Au réveil, Tac n'avait pas les yeux en face des trous, si l'on peut dire. Le soleil avait pointé son nez et la luminosité se faisait déjà éclatante. Tiraillée par une clarté des plus harassantes, sa vue était des plus brouillées! Il discernait de façon intuitive ce qu'il percevait au niveau de son nez, mais au delà un flou artistique se délectait à corrompre sa vision, son champ de perception était des plus restreint. Que lui était il encore arrivé? Avait il encore attrapé froid en pataugeant dans la rivière, ou bien avait il encore une fois été victime d'un plat local des plus adipeux?
Sortant également de sa torpeur, Tic, ne mit pas 2 minutes à se railler de son ami Tac. Quel piètre compagnon fait-il!
Sortant également de sa torpeur, Tic, ne mit pas 2 minutes à se railler de son ami Tac. Quel piètre compagnon fait-il!
-Tic déjà moqueur: "Haha, Tac, tu en es la preuve vivante! En journée le sprite ne te résiste pas, mais au matin les bulles font des dégâts! Regarde autour de toi le paysage est magnifique, l'automne nous aspire au grand air, et une longue route nous attend..."
-Tac émergeant peu à peu: "Calm down Tic, tu sais parfaitement bien que le sprite ne me fait rien, sinon un élan d'énergie. D'ailleurs j'ai la gorge sèche, je m'en ferai bien une petite rasade."
-Tac émergeant peu à peu: "Calm down Tic, tu sais parfaitement bien que le sprite ne me fait rien, sinon un élan d'énergie. D'ailleurs j'ai la gorge sèche, je m'en ferai bien une petite rasade."
-La risette au coin du museau, Tic pensa: "Popeye a ses épinards, Tac a son sprite. Je pense avoir tout vu à présent."
En effet et comme par un simple enchantement le sprite avait opéré. A bon entendeur, et aux douces marmottes matinales, cessez de vous torturez avec des effluves d'odeur de café, finis les duels ensommeillés avec votre malicieux polochon, Tac l'a testé pour vous, place au sprite du matin. Hum! Cette phrase sonne rudement comme une annonce publicitaire, nullement mon intention de faire la propagande de cette boisson. Revenons donc au récit qui nous incombe, et tâchons de comprendre l'origine de ce réveil aux aurores si pétillant!
La veille de ce récit, alors que rien ne le présageait, un attroupement anormal s'était constitué autour d'un oiseau piailleur. Mais d'où pouvait bien venir ces bruits, mais de lui bien sur! Quelle voix! Quel organe! Même Xouille la marmotte était sortie de son long et moelleux sommeil, c'est pour dire! Émanant de ce rassemblement, la cacophonie était générale, aucune voix n'était tout simplement audible! Pour couronner le tout, une tonalité suraiguë, criarde habillée l'ensemble. Vous l'aurez compris, je fais allusion à cet oiseau piailleur. Dans l'histoire des aventures de Tic & Tac ce fut la première rencontre avec ce curieux spécimen, et quel échantillon... de la race des piafs. Un concentré d'énergie, une boule de nerf, la réincarnation même de bip-bip le coyote auquel on aurait élagué les pattes et teint le pelage en jaune, une tornade de vie en soit! Une vitalité ardente qui exténue tout son environnement. Qui plus est sa voix n'est pas des plus agréables, enfin venant d'un piaf, on ne peut en demander plus, il n'a pas les vertus en la matière que l'on pourrait accorder à un pinson ou bien à une mésange.
-Xouille sortant de son hébétude matinale de façon forcée, éreintée par tant de vacarme fonça droit au milieu de la foule et s'écria: "Genus Marmota! Sciuridaé! A qui je dois ce bruit assourdissant, que je l'égorge dans la foulée!"
Généralement, les paroles de Xouille la marmotte sont si complexes, que le temps que chacun se remémore ce qu'elle vient d'énoncer, le silence renaît comme par enchantement. Mais ce matin là, sa détermination se lisait sur son visage, ses yeux en disaient long sur sa colère, et même si pour la plupart, personne n'avait saisi ses précédents propos, le silence se fit.
