

Ah! San Francisco! Revenir dans cette ville est toujours un enchantement. Doux souvenirs pour les uns, lieu de vie et de quiétude pour d'autres, il fait bon séjourner à San Francisco. J'y suis déjà allé à trois reprises, et je ne m'en lasse toujours pas. Pourtant n'étant pas un fan des grandes agglomérations, préférant mille fois les simples campagnes, ou une randonnée à travers bois, SF reste un havre de paix.
SF est particulièrement connue pour ses maisons victoriennes, pour l'ensemble façonné en bois, avec une tour de formes diverses (octogonales, rondes, de type donjon etc.), et généralement un escalier donnant sur un porche sculpté, nuancé... L'assortiment donne des airs de maison de barbie très accueillant. Elles y sont multicolores et également décrites sous le pseudonyme de Painted Ladies.
Je suis tout à fait fasciné par ce type de demeures, elles reflètent beaucoup du calme et de la quiétude de cette ville. Dans le contexte de l'habitat, je pourrais également vous conter la richesse du centre ville avec son légendaire Union Square, son insolite Chinatown, l'opulent quartier de Russian Hill. Je m'attarderais certainement sur un longue description du quotidien des San Franciscains et leur Starbucks/footing (Pet's Coffee) matinal, sous un expressif brouillard chronique. Je m'avancerais certainement le long de l'eau pour visiter l'extravagante place de Fisherman's Wharf, ainsi que toute la jetée pour conclure sur l'Embarcadero, et une envie irrésistible de sillonner la baie sur l'un de ces yachts. Avec un peu de chance, j'apercevrais le symbole de cette ville, l'éminent Golden Gate Bridge dont les colonnes et les câbles en suspension d'un rouge céleste se dissiperaient peu à peu d'un épais brouillard, tel un navire Viking arrivant à quai. Je serais probablement étonné du relief de ce centre ville, des rues si inclinées que pour le coup, il faut être un habile conducteur. Mes jambes souffriraient bien volontiers en fin de journée après avoir arpentées ces rues à la fois douces et abruptes. Je féliciterais assurément la ville de préserver encore en fonction l'illustre Cable Car, malgré les contraintes que cela incombe et malgré les restaurations inestimables à la suite de cet outrageux incendie. Face à Alcatraz et ses images de glorieux pénitenciers: Al Capone, Alvin Karpis, Clint Eastwood etc. Je resterais un long moment penseur, et finalement envieux de tous ces habitants côtoyant chaque jour ces nombreux emblèmes d'une ville, véritablement personnifiés tant ils les respectent. Vous l'aurez saisi, SF est une ville féérique, cependant la magie que j'ai pu entrevoir à travers cette troisième rencontre, n'est pas le fruit d'une visite dans le downtown, ni la traversée ébouriffante du Golden Gate Bridge, elle réside en l'investigation du Golden Gate Park.
Un parc, pensez-vous, quelle ironie! "J'ai un parc aussi tout près de chez moi, je ne lui en fait pas l'éloge pour autant". Oui, effectivement, de ce point de vue, la magie s'écroule. Pour ma défense, j'appellerai à la barre mon manque de verdure (la tentaculaire L.A. reste oppressante), et de coins calmes, retranchés, recueillis. Et pour la sienne je solliciterai les dimensions hors normes de ce parc, les photos également se feront un malin plaisir de plaidoyer. 
Ce parc a tout des allures d'une réelle forêt urbaine. Avec une superficie de 4.12 km2, 20% plus importante que celle du Central Park à New York, il est aisé de s'y égarer! Il ne se limite pas pour autant à un simple taillis boisé d'arbres majestueux et centenaires (Gum eucalyptus, pins et cyprès de Monterey), auquel on aurait greffé un sinueux parcours pour joggers inassouvis. Bien que ce parc fut construit, il y a plus d'un siècle, sous l'argument d'un espace de loisir, la justification majeure était en réalité d'attirer les familles, d'accroître le développement urbain dans la partie ouest de San Francisco. Connaissant les quartiers alentours de ce parc: Haight street, Castro, Ashbury etc. on peut considérer que l'enjeu a été surmonté, et ceci n'est qu'un euphémisme.
Le parc est un paradis pour sportif! Connaissez vous de nombreux parcs regroupant une diversité considérable d'infrastructures uniquement consacrées au sport, à compter: the Kesar stadium (10000 sièges) pour le football américain, des cours de tennis, une salle de handball, un terrain de golf, des esplanades réservées pour le baseball, des emplacements pour rollers, the Golden Gate Park Stadium pour le polo, des espaces verts aménagés pour les dresseurs de chien, un centre équestre, the Stow Lake où l'on peut louer des bateaux (une croisière dans un parc?), le Spreckel Lake conçu pour laisser voguer des bateaux miniatures. Et enfin pas moins de 10 terrains de soccer, comme quoi ce parc est réellement un paradis.
Après cette dernière remarque totalement personnelle, bien que le sport soit toutefois omniprésent, le promeneur du dimanche doit certainement savourer le caché naturel que présente ce parc. Les arbres sont effectivement vertigineux, j'ai même traversé un espace peuplé de séquioas. Ceci ne surprend peut-être pas l'autochtone, habitué de côtoyer ces êtres herculéens, mais la visite d'un temple japonais, ça, en revanche, ce n'est pas commun! Non loin, dans la même circonférence, est érigé un hall de musique, the De Young Museum, et the California Academy of Sciences un colossal musée d'histoire naturelle.
L'un des points incontournables de la visite de ce parc, est de se laisser flâner dans le San Francisco Botanical Garden. D'un parterre de plantes à un autre, on voyage en l'espace de quelques mètres. Je me dis, qu'il doit forcément faire beau et chaud à San Francisco, pour que des végétations exotiques: mexicaines, australiennes, européennes (Pour le coup, l'Europe fait partie des destinations exotiques) etc. soient cultivées.
Ce parc n'a rien d'un parc ordinaire, il est véritablement une oeuvre d'art pour les amoureux de la Nature. Paradoxalement, alors qu'implanté au beau milieu d'une complexe agglomération, une relation Homme/Nature a su se créer au long des années. Ainsi, nombreux musées ont été développés, diverses indications et illustrations sensibilisent le promeneur. Enfin, des pépinières (nursery) enjôlées par de veritables "ranchers" exposent le souci de préserver cet habitat naturel.

