Second voyage dans la région des grands canyons, cette expédition ne fut pas aussi longue en distance que la première mais quoiqu'il en soit toute aussi spectaculaire et épique! Nous avons voyagé la bagatelle de 1100 miles, ce qui reste raisonnable. Enfin, avec désormais la découverte de la fonction cruise, oui le dit régulateur de vitesse (mieux vaut tard que jamais), et bien parcourir tous ces miles n'est plus un problème de fatigue des pieds. Les américains auront finalement réussi à me faire perdre les pédales. A ceci vous rajoutez un ipod riche en musique et de goût, vous franchissez alors des centaines de miles en toute quiétude. Finalement, Matt n'aura pas trop critiqué mes choix. Et dire que la première playlist était à des années lumières de cette dernière... Pour ce long weekend, nous nous sommes concentrés sur la visite de 2 grands parcs à savoir: Bryce canyon et ses célèbres hoodoos (peut-être que le nom ne vous interpelle pas mais cette formation particulière de la roche ne vous est forcément pas indifférente...), et Zion car notre première brève visite de ce parc fut beaucoup trop expéditive et ce lieu méritait assurément plus d'attention. Concentrons-nous cependant, dans cette note, sur la description de Bryce canyon, qui à lui seul présente une richesse géologique incroyable et une profusion en aventure. Je m'avancerais presque à dire: "Digne des aventures de Tic & Tac!".



Après une interminable nuit de 4-5 heures, faute au long trajet de la veille et à ce curieux changement horaire, cette journée de ce samedi commença très tôt par un petit "petit-déjeuner" (notez la taille importante de ce repas conséquence d'un réveil difficile) à St George dans l'UTAH (ville perdue au nord de Las Végas). Cette ville fut un bon relais-étape dans la mesure où nous n'étions plus trop loin de Bryce canyon (2h30 - tout est relatif) et que sur notre chemin nous allions nous arrêter un instant pour observer les curieuses falaises de Cedar breaks national monument.
Nous ne comptions pas nous éterniser sur ce lieu car finalement Bryce canyon doit présenter milles facettes plus attractives et que nous devions arriver suffisamment tôt sur Bryce pour réserver un emplacement de camping. J'ai effectivement omis de spécifier que pour agrémenter le côté aventure et la proximité avec Dame Nature qui nous est cher, nous nous sommes lancés dans la combinaison: "montage de tente tactique, douche avec jeton évanoui, co-voisinage avec des hollandaises chimériques et nuit à la belle étoile cruellement rafraîchissante". La pause à Cedar breaks face au canyon surnommé l'amphithéâtre, aux allures de coliséum (vestige de l'ancien et lointain lac Erie) fut effectivement expéditive, non pas à cause du programme particulièrement bien agencé, mais parce qu'à près de 3200m d'altitude: "Mazette, on se les gèle!". Les photos prises ce matin là, vous l'aurez compris, relèvent donc de l'exploit. A titre d'indication, en contre-bas dans le canyon, il subsistait encore des îlots de neige! Enfin, un des points les plus surprenants dans cette première rencontre avec ces falaises érodées et sculptées est la coupure nette entre ce canyon et le plateau en amont (Markagunt). En un sens, l'approche du Grand canyon présente cette même topologie, à la différence que le vide en contre-bas n'est pas inaccessible ni vertigineux, et que les flancs de falaises sont cette fois-ci ornées de délicates sculptures.


Nous ne comptions pas nous éterniser sur ce lieu car finalement Bryce canyon doit présenter milles facettes plus attractives et que nous devions arriver suffisamment tôt sur Bryce pour réserver un emplacement de camping. J'ai effectivement omis de spécifier que pour agrémenter le côté aventure et la proximité avec Dame Nature qui nous est cher, nous nous sommes lancés dans la combinaison: "montage de tente tactique, douche avec jeton évanoui, co-voisinage avec des hollandaises chimériques et nuit à la belle étoile cruellement rafraîchissante". La pause à Cedar breaks face au canyon surnommé l'amphithéâtre, aux allures de coliséum (vestige de l'ancien et lointain lac Erie) fut effectivement expéditive, non pas à cause du programme particulièrement bien agencé, mais parce qu'à près de 3200m d'altitude: "Mazette, on se les gèle!". Les photos prises ce matin là, vous l'aurez compris, relèvent donc de l'exploit. A titre d'indication, en contre-bas dans le canyon, il subsistait encore des îlots de neige! Enfin, un des points les plus surprenants dans cette première rencontre avec ces falaises érodées et sculptées est la coupure nette entre ce canyon et le plateau en amont (Markagunt). En un sens, l'approche du Grand canyon présente cette même topologie, à la différence que le vide en contre-bas n'est pas inaccessible ni vertigineux, et que les flancs de falaises sont cette fois-ci ornées de délicates sculptures.