-Xouille apercevant le ronchon personnage, l'interpela: "Qui es-tu toi pour interrompre la quiétude de ce village de si bon matin!"
-A peine calmé par la présence dissuasive de Xouille la marmotte, le piaf toujours aussi alerte jacta: "Bonjour, je m'appelle Xelle, je vis au dessus de votre village, j'ai entendu des grognements, mais mes amis me surnomment Xiiiiiiiiiiiiielle, je ne vois pas pourquoi!
-Xouille, heurtée par tant de fougue, et d'informations pêle-mêle affluentes d'un seul coup, tenta de recentrer la discussion: "Xelle, comment se fait-il si tu vis au-dessus de notre village, que nous t'ayons jamais vu auparavant?"
Xelle, pour une fois, ne rétorqua pas avec un de ses longs et assommants monologues. Elle n'esquissa même pas un mouvement de bec. A ce moment précis, tous les regards se portaient sur elle, l'émotion était palpable, l'attente insoutenable. Et c'est dans un balancement d'aile des plus théâtrales qu'elle pointa l'index vers les cieux.
- "Oh! Mon Dieu! C'est un ange." s'écria Psy-Chouette dans une dernière inspiration avant de s'évanouir. Notez au passage, l'importance de l'intervention de Psy-Chouette dans ce récit. Elle, si remarquable, si prévenante en présence de ses patients, archange du village, se voit tourner de l'œil à la première étrangeté. Enfin, heureusement que Xelle n'a pas désigné l'arbre avoisinant, sinon Psy-Chouette aurait hululé: "Oh nom de cyprès! Séquoia là."
- Tic amusé de la scène ajouta: "Un ange jaune! Pourquoi pas un rouge-gorge tant que nous y sommes".
Après un incident pouvant être qualifié des plus dramatiques, la scène avait pris une tournure burlesque. L'amusement avait gagné toute l'assistance. Imaginez donc ce parterre réuni, s'esclaffant à l'unisson et ce petit être jaune bec bée conservant son aile dressée vers le ciel. Les fous rires se dissipèrent peu à peu, et Paul-Damien de la Feuillage le Hibou, s'avança vers le petit être, tout en laissant échapper des derniers soubresauts et une énième larme de joie.
-Paul-Damien de la Feuillage en excès d'ivresse: "Voyons ma jeune enfant, par pitié, si tu pouvais désigner de façon plus précise l'alcôve de ton arbre. Nous autres arrêterions de rire un tant soit peu."
Xelle fit à nouveau son basculement d'aile qu'elle avait accompli quelques minutes de cela. De bas en haut, et ajouta à sa chorégraphie une volte face sur elle-même pour indiquer de façon précise le sommet de la montagne. Ce matin là, l'auditoire avait traversé en l'espace d'une heure de nombreuses émotions. Les animaux du village respectent la taille gigantisme des arbres arpentant la vallée. Mais le sommet de la montagne, reste au-delà de toute conception, un inaccessible inabordable. Le silence dès lors, pour la première fois de la matinée se fit d'or. Fascinant contraste que cette impérieuse montagne aux tranchantes falaises, avec ce minuscule piaf à la tête disproportionnée, convaincue de la véracité de ce qu'elle avançait, l'assistance suivit avec obéissance ses explications. Ayant ses propres spectateurs, le temps d'un exposé plein de vie, Xelle se délecta de ce moment, en ajoutant pour ne rien vous cacher quelques scènes de cascades et de grognements imaginaires! Enfin, dans le lot une part de vérité s'avérait être la raison de sa venue, et de son angoisse. Elle ne put l'expliquer de façon précise, ce qui en excelle d'autant plus la part de mystère, mais la nuit dernière elle perçut des grincements, des grondements qu'elle n'avait jamais entendus auparavant! Les bruits étaient si effrayants, qu'elle prit ses plumes à son coup et dévala la falaise avec tout l'effroi que cela comporte.
