Venice la magnifique, l'extravagante, l'inoubliable, la tumultueuse... Les adjectifs ne manquent pas pour la décrire. Là, est le paradoxe, plus vous cherchez à la décrire et moins vous la connaissez tant elle est complexe. Comme toutes les stations balnéaires de la côte ouest de L.A., elle est bercée tout au long de l'année par un ciel d'un bleu azur et des températures affriolantes. Cependant, là, où elle se distingue, est de part son animation, son rythme de vie à la cadence des vagues, à l'alternance du soleil.
Je pourrais m'étendre sur la description de Venice, ce ne sont pas les attractions qui manquent:
Je pourrais m'étendre sur la description de Venice, ce ne sont pas les attractions qui manquent:- Une rue de restaurants, de maisons d'art, légèrement à l'écart du bord d'océan: c'est Abbot Kinney street. Partant de Venice et gagnant Santa Monica, cette rue pétille de dynamisme, de luminosité.
- Des canaux à l'image de Venise en Italie, dissimulant des demeures de grand standing, donnant sur le port Marina del Rey. L'art ainsi que les canaux sont sans aucun doute les vestiges laissés par le voyageur et écologiste Abbot Kinney.
- Une population pauvre au bord d'océan d'ethnie très variée, de petits détaillants au couleur du soleil, des auto-radio tous les 20m s'époumonant. Un reggae se mêle au rythme d'une samba brésilienne. Chaque soir le soleil se couche accompagné d'un orchestre organisé et disparate, où chacun s'immisce au sein du groupe avec son propre instrument, et/ou danse au rythme des percutions, des mélodies.
- Venice est de toutes les couleurs, avec un penchant très marqué hippies, à l'image de Haight Street à SF, le monochrome n'est pas de ce monde. Tatouage, accoutrement extraverti, la vie peut paraître à certain moment hors temporelle et irrationnelle!

Le matin m'était familier, mais la fin de journée beaucoup moins. Ainsi, après ma 4ième session de surf! Oh Renaud pourrait pousser la chansonnette pour la résumer succinctement: " C'est pas l'homme qui prend la mer, mais c'est la mer qui prend l'homme tatatin; Moi la mer elle m'a pris , mais j'ne vous dirai pas c'qu'elle m'a mis patatra " Merci Renaud, j'ai donc rangé ma planche et mis mes santiags pour profiter de cette fin de journée et admirer le couché du soleil.
Et là, appareil de photo à la main, on gagne en observation. Retour en l'état de spectateur, on re-découvre Venice, le ballet du matin, que je ressentais, est bel et bien présent également en soirée. Cette fois, à la lueur des derniers rayons de soleil, le pétillement de Venice s'éteint peu à peu. Ainsi, tranquillement les marchands ferment peu à peu boutique, les détaillants plient leur matériel. Cependant, des derniers sportifs se hâtent et exploitent jusqu'au tout dernier moment cette luminosité devenue précaire. Ne serait-ce pour un petit 1/4h, des surfers courent à l'assaut des dernières vagues. Des amoureux main dans la main, traversent la plage et s'aventurent le long de l'océan pour observer la fusion du soleil avec l'océan.
Ainsi, chacun profite à leur rythme des derniers faisceaux lumineux, le soleil se couche lentement, épouse l'océan, puis plonge en arborant des teintes orangées, rouges, promesses d'un lendemain encore et toujours ensoleillé.
PS: Cela n'a rien à voir, mais dans le film " Dialing up 'Cellular' " avec Kim Basinger, Chris Evans, Jason Statham etc. la scène de fin se déroule sous le Santa Monica Pier... Un endroit où, bien sur il est interdit d'accès!
J'aime beaucoup la photo du surfeur entre les palmiers ! Joli boulot !
RépondreSupprimeryeahhh! z'm bien aussi :)
RépondreSupprimerSeul regret celui de ne pas avoir photographié, last juillet, le coucher de soleil épousant la colline de Malibu, avec ses teintes violettes et même vertes :(