Finalement, très vite remontés en voiture, le campement de Bryce canyon fut rapidement atteint. Dans la mesure où il existe 3 majeurs campements près du canyon, et qu'il faut se plier à cette règle barbare qui est: "Premier arrivé, premier servi!". Notre arrivée en courant de matinée nous permis de nous installer tranquillement. Là, le choix initial du north campground était de toute réflexion, et que dire de l'emplacement dans la loop D, frontalière du general store synonyme d'une douche à proximité. Que cela est murement pensé! Nous, vigoureux campeurs, montèrent rapidement la tente pourtant déjà à moitié ruinée. Le pote américain m'avait prévenu, les tiges ne sont plus se qu'elles étaient... aucun doute désormais la dessus! Le refuge établi, l'itinéraire de la balade plus ou moins fixé, nous voilà déjà entamant la descente d'une des plus majestueuses traversée au cœur du canyon: fairyland loop avec son china wall, son tower bridge et ses nombreux hoodoos.



Nous venions de pénétrer dans l'un des sanctuaires de Bryce, qui rend compte de la notoriété du parc. La partie haute de la descente fut malheureusement partagée avec une famille de français. C'est dans ces moments là, où curieusement tu ne parles plus, et tu poursuis ton chemin. Visiblement, loin de nos racines et de notre mère patrie, la dernière chose que nous voulons croiser est bel et bien des français! Croyez-moi, le côté exotique de l'expédition perd sérieusement de sa valeur en leur présence, de plus en prêtant un tant soit peu l'oreille, tous les clichés que les américains nous affublent surgissent dans un grand désespoir. Sans transition aucune, 1 gallon par jour et par personne est conseillé dans ces chaudes contrées. Cela est je pense un minimum, à moins que votre promenade soit réalisée en moins de 4h et que vous aviez l'intention de revenir au stand (oui, le campement!). Enfin, il ne faut jamais être trop prudent.



Parlons donc de cette première ballade en elle-même. Quelles sont les impressions ressenties à sillonner cette vallée de hoodoos? A l'image de la death valley et de ses caterpillar armies (mouvement des plaques) ou encore des différentes palettes de couleur de roche, marcher dans Bryce canyon revient à voyager au cœur de l'histoire. Il ne reste plus qu'à ouvrir les yeux et observer, une profonde histoire de la croute terrestre se livre à vous. Si l'on omet la partie de l'ère crétacée où encore le continent américain était séparé par l'océan, et que nous remontons uniquement à l'ère tertiaire et à plus de 60Ma, nous découvrirons l'origine des sculptures actuelles. Certains lieux poussent à l'humilité en raison de leur grandeur ou de leur beauté, Bryce est une période de l'histoire de la vie à ciel ouvert qui vaut d'être préservée.



Il y a près de 60Ma, la région était recouverte de nombreux lacs. Les roches que nous pouvons observer de nos jours sont ni plus ni moins que les sédiments déposés à la surface de ces lacs. Des teintes rouges pour le fer plus ou moins oxydé, et des teintes blanches dues à des oxycarbonates de calcium ou de magnésium. Une perpétuelle tectonique des plaques rend compte aujourd'hui du haut plateau du Colorado. Mais l'essentielle du mode sculpture revient à l'érosion: érosion due aux averses, mais érosion encore plus marquée due à la solidification de l'eau pendant les gelées de la nuit et le retour à l'état liquide en journée. Une telle pression exercée sur la roche entraîne des cassures jusqu'à l'observation éventuelle de trous dans la roche déjà fortement effilée, jusqu'à la formation de ces étranges sculptures: les hoodoos. Quand vous savez que ce procédé se répète 200 jours par an, il ne fait décidément pas bon dormir dans une tente aux abords du canyon et ce même en plein mois de juillet!





