lundi 23 novembre 2009

A French flavour...

Au risque de passer pour un nostalgique des plus gastronomes, ou un gastronome des plus nostalgiques, je me lance... Je ne garantis rien au résultat, pourtant m'assume et m'exécute. Vous n'êtes pas sans savoir, de part les nombreux stéréotypes qui circulent, que les États-Unis d'Amérique sont peu reconnus pour leur cuisine élaborée! Ceci est d'autant plus vrai sur la côte ouest et plus précisément en Californie. Oui je baigne dans un cliché quotidien, et la nourriture ne fait pas exception. Devant l'abondance de lieux à restauration rapide, pas moins de 9 différents fast food réputés pour leurs burgers graisseux (Mc Donald, Fat Burger, In & Out, Jack in the Box etc.), agrémentés par une cuisine asiatique et mexicaine (Panda Express, Taco Bell, pour ne citer que le plus commun) ne transgressant pas à la démesure, j'ai trouvé dans un premier temps une rampe de secours en la préparation de plats bien plus équilibrés. Ainsi, déceler un magasin de condiments japonais fut une première délivrance pour moi, ainsi qu'un profond soulagement.Également, et après de nombreux exercices gustatifs, ma liste de restaurants s'est désormais considérablement épanouie. L.A. est un véritable melting pot, rassemblant différentes cultures, et affiche une louable richesse en matière de restauration. Certains, je n'y mettrai plus jamais les pieds, mais pour la plupart, ils présentent un réel intérêt. D'une part les paillettes, certains restaurants ont fait l'objet de scène de film ou encore vous pouvez y rencontrer des célébrités, et d'autre part le côté plus rudimentaire, plus attaché aux traditions, ou à la gastronomie tâchant de vendre des plats exotiques: cubains, argentins, japonais etc. Cependant, après tout ce temps, et cette saison d'hiver qui ne pointera obstinément pas son nez, le besoin de cuisine française se fit de plus en plus sentir.
Burger maison version françaiseTacos avec du magret de canard - Mexican style?
Profitant, d'une envie passagère pour découvrir la cuisine française de quelques collègues de laboratoire, nous nous sommes rendus dans un restaurant français nommé Lilly's sur Venice, dans cette rue, Abbot Kinney, si riche en restaurants et en boutiques d'art. Ne sachant pas si j'allais tomber sur un restaurant de façade, qui se dit français, mais n'en connait pas le sens, j'ai donc établi ma sélection en conséquence bien entendu de la carte, du prix également, le français est cher, et de l'écriture en français de la liste des plats. Cela peut paraître anodin comme cela au premier abord, mais au moins je savais à quoi m'en tenir!Le gérant était français et quelques serveurs également, au passage quel bonheur que de commander son repas dans la langue de Molière! C'est simple à la lecture de la carte, je ne savais plus où donner de la tête. Une défaillance gastronomique, nuit sévèrement au jugement, je vous assure! Saviez-vous que la notion d'un repas équilibré du style entrée-plat-dessert, la combinaison burger-burger-burger n'est malheureusement pas homologué (les referee sont parfois sans morale), ne semble pas dans les mœurs de la population. Et bien la structure de la carte s'en fait ressentir: il n'appelle pas entrée, comme nous nous le faisons - à vrai dire pour nous, français, une entrée parfois (je dis "parfois" car ce ne peut être extrapolé ces choses là) peut s'avérer être très copieuse et subvenir à elle seule à notre repas - mais appetizers, d'où une connotation d'hors-d'œuvre, d'amuse gueule. Faisant office d'entrée, cette partie est effectivement un avant goût, un échauffement des papilles... En réalité cela est plutôt bien pensé, et permet de tester de nouveaux mets, et également de partager. Enfin, cela revient simplement à becqueter avant un repas. Je trouve le concept très attrayant, le problème est que ce dernier apparaît dans tous les restaurants. Pour résumer, si vous allez dans un restaurants qui se veut respectable, vous aurez au goût du jour un assortiment d'appetizers à la carte, sinon vous prendrez comme tout le monde un plat doublement copieux (oui généralement il ne rechigne pas sur la dose), et réclamerez au moment de l'addition une petite boîte pour emporter vos restes chez vous. Un schéma qui n'apparaît pas en France, pourtant louable, à l'exception près que la boîte plus le sac plastique appliqués à enrober votre condiment sont loin d'être forcément recyclés (enfin tout le monde n'a pas les moyens de Universal Studios, cf. 2 notes plus loin).
Concernant l'instant tant attendu d'un repas, non pas le dessert: le plat! La liste était très alléchante (http://www.lillysfrenchcafe.com/dinner.htm), et son entrecôte avec sa sauce béarnaise m'a soufflé un parfum du sud-ouest. Moules Frites, Canard à l'orange, Filet mignon ont habillé ce repas. La qualité de ce restaurant reste très "fancy", on ne mange pas forcément des escargots au beurre d'ail tous les jours non plus (ah! cliché quand tu nous tiens!). Ne serait-ce que le pourboire de 34$ laissé, me communique de sa délicate manière que je n'y mettrai pas les pieds tous les jours. Enfin, je n'en suis pas non plus à cultiver mon propre potager, je vous assure...
Du persil de plus d'un an, nouveau Guiness des records?

2 commentaires:

  1. miiam,
    mais ils mangent à quelle heure ds les restos?
    fais une sélection pr ns y emmener av Annie ! abbot kinney ça a l'air sympa le quartier/rue?
    et ton persil, il fane un peu dis? en tt cas, il a bien poussé !! mias moi ze rsque de tt t'manger en fevrier !!

    tu t'es prpéparé psychologiquement à Noel ?tou vas mourir de bonheur av ttes les victuailles
    bizou

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  2. Il n'y a pas d'heure pour les restos: tu manges quand tu as faim!
    Et je suis prêt pour mourir de victuailles :)

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