1300 mètres. Pas de quoi s'alarmer, pensez-vous. Et bien sachez que notre surprise fut totale! Nous étions à l'origine un peu décontenancés à cause des averses de pluie. Mais l'apparition progressive et persistante de la neige vint ternir nos derniers espoirs. Quand vous voyez d'un œil amusé: "Regarde au dirait de la neige, enfin fondue" et puis subitement quelques centaines de mètres plus haut "Non, regarde ça tient, c'est tout blanc". La vision d'un camion chasse-neige et le croisement d'une voiture avec près de 30cm de neige sur son toit nous achevèrent. Ainsi les fleurs ci-contre ne viennent pas du désert tant convoité, le temps aura eu raison de nous. Déception ces dernières proviennent du littoral, celui du PCH, lors de notre retour vers le nord et ce pour fuir ce froid et retrouver un brin de soleil. Enfin la flore californienne n'est pas trop mal non plus...

jolies les petites notes de fin !
RépondreSupprimermais héhé la note sur le pendouillage des cables electriques elle est pas de ns lol !!!!
Disons que maintenant elle vient de nous, et que de toute façon il n'y aura pas de réclamation sur cette note ;)
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