Vous l'aurez saisi, quant il s'agit d'éclaircir un mystère et de partir à l'aventure sans aucune rétention, Tic & Tac se portent toujours volontaires. L'ascension fut tout simplement spectaculaire et particulièrement inclinée! En un rien de temps, ils se trouvèrent aux abords d'une chute d'eau, dont le sommet semblait encore bien loin. Curieuse impression que de gravir des dénivelés et des dénivelés, sans pour autant pouvoir en mesurer sa progression. A l'exception que, lorsque nos deux compères se retournent pour jauger de l'évolution de l'excursion, la vallée sembla déjà si reculée, et les arbres au préalable démesurés si insignifiants.
Tic & Tac sont de très bons grimpeurs, ils gagnèrent le sommet en l'espace de 2h. Longés cette impressionnante cascade, esquissant avec les rayons du soleil les couleurs d'un arc-en-ciel, appréciés les dégradés de l'automne et cette immensité à porté de souffle, fut une première et belle expérience pour nos jeunes aventuriers. Le chemin fut savoureux, empli de poésie et de charme de la Nature. Loin des grognements inconnus et menaçants au cœur de l'opaque forêt, nos jeunes compagnons prirent le temps de savourer ces instants.
Finalement parvenus au sommet de la cascade (5ième plus grande cascade au monde ceci dit en passant), la vallée était désormais bien distante. L'impression de vertige était bel et bien présente, le vide, l'immensité, cette sensation de liberté le temps d'une escapade dans la Nature, c'est peut-être toutes ces émotions, toutes liées en une symbiose éternelle que recherche avant toute chose nos deux aventuriers. Et une gorgée de sprite ajouterait Tac!
L'ascension étant accomplie, Tic & Tac devaient alors penser à la mission qui leur avait été conviée: rechercher le dit grognement et élucider ce dit mystère. La tâche ne semblait pas pour autant aisée, une fois au sommet, il n'y avait pourtant plus qu'une seule alternative, tourner le dos à la falaise et s'engouffrer dans la forêt. Aux milieux de ces colosses naturels, ils retrouvèrent cette sensation de grandeur, d'emprise qu'ont généralement les arbres de la vallée. Cependant, ceux-ci leur sont étrangers. Ainsi, à cette domination, il leur est imposé une notion de solitude, d'isolement.

Dans un premier temps, ne sachant pas où chercher précisément, et n'ayant pas de parchemin à porter de main indiquant la voie à emprunter, Tic & Tac suivirent intuitivement des rubans accrochés aux basses branches de conifères, ballotés au gré du vent. Alors que la piste se faisait de plus en plus précaire, un malaise les gagna petit à petit. Ils avaient l'anxiété que ce jeu de piste, entre eux et ces modestes rubans ne les mener nul part. L'inquiétude se faisait grandissante, et l'isolement au milieu de ces arbres n'arrangeait par leurs affaires. De plus, à escalader des troncs d'arbres étendus sur le sol, d'une taille avoisinant celle d'un immeuble, et à croiser par moment des arbres eux aussi, si fiers et si sur de leur force, dominés à leur tour par les foudres de dame Nature, les petits écureuils ne semblaient décidément pas à leur place dans cet environnement.

Finalement, après s'être longuement engouffrés dans cette forêt hostile, traversant à plusieurs reprises de modestes cours d'eau, eux aussi proies à devenir plus menaçants à l'approche de l'hiver, Tic & Tac entendirent pour la première fois des grognements bien discernables et des craquements qui ne présageaient rien de bon! Ces derniers ne pouvaient être que ceux qui ont tant effrayé Xelle le piaf. Ironie du sort, eux si paisibles dans la vallée, les voilà confrontés à la même peur, la même angoisse que Xelle avait tant fui. Prenant leur courage à deux mains, enfin Tic poussant Tac, et Tac fermant les yeux le plus qu'il ne le pouvait! Nos deux jeunes aventuriers et si téméraires, aperçurent à quelques mètres devant eux, la solution à l'énigme.
