dimanche 18 octobre 2009

When game becomes secondary!

Ce samedi, 17 octobre, au Rose Bowl, j'ai assisté à l'un des évènements les plus attendus dans l'univers du football américain universitaire: la rencontre opposant UCLA, surnommés les bruins, contre CAL (berkeley) surnommés les bears. Des retrouvailles qui s'annonçaient des plus plantigrades! J'étais tout à fait novice dans ce sport, les règles m'étaient peu familières, j'ai ainsi pu m'acclimater le temps d'un match de quelques rudiments élémentaires de ce jeu tels que: quarter (le jeu est divisé en quart temps), time outs (arrêts de jeu accordés à l'entraîneur), down (4 tentatives sont octroyées pour progresser de 10 yards), YTG - Yard To Go (les dit 10 yards à atteindre), et sans omettre le célèbre et tant attendu: touchdown!Ce jeu est un véritable échiquier humain, l'importance des exploits physiques est un fait, mais le stratagème mis en place pour défier un mur en guise de défense, ou pour contrer les manœuvres d'un explosif assaut reste le point décisif! La préparation tactique est particulièrement minutieuse, et j'ai été spécifiquement étonné sur ce point. Pas moins de 53 joueurs par équipe, sont nécessaires, alors que seulement 11 s'exécutent! En réalité 11 sont uniquement voués à l'attaque, par conséquent 11 uniquement à la défense, les posts sont bien entendu doublés, et à cela il faut ajouter ceux qui détiennent un talent particulier: le sprint (runner), le coup de pied etc. C'est la raison pour laquelle une foule de joueur longe le terrain. Quoiqu'il en soit la rentrée des artistes est spectaculaire, celle-ci accompagnée d'un orchestre et les clameurs du public. Elle est tellement appréciée, qu'à la mi-temps, ils remettent cela, pourquoi s'en priver?La partie en question s'est avérée particulièrement intense, et riche en opportunités offensives. Une débauche d'énergie, une abondance de touchdown qui ont porté le score final à 45 - 26 en faveur des visiteurs. Oui UCLA a subi une petite débâcle, cet ample score n'est pas très courant en la matière. Enfin, j'étais venu pour voir du spectacle, j'ai été particulièrement bien servi. Avec des courses depuis plus du milieu du terrain, ce fut spectaculaire. Enfin, en raison des chocs qu'ils doivent encaisser à chaque rencontre, le dopage autorisé, l'espérance de vie de ces sportifs est belle et bien raccourcie!La partie sportive a été de grande qualité, mais on peut se demander, maintenant en connaissance de cause, s'il porte un réel intérêt pour ce sport ou est-ce un prétexte pour faire la fête? Le match débute à 12:30 pm, et dès l'aurore une vie aux abords du stade s'éveillent. Le golf en guise de parking est assiégé le temps d'un match, la pelouse si délicate piétinée! Les pick-up, les caravanes sont aménagés pour regarder le match: barbecue en plein air, jeux pour s'enivrer, écrans plats pour assister au match. En réalité, ils aiment, j'ai du mal à cerner le pourquoi mais, ils aiment se regrouper, s'entasser, sous une pleine canicule, avec les différentes odeurs de grillés, et ce dès 7-8am du matin. Ils doivent trouver en cette mobilisation une atmosphère des grands matchs, une effervescence communicative, le tout agrémenté d'orchestre, de couleurs etc. Oh! Soyons sincères un instant, ils viennent tout simplement faire la fête, picoler, passer moi l'expression, et peu importe si UCLA gagne ou perd, l'essentielle sont les réjouissances! C'est en cela que malgré tout, le sport en lui-même en devient secondaire, tant l'organisation, les festivités déployées autour en sont significatives.Les américains sont les champions du monde de l'organisation, un tel évènement demande un nombre incalculable de personnel. Et que dire de la cérémonie proposée à la mi-temps, tout simplement splendide, de couleur, de dynamisme, de professionnalisme. Musiciens, danseurs, acrobates s'exécutent le temps d'une pause et comblent le terrain de sport.Les spectateurs sont sommés de faire du bruit (make some noise), d'applaudir, de se lever, de scander son équipe. Ce sport s'inscrit particulièrement bien dans la mentalité de cette société "infantile", en effet le jeu est interrompu toutes les 10 secondes pour un temps variable, le temps de quelques publicités, de danses, de quelques acrobaties réalisées par des cheerleaders sur-entraînées elles-aussi (http://spirit.ucla.edu/).Enfin, ils n'ont pas perdu toute raison, et doivent encore posséder un semblant de cohérence profondément enfouis en eux. En effet, l'orchestre de la mi-temps a interprété So What de la vénérée P!nk, une référence de choix.

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