Une fois remonté au camp, nous entreprîmes une autre expédition: celle de swamp canyon loop, qui se situe plus au sud. Une balade plus courte pour nous permettre de souffler et de ne rater sous aucun prétexte le coucher de soleil depuis Inspiration et Bryce point. Cette promenade fut moins spectaculaire, mais toute aussi enrichissante. Mise à part des épisodes de la famille en or venant d'un autre monde, le canyon en question que nous sillonnions a été victime d'un feu contrôlé l'année précédente. Ce feu est source de vie en quelque sorte, mais reste terrifiant quand à l'étendue dévastée. Les chipmunks ont dû pour le coup fuir ces lieux à toute frimousse. Ce lieu nous rappelle encore une fois les dures lois de Dame Nature.



La fin de journée se termina tranquillement en attendant le coucher de soleil sur Inspiration point. C'est bien la première fois et ce lors de nos expéditions, que le soleil se fait attendre. Visiblement, l'orientation est du canyon fait qu'il est préférable de le voir tôt le matin. Il n'en reste pas moins que la vision au loin du queens garden ou du peekaboo loop sur un autre chemin nous narguer de leur beauté. "Mais pourquoi n'êtes vous pas descendus?"





Sur le chemin de retour, depuis ce point d'observation au campement, il doit bien y avoir 1/2 mile. Et bien fait peu anodin, et totalement inédit, après ma contravention sur Hollywood, nous nous sommes fait arrêtés par un policier en service. La TOTALE: une voiture de police qui apparaît de nul part dans le rétroviseur, des gyrophares qui s'allument instantanément et une sirènes qui fatalement nous sommes de nous ranger sur le bas côté! Incroyable, tous deux stupéfaits, nous n'avions alors aucun indice sur le pourquoi d'une telle arrestation. Là, après quelques secondes limite interminables, le policier descend de voiture, les sons de talkie-walkies vont bon train, nous sommes devenus de véritables mécréants. L'angoisse grandit à l'approche du policier du côté passager de la voiture. Cette angoisse est d'autant plus perceptible que nous ne connaissons pas notre malversation et que pour couronner le tout je ne conduisais pas l'auto à ce moment là! Le jeune policier s'avance finalement, et nous annonce que nous avons été contrôlés en excès de vitesse à 49mph (79km/h) au lieu de 35mph (56km/h). Curieusement en km/h, le délit devient vite très conséquent. Quoiqu'il en soit et pris sous le fait accompli nous voilà tous deux acquiesçant la fraude. Tâchons de se remémorer ce premier entretien avec le policier:
Ce dernier à l'approche du véhicule:
-"Vous venez d'être contrôlés en excès de vitesse à 49mph alors que la limitation est de 35mph".
Alors que le policier était tout juste à quelques dizaines de centimètre de moi, Matt fut le premier à répondre.
-"Oui, Monsieur le policier, désolé".
Mon côté c'est pas de chance et statistique à toute épreuve surenchérit.
-"C'est pas de chance, nous venons tout juste de regarder la fin de coucher de soleil juste à côté, et nous nous rendions au campement north campground" (il restait en effet 50m à parcourir).
-"Alors pourquoi êtes-vous aussi pressés?, répliqua le policier.
-"Je ne sais pas".
-"Avez-vous des armes ou de la drogue avec vous?"
L'air amusé je répondis.
-"Non, pas du tout"
S'adressant à Matt, il dit.
-"Je vais vous demander votre permis de conduire ainsi que l'assurance et l'attestation du véhicule".