Tac s'exclama: "Pas de quoi avoir peur pour ça! Quelle frousse tu nous auras causé, j'espère que tu ne le répéteras à personne." Tic & Tac venaient de voir Bizu le petit Bruins, un mignon et intrépide ourson qui passe la plupart de son temps à chercher, dénicher des mets les plus raffinés les uns que les autres. Enfin, Tic est un peu réservé en la matière, il arrive que ses plats soient un peu avariés! Et comment ne pas être frustré, quand ses provisions se retrouvent coincées au beau milieu d'un tronc d'arbre. Là, tout devenait limpide, les grincements, les craquements, et bien entendu les grognements de Bizu le Bruins, tout simplement agacé de ne pas pouvoir accédé à sa bectance.
Ne voulant pas non plus, être du repas, qui s'approchait, Tic & Tac, prirent un détour pour l'éviter. Ce n'est pas qu'il soit féroce, mais ce pteti Bruins par moment à des réactions bien sauvages. Le point culminant de leur journée s'avéra être l'un des rocs dominant la vallée et dénué de toute végétation. Loin de la tumultueuse et complexe forêt qu'ils venaient de traverser, cette partie rocailleuse est des plus lunaires. Leur retour se fit, de l'autre côté de ce bloc, pour enfin gagner après un long et sinueux tracé l'étrange lit de cette vallée infernale...

En effet et comme par un simple enchantement le sprite avait opéré. A bon entendeur, et aux douces marmottes matinales, cessez de vous torturez avec des effluves d'odeur de café, finis les duels ensommeillés avec votre malicieux polochon, Tac l'a testé pour vous, place au sprite du matin. Hum! Cette phrase sonne rudement comme une annonce publicitaire, nullement mon intention de faire la propagande de cette boisson. Revenons donc au récit qui nous incombe, et tâchons de comprendre l'origine de ce réveil aux aurores si pétillant!
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| Xouille la Marmotte déjà réveillée de bon matin! |
-Xouille sortant de son hébétude matinale de façon forcée, éreintée par tant de vacarme fonça droit au milieu de la foule et s'écria: "Genus Marmota! Sciuridaé! A qui je dois ce bruit assourdissant, que je l'égorge dans la foulée!"Généralement, les paroles de Xouille la marmotte sont si complexes, que le temps que chacun se remémore ce qu'elle vient d'énoncer, le silence renaît comme par enchantement. Mais ce matin là, sa détermination se lisait sur son visage, ses yeux en disaient long sur sa colère, et même si pour la plupart, personne n'avait saisi ses précédents propos, le silence se fit.
-Xouille apercevant le ronchon personnage, l'interpela: "Qui es-tu toi pour interrompre la quiétude de ce village de si bon matin!"
-A peine calmé par la présence dissuasive de Xouille la marmotte, le piaf toujours aussi alerte jacta: "Bonjour, je m'appelle Xelle, je vis au dessus de votre village, j'ai entendu des grognements, mais mes amis me surnomment Xiiiiiiiiiiiiielle, je ne vois pas pourquoi!
-Xouille, heurtée par tant de fougue, et d'informations pêle-mêle affluentes d'un seul coup, tenta de recentrer la discussion: "Xelle, comment se fait-il si tu vis au-dessus de notre village, que nous t'ayons jamais vu auparavant?"
Xelle, pour une fois, ne rétorqua pas avec un de ses longs et assommants monologues. Elle n'esquissa même pas un mouvement de bec. A ce moment précis, tous les regards se portaient sur elle, l'émotion était palpable, l'attente insoutenable. Et c'est dans un balancement d'aile des plus théâtrales qu'elle pointa l'index vers les cieux.
