Dès mon arrivé à LAX airport, en décembre dernier, j'ai tout de suite compris que la vie s'était transformée. Oh, il ne faut pas être Sherlock Holmes pour se rendre compte qu'ici les gens sont beaucoup plus expressifs, excentriques parfois, que tout tourne autour de la démesure, que l'apparence fait partie intégrante de la société (corps sculptés, voitures luxueuses, demeures versaillaises etc.), que même si le sport national reste le football, désormais je ne saisis plus les règles du jeu. Ainsi, le système a changé, tous mes repères se sont envolés au fur et à mesure que je m'éloignais de la France. Moi, si proche de la Nature, me voilà plongé en plein Los Angeles, au cœur de son trafic incessant et déroutant. Au moment où l'homme prend conscience de la précarité de l'espèce humaine, à l'instant où pour moi brouillard était encore synonyme d'épaisse brume matinale et rafraîchissante, me voilà au fait accompli: la pollution est telle qu'un nuage voile le ciel, et une traînée obscurcit l'horizon. Je fais alors la rencontre du fameux SMOG de L.A. A la minute où pour moi une autoroute se caractérisait encore par une 2x2 voies, et où les panneaux te préconisaient de ralentir sous peine d'amende, me voilà absorbé dans un trafic invraisemblable où il est autorisé de doubler par la droite, où la simple rocade peut atteindre 2x8 voies, et être complètement embouteillée. Me voilà absorbé dans un monde à part, où pour la simple commande d'une bière on vous dévisage et vous réclame votre I.D. (âge). Me voilà dans un univers fantaisiste, où lorsque vous voulez vous rattachez aux valeurs sûres, et évitez tous ces fast food et autres burgers qui commencent déjà à vous répugner, vous vous dirigez vers un restaurant japonais pour savourer des mets frais. Là stupeur, même la cuisine japonaise est nécrosée. Quelle affligeante idée que de rajouter des épices, des sauces salées, sucrées, et que de faire frire le poisson!
Ces premiers jours n'ont pas été de tout repos, administration digne de la France (comme illustration cela doit suffire pour en faire hérissé plus d'un!), recherche d'appartement et attente que ce dernier se libère. Après avoir traversé de nombreux sentiments, de l'étonnement des premiers jours, à l'égarement d'un simple étranger de ce monde. Me voilà, tâchant au mieux, de m'intégrer dans cet environnement parfois aux allures idylliques, bercé par les séries TV et autres représentations cinématographiques du monde du 7ième art. Là où la surprise m'apparaissait, peu à peu un sentiment de "déjà vu" s'est installé, ainsi le quotidien prenait lentement forme.
Dans cette quête d'intégration, je savais pertinemment que je ne retrouverai pas toutes mes habitudes françaises, mais néanmoins et inconsciemment je les ai récupérées peu à peu: Badminton, football, footing, promenade, cuisine chinoise et japonaise etc. L'aide de collègues de labo fort sympathiques en est pour beaucoup, je l'avoue. Ainsi, je voudrai souligner l'importance de l'acquisition de ma nouvelle carte de bibliothèque, il y a quelques mois de cela. Je n'ai bien entendu pas retrouver le doux et magnifique cocon de Cayac, et ses sorties bibliothèques. Mais, j'ai certainement vu en cette librairie une quelconque havre de paix, un quotidien rassurant d'un côté. On se rattache à peu de chose dans ces moments là. Surtout, si le poulain chocolat se raréfie.
J'ai ainsi découvert les alentours de mon appartement, et apprécié les promenades généralement du samedi à la librairie, pour me réapprovisionner en livre et en DVD. Cette bibliothèque n'est pas extrêmement riche, mais elle présente à coup sûr un cachet typique américain. Son système est quelque peu différent également, ici la carte est gratuite. De ce fait où trouve-t-il une partie de leur recette? Et bien, ils ont mis en place un système d'amende: 25 cents par jour de retard, et par livre. Il est ainsi, j'imagine assez aisé de ramasser le gros lot! Néanmoins ils m'envoient un mail 3 jours avant pour m'avertir de l'épuisement d'une location. De plus, je présume, que la bibliothèque marche grâce à de nombreux dons de livres etc. Il est parfois difficile de déceler une collection complète d'une quelconque bande dessinée ou manga. Également, la qualité des livres parfois laisse un peu à désirer.
Enfin, ce n'est pas là, le plus important, vous l'aurez saisi. Ainsi, cette notion du quotidien qui s'installe progressivement est quelque part rassurante et sécurisante. Le temps d'une coupure dans ce monde, j'emprunte mon parcours routinier, tourne sur Overland, prend plein sud sur 1.2 miles, longe une piscine publique découverte, une église au style britannique (Grace Lutheran Church) et entre dans Julian-Dixon Library le temps d'une lecture...
Ces premiers jours n'ont pas été de tout repos, administration digne de la France (comme illustration cela doit suffire pour en faire hérissé plus d'un!), recherche d'appartement et attente que ce dernier se libère. Après avoir traversé de nombreux sentiments, de l'étonnement des premiers jours, à l'égarement d'un simple étranger de ce monde. Me voilà, tâchant au mieux, de m'intégrer dans cet environnement parfois aux allures idylliques, bercé par les séries TV et autres représentations cinématographiques du monde du 7ième art. Là où la surprise m'apparaissait, peu à peu un sentiment de "déjà vu" s'est installé, ainsi le quotidien prenait lentement forme.
Dans cette quête d'intégration, je savais pertinemment que je ne retrouverai pas toutes mes habitudes françaises, mais néanmoins et inconsciemment je les ai récupérées peu à peu: Badminton, football, footing, promenade, cuisine chinoise et japonaise etc. L'aide de collègues de labo fort sympathiques en est pour beaucoup, je l'avoue. Ainsi, je voudrai souligner l'importance de l'acquisition de ma nouvelle carte de bibliothèque, il y a quelques mois de cela. Je n'ai bien entendu pas retrouver le doux et magnifique cocon de Cayac, et ses sorties bibliothèques. Mais, j'ai certainement vu en cette librairie une quelconque havre de paix, un quotidien rassurant d'un côté. On se rattache à peu de chose dans ces moments là. Surtout, si le poulain chocolat se raréfie.
J'ai ainsi découvert les alentours de mon appartement, et apprécié les promenades généralement du samedi à la librairie, pour me réapprovisionner en livre et en DVD. Cette bibliothèque n'est pas extrêmement riche, mais elle présente à coup sûr un cachet typique américain. Son système est quelque peu différent également, ici la carte est gratuite. De ce fait où trouve-t-il une partie de leur recette? Et bien, ils ont mis en place un système d'amende: 25 cents par jour de retard, et par livre. Il est ainsi, j'imagine assez aisé de ramasser le gros lot! Néanmoins ils m'envoient un mail 3 jours avant pour m'avertir de l'épuisement d'une location. De plus, je présume, que la bibliothèque marche grâce à de nombreux dons de livres etc. Il est parfois difficile de déceler une collection complète d'une quelconque bande dessinée ou manga. Également, la qualité des livres parfois laisse un peu à désirer.
Enfin, ce n'est pas là, le plus important, vous l'aurez saisi. Ainsi, cette notion du quotidien qui s'installe progressivement est quelque part rassurante et sécurisante. Le temps d'une coupure dans ce monde, j'emprunte mon parcours routinier, tourne sur Overland, prend plein sud sur 1.2 miles, longe une piscine publique découverte, une église au style britannique (Grace Lutheran Church) et entre dans Julian-Dixon Library le temps d'une lecture...
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