Là, pour le coup, heureusement que la semaine précédente, ma voiture avait fait sa béa et avait aidé J-S à obtenir son permis. Les papiers du véhicule était en règle. J'en ai profité alors pour lui donné mon permis de conduire puisque j'étais le propriétaire de l'auto. Le policier repartit dès lors à sa voiture, l'attente se fit à nouveau sentir. Quelle belle fin de journée me dites vous! Ah, on vit le rêve américain ou on ne le vit pas! Nous voilà, alors tout deux patientant, strictement en tord et à la merci du bon vouloir de cet agent. Au bilan, nous étions en excès de vitesse et pas des moindres, et pour couronner le tout la date d'expiration du permis de conduire de Matt avait déjà oeuvrée! Enfin, personnellement, j'aurais certainement fait le même excès de vitesse.
Quelques minutes d'attente supplémentaires et le jeune policier vint refaire surface à ma fenêtre nous donnant juste un procès verbal. Il finit par la suite par nous demander notre nationalité et tacha maladroitement de nous dire "au revoir" et "bon chance". Quelle sympathie finalement. Nous lui aurions presque pour le coup offert une bière dissimulée dans le coffre de la voiture. Cet incident fut cependant vite oublié lorsque à l'approche de la douche tant convoitée, labeur d'une longue journée de marche, il n'y eut plus un seul jeton disponible. Ce n'est pas faute d'avoir choisi ce campement et cette précise loop. Ah miséricorde, quand tu nous tiens! La nuit vint refroidir tous ces aléas de fin de journée, et rajouta même un supplément de zeste en glaçant notre repos près du canyon. Le réveil ne va s'en dire à 6am pour le lever du soleil fut tout comme à Cédar terriblement froid, même bien plus...
Ce dernier à l'approche du véhicule:
-"Vous venez d'être contrôlés en excès de vitesse à 49mph alors que la limitation est de 35mph".
Alors que le policier était tout juste à quelques dizaines de centimètre de moi, Matt fut le premier à répondre.
-"Oui, Monsieur le policier, désolé".
Mon côté c'est pas de chance et statistique à toute épreuve surenchérit.
-"C'est pas de chance, nous venons tout juste de regarder la fin de coucher de soleil juste à côté, et nous nous rendions au campement north campground" (il restait en effet 50m à parcourir).
-"Alors pourquoi êtes-vous aussi pressés?, répliqua le policier.
-"Je ne sais pas".
-"Avez-vous des armes ou de la drogue avec vous?"
L'air amusé je répondis.
-"Non, pas du tout"
S'adressant à Matt, il dit.
-"Je vais vous demander votre permis de conduire ainsi que l'assurance et l'attestation du véhicule".


Là, pour le coup, heureusement que la semaine précédente, ma voiture avait fait sa béa et avait aidé J-S à obtenir son permis. Les papiers du véhicule était en règle. J'en ai profité alors pour lui donné mon permis de conduire puisque j'étais le propriétaire de l'auto. Le policier repartit dès lors à sa voiture, l'attente se fit à nouveau sentir. Quelle belle fin de journée me dites vous! Ah, on vit le rêve américain ou on ne le vit pas! Nous voilà, alors tout deux patientant, strictement en tord et à la merci du bon vouloir de cet agent. Au bilan, nous étions en excès de vitesse et pas des moindres, et pour couronner le tout la date d'expiration du permis de conduire de Matt avait déjà oeuvrée! Enfin, personnellement, j'aurais certainement fait le même excès de vitesse.Quelques minutes d'attente supplémentaires et le jeune policier vint refaire surface à ma fenêtre nous donnant juste un procès verbal. Il finit par la suite par nous demander notre nationalité et tacha maladroitement de nous dire "au revoir" et "bon chance". Quelle sympathie finalement. Nous lui aurions presque pour le coup offert une bière dissimulée dans le coffre de la voiture. Cet incident fut cependant vite oublié lorsque à l'approche de la douche tant convoitée, labeur d'une longue journée de marche, il n'y eut plus un seul jeton disponible. Ce n'est pas faute d'avoir choisi ce campement et cette précise loop. Ah miséricorde, quand tu nous tiens! La nuit vint refroidir tous ces aléas de fin de journée, et rajouta même un supplément de zeste en glaçant notre repos près du canyon. Le réveil ne va s'en dire à 6am pour le lever du soleil fut tout comme à Cédar terriblement froid, même bien plus...
"L'air amusé je répondis." ....
RépondreSupprimerAlors toi, tu vas pas te faire engueuler en rentrant ...
Me disais bien aussi qu'il ne fallait pas que je rentre! ;)
RépondreSupprimer11 août? ça te va?
Question de vitesse Mr. l'agent!
RépondreSupprimerB : vitesse réelle en mph
R : vitesse réelle en km/h
Y : vitesse limite en mph
C : vitesse limite en km/h
E : heure du lever le lendemain de cette arrestation
Que vaut : BRY + 3 YCE -(-B-2Y) -[-C+(-E)x(-E)-Y/7]