lundi 12 octobre 2009

Colourful & fancy Japeneese-Californian restaurants

Apprenti, admirateur et goûteur à mes heures perdues de mets japonais, j'ai dans un premier temps eu, sur place, une mauvaise impression à la découverte des premiers restaurants japonais. Il s'avérera par la suite que ces premiers lieux étaient en fin de compte peu recommandés. J'ai tout d'abord été surpris par la diversité en choix proposé. "Je voudrais commander des sashimis au saumon, des sushis au thon, quelques bectances fraîches, tout ce qu'il y a de plus classique ..." Hum, qu'étais-je bien naïf! Le mot classique n'appartient pas à ce monde. Les règles ont changé, les mœurs et la cuisine également! Je suis en Californie, et qui plus est au cœur de la frivolité, où le superficiel règne en roi, où même la cuisine japonaise qui est à l'accoutumée légère et saine, s'est elle aussi transfigurée. Victime d'une chirurgie esthétique, plastique et réparatrice à la fois (nullement bariatrique), les sushis luisent sous d'épaisse sauce salée et/ou sucrée, de simples makis s'abritent sous l'amoncelles de graines de sésame ("Tiens! Sir McDonald aurait-il livré de gracieux sachets?"). Le précieux et si délicat goût de l'avocat, ou la fraîcheur apportée par le poisson sont masqués dans un capharnaüm d'aliment. Dans un élan de générosité, le chef aurait il oublié son doseur, certainement pas pour l'addition!
Après cette douloureuse rencontre avec la cuisine japonaise-californienne, qu'on ne peut décemment pas appeler cuisine japonaise! J'y suis retourné avec des locaux, à plusieurs reprises je l'avoue. Ne nous avouons pas vaincu pour autant, si je puis dire. Quelle témérité! Le concept n'a pas changé, les plats sont toujours extrêmement variés, également très colorés mais beaucoup plus raffinés, je ne reste toujours pas fan du nappage thon épicé, mais il est étonnant de découvrir toute l'imagination que peuvent recéler ces chefs japonais. Ainsi, vous pouvez découvrir un vaste panel de rouleau, tous plus exotiques les uns que les autres. Pour citer les plus "communs": Californian rolls, Sunset rolls, Dragon rolls, Rainbow rolls, Hawaiian rolls, Alaska rolls etc.Oui j'avoue, ça surprend aux premiers abords. C'est tout de même un appel à la gourmandise ces petites choses. L'anguille reste un de mes rouleaux en top de liste, curieusement ce mélange chaud/froid, agrémenté d'un coulis fort accueillant, m'en laisse encore les papilles gustatives toutes affolées! Ainsi, vous avez d'un côté, si je puis dire, cette nouvelle vague de cuisine fantaisiste, image de l'appétence californienne; et d'un autre côté, une cuisine qui se veut plus traditionnelle, et décemment plus vertueuse à mes yeux.
C'est dans cette sagesse, et une certaine ambition que le chef Katsuya Uechi, ouvre de nouveaux restaurants appelés bien entendu Katsu-ya, pour ainsi dire presque chaque année tant sa popularité est grandissante. Il a également ouvert un restaurant l'an dernier sur la côté est des USA, pour dire! Il faut réserver 3 mois à l'avance pour espérer avoir une table au restaurant sur Brentwood! Quel est donc son secret?
En réalité, il n'en a pas vraiment la raison, d'un seul coup, sans s'y attendre "a fateful friday", les clients n'en finissait pas d'affluer. Il veut simplement, que le client soit heureux, et prépare ses plats avec les aliments du jour, et selon une inspiration intuitive... Son rêve pour décrire un tant soit peu le personnage, est d'être chef d'un petit restaurant qu'il pourrait gérer à lui seul, sans aucun panneau l'indiquant, et ainsi servir les personnes qui par hasard découvriraient cette place. Un rêve quelque peu invraisemblable pour quelqu'un qui a créé des restaurants aussi prospères.Concluons cette note, sur un endroit toujours dans la même ambiance, toujours plus en accord avec la culture même japonaise, et la découverte d'un restaurant en plein cœur du centre ville de San Diego: Kiyo's Japeneese restaurant. A l'époque j'avais été aiguillé par un des gérants de l'auberge de jeunesse. Quoiqu'il en soit ce restaurant était très simple, très accueillant. J'ai apprécié un bento comme il se doit, sans prétention. Une simplicité à l'extrême qui lorsqu'à la fin du repas, je demande s'ils ont une carte du restaurant, parce que j'aime bien ça moi les cartes de restaurant, et bien la jeune serveuse m'a gracieusement rédigé sur un morceau de bloc note les coordonnées du restaurant. Enfin, entre simplicité et tradition vs. apparat et fantaisie, la poudre aux yeux, il y a bien longtemps que je l'ai otée...

1 commentaire:

  1. Ma brandade de morue de midi n'avait pas autant de couleur et de forme !!!
    miiiaamm hummmiammmm, les vacances 2010 vont etre géantissimes !!! mais surchargées, trop de retard en resto ...

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