La promenade m'a porté jusqu'aux portes de l'océan. A ce stade on peut désormais parler de randonnée. A l'est, du côté du centre ville, les citadins profitent tout au long de l'année de la baie. A l'ouest, ils jouissent d'un environnement costales plus sauvages, le type de panorama que vous pouvez contempler en empruntant la célèbre highway 1 (PCH) entre San Francisco et Los Angeles. La encore, on découvre un parfum d'évasion, un sentiment de bien être. On aurait tord de se priver d'une lecture au battement des vagues, au rythme de la marée.


Ma journée s'est en réalité terminée à deux reprises. Premièrement, légèrement marqué par cette journée de marche, j'ai longé la côte pour apercevoir une nouvelle fois le Golden Gate, tel un rituel, tel un clin d'œil de passage. Enfin, à 1/2 mile de ce point panoramique, je fus agréablement heureux de monter dans un quelconque bus m'amenant tout droit au downtown, pour un dernier effort et atteindre la partie est de la baie Oakland via le bart. Pensant en avoir fini de ma longue journée, j'ai arpenté une courte partie du port d'Oakland, pour profiter des derniers rayons de soleil. La vue de ces grues géantes me fait penser à une imaginaire attaque des clones dans Star Wars. A défaut d'être assailli de sifflement de laser, je profite du calme et de se coucher du soleil. La vue au loin des tours du centre ville s'esquissent sous une légère brume et la colline de la Sutro tower semble s'éteindre peu à peu...