- "Oh! Mon Dieu! C'est un ange." s'écria Psy-Chouette dans une dernière inspiration avant de s'évanouir. Notez au passage, l'importance de l'intervention de Psy-Chouette dans ce récit. Elle, si remarquable, si prévenante en présence de ses patients, archange du village, se voit tourner de l'œil à la première étrangeté. Enfin, heureusement que Xelle n'a pas désigné l'arbre avoisinant, sinon Psy-Chouette aurait hululé: "Oh nom de cyprès! Séquoia là."- Tic amusé de la scène ajouta: "Un ange jaune! Pourquoi pas un rouge-gorge tant que nous y sommes".
Après un incident pouvant être qualifié des plus dramatiques, la scène avait pris une tournure burlesque. L'amusement avait gagné toute l'assistance. Imaginez donc ce parterre réuni, s'esclaffant à l'unisson et ce petit être jaune bec bée conservant son aile dressée vers le ciel. Les fous rires se dissipèrent peu à peu, et Paul-Damien de la Feuillage le Hibou, s'avança vers le petit être, tout en laissant échapper des derniers soubresauts et une énième larme de joie.-Paul-Damien de la Feuillage en excès d'ivresse: "Voyons ma jeune enfant, par pitié, si tu pouvais désigner de façon plus précise l'alcôve de ton arbre. Nous autres arrêterions de rire un tant soit peu."
Xelle fit à nouveau son basculement d'aile qu'elle avait accompli quelques minutes de cela. De bas en haut, et ajouta à sa chorégraphie une volte face sur elle-même pour indiquer de façon précise le sommet de la montagne. Ce matin là, l'auditoire avait traversé en l'espace d'une heure de nombreuses émotions. Les animaux du village respectent la taille gigantisme des arbres arpentant la vallée. Mais le sommet de la montagne, reste au-delà de toute conception, un inaccessible inabordable. Le silence dès lors, pour la première fois de la matinée se fit d'or. Fascinant contraste que cette impérieuse montagne aux tranchantes falaises, avec ce minuscule piaf à la tête disproportionnée, convaincue de la véracité de ce qu'elle avançait, l'assistance suivit avec obéissance ses explications. Ayant ses propres spectateurs, le temps d'un exposé plein de vie, Xelle se délecta de ce moment, en ajoutant pour ne rien vous cacher quelques scènes de cascades et de grognements imaginaires! Enfin, dans le lot une part de vérité s'avérait être la raison de sa venue, et de son angoisse. Elle ne put l'expliquer de façon précise, ce qui en excelle d'autant plus la part de mystère, mais la nuit dernière elle perçut des grincements, des grondements qu'elle n'avait jamais entendus auparavant! Les bruits étaient si effrayants, qu'elle prit ses plumes à son coup et dévala la falaise avec tout l'effroi que cela comporte.

Vous l'aurez saisi, quant il s'agit d'éclaircir un mystère et de partir à l'aventure sans aucune rétention, Tic & Tac se portent toujours volontaires. L'ascension fut tout simplement spectaculaire et particulièrement inclinée! En un rien de temps, ils se trouvèrent aux abords d'une chute d'eau, dont le sommet semblait encore bien loin. Curieuse impression que de gravir des dénivelés et des dénivelés, sans pour autant pouvoir en mesurer sa progression. A l'exception que, lorsque nos deux compères se retournent pour jauger de l'évolution de l'excursion, la vallée sembla déjà si reculée, et les arbres au préalable démesurés si insignifiants.
Tic & Tac sont de très bons grimpeurs, ils gagnèrent le sommet en l'espace de 2h. Longés cette impressionnante cascade, esquissant avec les rayons du soleil les couleurs d'un arc-en-ciel, appréciés les dégradés de l'automne et cette immensité à porté de souffle, fut une première et belle expérience pour nos jeunes aventuriers. Le chemin fut savoureux, empli de poésie et de charme de la Nature. Loin des grognements inconnus et menaçants au cœur de l'opaque forêt, nos jeunes compagnons prirent le temps de savourer ces instants.
Finalement parvenus au sommet de la cascade (5ième plus grande cascade au monde ceci dit en passant), la vallée était désormais bien distante. L'impression de vertige était bel et bien présente, le vide, l'immensité, cette sensation de liberté le temps d'une escapade dans la Nature, c'est peut-être toutes ces émotions, toutes liées en une symbiose éternelle que recherche avant toute chose nos deux aventuriers. Et une gorgée de sprite ajouterait Tac!
L'ascension étant accomplie, Tic & Tac devaient alors penser à la mission qui leur avait été conviée: rechercher le dit grognement et élucider ce dit mystère. La tâche ne semblait pas pour autant aisée, une fois au sommet, il n'y avait pourtant plus qu'une seule alternative, tourner le dos à la falaise et s'engouffrer dans la forêt. Aux milieux de ces colosses naturels, ils retrouvèrent cette sensation de grandeur, d'emprise qu'ont généralement les arbres de la vallée. Cependant, ceux-ci leur sont étrangers. Ainsi, à cette domination, il leur est imposé une notion de solitude, d'isolement.

Dans un premier temps, ne sachant pas où chercher précisément, et n'ayant pas de parchemin à porter de main indiquant la voie à emprunter, Tic & Tac suivirent intuitivement des rubans accrochés aux basses branches de conifères, ballotés au gré du vent. Alors que la piste se faisait de plus en plus précaire, un malaise les gagna petit à petit. Ils avaient l'anxiété que ce jeu de piste, entre eux et ces modestes rubans ne les mener nul part. L'inquiétude se faisait grandissante, et l'isolement au milieu de ces arbres n'arrangeait par leurs affaires. De plus, à escalader des troncs d'arbres étendus sur le sol, d'une taille avoisinant celle d'un immeuble, et à croiser par moment des arbres eux aussi, si fiers et si sur de leur force, dominés à leur tour par les foudres de dame Nature, les petits écureuils ne semblaient décidément pas à leur place dans cet environnement.

Finalement, après s'être longuement engouffrés dans cette forêt hostile, traversant à plusieurs reprises de modestes cours d'eau, eux aussi proies à devenir plus menaçants à l'approche de l'hiver, Tic & Tac entendirent pour la première fois des grognements bien discernables et des craquements qui ne présageaient rien de bon! Ces derniers ne pouvaient être que ceux qui ont tant effrayé Xelle le piaf. Ironie du sort, eux si paisibles dans la vallée, les voilà confrontés à la même peur, la même angoisse que Xelle avait tant fui. Prenant leur courage à deux mains, enfin Tic poussant Tac, et Tac fermant les yeux le plus qu'il ne le pouvait! Nos deux jeunes aventuriers et si téméraires, aperçurent à quelques mètres devant eux, la solution à l'énigme.
Tac s'exclama: "Pas de quoi avoir peur pour ça! Quelle frousse tu nous auras causé, j'espère que tu ne le répéteras à personne." Tic & Tac venaient de voir Bizu le petit Bruins, un mignon et intrépide ourson qui passe la plupart de son temps à chercher, dénicher des mets les plus raffinés les uns que les autres. Enfin, Tic est un peu réservé en la matière, il arrive que ses plats soient un peu avariés! Et comment ne pas être frustré, quand ses provisions se retrouvent coincées au beau milieu d'un tronc d'arbre. Là, tout devenait limpide, les grincements, les craquements, et bien entendu les grognements de Bizu le Bruins, tout simplement agacé de ne pas pouvoir accédé à sa bectance.Ne voulant pas non plus, être du repas, qui s'approchait, Tic & Tac, prirent un détour pour l'éviter. Ce n'est pas qu'il soit féroce, mais ce pteti Bruins par moment à des réactions bien sauvages. Le point culminant de leur journée s'avéra être l'un des rocs dominant la vallée et dénué de toute végétation. Loin de la tumultueuse et complexe forêt qu'ils venaient de traverser, cette partie rocailleuse est des plus lunaires. Leur retour se fit, de l'autre côté de ce bloc, pour enfin gagner après un long et sinueux tracé l'étrange lit de cette vallée infernale...



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