SF est particulièrement connue pour ses maisons victoriennes, pour l'ensemble façonné en bois, avec une tour de formes diverses (octogonales, rondes, de type donjon etc.), et généralement un escalier donnant sur un porche sculpté, nuancé... L'assortiment donne des airs de maison de barbie très accueillant. Elles y sont multicolores et également décrites sous le pseudonyme de Painted Ladies.
Je suis tout à fait fasciné par ce type de demeures, elles reflètent beaucoup du calme et de la quiétude de cette ville. Dans le contexte de l'habitat, je pourrais également vous conter la richesse du centre ville avec son légendaire Union Square, son insolite Chinatown, l'opulent quartier de Russian Hill. Je m'attarderais certainement sur un longue description du quotidien des San Franciscains et leur Starbucks/footing (Pet's Coffee) matinal, sous un expressif brouillard chronique. Je m'avancerais certainement le long de l'eau pour visiter l'extravagante place de Fisherman's Wharf, ainsi que toute la jetée pour conclure sur l'Embarcadero, et une envie irrésistible de sillonner la baie sur l'un de ces yachts. Avec un peu de chance, j'apercevrais le symbole de cette ville, l'éminent Golden Gate Bridge dont les colonnes et les câbles en suspension d'un rouge céleste se dissiperaient peu à peu d'un épais brouillard, tel un navire Viking arrivant à quai. Je serais probablement étonné du relief de ce centre ville, des rues si inclinées que pour le coup, il faut être un habile conducteur. Mes jambes souffriraient bien volontiers en fin de journée après avoir arpentées ces rues à la fois douces et abruptes. Je féliciterais assurément la ville de préserver encore en fonction l'illustre Cable Car, malgré les contraintes que cela incombe et malgré les restaurations inestimables à la suite de cet outrageux incendie. Face à Alcatraz et ses images de glorieux pénitenciers: Al Capone, Alvin Karpis, Clint Eastwood etc. Je resterais un long moment penseur, et finalement envieux de tous ces habitants côtoyant chaque jour ces nombreux emblèmes d'une ville, véritablement personnifiés tant ils les respectent. Vous l'aurez saisi, SF est une ville féérique, cependant la magie que j'ai pu entrevoir à travers cette troisième rencontre, n'est pas le fruit d'une visite dans le downtown, ni la traversée ébouriffante du Golden Gate Bridge, elle réside en l'investigation du Golden Gate Park.
Un parc, pensez-vous, quelle ironie! "J'ai un parc aussi tout près de chez moi, je ne lui en fait pas l'éloge pour autant". Oui, effectivement, de ce point de vue, la magie s'écroule. Pour ma défense, j'appellerai à la barre mon manque de verdure (la tentaculaire L.A. reste oppressante), et de coins calmes, retranchés, recueillis. Et pour la sienne je solliciterai les dimensions hors normes de ce parc, les photos également se feront un malin plaisir de plaidoyer. 
Ce parc a tout des allures d'une réelle forêt urbaine. Avec une superficie de 4.12 km2, 20% plus importante que celle du Central Park à New York, il est aisé de s'y égarer! Il ne se limite pas pour autant à un simple taillis boisé d'arbres majestueux et centenaires (Gum eucalyptus, pins et cyprès de Monterey), auquel on aurait greffé un sinueux parcours pour joggers inassouvis. Bien que ce parc fut construit, il y a plus d'un siècle, sous l'argument d'un espace de loisir, la justification majeure était en réalité d'attirer les familles, d'accroître le développement urbain dans la partie ouest de San Francisco. Connaissant les quartiers alentours de ce parc: Haight street, Castro, Ashbury etc. on peut considérer que l'enjeu a été surmonté, et ceci n'est qu'un euphémisme.
Le parc est un paradis pour sportif! Connaissez vous de nombreux parcs regroupant une diversité considérable d'infrastructures uniquement consacrées au sport, à compter: the Kesar stadium (10000 sièges) pour le football américain, des cours de tennis, une salle de handball, un terrain de golf, des esplanades réservées pour le baseball, des emplacements pour rollers, the Golden Gate Park Stadium pour le polo, des espaces verts aménagés pour les dresseurs de chien, un centre équestre, the Stow Lake où l'on peut louer des bateaux (une croisière dans un parc?), le Spreckel Lake conçu pour laisser voguer des bateaux miniatures. Et enfin pas moins de 10 terrains de soccer, comme quoi ce parc est réellement un paradis.
Après cette dernière remarque totalement personnelle, bien que le sport soit toutefois omniprésent, le promeneur du dimanche doit certainement savourer le caché naturel que présente ce parc. Les arbres sont effectivement vertigineux, j'ai même traversé un espace peuplé de séquioas. Ceci ne surprend peut-être pas l'autochtone, habitué de côtoyer ces êtres herculéens, mais la visite d'un temple japonais, ça, en revanche, ce n'est pas commun! Non loin, dans la même circonférence, est érigé un hall de musique, the De Young Museum, et the California Academy of Sciences un colossal musée d'histoire naturelle.
L'un des points incontournables de la visite de ce parc, est de se laisser flâner dans le San Francisco Botanical Garden. D'un parterre de plantes à un autre, on voyage en l'espace de quelques mètres. Je me dis, qu'il doit forcément faire beau et chaud à San Francisco, pour que des végétations exotiques: mexicaines, australiennes, européennes (Pour le coup, l'Europe fait partie des destinations exotiques) etc. soient cultivées.
Ce parc n'a rien d'un parc ordinaire, il est véritablement une oeuvre d'art pour les amoureux de la Nature. Paradoxalement, alors qu'implanté au beau milieu d'une complexe agglomération, une relation Homme/Nature a su se créer au long des années. Ainsi, nombreux musées ont été développés, diverses indications et illustrations sensibilisent le promeneur. Enfin, des pépinières (nursery) enjôlées par de veritables "ranchers" exposent le souci de préserver cet habitat naturel.

La promenade m'a porté jusqu'aux portes de l'océan. A ce stade on peut désormais parler de randonnée. A l'est, du côté du centre ville, les citadins profitent tout au long de l'année de la baie. A l'ouest, ils jouissent d'un environnement costales plus sauvages, le type de panorama que vous pouvez contempler en empruntant la célèbre highway 1 (PCH) entre San Francisco et Los Angeles. La encore, on découvre un parfum d'évasion, un sentiment de bien être. On aurait tord de se priver d'une lecture au battement des vagues, au rythme de la marée.


Ma journée s'est en réalité terminée à deux reprises. Premièrement, légèrement marqué par cette journée de marche, j'ai longé la côte pour apercevoir une nouvelle fois le Golden Gate, tel un rituel, tel un clin d'œil de passage. Enfin, à 1/2 mile de ce point panoramique, je fus agréablement heureux de monter dans un quelconque bus m'amenant tout droit au downtown, pour un dernier effort et atteindre la partie est de la baie Oakland via le bart. Pensant en avoir fini de ma longue journée, j'ai arpenté une courte partie du port d'Oakland, pour profiter des derniers rayons de soleil. La vue de ces grues géantes me fait penser à une imaginaire attaque des clones dans Star Wars. A défaut d'être assailli de sifflement de laser, je profite du calme et de se coucher du soleil. La vue au loin des tours du centre ville s'esquissent sous une légère brume et la colline de la Sutro tower semble s'éteindre peu à peu...


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